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Jeter père et mère aux oubliettes?

La Suisse s’apprête à voter en faveur ou pas du mariage pour toutes et tous et de la procréation médicalement assistée (PMA) présentée, elle aussi, « pour toutes et tous » mais qui semble plutôt ne concerner que les couples de femmes.

Cet assemblage d’objets, les citoyennes et les citoyens ne l’ont pas toujours à l’esprit. Or il est loin d’être anodin. Pourquoi?

Parce qu’il fait tout simplement disparaître la notion de père et de paternité, non pas au seul profit de celle de mère ou de maternité, non, au profit de celle de parents et de parentalité.

Le peuple suisse ne se prononcera donc pas seulement sur le mariage entre couples de même sexe mais sur l’effacement de la notion de père et de celle de mère.

On peut débattre à l’envi de cette modification. On peut, par exemple, avancer que deux parents de même sexe ne sont pas forcément pires que deux parents de sexe opposé.

Car, au-delà du mariage, c’est la famille qui est l’enjeu. Et pour l’égalité entre couples homo et hétérosexuels,  est revendiquée la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes.

Quid des couples d’hommes et de leur égalité avec les couples de femmes? Pour plus tard?

En attendant, le 26 septembre prochain, les Suissesses et les Suisses seront fixés sur le sort des pères et des mères…

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30’000 personnes ici, 12’000 là, le droit de, le droit à… vive la démocratie…

La Tribune de Genève nous apprend que ce samedi 11 septembre, la « marche des fiertés » a réuni 30’000 personnes selon les organisateurs. La RTS, quant à elle, montrait ce soir des images d’un stade de football où plus de 12’000 personnes étaient rassemblées.

« Du jamais vu » selon la présentatrice du téléjournal.

Pas de pass sanitaire obligatoire pour ce genre d’événements vu qu’ils se déroulent en plein air et qu’ils précèdent la décision prise par les autorités fédérales d’imposer, dès ce lundi 13 septembre, ledit pass dans nombre de lieux tels les restaurants et les bars, les zoos et les espaces fermés dédiés au sport et à la culture.

Sur la mesure fédérale en question, on sait la polémique active.

On sait aussi les manifestations ici et là tant divergent les conceptions de la « liberté ». Pour les uns, le pass sanitaire l’incarne, pour les autres, il la détruit. Qui a raison, qui a tort, on s’y perd quand tout est si confus!

Quoi qu’il en soit, s’observe la violence de comportements qu’encourage la division de nos sociétés en pro ceci ou pro cela et c’est le radicalisme qui prime sur la nuance, ces jeunes à l’oeuvre pour saccager ce qui leur déplaît en étant l’exemple.

Le « droit à », le « droit de », se scandent et montent à l’assaut des résistances.

Nous vivrions en démocratie, tant mieux! Car tout indique le durcissement de positions, l’intransigeance de partis pris et le rejet d’autrui alors que ne cessent les injonctions au respect et à la solidarité!

Entendons-nous sur le sens des mots et des maux, alors, peut-être nous comprendrons-nous!

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Affiches vandalisées

En Suisse, le peuple est appelé à se prononcer le 26 septembre prochain sur deux sujets, parmi lesquels le mariage pour tous. Une brève présentation en est faite sur le portail du Gouvernement.

Dans le cadre de la campagne que mènent les uns et les autres, des déprédations non négligeables visent des affiches.

Il se trouve que j’ai vu à l’oeuvre des jeunes qui s’en donnaient à coeur joie pour détruire celles qui leur déplaisaient, en l’occurrence, celles qui défendaient la famille traditionnelle avec un père et une mère pour l’enfant.

Je suis allée vers eux,  leur ai expliqué ce qu’ils risquaient à se comporter ainsi, à l’évidence, ils n’en avaient aucune idée. Et même, m’a dit une jeune fille, on ira jusqu’au bout, « je suis prête à tout », lançait-elle, déterminée.

La pédagogie, que j’ai préférée à la dénonciation, semble avoir porté. Certains d’entre eux ont paru réaliser qu’en effet, leur acte était susceptible de leur causer certains ennuis sinon des ennuis certains.

