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Biden Poutine

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Du sommet Biden-Poutine en 2021 au G7 avec Zelensky en 2026

Le 16 juin 2021, les Présidents Biden et Poutine se rencontraient à Genève et la diplomatie signait là un cuisant échec. Prévu tel par nombre d’analystes, ce sommet m’avait pourtant enthousiasmée.

J’étais naïve, idéaliste, comme vous voudrez. Le fait est que l’espoir me portait.

Pour l’heure et ironie de l’histoire, ce 16 juin prochain, c’est l’ukrainien Zelensky qui foulera le sol de la région, invité dans le cadre du G7 qui se tient à Évian-les-Bains.

La photo qui accompagne ce sujet de blog a été prise par un ami. Il m’a dit que je pouvais l’utiliser si je le souhaitais. Difficile de trouver meilleure illustration de la réalité perturbée que nous vivons sur les rives du lac Léman!

Perturbée est un euphémisme quand les démocraties qui déclarent défendre les droits de leurs peuples les livrent sans vergogne aux abus de langage.

Le Monde consacrait récemment un article au système militaire « Delta ».

Plateforme développée depuis 2015 par une poignée d’informaticiens ukrainiens, Delta a pris depuis 2022 une importance capitale dans la défense du territoire. 

…2015… ça ne vous rappelle rien?

Les fameux accords de Minsk I en 2014 et Minsk II en 2015 dont Angela Merkel et à sa suite, François Hollande avaient admis qu’ils avaient été destinés à laisser le temps à l’Ukraine de s’armer, ça vous dit quand même quelque chose, non?

Après quoi, on se fendait d’un sommet Biden-Poutine à Genève devenue ville-forteresse tout comme ces jours de G7 qui ne la concerne pas et qui accueille Zelensky?

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Il y a deux ans à Genève, les Présidents Biden et Poutine se rencontraient

Il y a deux ans, Genève se mettait dans tous ses états pour accueillir la rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine. Plusieurs sujets de ce blog ont été consacrés à cet événement auquel j’ai eu, pour d’aucuns, la naïveté de croire. Je n’ai pourtant pas été la seule à espérer.

Le résultat se connaît, la diplomatie a coulé corps et âme. Et tout est là.

Mais on se plaît depuis des années, que dis-je des siècles, à avoir une coupable toute désignée, la Russie. Qu’elle ait été celle des Tsars, celle des Soviets ou celle de Vladimir Poutine, elle a sans cesse été ciblée par un Occident arrogant.

Et refuser de diaboliser ce pays aux vastes espaces et à l’immense culture vaut d’être montré du doigt.

Comme étudiante de russe, je ne cachais pas mon amour de la Russie. Elle était soviétique, à l’époque. J’étais dès lors suspectée de douteuses accointances. Cet amour d’un pays et de son peuple, comme je continue de l’exprimer ici, m’a muée désormais en porte-voix de son seul Président.

Pauvres esprits réduits à l’incapacité de discerner l’humain du politique!

Il y a deux ans donc, un 16 juin 2021, la ville accueillait deux Présidents dont les pays ne sont pas officiellement « en guerre » mais dont le bras armé de l’un s’affaire de longue date à multiplier ses bases militaires autour de l’autre.

Mais bon, on sait que c’est pour le bien de la « démocratie ».

Ce qui vaut à tout autre point de vue qui remettrait en question cette si noble option d’être écarté. Car nous bénéficions de droits dont serait privé le peuple russe, bafoué en permanence dans ses éventuelles revendications.

À partir de là, circuons, il n’y a plus rien à voir.

