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Rêve de paix

Nombre de personnalités de haut rang se sont mobilisées contre l’escalade guerrière en Europe.

Quel que soit leur bord politique, toutes ont prévenu et continuent de prévenir du risque encouru par nos pays. Mais rien n’y fait, on fonce vers la désolation et les champs de ruines.

Dans la grande majorité de nos médias, la Russie endosse tout quand l’Ukraine est bénie alors qu’elle est massacrée. L’Ukraine est victime mais pas au sens où l’entend l’Occident si prêt à se pencher à son chevet.

L’Ukraine est victime d’intérêts financiers colossaux qui ont peu de chance de profiter un jour aux familles dont les uns et les autres sont sacrifiés sur l’autel de je ne sais quelle aspiration à la démocratie.

Aspiration que le grand voisin russe lui refuserait. Parce que ce grand voisin ne suivrait que sa propre visée impérialiste. Depuis le temps qu’on le serine pour mettre en œuvre de quoi démanteler ce pays qui nous menace!

Voilà où nous en sommes. À la surenchère guerrière et à la mise à l’écart de toute personne sensée qui tente encore d’expliquer que l’Europe est menacée par le cynisme et la dangerosité de ses forces dirigeantes.

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Une « guerre d’extermination » dit-il

J’avais plus ou moins décidé de ne plus parler de la guerre en Ukraine tant cette tragédie me touche.

Car on a beau penser ce qu’on veut des Ukrainiens ou des Russes, des gens sont blessés, mutilés et meurent par centaines de milliers, des familles sont décimées, l’exil s’offre aux plus aisés quand les plus démunis sont laissés pour solde de tout compte.

Et pendant que pareille souffrance se vit au quotidien par tant de monde, nos spécialistes pérorent.

On oublie complètement le champ de bataille, le sang, la mort, les conditions de recrutement de soldats par les deux camps contrairement à ce que nos médias nous rapportent d’un seul, devinez lequel.

Si je reviens sur le sujet, c’est parce que je viens de lire qu’un membre de l’UDC -qui s’oppose à l’initiative sur la neutralité lancée par son parti- affirme qu’elle «reviendrait à privilégier et à soutenir la Russie de Poutine et sa guerre d’extermination contre l’Ukraine».

Mais jusqu’où ira la surenchère verbale?

N’est-on donc plus capable de considérer une situation telle qu’elle est? Une guerre est par définition sale. Mais faire de celle qui met l’Ukraine et ses alliés occidentaux aux prises avec la Russie une « guerre d’extermination »?

Non, là, ça dépasse l’entendement. Sauf à se demander qui veut « exterminer » qui.

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Suisse-Russie (2)

                         Photo@archives personnelles: Musée Souvorov, Saint-Pétersbourg 2013

Sous le précédent sujet de ce blog, un commentateur de très longue date fait part d’une information qui vaut qu’on s’y arrête. En effet, le lien qu’il indique renvoie à un article qui ne manque pas d’intérêt. Et surtout dans le contexte actuel de la prochaine votation qui attend le peuple suisse.

À cet égard et pour en savoir davantage, je vous invite à cliquer sur ce lien.

Vous ne l’ignorez plus, depuis le temps, la Russie est l’ennemi public numéro un ou peu s’en faut. Je ne suis pas là pour la défendre, elle n’a pas besoin de moi. Je suis là pour faire part de ce qu’elle m’a apporté au plan culturel et humain.

Réduire un pays à sa seule politique l’appauvrit de toutes ses autres dimensions.

Informer tous azimuts de mauvais traitements voire de persécutions d’opposants au régime, d’espionnage, d’ingérence et j’en passe n’a de but que de montrer la Russie sous un jour si laid que s’en détourner aussi vite que possible se présente comme la seule et unique solution.

Déjà lors de mes séjours comme étudiante en ex-Union soviétique, je refusais de me mêler de politique, considérant que chaque pays devait balayer devant sa porte. Je n’ai pas changé.

J’aime la Russie, me rendre troll ou relai du Kremlin est un choix qui a été opéré par toutes sortes de personnes convaincues d’être du « bon côté ».Tant mieux pour elles si elles en sont persuadées.

Qu’on ait une détestation viscérale de la Russie pour des raisons personnelles est une chose, qu’on la matraque chaque jour au nom d’une morale dont on se demande qui, en Occident, l’incarne au point de se présenter comme juge et censeur, une autre.

Car lorsque, guidés par préjugés et mauvaise foi, des individus cherchent à rassembler par la provocation vulgaire, c’est leur inculture qu’ils révèlent avant tout.

Le 27 septembre, le peuple suisse se souviendra peut-être aussi du général Souvorov! La Suisse centrale, elle, ne l’a pas oublié.

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Histoires de baisers

Une réaction à la lettre ouverte que j’ai adressée au conseiller national suisse qui recourt à l’intelligence artificielle pour imposer mauvais goût et détournement de l’histoire m’a donné envie de revenir sur quelques points intéressants.

Ainsi et en premier lieu, sur des baisers qui ont marqué l’humanité.