Cette scène qui s’est déroulée une fin d’après-midi de cette semaine, pose de nombreuses questions parmi lesquelles, celle de l’éducation civique sinon de l’éducation tout court.

Si des jeunes saccagent l’affiche qui exprime un avis contraire au leur, qu’ont-ils appris de la liberté d’expression? L’avis qui leur déplaît se conçoit. Mais tout autant s’apprend le combat à mener qui ne consiste par à détruire l’autre!

Certes, ce que les adolescent(e)s découvrent du monde politique n’est pas toujours de l’ordre du bon exemple à suivre. Dans ce cas, tout reprendre? On verse dans l’utopie. Il n’en demeure pas moins que quelques rudiments démocratiques de base peuvent s’enseigner.

Or ces jeunes semblaient ne jamais en avoir reçu aucun.

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Un monument, Mikis Theodorakis, s’en est allé ce 2 septembre…

On le présente le plus souvent, chez nous, comme « le père de Zorba » parce qu’il a composé la musique du film dont le personnage éponyme a été incarné par Anthony Quinn.

Mais il est mille fois plus que cela, Mikis Thedoroakis!

Il a été résistant, il a été communiste, déporté, torturé, il a été poète, musicien, compositeur d’une oeuvre gigantesque, il a été et restera un monument.

Parmi les innombrables vidéos que l’on peut trouver sur internet, celle-ci le montre en 1974, avec Maria Farandouri interprétant l’une des plus célèbres chansons de son répertoire.  Nous sommes en octobre 1974.

Hommage à ce géant talentueux et passionné.

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Genève vise l’égalité homme-femme à travers des noms de rue…

Genève rebaptise ses rues pour mettre en lumière des femmes.

Voici qu’apparaissent soudain les noms de telle « cheffe du Service de sténographie du Secrétariat de la Société des Nations« , ou de telle, « ingénieure »

Fort bien mais ces femmes qu’on honore étaient le plus souvent issues de milieux dits « bourgeois ».

Quid de tant d’autres qui, aussi utiles et vertueuses, menaient mille tâches ancillaires auxquelles les obligeaient leur situation socio-économique?

Désormais, pour une femme, être « cheffe de service » ou « ingénieure » est devenu bien plus courant.

Comment seront distinguées les ingénieures et les cheffes de services si tant est qu’un jour, leurs noms soient retenus pour désigner une rue?

Cette modification apportée à l’appui de l’égalité entre hommes et femmes est biaisée.

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En cet été finissant

Chères lectrices et Chers lecteurs,

Vous l’aurez constaté, le rythme des publications que je partage sur ce blog a changé. Plusieurs raisons sont à l’origine de mon silence parmi lesquelles une actualité si chargée et si complexe qu’y porter un regard digne de ce nom m’est apparu difficile.

Nombre d’analystes invité(e)s à s’exprimer dans nos médias apportent tel ou tel éclairage tantôt confirmé, tantôt démenti par les faits commentés, d’autres s’emparent des réseaux sociaux pour y étaler leurs certitudes aussitôt contredites.

En pareilles circonstances, j’ai préféré observer quelque recul.

S’agissant de la situation sanitaire qui nous concerne toutes et tous mais, semble-t-il, surtout sa gestion par les personnes qui en ont la responsabilité, la révolte gronde, les jugements et les condamnations pleuvent à titre individuel ou collectif, des « camps » s’étant formés.

Que nos sociétés dites développées se scindent en factions qui, pour les unes, arguent de « la solidarité à observer » ou pour les autres, de « la liberté à défendre », c’est qu’elles ont appris le sens du combat d’ordre axiologique et qu’elles ont tout loisir de le mener.

Dans le même temps, des contrées sont aux prises avec le déchaînement d’éléments naturels ou avec de redoutables forces idéologiques, la lutte est alors celle de la survie quand elle s’envisage encore.

Eau, feu, terre ont emporté des milliers de vies vers la mort ou vers une destruction telle que rebâtir ce qui a été anéanti relèvera, pour bon nombre, de la chimère sinon du dur labeur.