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Rencontre Joe-Biden-Vladimir Poutine à Genève, reflets…

Vue de près, enfin depuis la ville où elle se tiendra ce 16 juin, la rencontre entre les Présidents Biden et Poutine prend une autre tournure. On découvre un enclos réservé aux militaires, interdit à la photo, sauf prise de là où j’ai pu avec l’autorisation d’un soldat à qui j’ai dû parler en allemand, car les forces armées de la Suisse entière sont à pied d’œuvre:

Ensuite, un peu plus loin,  dressée en face de la Villa La Grange que l’on aperçoit ici:

la tente destinée aux journalistes qui devraient être 3’000…

       

Et puis, c’est un bateau que l’on voit effectuer son parcours régulier mais demain, plus rien ne circulera dans les parages…

Le ciel veille aussi, avec ou sans Dieu mais de manière assez sonore pour rappeler que la rencontre est dores et déjà sous très haute garde…

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Sommet entre Joe Biden-Vladimir Poutine, Genève se prépare…

Les préparatifs du sommet qui accueillera, sauf incident de dernière minute, les Présidents Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève  ce 16 juin prochain, met sous tension, on l’imagine, nombre d’administrations, d’institutions et de services en tous genres, sans compter les habitants des quartiers concernés par la rencontre.

A priori, il semble que pour certains d’entre eux, les désagréments qu’impliquent les mesures de sécurité prises ne soient pas plus dérangeantes que cela. Mais il est certain que d’autres le ressentent de manière différente, surtout celles et ceux qui doivent renoncer à leur activité professionnelle tout le temps que nécessitent les préparatifs de la rencontre et celui de la rencontre elle-même.

Les commentaires déposés sous les nombreux articles que la Tribune de Genève consacre à cet événement, reflètent la manière avec laquelle est appréhendé ce sommet par les autant de personnes concernées. On loue la Genève internationale ou on s’en plaint, rien de très original ni de nouveau à cela.

Je vous propose d’écouter, traduits en français, des extraits de propos tenus par le chef de la diplomatie russe qui s’est exprimé récemment dans le cadre d’une conférence de presse, alliant réalisme et humour.

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Genève, de Lénine à Poutine

En 1904, est-il mentionné sur le site de la Société de lecture qui précise même le jour, Lénine y demande son admission. Ladite Société ne s’en cache pas.

Le futur révolutionnaire y est donc reconnu et des propos tenus par son épouse y sont même cités.

Il semble donc que cet homme -qui n’a pas vraiment fait que des heureux par la suite- ne dérange pas ce haut lieu culturel genevois alors que tel n’est pas le cas de l’actuel Président de la Fédération de Russie.

Depuis le 24 février 2022, en effet et après l’échec de la diplomatie pour des raisons qui ont été évoquées ici même à de nombreuses reprises, la dénommée « Russie de Poutine » n’est plus à l’honneur sinon pour la déprécier.

Pour rappel, la Société de lecture avait été sollicitée par la Chancellerie pour prêter du mobilier à l’occasion de la rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine le 16 juin 2021 à Genève.

La Tribune de Genève l’avait mentionné ici et là. Mais apparemment, on ne souhaite pas en laisser de traces. Aucune mention de ce fait sur le site de la Société qui aurait été honorée d’avoir ainsi participé à un effort diplomatique.

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Ukraine, chronologie des faits, présence de bataillons néo-nazis, maternité de Marioupol, entretien avec Jacques Baud, auteur de « Poutine, maître du jeu? » aux éditions Max Milo.

– Jacques Baud, le 8 septembre 2020, choquée par un article du journaliste Sylvain Besson qui vous était dédié, je vous ai contacté et nous avons initié plusieurs séries d’entretiens ensemble.

Ce 14 mars, vous signez un article pour le Centre Français de Recherche sur le Renseignement – CFRR -, intitulé  « La situation militaire en Ukraine ». Votre propos s’articule en trois parties, « En route vers la guerre », « La guerre » et « Conclusions ». 

Je souhaiterais aborder avec vous trois sujets qui reviennent en boucle sur les réseaux sociaux:  la chronologie des faits qui ont amené à la décision prise le 24 février 2022,  la présence de bataillons néo-nazis en Ukraine et la controverse au sujet de la maternité de Marioupol.

Je rappelle que vous êtes, vous-même, Colonel d’Etat-Major, ancien du renseignement suisse.

