Il n’y a pas si longtemps, le « rêve américain » rivalisait avec « l’avenir radieux ».
Deux aspirations aux contours variés, deux modes de vie qui ont porté autant d’espoirs que de déconvenues..
Au nom de la « démocratie », l’hiver dernier à Kiev, le Maydan s’est enflammé.
Un Occident plus prompt que son ombre s’y est mobilisé et y a scandé sa volonté.
Pour l’heure, c’est au cauchemar qu’a droit l’Est de l’Ukraine.
Mais les coupables ont dores et déjà été désignés, les sanctions sont tombées.
Ce scénario serait grotesque si n’y étaient associées tant de vies humaines.
Tristes trophées d’une démocratie qui n’en porte que le nom, hommage leur soit rendu ici.
Hélène Richard-Favre
Qui menace les Etats-Unis?
C’est Mikhaïl Gorbachev qui avait posé la question lors d’une interview qu’il avait accordée en septembre 2013 à Darius Rochebin, journaliste vedette de la RTS.
Et maintenant, dans le cadre de la crise ukrainienne, qui menace qui, tandis que des centaines de milliers de réfugiés affluent en Russie?
L’est de l’Ukraine est bombardé depuis des mois pas les forces loyalistes de Kiev.
Pendant ce temps-là, des gouvernants occidentaux s’excitent autour de sanctions à adopter à l’encontre d’une Russie considérée de plus en plus comme l’ennemie à abattre.
Le 13 août prochain, les dénommés » 7 Sages » du gouvernement suisse se prononceront sur les mesures à adopter ou non vis-à-vis de la Russie.
Que l’esprit de réflexion domine leur décision, c’est ce que leur souhaitent bien des citoyens ou autres « habitants » de la Suisse, pour reprendre la formulation du Président Didier Burkhalter lors de sa célébration de la Fête Nationale du 1er août dernier.
C’est le journaliste Alexandre Sivov, interrogé par « La Voix de la Russie » qui s’exprime ainsi pour évoquer la situation dans le sud-est de l’Ukraine.
Un journaliste américain confirme.*
http://russian.rt.com/inotv/2014-06-25/Amerikanskij-zhurnalist-Kievskie-nacisti-prevratili
Purification ethnique en cours, exode de centaines de milliers de réfugiés, villes et villages bombardés, catastrophe humanitaire dont les médias occidentaux ne parlent que de manière très timide et sporadique.
Comparaison n’est pas raison et il n’est pas question, ici, d’établir de hiérarchie entre deux désastres humains.
Il s’agit de faire connaître un point de vue autre que celui exposé par la plupart des confrères occidentaux des deux journalistes cités ici.
http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/275719873/ * Google offre un service de traduction.
C’est à un très mauvais film auquel on assiste en ce moment.
Projeté sur nos écrans multimédias, il offre en gros plan l’image d’une nature humaine déchaînée.
Les rêves pacifistes ont beau animer certains esprits éveillés ou endormis, la violence n’en disparaît pas pour autant.
Difficile à admettre ou non, le fait est que le besoin d’en découdre avec cet autre qui gêne quand il n’est carrément pas de trop, est bien réel.
Et tant que certaines cultures ou autres religions encourageront la vengeance, les cieux ont de quoi s’enflammer encore et encore.
S’indigner n’y changera rien.
Psychose?
Au tableau de la Russie, pourtant déjà chargé, peint par la classe politico-médiatique occidentale, s’ajoute maintenant le soupçon de piratage informatique qu’auraient opéré des hackers localisés quelque part entre le Kazakhstan et la Mongolie, selon le site de la RTS.
Si l’information est donnée au conditionnel, elle n’en est pas moins livrée en pâture aux Occidentaux avec reportage à la clé pour France 2 qui y consacre un sujet dans son 20 heures.
Cherchez l’erreur…à la minute 3’40
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mercredi-6-aout-2014_659769.html
A la diffusion de la peur de prendre le relai de sanctions dont les instigateurs ont dû se rendre compte qu’ils risquaient bien d’en être les premiers lésés.
En février dernier, la RTS avait diffusé un reportage sur le sujet. Au hasard, pendant les JO de SOCHI….
Les hackers russes sont parfois utiles à un Occident jamais en peine de trouver des poux à ses « amis » russes.
Ces propos cités en titre sont ceux du Président Didier Burkhalter.
