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Ennemis

En ce 24 février, rappeler une Russie agressive s’impose dans le paysage médiatico-politique. Effacer ce qui a amené l’Ukraine à la désolation et à la ruine actuelle et asséner combien seule sa grande voisine en est responsable importe.

Ainsi se déroule le discours, depuis des années et des années, qui fait de « la Russie de Poutine » un espace très peu fréquentable sinon pas fréquentable du tout.

Travailler l’opinion publique et jeter le discrédit sur ce pays, tant de nos zélés spécialistes y oeuvrent que résister à ce qui n’est même plus une tendance mais un maelström, relève d’un combat qui se refuse perdu d’avance et qu’un très mince filet d’espoir contient.

Menée par nombre de personnes sensées et qui n’ont rien de fanatiques suppôts du Kremlin, la lutte existe pour rétablir des faits occultés ou pour viser à l’apaisement. Mais rendre inaudible leur prise de position relève peut-être du respect de la sacro-sainte « liberté d’expression ».

Pauvres d’entre autant de défenseurs de droits humains que d’étouffer toute parole qui se heurte à leur credo! Pauvres d’entre les victimes de la folie idéologique, du cynisme politique, de la cruauté humaine!

En ce 24 février, mes pensées vont à tant de familles amputées des leurs, tombés sous les coups de la violence exercée de part et d’autre d’un front qui les a dressés en ennemis.

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Mourir pour une idée, tuer pour un idée.

Un président qui traite son homologue de « son of a bitch » est susceptible de se produire en privé.

Que cela soit repris dans un article de média n’aide en rien à apaiser les tensions déjà assez fortes pour ne pas en rajouter encore et encore.

La situation mondiale actuelle n’a pas de quoi rassurer.

Mais surtout, songer à autant de vies massacrées, spoliées de toute dignité et vidées de leur humanité par autant de sang versé illustre à quel point les grands idéaux sont mis à mal.

Hier, 21 février, quatre-vingts ans après son exécution par les nazis, Missak Manouchian est entré au Panthéon avec son épouse Mélinée. Cet orphelin apatride s’est battu pour un idéal et pour un pays, la France.

Il en existe encore qui luttent pour une idée. Que l’idée mène au sacrifice de soi est considéré comme héroïque. Mais quand l’idée tue, doit-on se réjouir d’avoir abattu le mal qui faisait face?

La diplomatie précède la guerre.

Si l’on songe au Donbass et à ce qu’il en est advenu, on mesure à quel point la volonté de tuer l’a emporté et emportée. Et désormais, les vies perdues se comptent par centaines de milliers.

Paix à elles toutes.

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Comment éviter le pire?

Écrire sur la Russie sans se joindre au choeur de spécialistes qui distillent leur savoir englué de parti pris, c’est ce que j’ai tenté sur ce blog. Certes, j’aime ce pays mais je respecte tout autant qui ne l’aime pas.

Ce contre quoi je me mobilise est le mensonge qui entoure ce qui se présente comme « information ».

Bien des lecteurs et autant de téléspectateurs de magazines et de journaux reçoivent de leur média de référence ce qu’ils prennent pour des réalités parce qu’elles leur sont ainsi présentées. Et ces personnes n’ont évidemment pas toujours le temps d’aller vérifier si ce qu’elles lisent ou entendent et voient est correct.

En l’occurrence, avec la déferlante qui vise le Kremlin auquel est d’emblée attribuée la mort d’Alexeï Navalny, le rouleau compresseur médiatique occidental écrase toute autre lecture des faits et menace de porter la tension avec la Russie à son paroxysme.

Or le danger est là, bien réel, lui. Car à jouer ainsi avec le feu, les gouvernements occidentaux et leurs relais médiatiques prennent le risque évident d’exposer les populations à une situation que leur rôle serait, au contraire, de contrôler et de maîtriser par la protection à leur apporter.

Traiter un chef d’Etat comme s’y sont employés certains Présidents européens est une faute de déontologie. Mais comme la diplomatie ne ressemble même plus à son ombre, il ne nous reste plus qu’à mesurer l’ampleur des dégâts causés par une politique qui se moque de la vie citoyenne et de la paix entre les peuples.

Ne pas se laisser faire? Oui mais comment quand on voit le mépris affiché envers le dialogue, envers l’autre tout simplement, oui, cet autre dont on nous rebat les oreilles qu’il compte, qu’il est à considérer et j’en passe.

L’inquiétude rôde et la question taraude de savoir comment agir pour éviter le pire.

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Mort d’Alexeï Navalny, l’onde de choc

Vous ne l’ignorez sans doute plus, la nouvelle a fait le tour du monde.