-Jacques BAUD: Tout commence le 24 mars 2021. Ce jour-là, Volodymyr Zelensky promulgue un décret pour la reconquête de la Crimée et commence à déployer ses forces vers le Sud du pays. Simultanément, la conduite de plusieurs exercices de l’OTAN entre la mer Noire et la mer Baltique, accompagnés d’un accroissement important des vols de reconnaissance le long de la frontière russe. La Russie, teste alors la disponibilité opérationnelle de ses troupes lors d’exercices afin de montrer qu’elle suit l’évolution de la situation. Cette présence sera interprétée comme une préparation à une invasion. Mais même les Ukrainiens réfutent cette idée, et Oleksiy Reznikov, ministre de la Défense Ukrainien déclare qu’il n’y a pas de changement à sa frontière depuis le printemps. En octobre 2021, en violation des Accords de Minsk, l’Ukraine mène des opérations aériennes à l’aide de drones, contre un dépôt de carburant à Donetsk. Aucun pays occidental ne condamne ces violations.

En février 2022, la tension augmente. Le 7 février, lors de sa visite à Moscou Emmanuel Macron, réaffirme son attachement aux Accords de Minsk, qu’il répète le lendemain lors de sa visite à Volodymyr Zelensky. Mais le 11 février, à Berlin, la réunion des conseillers politiques des dirigeants du « format Normandie » s’achève, sans résultat concret : les Ukrainiens refusent encore et toujours d’appliquer les Accords de Minsk, sous la pression des États-Unis. Vladimir Poutine constate alors que Macron lui a fait des promesses en l’air : comme ils le font depuis 8 ans, les Occidentaux ne veulent pas faire appliquer les Accords, qu’ils ont signés comme membres du Conseil de Sécurité, et dont l’Allemagne et la France sont les garants.

Les préparatifs ukrainiens dans le Donbass continuent. Le Parlement russe s’alarme et, le 15 février, demande à Vladimir Poutine de reconnaître l’indépendance des Républiques, ce qu’il refuse. Le 17 février, le président Joe Biden annonce que la Russie va bientôt attaquer l’Ukraine. Comment le sait-il ? En fait, il sait que depuis le 16 janvier, le pilonnage des populations du Donbass augmente de manière dramatique. On dira plus tard, qu’il s’agit de désinformation russe.

Portant, les rapports journaliers des observateurs de l’OSCE notent cet accroissement brutal, mais ni nos médias, ni l’Union Européenne, ni l’OTAN, ni aucun gouvernement occidental ne réagit et n’intervient : l’Union Européenne et nos pays ont à dessein passé sous silence le massacre des populations du Donbass, sachant que cela provoquerait une intervention russe.

Simultanément, dans le Donbass, des saboteurs équipés de matériel occidental et parlant polonais sont interceptés alors qu’ils tentent un attentat contre des installations chimiques à Gorlivka. S’agit-il des mercenaires de la CIA, conduits ou « conseillés » par des Américains et composés de combattants ukrainiens et européens, pour mener des actions de sabotage dans le Donbass ? On ne le sait pas, mais ils participent à ce qui apparait chaque jour plus clairement comme la première phase d’une offensive ukrainienne majeure.

Dès le 16 février, le pilonnage des populations civiles du Donbass, mettent Vladimir Poutine devant un choix difficile : aider le Donbass militairement et créer un problème international ou rester sans rien faire et regarder les russophones du Donbass se faire écraser.

Le 21 février, il accède donc à la demande de la Douma et reconnaît l’indépendance des deux Républiques du Donbass. Dans la foulée, il signe avec elles des traités d’amitié et d’assistance, qui sont ratifiés par les Parlements des Républiques et de la Russie. Les bombardements de l’artillerie ukrainienne sur les populations du Donbass se poursuivent et, le 23 février, les deux Républiques demandent l’aide militaire de la Russie.

Le 24 février, Vladimir Poutine invoque l’article 51 de la Charte des Nations Unies qui prévoit l’entraide militaire dans le cadre d’une alliance défensive. En fait, la guerre a commencé le 16 février, c’est pourquoi Vladimir Poutine utilise le terme « opération » , car il s’agit de répondre à des hostilités qui ont déjà débuté. Nous disons qu’il a déclenché une « guerre », parce que nous cachons délibérément ce qui s’est passé avant qu’il prenne sa décision.