Les circonstances dans lesquelles ils ont été tenus ont été évoquées dans deux précédents sujets de ce blog.
A y repenser, on serait curieux de savoir comment les a reçus notre « résident genevois » , par ailleurs gouverneur de la région de Dniepropetrovsk en Ukraine.
Quand on sait que ce pays interdit tout autre passeport que celui qu’il délivre, on se demande aussi comment l’un de ses gouverneurs peut en posséder trois. Certes, l’angélisme n’est pas de mise.
Mais alors, que valent des lois si elles sont ainsi bafouées?
Un obus tiré depuis l’Ukraine a explosé non loin des observateurs de l’OSCE déployés le long de la frontière russo-ukrainienne.*
A quand une prochaine interview du Président de la Suisse – qui elle-même préside l’OSCE- avec une nouvelle série de questions de la Radio-Télévion-Suisse relatives à diverses personnalités politiques qui inclue, cette fois, le « Cher collègue » ukrainien de notre président?
« Cher collègue », on s’en souvient, est la manière avec laquelle Didier Burkhalter s’était adressé à Vladimir Poutine lorsque celui-ci l’avait invité au Kremlin en mai dernier.
Au « Cher collègue » Petro Porochenko, le Président de la Suisse rappellerait-il que « l’avenir n’est pas dans la violence » **, comme il le déclare au journaliste qui l’interroge au sujet de Vladimir Poutine?
On l’espère et on ose ne pas en douter.
* http://fr.ria.ru/world/20140803/202019825.html
** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/01/monsieur-le-president-ou-est-la-neutralite-de-la-suisse.html
A l’occasion de la Fête Nationale suisse, le Président de la Confédération a accordé une interview à Pierre-Oliver Volet, journaliste de la RTS.
Après avoir expliqué comment il allait célébrer ce 1er août et pourquoi il tenait à s’adresser aux « habitants » de la Suisse et non à ses « concitoyens », le Président Burkhalter répond aux questions du journaliste qui lui demande ce qu’il dirait à différentes personnalités politiques dont Vladimir Poutine.
Le Président suisse maîtrise le lexique, force est de constater les choix qu’il opère pour s’exprimer. A cet égard,on se souvient de ce « Cher collègue » par lequel il s’était adressé au président russe qui l’avait invité au Kremlin en mai dernier.
Mais pour ce qui est de la neutralité que le tsar Alexandre Ier, l’un des signataires du Traité de Vienne, a accordée à la Suisse comme garantie de sa souveraineté, on aurait été heureux d’en voir rappelé le sens.
Or rien ne l’indique dans la réponse que Didier Burkhalter apporte à la question que lui pose le journaliste au sujet du président russe.
http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/6038701-1er-aout-didier-burkhalter-s-exprime-sur-les-defis-politiques-de-la-suisse.html
– Ouverture, ce 31 juillet 2014, d’une enquête publique sur la mort de Litvinenko, opposant russe empoisonné au polonium à Londres en 2006,
– Lourdes sanctions économiques prises par l’Union Européenne et par les Etats-Unis à l’encontre de la Russie,
– 50 milliards de dollars d’amende infligée à la Russie pour indemniser les actionnaires du groupe pétrolier Ioukos, aujourd’hui démantelé et autrefois fondé par Mikhaïl Khodorkovski,
– 250 millions d’euros exigés du Kremlin par le groupe punk Pussy Riot à titre de dommages et intérêts,
– Initiative visant à retirer à la Russie l’organisation de la Coupe du Monde de football de 2018
On attend la suite…
Pour l’heure, force est de constater que cet acharnement à l’encontre de la Russie semble de moins en moins faire l’unanimité en Occident.
Des personnalités de tous bords dénoncent une attitude irresponsable de la part de ce qui s’auto-proclame « communauté internationale ».
Puissent ces voix être entendues avant de se figer en chant du cygne.
Sujet publié en page 16 de l’édition papier de « La Tribune de Genève » du 7 août 2014
Elle avait déclaré qu’environ 300 prisonniers serbes avaient été kidnappés par l’Armée de libération du Kosovo (UCK) durant la guerre de 1998-1999.
Elle avait ajouté qu’ils avaient été déportés en Albanie où ils avaient été assassinés et que leurs organes avaient été prélevés pour être revendus.
Elle, c’est Carla del Ponte.