Alexeï Navalny est mort ce 16 février en prison. Les réactions sont vives, nombre d’entre elles dénoncent la liberté assassinée quand d’autres rappellent qui était l’homme présenté comme charismatique et « principal opposant » de Vladimir Poutine.

De nombreux sujets de ce blog ont été consacrés à celui qui a été comparé à Nelson Mandela. Mais l’heure n’est plus au rappel, l’heure est au questionnement.

Celui de savoir en quoi le Kremlin aurait eu intérêt à tuer cet homme emprisonné. À quelques semaines de l’élection présidentielle, on voit mal en quoi un acte pareil profiterait au candidat Poutine.

Mais nos experts se contorsionnent déjà en démonstrations savantes et nos élites en jugements et condamnations alors que la Russie n’avait vraiment pas besoin de cette mort et de sa récupération exacerbée par ses pourfendeurs.

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Qui cherche qui?

Merci de l’intérêt que nombre d’entre vous avez manifesté pour l’entretien mené avec Michel Noiset.

S’il a souvent été question de la Russie, sur ce blog, c’était pour en donner un éclairage autre que celui qui domine la plus grande partie de nos médias. Cela a été compris par qui a bien voulu se donner la peine de lire. Pour les autres, les idées toutes faites et les jugements l’ont emporté sur toute volonté de sortir d’un cadre de pensée bien établi.

Quand ce dernier se nourrit d’expériences vécues, cela peut se concevoir, la mémoire est marquée. Mais lorsque l’on se satisfait de relayer sans aucun recul ce que distillent des chaînes d’information, dans ce cas, on est dans la confiance aveugle. Ou alors dans la paresse intellectuelle. On n’a tout simplement plus envie de se poser de question. 

Comme si, une fois acquise une certitude, on n’estimait plus nécessaire d’en changer et inutile de se rendre sur place pour voir ce qui s’y passe. Au risque assumé de négliger les mille et une nuances qui composent un paysage socio-culturel. Nul n’est obligé d’y goûter mais au moins d’en tenir compte quand on prétend défendre l’entente entre les peuples!

Or, plutôt que d’enjoindre leurs dirigeants à l’échange et au dialogue, on a préféré appliquer envers la Russie censures et mesures punitives avant même qu’elle n’entre en Ukraine, en soutien aux populations du Donbass, elles-mêmes en proie à la guerre menée contre elles depuis dix ans par leur propre gouvernement.

Il y a déjà plusieurs années que j’ai prévenu qu’à encourager et cautionner autant d’attitudes et de propos hostiles envers la Russie, ramenée à quelques images caricaturales, abusives ou mensongères, on courait le risque de participer à une entreprise de destruction susceptible, à terme, de devenir massive.

Se demander où on en est, est-ce déjà trop tard?

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Un point de vue sur le Donbass, entretien

J’ai connu Michel Noiset dans ma jeunesse, celle où j’étais étudiante de russe. 

Par ses origines familiales, par sa double formation d’ingénieur et d’historien, le regard que porte Michel sur les événements qui déchirent Ukraine et Russie et plus largement, Occident et Russie est aussi précieux qu’inédit. 

–  Michel, parle-nous de toi, de ton ascendance et de la manière dont elle résonne en ces temps qui mettent aux prises deux pays voisins dont on n’ose presque plus rappeler qu’ils étaient frères.

Michel Noiset :  – Je suis né en 1946, d’un père belge-wallon et d’une mère russe. Je me suis installé et marié à Genève en 1968. Ma mère, Sacha (Alexandra) Perevichkova, est née en 1922, à Stalino, aujourd’hui appelé Donetsk, dans le Donbass. Lors de l’offensive allemande du printemps 1942 en direction de Stalingrad et du Caucase, elle a été déportée en Allemagne, en Rhénanie plus précisément, où, par chance, elle a survécu comme préceptrice des enfants d’une famille de petits nobles. Libérée par les troupes américaines en 1945, elle a décidé de suivre son amour de belge en Belgique, où elle s’est mariée juste après la fin de la guerre.

Mon enfance a été bercée par les nombreux témoignages de ma mère sur sa jeunesse et sur son adolescence dans le Donbass, avec de vivantes descriptions sur la géographie de ce pays, ses vastes plaines, ses larges fleuves, ses hivers rigoureux. Comme la grande majorité de ses habitants, elle était profondément russe, parlant russe, admiratrice de Pouchkine et des grands écrivains russes du XIXe siècle. Elle était très cultivée, elle n’avait guère souffert du régime communiste, au contraire elle avait bénéficié de l’égalité homme/femme que ce régime avait instaurée. Avant sa déportation, elle était enseignante dans une école secondaire, on lui avait appris le maniement des armes et elle adorait traverser à la nage des fleuves comme le Dniepr ou le Don. Mais la politique ne l’intéressait pas; je ne l’ai jamais entendue défendre ou dénigrer tel ou tel régime politique.