C’est également pourquoi, le fait de parler de « guerre » est considéré par la Russie comme de la désinformation : la légitimité de vouloir intervenir au profit d’une population bombardée, disparait si on cache les bombardements. Or, certains services de renseignements occidentaux savaient pertinemment que l’armée ukrainienne s’apprêtait à attaquer le Donbass dès 2021….

Pourquoi cette décision de Vladimir Poutine ?

Pratiquement tous les experts sérieux (y compris les services de renseignements allemands, américains et ukrainiens) s’accordent pour dire que Vladimir Poutine n’envisageait pas une intervention en Ukraine avant la mi-février 2022. Tout change – comme nous l’avons vu – avec le début des frappes sur les populations du Donbass. À ce stade, comme il l’explique dans son allocution  du 21 février, Vladimir Poutine sait que quelle que soit sa nature ou son ampleur, son opération déclenchera une pluie de sanctions : qu’elle soit limitée à une assistance à la défense du Donbass ou qu’elle aille plus loin pour atteindre des objectifs plus politiques, le prix à payer sera le même.

Dans son allocution du 24 février, Vladimir Poutine énonce ses deux objectifs : « démilitariser » et « dénazifier » l’Ukraine. Il ne s’agit donc ni de s’emparer de l’Ukraine, ni même, vraisemblablement de l’occuper et certainement pas de la détruire.

L’objectif de « démilitarisation » consiste à neutraliser la menace militaire ukrainienne sur les populations du Donbass et de Crimée. Elle comprend destruction des infrastructures aériennes et de commandement dans la profondeur du territoire et la neutralisation des forces armées ukrainiennes massées au sud-est du pays. C’est bien parce que l’armée ukrainienne s’apprêtait à attaquer le Donbass qu’elle se trouve aujourd’hui totalement encerclée dans le sud du pays. C’est pourquoi la défense que l’on observe dans d’autres parties du pays, et qui est célébrée dans nos médias est aujourd’hui essentiellement portée par les paramilitaires.

L’objectif de « dénazification » vise à la neutralisation des milices paramilitaires de la Garde Nationale qui se sont rendues coupables d’une multitude de crimes contre les populations russophones depuis 2014. Aujourd’hui ces milices sont essentiellement opérationnelles dans les villes.

Les milices paramilitaires ont été intégrées dans les forces ukrainiennes en 2014. A ce stade, les jeunes ukrainiens ne sont plus motivés pour combattre leurs compatriotes russophones. Les jeunes refusent d’aller se faire recruter et préfèrent émigrer en Europe. L’état des forces ukrainiennes est déplorable. En novembre 2018, après 4 ans de guerre dans le Donbass, l’Ukraine avait perdu 4 619 militaires, parmi les quels, selon le procureur militaire ukrainien en chef Anatoly Matios, 2700 hommes hors des combats : 891 de maladies, 615 de suicides 318 d’accidents de la route, 228 de meurtres, 177 d’autres accidents, 175 d’empoisonnements (alcool, drogue), 172 de manipulations d’armes imprudentes, 101 d’infractions aux règles de sécurité.

C’est pourquoi, le gouvernement ukrainien a entrepris de compléter son armée par des paramilitaires. Ceux-ci sont composés de milices ultra-nationalistes venant de la partie occidentale de l’Ukraine (Lviv) sont plus combatives que le soldat ukrainien « moyen ». Elle représentent – selon Reuters – environ 102000 hommes. Parmi la multitude de groupes, le plus connu est le régiment AZOV. Soutenu, financé et armé par les Américains, le groupe a été impliqué dans les émeutes racistes de Charlottesville aux États-Unis en 2017. On est alors en plein mandat de Donald Trump et AZOV est interdit sur Facebook en raison de son discours de haine. Il est comme les autres milices paramilitaires ukrainiennes : violent, ultra-nationaliste, raciste et antisémite et le magazine Newsweek l’assimile à l’État Islamique. Mais aujourd’hui, selon nos médias, ces caractéristiques ne sont que de la propagande russe. C’est pourquoi, Facebook autorise à nouveau de le célébrer, ainsi qu’à assassiner des militaires russes.

