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Handicapé et sa mère agressés à Lyon

Du bien et du mal, on disserte, on a disserté et on dissertera encore sans fin.

La morale d’un côté,  le droit de l’autre y apportent leur considération.

Il n’en demeure pas moins que découvrir pareille agression blesse qui a encore un coeur.

Pour les autres, cela fait partie de l’ordre du monde, peut-être…

La noirceur de l’être humain est connue, sa grandeur d’âme et d’esprit tout autant.

S’y référer maintient l’espoir mais n’occulte rien.

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Question, en partage…

Cet instant vous arrive-t-il où, de manière fortuite s’impose à vous la conscience?

La conscience de ce qui, jusque là, ne vous avait pas échappé mais pas vraiment retenu non plus? Comme, par exemple, l’irréversibilité du temps?

L’oublier, la défier, s’en jouer, apparaît parfois bien plus stimulant que de l’admettre!

Sans doute mais que, soudain, rien ne s’offre plus en parade à la conscience, celle du mouvement sans retour, l’avez-vous connu cet instant et le goût du sentiment qui l’accompagne?

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Du sens de combats à mener

Un jour, une femme m’avait suggéré de raconter un combat que j’aurais mené. Je n’ai pas su lequel choisir de ceux qui ont, jusque là, parsemé mon existence.

L’adversité, qui ne l’a connue?

Chacune et chacun de nous, à peut-être quelques exceptions près, sait ce qu’elle implique. D’aucuns se laissent anéantir quand d’autres, au contraire, avec ou sans aide, affrontent ce qui se met en travers de leur route.

Y aurait-il quelque mérite à se battre?

Tout dépend du sens et de la valeur que l’on accorde à une lutte. La privilégier sans tenir compte de circonstances qui indiqueraient que se résigner serait préférable, c’est faire fi de paramètres qui inclineraient à la réserve.

C’est, de fait, se lancer à l’aveugle, c’est ne mettre en avant que la victoire à emporter à tout prix et, parfois, n’importe lequel.

Pour avoir été confrontée à nombre de situations qui incitaient à y réagir plutôt qu’à baisser les bras, j’ai appris, néanmoins, qu’accepter certaines fatalités s’imposait.

Pourquoi?

Parce que tout n’est pas modifiable. Parce que ce que vous vivez de contrariant ne se résout pas toujours par l’opposition. Et qu’apprendre à l’accepter ne rejoint pas la reddition.

Cela ouvre, au contraire, de nouveaux espaces où diriger l’énergie.

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Jeter père et mère aux oubliettes?

La Suisse s’apprête à voter en faveur ou pas du mariage pour toutes et tous et de la procréation médicalement assistée (PMA) présentée, elle aussi, « pour toutes et tous » mais qui semble plutôt ne concerner que les couples de femmes.

Cet assemblage d’objets, les citoyennes et les citoyens ne l’ont pas toujours à l’esprit. Or il est loin d’être anodin. Pourquoi?

Parce qu’il fait tout simplement disparaître la notion de père et de paternité, non pas au seul profit de celle de mère ou de maternité, non, au profit de celle de parents et de parentalité.

Le peuple suisse ne se prononcera donc pas seulement sur le mariage entre couples de même sexe mais sur l’effacement de la notion de père et de celle de mère.

On peut débattre à l’envi de cette modification. On peut, par exemple, avancer que deux parents de même sexe ne sont pas forcément pires que deux parents de sexe opposé.

Car, au-delà du mariage, c’est la famille qui est l’enjeu. Et pour l’égalité entre couples homo et hétérosexuels,  est revendiquée la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes.

Quid des couples d’hommes et de leur égalité avec les couples de femmes? Pour plus tard?

En attendant, le 26 septembre prochain, les Suissesses et les Suisses seront fixés sur le sort des pères et des mères…

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Affiches vandalisées

En Suisse, le peuple est appelé à se prononcer le 26 septembre prochain sur deux sujets, parmi lesquels le mariage pour tous. Une brève présentation en est faite sur le portail du Gouvernement.

Dans le cadre de la campagne que mènent les uns et les autres, des déprédations non négligeables visent des affiches.

Il se trouve que j’ai vu à l’oeuvre des jeunes qui s’en donnaient à coeur joie pour détruire celles qui leur déplaisaient, en l’occurrence, celles qui défendaient la famille traditionnelle avec un père et une mère pour l’enfant.