Comme vous le lirez en cliquant sur le lien indiqué ci-dessus, le baiser dans le monde politique et religieux a une longue histoire. En sélectionner ce qui convient pour l’afficher en dehors de son contexte est une stratégie polémique bien connue.

Alors rafraichissons un peu les mémoire et arrêtons-nous sur ce compte-rendu des carnets de prison d’Erich Honecker! L’homme s’est senti trahi et cela se conçoit.

Surtout et sans doute après ce baiser de Gorbatchev que je remercie un ami de m’avoir signalé.

Cela dit, Leonid Brejnev était connu pour l’ardeur avec laquelle il embrassait et qui n’était pas forcément appréciée au sein du parti. Encore de quoi élargir l’horizon culturel de notre compatriote parlementaire valaisan, si d’aventure il tombait sur ce sujet de blog!

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Plongée en eaux profondes et tourmentées

                                                             photo@archives personnelles

Lorsque j’avais partagé ici ce qui me liait à la Russie et que j’invitais toute personne qui lirait le sujet à faire part de son lien à ce pays, j’avais reçu un témoignage aussi émouvant qu’impressionnant d’une de mes relations de très longue date.

Il y était question d’un séjour qu’elle avait réalisé en ex-URSS au milieu des années 1980.

Elle y évoquait le rapport à la religion. Ce qui m’a tout de suite rappelé le récit que m’avait livré à cet égard une Suissesse rencontrée à Saint-Pétersbourg il y a une vingtaine d’années.

Cette femme m’avait rapporté les conditions dans lesquelles elle avait mené un travail de doctorat sur les chrétiens de feu l’Union soviétique.

La répression de toute pratique religieuse a certes marqué les premières décennies de son régime. Jusqu’au virage spectaculaire opéré par Staline en 1943. Un article d’Adriano Roccucci en traite en détail.

Staline avait compris qu’éradiquer le fond religieux du peuple était non seulement impossible mais nuirait à l’effort de guerre attendu. Opportunisme ou choix stratégique, on peut toujours disserter.

Diverses approches évoquent les rapports complexes entre religion et athéisme soviétique. En voici deux qui ne manquent pas d’intérêt.

La première s’intitule La situation religieuse en URSS 1943-1953 et est signée par J. Callewaert, la seconde, La religion, l’athéisme et l’État dans l’idéologie soviétique est signée par Simon Tiébey.

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Échéance présidentielle française ou navigation en eaux troubles

Et voici que les Désirs d’avenir de Ségolène Royal font place à L’Ordre juste.

Difficile de ne pas songer à Dominique de Villepin dont la République solidaire s’est mue en France humaniste! Les termes des mouvements appelés à devenir partis changent, les personnalités qui les ont créés restent. Certes, avec quelques années de plus, les expériences qui les ont accompagnées et les leçons qui en auraient été tirées.

Telle est du moins la version de l’ancien Premier ministre.

Ségolène Royal et Dominique de Villepin sont issus de la même promotion « Voltaire » de l’ENA que François Hollande, le seul des trois à avoir accédé à la présidence de la République française et qui semble vouloir remettre le couvert.

La première, on s’en souvient, avait été battue au second tour de la présidentielle de 2007 par Nicolas Sarkozy. Le deuxième, lui, n’aurait pas obtenu les 500 parrainages nécessaires à présenter sa candidature en 2012.

Dominique de Villepin est omniprésent dans les médias. Ségolène Royal a, pour sa part, accordé une longue interview à Guillaume Pley sur LEGEND.

En réaction à ses propos sur François Bayrou, ce dernier a réagi dans l’émission de C à vous. Plus intéressant encore, il n’exclurait pas de soutenir François Hollande s’il était candidat pour 2027.

L’exercice du pouvoir masqué par l’envie de dire au peuple français ce qui leur tiendrait tant à cœur de réaliser anime ces potentiels candidats à un point tel que les voici prêts à renouveler leur engagement pour la France.

On aimerait peut-être leur accorder leur chance mais ces trois ont fait leur temps, semble-t-il.

Et puis, entre annonces et promesses dont on a vu comment elles se réalisaient ou plutôt comment elles ne se réalisaient pas, on n’est pas amnésique! Qu’est devenu, par exemple, l’adversaire déclaré de François Hollande?

Quant à sa trahison avouée à la suite d’Angela Merkel lors des accords de Minsk I et II, on s’en souvient tout autant!

Naviguer en eaux troubles est ce qui guette un électorat français resté peut-être en quête de repères et de sens à donner à la prochaine échéance présidentielle.

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Ziegler-Calvin, un face-à-face à inventer

                                                        photo@archives personnelles

Présenté par nombre de nos médias comme le Suisse le plus connu à l’étranger, Jean Ziegler est décédé à Genève ce 10 juin dernier. Il a été inhumé le 18 juin au cimetière des Rois après une cérémonie funèbre célébrée à la cathédrale Saint-Pierre de cette même cité dite « de Calvin ».