Naturellement, les Occidentaux qui défendent des idées d’extrême droite et l’antisémitisme tentent de minimiser le caractère extrémiste de ces milices, qui inquiètent quand même Israël, qui vient de modifier sa politique d’asile à l’égard des Ukrainiens et leur réclame désormais un visa… Voilà pour nos belles valeurs européennes…

Car ces milices sont dangereuses, mais aussi dangereusement soutenues par nos médias et l’Occident en général. Largement composées d’étrangers, elles n’ont pas beaucoup d’empathie pour les populations civiles qu’elles sont censées défendre, d’autant plus que les populations de Marioupol, Odessa ou Kharkov sont essentiellement russophones. Autrement dit : de la chair à canon pour ces miliciens qui cherchent surtout à éviter d’être traduits devant la justice pour les crimes qu’ils ont commis. C’est la raison pour laquelle, ils passent à tabac les civils qui voudraient quitter Marioupol et refusent les couloirs humanitaires, en expliquant que ces couloirs mènent vers des territoires contrôlés par la Russie. Ce que nos médias ne nous disent pas est que les populations en question (qui devraient être) évacuées sont russophones et qu’il s’agit de les protéger de la vindicte des Ukrainiens.

Ainsi, le bombardement de la maternité de Marioupol le 9 mars a fait couler beaucoup d’encre. Ce que ne nous ont pas dit les médias, est que l’ambassade russe de l’ONU à New York avait informé le Conseil de Sécurité le 7 mars, que cette maternité avait été prise par la milice d’extrême droite Azov et que ses occupants civils avaient été chassés. Le lendemain, le média russe indépendant Lenta.ru avait rapporté que les civils et le personnel de l’hôpital avait été chassé à la pointe du fusil. Mais, personne en Europe n’a protesté. En revanche, nos médias ont naturellement soigneusement caché que l’hôpital était occupé par des milices, afin de clamer un crime de guerre. Voilà pour l’intégrité de ceux vivent du sang des autres…

Faire tomber un pluie de sanctions sur le peuple russe ne fait que mettre en évidence les crimes que nous n’avons pas sanctionnés et donc acceptés. Au 7 mars 2022, la Suisse était le pays qui avait le plus sanctionné la Russie, mais dont les diplomates corrompus ont laissé délibérément la guerre se développer dans le Donbass depuis 2014, ont refusé de condamner et de sanctionner les exactions contre les populations civiles du Donbass. Bref, on répète les mêmes erreurs qu’en 1936-1939 : c’est bon pour les carrières, mais pas pour l’honneur…

-Jacques Baud, merci beaucoup de ces éclairages importants au vu de la désinformation qui domine le paysage médiatique dans son large ensemble, hélas. Et puis, comme l’indique l’illustration de ce sujet, je signale que vous publiez, ce jour aux Editons Max Milo, « Poutine: maître du jeu ? »

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Vladimir Poutine, ancien du KGB, leitmotiv usé jusqu’à la corde mais imparable au rappel

Je l’admets, j’ai rêvé.

À l’occasion de la rencontre des Présidents Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève en juin 2021, j’avais constaté un changement d’attitude et de ton de la part des journalistes suisses romands.

Je m’en étais réjouie et en parlais à mes amis français qui, pour leur part, n’avaient rien remarqué de tel dans leurs médias.

De mon côté, je voulais y croire. Je voulais penser de mes compatriotes romands qu’ils seraient enfin épargnés des sempiternels refrains et clichés distillés à plus soif par nos médias sur « la Russie de Poutine ».

Eh bien non. Ils étaient juste mis en sourdine. Les voici de retour depuis ce 10 janvier.

Ils sont très simples, souvent liés à l’ex-URSS dont « le Maître du Kremlin serait nostalgique ». Ce qui permet d’entretenir la confusion entre URSS et Fédération de Russie. Comme si la seconde ne devait être que la prolongation de la première.

À force d’arroser leur public de pareilles considérations aussi idiotes que mensongères, les protagonistes qui les diffusent créent d’heureux perroquets, privés de toute réflexion et de tout sens critique.

Dans ce cas, vous y voyez de l’information, vous?

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« Nos valeurs »

Victime comme Jacques Baud de sanctions prises le 15 décembre 2025 par le règlement d’exécution du Conseil de l’Union européenne, Xavier Moreau a été refusé d’entrée au Canada où il était invité à s’exprimer.

