Une video qui circule sur les réseaux sociaux, rien de très original.
Une video qui met en scène un suicide avorté, un peu moins courant.
Une video qui montre un Président sauver le malheureux candidat à la mort, voilà qui l’est encore moins.
Ainsi a été diffusée une scène qui montrait un homme prêt à sauter dans le vide et que le Président turc a retenu de justesse.
Mais voici qu’on apprend qui est qui et semble le plus désespéré des deux:
http://reseauinternational.net/la-fable-derdogan-le-sauveur-a-ete-de-courte-duree-le-sauve-etait-un-agent/
De tels exemples de faux ne sont pas rares, nul ne l’ignore.
Ils seraient risibles s’ils n’étaient qu’occasionnels.
Tel n’est toutefois pas le cas et nombre d’entre eux sont démasqués.
Cela ne risque néanmoins pas de prétériter le mensonge.
Même avéré, son avenir reste assuré.
Hélène Richard-Favre
Amnesty International rend des rapports dont on est en droit d’attendre qu’ils soient vérifiés conformes.
Or voici que l’un d’eux n’a pu être confirmé par l’ONU.
Il concerne les frappes menées par l’aviation russe en Syrie.
Amnesty International accuse la Russie d’avoir visé des civils et tué des innocents.
http://fr.sputniknews.com/international/20151223/1020515764/ONU-Amnesty-International.html
Pendant ce temps-là, en Syrie, on a fêté Noël.
En ce 25 décembre, tandis que certains célèbrent encore la naissance du Christ, fixée ce jour par le Pape Libère en 354, d’autres n’y songent pas ou plus.
Des religions et des pratiques qu’elles induisent, on débat quand on ne s’y attaque pas de manière frontale.
Il n’en demeure pas moins vrai qu’elles sont le fait de milliards d’individus.
Partagé ou non, le besoin de projeter une présence divine est une constante de l’humanité.
D’aucuns évoquent la force de la prière.
Aussi irrationnelle soit-elle, elle soutient nombre de fidèles.
La leur contester ou la respecter est un choix.
Intellectuel ou affectif, il engage.
On lit, ici et là, toutes sortes de propos tenus sur la culture sans jamais que le sens dans lequel ce concept est utilisé ne soit précisé.
A croire que tout le monde s’entendrait sur ce à quoi renvoie le terme de culture.
Que de malentendus, au contraire, cet usage lexical indéfini ne présente-t-il pas!
Et combien d’erreurs d’appréciation ne s’éviterait-on à en préciser le caractère!
Autant dire que récupérations tacites émaillent tout débat autour de la culture.
Et très vite, l’embrouille est assurée alors que l’implicite règne en maître.
Genève, ces jours-ci, vit au rythme de querelles sinon davantage encore, qui ont pour enjeu la culture.
Celle des uns dressée contre celle d’autres, c’est la politique qui mène le jeu.
Avec pour enjeu, désormais, une tête à couper.
Quelle mouche a donc piqué nos apologistes de la liberté d’expression?
Quel est ce soudain alignement sur des méthodes si éloignées des valeurs démocratiques qu’ils ne cessent de défendre?
Ne se hâtent-ils pas de les rappeler à qui les transgresserait?
Or les voici soudain livrés à des pratiques qu’ils ne cessent de fustiger partout où ils le peuvent…
Ne revendiquent-ils donc pas leur application tandis que d’autres les bafoueraient sans vergogne?
Tant de questions pour sans doute aucune réponse.
Dans ce cas, voici ce que Youtube a estimé devoir censurer:
http://rutube.ru/video/1125b9f4c48d403f2a4bc126484cf6db/
Ce serait un euphémisme de rappeler combien les projections associées au patriotisme divergent.
Si pour certaines, elles se limitent au seul sentiment envers une patrie, pour d’autres, elles se confondent avec chauvinisme et nationalisme.
Cela dit, l’absence de tout lien entretenu de manière particulière avec un pays ou un autre existe tout autant.
Il peut néanmoins apparaître que, selon les circonstances, le patriotisme se révèle sinon se réveille alors qu’on n’y aurait pas songé.
Lors des attentats de Paris, il a été mentionné comment le patriotisme avait su s’imposer au nationalisme.
http://www.liberation.fr/chroniques/2015/11/25/la-revanche-du-patriotisme-sur-le-nationalisme_1416118
La distinction a été commentée de manière diverse.
Le fait est qu’elle a été relevée mais que son issue reste incertaine tant le concept même de patriotisme semble susciter la controverse.