Elle était fondamentalement russe, aimant son pays et sa culture tout en étant ouverte aux cultures occidentales, française et allemande principalement. Elle parlait d’ailleurs couramment le français et l’allemand, en plus du russe.

Comment résonne aujourd’hui chez moi cet âpre conflit qui oppose Ukraine et Russie ? Honnêtement, je me sens écartelé, entre d’un côté ma conviction, née des témoignages de ma mère, que le Donbass est bien, très majoritairement, de langue et de culture russe et de l’autre côté mon aversion à toute dictature, à toute volonté de résoudre des conflits par la violence. Je ne peux que respecter le choix du gouvernement ukrainien, en 2014, de se rapprocher du monde occidental mais je trouve regrettable que ce même gouvernement n’ait pas déclaré que la partie orientale de l’Ukraine, le Donbass, méritait un traitement spécial, un statut d’autonomie tout au moins, si non la mise en place d’un référendum sur le rattachement (ou non) de ces terres à la Russie. Ce fut juste le contraire et le monde occidental, Etats-Unis en tête, ne fit rien pour aider, hormis peut-être la participation de la France et de l’Allemagne aux accords de Minsk.

–  Oui, sauf que de l’aveu même de leurs dirigeants de l’époque, François Hollande et Angela Merkel, ces accords n’ont eu de raison que de permettre à l’Ukraine de gagner du temps et de s’armer… En d’autres termes, de berner les populations concernées. À cet égard et de façon plus générale, as-tu le sentiment d’être informé de manière objective sur ce conflit qui ensanglante l’Europe depuis bientôt dix ans et non deux comme nos médias s’ingénient à nous le présenter ? 

Michel Noiset :  – Tu fais bien de préciser que le conflit entre l’Ukraine et la Russie date de près de dix ans, depuis la révolution de Maïdan et la destitution du président ukrainien Ianoukovitch en février 2014. L’Est de l’Ukraine a rejeté très majoritairement les nouvelles institutions créées par Kiev et il s’est indigné de l’abrogation de la loi sur les langues officielles régionales, loi qui impliquait l’annulation du statut de langue officielle à la langue russe. C’est alors que les oblasts (ou provinces) de Donetsk et de Louhansk ont proclamé leur indépendance. France et Allemagne ont bien essayé d’aider Ukraine et Russie à négocier et à trouver un terrain d’entente : d’où le premier protocole de Minsk en septembre 2014 et les accords de Minsk 2 en février 2015. Certains points de ces accords exigeaient que les territoires de l’est de l’Ukraine gagneraient en autonomie ; mais cela ne fut pas fait.

Les presses française et suisse de l’époque ont, je crois, informé de manière assez objective leurs lecteurs de la complexité des relations entre l’Ukraine de Kiev, le Donbass et la Russie Et ils ont donné la parole à des personnalités politiques qui ne défendaient aucun camp, sauf celui de la paix. Ajoutons que l’Allemagne, en 2014, continuait à acheter du gaz russe bon marché, énergie essentielle au développement de son industrie, qu’elle avait construit avec la Russie le gazoduc Nord Stream 1 (en fonction à partir de 2011) et qu’elle planifiait avec la même Russie la construction de Nord Stream 2, ceci au grand dam des Etats-Unis, de la Pologne et de l’Ukraine. Les relations entre l’Allemagne de Schröder et la Russie de Poutine étaient au beau fixe !

Progressivement, les media mainstream occidentaux ont développé un discours anti-Poutine et anti-russe, discours qui s’est renforcé depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Cette invasion est inexcusable mais il est regrettable que la Russie soit considérée aujourd’hui en Occident comme la seule responsable du conflit. Heureusement qu’Internet nous donne la possibilité de nous connecter à de petites chaines indépendantes, qui tentent de nous donner des vues moins manichéennes, plus équilibrées sur le conflit Ukraine-Russie. 

–  Penses-tu irréductible la fracture entre Ukraine et Russie, sinon Occident et Russie ?

– Depuis Pierre le Grand au XVIIe siècle, la Russie a connu des périodes de rapprochement politique et économique avec l’Europe occidentale suivies de périodes de refroidissement des relations, sans mentionner les conflits guerriers avec la France napoléonienne, avec la France et l’Angleterre lors de la guerre de Crimée, avec la Pologne lors de la guerre russo-polonaise de 1919 – 1921 et avec les Reich allemands lors des deux guerres mondiales.

Au XIXe siècle, les échanges culturels entre la Russie et le monde occidental se sont approfondis. Le monde francophone surtout a découvert la beauté et l’intensité des écrits des écrivains russes ainsi que celles des œuvres musicales de leurs nombreux compositeurs. Puis, au début du XXe siècle, s’ajoute l’admiration occidentale pour les Ballets russes et pour des peintres iconiques tels que Kandinsky ou Chagall.  