En ce début de fin d’été incertain à bien des égards, je pense à autant de celles et de ceux qui, d’une minute à l’autre, ont perdu l’ensemble de ce qui a constitué leur existence quand ce n’est pas la vie elle-même.

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Ce 16 juin à Genève aura contribué à l’apaisement des relations entre Occident et Russie.

De la rencontre qu’a accueillie Genève ce 16 juin, bon nombre de commentaires ont mis en avant la visibilité qui serait ainsi donnée à la ville sinon au canton et à la Suisse elle-même.

Je ne partage pas ce point de vue.

Je pense, au contraire, que Genève, avec le concours indéniable de la Suisse, ont offert de quoi contribuer à l’effort de stabilité des relations russo-états-uniennes.

Cette occasion de participer à ce que tant d’entre nous souhaitent, à savoir, le terme à mettre à autant de postures prises qui n’ont pour effet que d’éloigner des partenaires, cette occasion, Genève a su la saisir et la concrétiser.

C’est en cela que je suis émue.

Car depuis de nombreuses années, sur ce blog,  j’en appelle à la diplomatie pour sortir de tensions très néfastes à l’Occident et à la Russie.

Aussi, que ma ville et mon pays aient mis leurs compétences en tous genres au service d’une cause d’apaisement les honore et je m’en réjouis.

Il ne s’agit donc pas d’image rendue mais d’investissements consentis à de multiples niveaux et dont les retombées positives ont dores et déjà été reconnues par les invités du jour.

 

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Sommet entre Joe Biden-Vladimir Poutine, Genève se prépare…

Les préparatifs du sommet qui accueillera, sauf incident de dernière minute, les Présidents Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève  ce 16 juin prochain, met sous tension, on l’imagine, nombre d’administrations, d’institutions et de services en tous genres, sans compter les habitants des quartiers concernés par la rencontre.

A priori, il semble que pour certains d’entre eux, les désagréments qu’impliquent les mesures de sécurité prises ne soient pas plus dérangeantes que cela. Mais il est certain que d’autres le ressentent de manière différente, surtout celles et ceux qui doivent renoncer à leur activité professionnelle tout le temps que nécessitent les préparatifs de la rencontre et celui de la rencontre elle-même.

Les commentaires déposés sous les nombreux articles que la Tribune de Genève consacre à cet événement, reflètent la manière avec laquelle est appréhendé ce sommet par les autant de personnes concernées. On loue la Genève internationale ou on s’en plaint, rien de très original ni de nouveau à cela.

Je vous propose d’écouter, traduits en français, des extraits de propos tenus par le chef de la diplomatie russe qui s’est exprimé récemment dans le cadre d’une conférence de presse, alliant réalisme et humour.

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Journalisme d’opinion ou de désinformation, à voir…

Le Monde, fidèle à lui-même, nous explique ce qu’il en serait des relations entre Ankara et Moscou, ou disons plutôt, entre les Présidents turc et russe. Dans un article intitulé « Entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, l’entente brutale« , les grands russophiles que sont les signataires de cette « analyse » déploient la narrative et la rhétorique bien connues pour parler des présidents russe et turc qui auraient « en partage leur aversion pour l’Occident et leur soif de pouvoir ».

Et en cours d’article, de citer une fois encore le nom d’un homme dont ils ne semblent toujours pas avoir saisi que, chez eux, il serait mis au pilori pour ses idées racistes et extrémistes. Mais journalisme de propagande oblige, on se moque bien de révéler qui il est et comment il est perçu par les Caucasiens auxquels il ne souhaite que de disparaître selon la méthode qu’il recommande en son et en image.

Quand on veut convaincre, user d’arguments à cette fin serait préférable plutôt que de se fourvoyer entre mensonges et compromissions. Seulement voilà, à force de répéter, de répéter et de répéter encore que ce blogueur-lutteur anti-corruption condamné lui-même pour corruption serait le « principal opposant » du Kremlin qu’il ferait trembler au point que celui-ci l’aurait « empoisonné », le public finit par y croire et reprendre, lui aussi, cette antienne.