Le Canada n’est pourtant pas un pays membre de l’Union européenne dont l’accès est interdit par lesdites sanctions! Quoi qu’il en soit, le Franco-russe arrivé sur place a été tout simplement obligé de faire demi-tour et de rentrer à Moscou où il vit.

Nos démocraties agissent évidemment pour notre bien et veulent à tout prix nous protéger de discours qui nous embrouilleraient et nous feraient penser de la Russie qu’elle n’est ni une menace ni une ennemie.

Rassurons-nous, la défense de « nos valeurs » met Genève en quasi-état de siège pour un sommet de G7 à Évian-les Bains qui accueillera Volodymyr Zelensky. Quant au défilé militaire du 14 juillet prochain sur les Champs-Elysées, il mettra l’Ukraine à l’honneur.

Qui dit mieux?

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Un Président qui serait « heureux de remettre le couvert »

Dans une allocution prononcée lors d’une soirée organisée par la Société des Vieux-Grenadiers, notre tout fraîchement réélu Président de la Confédération helvétique Guy Parmelin a dit et redit son amour de Genève.

À cette occasion, il a profité de rappeler sa présence dans notre ville lors d’une mémorable rencontre au sommet qui n’a, hélas, débouché sur rien d’autre qu’elle-même.

Rappelez-vous, c’était le 16 juin 2021. Ce même Guy Parmelin accueillait Joe Biden et Vladimir Poutine. L’espoir m’animait encore, j’étais bien naïve.

Mais notre Président, quand il parle de ses homologues en disant du premier qu’il était « encore vaillant » et du second qu’il était « encore fréquentable », pensez-vous qu’il soit lucide?

En tout cas, il ne cache pas que « pour la santé du monde », il serait « heureux de pouvoir remettre le couvert l’an prochain. »

Au rythme où tombent chaque jour menaces de guerre et sanctions, la diète a toutes les chances de rendre le couvert superflu.

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Éloquents restes d’une rencontre au sommet

Sur le réseau social LinkedIn, je lis à l’instant un post de Hicheme Lehmici qui raconte comment, lors d’une rencontre d’ordre politico-diplomatique à laquelle il assistait à Genève, une petite plaque posée sur un fauteuil attire son attention.

Il y lit ceci:  « Joe Biden – 16 juin 2021 ».

Il s’agit du siège sur lequel s’est assis Joe Biden lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Genève à cette même date. Intrigué, Monsieur Lehmici cherche alors le fauteuil du Président russe.

La suite de son récit, la voici en copié-collé:

Je parcours les couloirs, rien.

🧑Je demande à une responsable :

– Et celui de M. Poutine ?
Elle me regarde un instant, puis répond, laconique :
– Nous nous en sommes débarrassés… compte tenu des considérations que vous savez.

🤔Je reste interdit.

– Mais madame, les chaises ne font pas la guerre.

Elle se crispe, puis tente de se justifier :

– Oui, mais enfin… un tel siège n’a pas sa place ici, vu… le personnage.

Je lui réponds simplement :

– Ce fauteuil ne fait pas la guerre, madame. C’est un témoin de l’Histoire.

Silence. Malaise.

🇺🇦À mes côtés, mon amie Ukrainienne à la grâce tranquille et au regard malicieux prend la parole, d’un ton posé :

– Madame, je suis Ukrainienne.. C’est moi qui voulait (sic) la photo…

👉La scène devient irréelle.
Un simple fauteuil, témoin d’un moment de dialogue, devient gênant, presque interdit.

Et pourtant, c’était un symbole de discussion, celui d’un moment où deux dirigeants avaient eu le courage de s’asseoir face à face.

Aujourd’hui, on préfère l’effacer.
Et même dans un pays neutre, la militarisation de la pensée s’installe jusque dans le mobilier…

…………………

Pour ma part, je me rappelle très bien ce qu’il en a été de ces fauteuils et qui les avait mis à disposition. Mais vu que l’auteur du post ne le mentionne pas, je respecterai son souhait de ne pas l’indiquer.