Si le site de la chaîne d’information publique suisse RTS a publié des extraits de la conférence de presse tenue, ce 17 décembre, par le Président russe, son habituel grand rendez-vous avec les médias n’a pas eu les grâces du téléjournal quotidien de Darius Rochebin.
A ce choix, s’ajoute celui d’une rhétorique devenue presque habituelle pour évoquer Vladimir Poutine:
http://www.rts.ch/info/monde/7349600-quand-vladimir-poutine-fait-son-show-devant-la-presse-russe.html
Il semble trop compliqué, de la part de médias autorisés, de rendre compte de la politique menée par le chef du Kremlin autrement que par la raillerie.
C’est non seulement déplorable de la part d’une chaîne publique d’information mais surtout dommageable pour le public qui ose encore lui faire confiance.
Pourtant rappelée à plus soif par les tenants du multiculturalisme, c’est la bonne entente entre les peuples que ces fossoyeurs patentés s’ingénient à enterrer sous leurs pelletées d’arrogance et de mépris.
A lire, ci-dessous, cet article qui pointe de nombreux aspects occultés par les apôtres du « vivre ensemble »:
https://blogs.mediapart.fr/salah-lamrani/blog/091215/patriotisme-nationalisme-et-chauvinisme-de-vladimir-poutine-marine-le-pen
L’Union des Ecrivains, créée en 1932 en ex-URSS offrait de nombreux avantages à qui en était membre. Outre des conditions de vie facilitées avec possibles datchas accordées ou autres contributions financières substantielles, l’Union soutenait la publication d’oeuvres et de périodiques et organisait des rencontres et des séminaires.
En 1977, l’ancienne membre de l’Union des Ecrivains et désormais lauréate du Prix Nobel de littérature, Svetlana Alexievitch, signait un article consacré à Félix Dzerzhinski, fondateur et directeur de la Tcheka, police qui deviendra plus tard le KGB.
Le portrait que la lauréate biélorusse dresse de celui qui a été considéré comme un héros national dans le pays où elle vivait à l’époque et où elle vit à nouveau, n’est pas dénué d’émotion. Il se conclut ainsi:
Когда у меня вырастет сын, мы обязательно приедем на эту землю вместе, чтобы поклониться неумирающему духу того чье имя – Феликс Дзержинский- « меч и пламя » пролетарской революции.
A 29 ans, âge auquel Svetlana Alexievitch a écrit cet article, on est déjà en état de penser de manière critique.
Or tandis que cette désormais intarissable critique du régime soviétique vouait son talent et sa plume à honorer l’un de ses plus puissants représentants, elle se situait bien loin du sort réservé à ses confrères dissidents.
Près de quarante ans plus tard, conspuer un régime politique dont elle s’est davantage montrée suppôt et bénéficiaire que victime, vaut, en effet, son prix d’or suédois.
ARTE est l’acronyme d’Association de Retransmission Télévisuelle Européenne. En droit, Arte est un Groupement Européen d’Intérêt Economique (GEIE) basé à Strasbourg.
Voici des décennies que Bernard-Henri Lévy occupe le poste de Président du Conseil de Surveillance d’ARTE France.
Inutile de dire que BHL prise son poste et n’hésite pas à s’en expliquer.
A la question de savoir si le mandat qui vient de lui être renouvelé sera son dernier, il répond qu’il ne se pose jamais ce genre de questions.
Quant à la chaîne ARTE, il l’estime être plus qu’une chaîne de télévision.
C’est un endroit où, tous les soirs, on fabrique de l’Europe, on façonne et invente de la culture européenne vivante.
Arte est une des rares choses qui fonctionnent en Europe.
Pour la énième fois, la chaîne de télévision Arte s’est penchée sur le sort de la Russie et du taux d’alcoolisme qu’elle présente.
Les précédentes émissions sur le sujet n’ont pourtant pas manqué.
Il semble cependant que le clou doive être enfoncé au point de négliger la redite.
Selon une étude publiée le 13 mai 2014 sur le site Slate, l’Ukraine ou la Biélorussie ont des niveaux similaires de consommation d’alcool.
http://www.slate.fr/monde/86975/carte-pays-alcool-monde
L’insistance avec laquelle la chaîne publique culturelle et européenne se focalise sur la seule Russie pour traiter de l’alcoolisme relèverait presque de l’obsession.
Elle interroge, en tous les cas, la programmation d’une chaîne qui se présente comme favorisant la compréhension et le rapprochement des peuples en Europe.