Je suis allée vers eux,  leur ai expliqué ce qu’ils risquaient à se comporter ainsi, à l’évidence, ils n’en avaient aucune idée. Et même, m’a dit une jeune fille, on ira jusqu’au bout, « je suis prête à tout », lançait-elle, déterminée.

La pédagogie, que j’ai préférée à la dénonciation, semble avoir porté. Certains d’entre eux ont paru réaliser qu’en effet, leur acte était susceptible de leur causer certains ennuis sinon des ennuis certains.

Cette scène qui s’est déroulée une fin d’après-midi de cette semaine, pose de nombreuses questions parmi lesquelles, celle de l’éducation civique sinon de l’éducation tout court.

Si des jeunes saccagent l’affiche qui exprime un avis contraire au leur, qu’ont-ils appris de la liberté d’expression? L’avis qui leur déplaît se conçoit. Mais tout autant s’apprend le combat à mener qui ne consiste par à détruire l’autre!

Certes, ce que les adolescent(e)s découvrent du monde politique n’est pas toujours de l’ordre du bon exemple à suivre. Dans ce cas, tout reprendre? On verse dans l’utopie. Il n’en demeure pas moins que quelques rudiments démocratiques de base peuvent s’enseigner.

Or ces jeunes semblaient ne jamais en avoir reçu aucun.

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Genève vise l’égalité homme-femme à travers des noms de rue…

Genève rebaptise ses rues pour mettre en lumière des femmes.

Voici qu’apparaissent soudain les noms de telle « cheffe du Service de sténographie du Secrétariat de la Société des Nations« , ou de telle, « ingénieure »

Fort bien mais ces femmes qu’on honore étaient le plus souvent issues de milieux dits « bourgeois ».

Quid de tant d’autres qui, aussi utiles et vertueuses, menaient mille tâches ancillaires auxquelles les obligeaient leur situation socio-économique?

Désormais, pour une femme, être « cheffe de service » ou « ingénieure » est devenu bien plus courant.

Comment seront distinguées les ingénieures et les cheffes de services si tant est qu’un jour, leurs noms soient retenus pour désigner une rue?

Cette modification apportée à l’appui de l’égalité entre hommes et femmes est biaisée.

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En cet été finissant

Chères lectrices et Chers lecteurs,

Vous l’aurez constaté, le rythme des publications que je partage sur ce blog a changé. Plusieurs raisons sont à l’origine de mon silence parmi lesquelles une actualité si chargée et si complexe qu’y porter un regard digne de ce nom m’est apparu difficile.

Nombre d’analystes invité(e)s à s’exprimer dans nos médias apportent tel ou tel éclairage tantôt confirmé, tantôt démenti par les faits commentés, d’autres s’emparent des réseaux sociaux pour y étaler leurs certitudes aussitôt contredites.

En pareilles circonstances, j’ai préféré observer quelque recul.

S’agissant de la situation sanitaire qui nous concerne toutes et tous mais, semble-t-il, surtout sa gestion par les personnes qui en ont la responsabilité, la révolte gronde, les jugements et les condamnations pleuvent à titre individuel ou collectif, des « camps » s’étant formés.

Que nos sociétés dites développées se scindent en factions qui, pour les unes, arguent de « la solidarité à observer » ou pour les autres, de « la liberté à défendre », c’est qu’elles ont appris le sens du combat d’ordre axiologique et qu’elles ont tout loisir de le mener.

Dans le même temps, des contrées sont aux prises avec le déchaînement d’éléments naturels ou avec de redoutables forces idéologiques, la lutte est alors celle de la survie quand elle s’envisage encore.

Eau, feu, terre ont emporté des milliers de vies vers la mort ou vers une destruction telle que rebâtir ce qui a été anéanti relèvera, pour bon nombre, de la chimère sinon du dur labeur.

En ce début de fin d’été incertain à bien des égards, je pense à autant de celles et de ceux qui, d’une minute à l’autre, ont perdu l’ensemble de ce qui a constitué leur existence quand ce n’est pas la vie elle-même.

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A propos … de beauté et de Dostoïevski

Dans l’émission « La Grande librairie » d’hier, 30 juin, il était question de poésie, de langue et de beauté.

On y découvrait un Sylvain Tesson plus inspiré que jamais, des jeunes lire de la poésie, oui, cela existe encore… Et ces jeunes ne sont pas des exceptions qui confirmeraient la règle selon laquelle ils ne liraient plus.