Bref, autant dire qu’on a là à faire à du journalisme, dans le meilleur des cas d’opinion et non d’information.

Mes détractrices et mes détracteurs, chaque fois que je m’exprime ici sur ce qui concerne la Russie, m’estiment voler au secours du Kremlin, comme si, privé de tout moyen de défense, il avait besoin de mes efforts pour lui venir en aide. Ces gens disposeraient-ils d’un minimum de sens du ridicule voire d’un cerveau? Sans doute pas pour afficher pareil raisonnement et puissance d’analyse!

Car, en réalité, on est dans un tout autre registre dont une illustration a été montrée ici.

Il se trouve qu’au-delà de mes études de russe, en tant que linguiste, j’ai consacré des travaux à l’analyse de discours. Et que c’est cette activité qui m’incite à réagir lorsque je découvre comment nos médias rendent compte de la « Russie de Poutine », selon leur formule plus que consacrée. Je m’exprime donc en tant qu’observatrice pour faire part de ce que je constate de la manière dont les médias dits mainstream usent de formules rhétoriques.

Mais bon, il semble que ce sens de la critique ne doive être réservé qu’à certaines personnes dont les titres universitaires sont brandis tels des preuves de leur incontournable compétence à proférer autant d’approximations que de mensonges et même de trouver éditeur pour les publier et nombreux relais médiatiques pour les diffuser. Lutter contre la mauvaise foi et la malveillance  est un combat déséquilibré, nous somme nombreux à l’expérimenter.

Et ce combat déséquilibré peut paraître perdu d’avance. Il ne l’est pas pour le seul fait qu’en le menant, on ne se vend pas.

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En ce 9 mai, jour de commémoration de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie, la RTS, fidèle à elle-même

En ce jour de commémoration de la victoire remportée par les Soviétiques sur l’Allemagne nazie, notre chaîne publique d’information RTS ne trouve rien de plus approprié à diffuser qu’une émission dont le seul intitulé dit à peu près tout:

« Ukraine, l’ombre de Poutine ».

L’objectivité est d’emblée là, on l’a compris. Et dans le décompte des victimes de cette guerre fratricide, c’est également le souci d’informer qui domine:

« Une trentaine de soldats ukrainiens tués depuis le début de l’année qui viennent s’ajouter aux 14 mille victimes du conflit »

Mais qu’est-ce que cela veut dire?

Et pourquoi Monsieur Schaller, présentateur de l’émission donne-t-il du « Président Biden », certes une fois aussi du « Biden » mais toujours du « Poutine » pour son homologue russe? L’a-t-il fréquenté sur les bancs d’une quelconque école qu’il se permette cette familiarité?

On a aussi droit à un « Président Zelenski » de la part de la spécialistes invitée de l’émission.

Exprimer le sentiment qu’inspire une personnalité n’empêche pas de garder les formes. Cette habitude de nommer un Président par son seul nom de famille n’est, certes, pas le seul fait de ce journaliste et de son invitée, cela s’observe un peu partout.

Pourquoi, au moins, ne pas mentionner prénom et nom, ce serait déjà un brin plus élégant.

A part cela, on a à nouveau droit à la version falsifiée de l’affaire tchèque dont il a été question ici avec Jacques BAUD qui en sait un peu plus que notre présentateur de Géopolitis puisqu’il a travaillé sur le sujet à l’époque.

Tout autant êtes-vous invité(e)s à apprécier la fine analyse que Jacques BAUD a partagée avec nous ici sur les relations entre Ukraine, Turquie et Russe qui vous orientera de manière un peu plus subtile que ce qui est énoncé dans cette émission du 9 mai..

Pour le reste, aux renvois des téléspectateurs et téléspectatrices de Monsieur SCHALLER à France-Culture, et France 5 dont on sait combien les invité(e)s sont représentatifs d’opinions variées, on mesure l’entre soi!

Tous d’accord ou peu s’en faut…

Vraiment, bravo, notre RTS dite chaîne publique d’information ne manque pas une occasion de nous démontrer son objectivité et d’honorer, ainsi, la neutralité de la Suisse!