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Nocturne

La russophobie ne date pas d’aujourd’hui ni d’hier ni même d’avant-hier. Du temps de la Russie tsariste, du temps de l’ex-Union soviétique où là, on disait que c’était le communisme qu’on critiquait et qui s’exprimait par une peur viscérale des « Rouges ».

Désormais, c’est « la Russie de Poutine » qui rend suspecte toute personne liée de près ou de loin à ce vaste pays.

Qu’on en connaisse l’histoire ou pas importe peu. Il est diabolisé. Et d’autant plus depuis qu’il a été repris par un président qui a mis le holà aux pillards de l’intérieur et de l’extérieur.

Vladimir Poutine, pour qui s’est un peu intéressé à ce qu’il a apporté à son peuple sitôt élu, lui a redonné sa fierté quand tout au long des années 1990, il luttait contre la faim. Et j’en ai entendu des Russes me raconter leur combat. Cela ne s’oublie pas.

Mais pour l’Occident, Vladimir Poutine était un criminel de guerre en Tchétchénie. Et lui-même se constituait un pactole sur le dos de ses compatriotes.

En 2014, la Suisse et la Russie célébraient deux cents ans de relations diplomatiques.

C’était un bel événement auquel j’ai participé. En toile de fond, il y avait la guerre dans le Donbass et la Crimée dont la bien-pensance occidentale a nié le référendum qui avait décidé de sa réintégration au sein de la Fédération de Russie.

J’étais en Crimée. J’ai témoigné ici de la joie à laquelle j’ai assisté.

Des personnes avec lesquelles je me suis entretenues, qu’elles aient été issues de tel ou tel milieu, toutes étaient heureuses d’être redevenues russes. Mais bien difficile de faire entendre cette version de la situation. Sous prétexte qu’elle ne serait que reprise du « narratif du Kremlin ».

Et puis il y a eu février 2022.

Depuis lors, une brochette de spécialistes bien sélectionnés ne cessent de dénoncer une agression, un non-respect du droit international, une volonté impériale de la part de Vladimir Poutine et j’en passe. Toute autre lecture des événements liés à la tragique situation en Ukraine est contestée parce que les gens « savent ».

Ils sont « informés ». Ouf!

Alors que nombre de personnes proposent d’autres approches, elles sont tout simplement ignorées de nos médias dits mainstream. À part cela, nous sommes bien sûr dans des pays jouissant de la liberté d’expression.

Certes, on ne va pas en prison pour des opinions, on risque juste quelques sanctions.

Demandez à Jacques Baud ou à Nathalie Yamb ou encore à Xavier Moreau ce qu’ils en pensent, eux qui, par leurs prises de position, ont bénéficié de la grande largesse de vue de l’Union européenne qui les prive tout simplement de moyens financiers et les oblige à survivre!

Mais à quoi bon le rappeler sinon prendre le risque d’être définitivement qualifié de « troll du Kremlin »? Car il faut le savoir, hélas, la nuance que l’on souhaite apporter n’appartient à aucun répertoire politique. La nuance bannit. La nuance exclut. Pourquoi, je l’ignore mais c’est un fait.

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1 Comment

  • Reply Daniel 24 août 2026 at 00h11

    Excellent résumé de la situation. La propagande à force d’être martelée pourrit les têtes.

    La nuance est bannie pour que vive le mensonge.

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