Même durant la guerre froide, entre les années 1946 et 1975, près d’un tiers des Français et des Italiens ont régulièrement voté pour le parti communiste local, parti qui portait l’espoir d’une société plus juste, plus égalitaire, plus sociale.

Ce que je rappelle, ce sont les liens culturels et économiques profonds qui se sont tissés entre la Russie et l’Europe occidentale depuis quelques siècles, avec bien sûr des hauts et des bas. Ce qui m’amène à penser que la fracture actuelle entre Russie et Occident, du moins l’Europe occidentale, ne peut être que temporaire.

Un rapprochement entre Russie et Europe occidentale ne pourra se faire qu’au détriment de la politique actuelle du gouvernement ukrainien. Il faudra bien que l’Ukraine de Kiev reconnaisse aux territoires russophones de l’Est au moins un statut de pleine autonomie au plus un rattachement à la Russie, comme c’est déjà le cas pour la Crimée. Mais seule une Union Européenne forte, beaucoup moins dépendante des Etats-Unis, sera à même d’entamer une réconciliation avec son voisin russe.

–  Merci beaucoup, Michel, d’avoir bien voulu répondre à mes questions. 

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« Tout le soutien qu’elle a besoin »

Dans son discours, lu (!), lors de la conférence de presse qu’il a donnée avec son homologue polonais à Varsovie, on retrouve le souci du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères à soigner son expression.

En témoigne ce qui est dit à la minute 6,54 de la vidéo indiquée ici en lien.

J’insiste, oui, car j’espérais des nombreuses réactions à ses fautes de français, relevées d’ailleurs dans un média, qu’elles l’inciteraient à faire relire et corriger ses discours.

Rien de cela, le représentant de la diplomatie française tient à afficher ses lacunes et à déshonorer sa fonction sinon bien plus encore.

Monsieur Séjourné n’est pas n’importe qui auquel on peut sans problème pardonner un usage déficient de sa langue maternelle. Monsieur Séjourné est le chef de la diplomatie française.

Laquelle serait la question à poser depuis la réforme du corps diplomatique décrétée le 16 avril 2022.

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Question sur un déclin

Depuis pas mal de temps déjà, on lit ou on entend parler du déclin sinon de la décadence de l’Occident. Le déclarer est une chose, le constater, une autre.

Pour ce qui me concerne, j’ai plutôt préféré éviter de tomber dans cette vision peu réjouissante de la partie du monde à laquelle j’appartiens par mes racines, par mon éducation, ma formation et mes valeurs.

Or quand on considère qu’un homme qui ne maîtrise pas sa langue maternelle est nommé à un poste qui incarne l’image de son pays, force est de devoir se résoudre, non seulement à la déclaration de déclin mais à son constat.

Certes, l’Occident ne se résume pas à la France. Ni la France à ce nouveau ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Il n’en demeure pas moins en place. Et que ses bévues ne soient pas passées inaperçues laisse envisager différentes suites.

De quel ordre reste la question.

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« C’est pas moi qui décidera »

Le nouveau ministre de l’Europe et des Affaires étrangères parle un français, comment dire, singulier? Un exemple en a été donné dans le précédent sujet de ce blog, en voici un autre.

« C’est pas moi qui décidera », décrète ici Monsieur Séjourné.

Certes, il n’a pas été nommé ministre de la culture. La rue de Valois a hérité de Rachida Dati. Il n’en demeure pas moins chef de la diplomatie française.

Alors, bien sûr que les actes comptent plus que les paroles.

Doit-on pour autant négliger l’inaptitude manifeste d’un haut responsable à manier la langue du pays dont il défend les intérêts?

On n’est pas dans l’image, là, on est dans la réalité de la France au pouvoir.

 

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La France en marche

Le tout fraîchement nommé chef de la diplomatie française, en visite à Kiev, s’est exprimé sur les raisons de sa présence dans cette capitale.

Parmi elles, « voir ce qu’ont besoin aujourd’hui les Ukrainiens ».

Toute démarche envers un peuple en souffrance honore qui l’entreprend. Ne la discutons pas ici!

En revanche, espérer d’un haut représentant de la France qu’il maîtrise l’usage de sa langue, serait-ce trop demander?

Non, Monsieur le Ministre, on ne dit pas « voir ce qu’ont besoin aujourd’hui les Ukrainiens ».

Au regard d’autres dérives, une faute de français est si peu de chose…

Et ce d’autant que ses deux cents ans de reconnaissance comme langue de la diplomatie occidentale ont vécu! Dans ce cas, vogue la galère et vive la France!