C’est, en effet, dans ce haut-lieu de culte réformé que s’est réunie la foule venue rendre un dernier hommage à l’homme né à Thoune au sein d’une famille protestante et qui, tout en menant le combat socio-politique que résume ici le journal Le Courrier, s’est converti au catholicisme.

À la cérémonie œcuménique s’est ajoutée L’Internationale. Entonnée par l’assistance, elle a été accompagnée à l’orgue.

Je vous invite à découvrir l’histoire de ce chant qui, vous le savez, est devenu l’hymne de l’ex-Union soviétique de 1922 à 1944. Je vous laisse en apprécier la version russe.

Le mélange de genres qui a caractérisé les funérailles du sociologue et homme politique suisse semble avoir plutôt conquis le public.

Dans ce sens, ce même public devrait-il être surpris de l’image, bien connue en son temps, du portrait de Staline trônant aux côtés d’une icône orthodoxe dans nombre de foyers soviétiques?

Quoi qu’il en soit, au cimetière des Rois qui est, comme on le sait, réservé aux personnalités qui ont marqué Genève, Jean Ziegler aura rejoint, entre autres, Jean Calvin. Imaginer ces deux Jean dialoguer me plairait.

Pour l’heure, écoutons le fils du premier nous parler du second!

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« Nos valeurs »

Victime comme Jacques Baud de sanctions prises le 15 décembre 2025 par le règlement d’exécution du Conseil de l’Union européenne, Xavier Moreau a été refusé d’entrée au Canada où il était invité à s’exprimer.

Le Canada n’est pourtant pas un pays membre de l’Union européenne dont l’accès est interdit par lesdites sanctions! Quoi qu’il en soit, le Franco-russe arrivé sur place a été tout simplement obligé de faire demi-tour et de rentrer à Moscou où il vit.

Nos démocraties agissent évidemment pour notre bien et veulent à tout prix nous protéger de discours qui nous embrouilleraient et nous feraient penser de la Russie qu’elle n’est ni une menace ni une ennemie.

Rassurons-nous, la défense de « nos valeurs » met Genève en quasi-état de siège pour un sommet de G7 à Évian-les Bains qui accueillera Volodymyr Zelensky. Quant au défilé militaire du 14 juillet prochain sur les Champs-Elysées, il mettra l’Ukraine à l’honneur.

Qui dit mieux?

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Du sommet Biden-Poutine en 2021 au G7 avec Zelensky en 2026

Le 16 juin 2021, les Présidents Biden et Poutine se rencontraient à Genève et la diplomatie signait là un cuisant échec. Prévu tel par nombre d’analystes, ce sommet m’avait pourtant enthousiasmée.

J’étais naïve, idéaliste, comme vous voudrez. Le fait est que l’espoir me portait.

Pour l’heure et ironie de l’histoire, ce 16 juin prochain, c’est l’ukrainien Zelensky qui foulera le sol de la région, invité dans le cadre du G7 qui se tient à Évian-les-Bains.

La photo qui accompagne ce sujet de blog a été prise par un ami. Il m’a dit que je pouvais l’utiliser si je le souhaitais. Difficile de trouver meilleure illustration de la réalité perturbée que nous vivons sur les rives du lac Léman!

Perturbée est un euphémisme quand les démocraties qui déclarent défendre les droits de leurs peuples les livrent sans vergogne aux abus de langage.

Le Monde consacrait récemment un article au système militaire « Delta ».

Plateforme développée depuis 2015 par une poignée d’informaticiens ukrainiens, Delta a pris depuis 2022 une importance capitale dans la défense du territoire. 

…2015… ça ne vous rappelle rien?

Les fameux accords de Minsk I en 2014 et Minsk II en 2015 dont Angela Merkel et à sa suite, François Hollande avaient admis qu’ils avaient été destinés à laisser le temps à l’Ukraine de s’armer, ça vous dit quand même quelque chose, non?

Après quoi, on se fendait d’un sommet Biden-Poutine à Genève devenue ville-forteresse tout comme ces jours de G7 qui ne la concerne pas et qui accueille Zelensky?

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Nouveau rebondissement de situation pour Jacques Baud

Il semble que la situation de Jacques Baud subisse de nouveaux rebondissements.

Comme vous le savez, ses avoirs avaient été gelés suite au règlement d’exécution du Conseil de la démocratique Union européenne. C’était le 15 décembre 2025.

Après quoi, comme il réside à Bruxelles, la Belgique lui avait accordé qu’un minimum vital lui soit versé. Cependant, la propre banque suisse du colonel ne l’avait pas entendu ainsi et avait bloqué elle-même ses comptes.

Une intervention en haut lieu avait finalement permis à Jacques Baud de percevoir à nouveau sa retraite. Mais voici qu’on apprend au début de la chronique qu’il tient sur le site L’Impertinent TV que tout ce cirque recommence.

À savoir que sa banque -UBS pour ne pas la nommer- a de nouveau estimé bon de ne pas lui verser de quoi vivre. Écoutez-le en parler en cliquant sur ce lien et vous mesurerez dans quel heureux monde nous évoluons!

Et merci pour lui de consulter ce site mis en place par l’association en faveur de la la liberté d’expression!