Quoi qu’il en soit, en cours d’émission,  lorsqu’il a été question de beauté, c’est à nouveau à ce sempiternel « la beauté sauvera le monde » qu’on a eu droit.

Or ce qu’a écrit Dostoïevski est bien plus subtile! Je l’avais rappelé ici, déjà.

Dans  son roman L’Idiot, il fait s’adresser Hippolyte Terentieff au prince Mychkine  et montre comment le premier fait de son interrogation une affirmation:

«  Est-ce vrai, prince, que vous avez dit, une fois: « c’est la beauté qui sauvera le monde? »  Et Hippolyte Terentieff de poursuivre: Messieurs, (…) le prince prétend que la beauté sauvera le monde! »

Ce qui apparaît donc bien, dans cet échange entre les deux personnages du roman, est l’absence de réponse du prince à la question qui lui est posée sur ce qu’il aurait dit de la beauté.

Mais Terentieff fait de sa question une affirmation.

Et c’est exactement ce qui se produit lorsqu’on prétend que Dostoïevski aurait écrit que « la beauté sauvera le monde ». C’est aussi faux que réducteur car ce qu’a montré l’écrivain est infiniment plus fin.

En l’occurrence, dans L’Idiot, ce qui est mis en avant par Dostoïevski est l’énigme que représente la beauté.

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Journalisme d’opinion ou de désinformation, à voir…

Le Monde, fidèle à lui-même, nous explique ce qu’il en serait des relations entre Ankara et Moscou, ou disons plutôt, entre les Présidents turc et russe. Dans un article intitulé « Entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, l’entente brutale« , les grands russophiles que sont les signataires de cette « analyse » déploient la narrative et la rhétorique bien connues pour parler des présidents russe et turc qui auraient « en partage leur aversion pour l’Occident et leur soif de pouvoir ».

Et en cours d’article, de citer une fois encore le nom d’un homme dont ils ne semblent toujours pas avoir saisi que, chez eux, il serait mis au pilori pour ses idées racistes et extrémistes. Mais journalisme de propagande oblige, on se moque bien de révéler qui il est et comment il est perçu par les Caucasiens auxquels il ne souhaite que de disparaître selon la méthode qu’il recommande en son et en image.

Quand on veut convaincre, user d’arguments à cette fin serait préférable plutôt que de se fourvoyer entre mensonges et compromissions. Seulement voilà, à force de répéter, de répéter et de répéter encore que ce blogueur-lutteur anti-corruption condamné lui-même pour corruption serait le « principal opposant » du Kremlin qu’il ferait trembler au point que celui-ci l’aurait « empoisonné », le public finit par y croire et reprendre, lui aussi, cette antienne.

Bref, autant dire qu’on a là à faire à du journalisme, dans le meilleur des cas d’opinion et non d’information.

Mes détractrices et mes détracteurs, chaque fois que je m’exprime ici sur ce qui concerne la Russie, m’estiment voler au secours du Kremlin, comme si, privé de tout moyen de défense, il avait besoin de mes efforts pour lui venir en aide. Ces gens disposeraient-ils d’un minimum de sens du ridicule voire d’un cerveau? Sans doute pas pour afficher pareil raisonnement et puissance d’analyse!

Car, en réalité, on est dans un tout autre registre dont une illustration a été montrée ici.

Il se trouve qu’au-delà de mes études de russe, en tant que linguiste, j’ai consacré des travaux à l’analyse de discours. Et que c’est cette activité qui m’incite à réagir lorsque je découvre comment nos médias rendent compte de la « Russie de Poutine », selon leur formule plus que consacrée. Je m’exprime donc en tant qu’observatrice pour faire part de ce que je constate de la manière dont les médias dits mainstream usent de formules rhétoriques.

Mais bon, il semble que ce sens de la critique ne doive être réservé qu’à certaines personnes dont les titres universitaires sont brandis tels des preuves de leur incontournable compétence à proférer autant d’approximations que de mensonges et même de trouver éditeur pour les publier et nombreux relais médiatiques pour les diffuser. Lutter contre la mauvaise foi et la malveillance  est un combat déséquilibré, nous somme nombreux à l’expérimenter.

Et ce combat déséquilibré peut paraître perdu d’avance. Il ne l’est pas pour le seul fait qu’en le menant, on ne se vend pas.