Browsing Category

Culture

Culture, société

La langue, ce bien commun

Il est toujours intéressant de s’arrêter sur des concepts et d’en définir les perceptions. Car ce sont souvent elles qui déterminent nombre de malentendus.
Il existe, pourtant dans la langue, ce qu’on appelle le sens commun. Mais l’on ne peut empêcher les subjectivités de s’en mêler.
A cet égard, il est fréquent d’entendre quelqu’un défendre bec et ongle l’usage d’un terme alors qu’il en est un d’ordre collectif et dont les règles sont fixées.
A une époque où l’on prône le respect à apporter à autrui, considérer l’idiome qui unit une communauté linguistique en est une manière.
S’emparer d’une langue sans tenir compte des règles qui gouvernent son usage, c’est tout simplement négliger tout autre personne qui la pratique.
A l’heure où tant d’échanges sont favorisés par les réseau sociaux, ce n’est pas toujours la compréhension entre celles et ceux qui s’y adonnent qui les domine. 
Non que les arguments des uns ou des autres créent la controverse. Non, pour cela, il faut un débat.
Or quand chacune et chacun décrète que tel mot a tel sens et que c’est ainsi parce qu’elle ou il se comprend, on n’est plus dans l’échange.
On est dans le refus de l’autre.

Culture, Histoire, Politique

« Propagande onirique » versus « calembours orduriers de Le Pen »

Dans le précédent sujet que j’ai consacré au projet de film d’Emir Kusturica, j’ai évoqué la polémique qu’avait suscitée, en 1995, une tribune publiée par le philosophe pas encore élu de l’Académie française, Alain Finkielkraut.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/30/kusturica-iourchenko-et-le-donbass-a-suivre.html
Ce défenseur exalté -comme d’aucuns le qualifient- de l’identité française avait, entre autre attaqué le cinéaste sur le fait qu’il avait capitalisé la souffrance de Sarajevo.
La réponse ne s’était pas fait attendre, dans Le Monde du 9 juin 1995, Serge Regourd n’hésitait pas à voir dans le comportement de Finkiekraut, celui de Jdanov, « une sorte de philosophe en chef, le garant de l’idéologie, son interprète le plus autorisé ».
C’était sans compter sur l’insistance du désormais élu de l’Académie française à incendier le lauréat de la Palme d’Or pour Underground.
On se rappelle en quels termes a été évoquée l’élection controversée de l’homme de lettres à l’Académie française.
Tandis que l’on commentait son entrée sous la coupole, en effet, certains n’ont pas hésité à la considérer comme celle du Front National.
A lire, dans l’article ci-dessous, comment Alain Finkielkraut s’emparait des calembours orduriers de Le Pen pour appuyer sa mise au pilori d’Emir Kusturica, force est de constater que ce parti tient vraiment lieu d’épouvantail passe-partout:
http://www.liberation.fr/tribune/1995/10/30/la-propagande-onirique-d-emir-kusturica_145707

Culture, Politique

Kusturica, Iourchenko et le Donbass… à suivre

C’est Arkadij Beinenson qui le révèle sur son site, Emir Kusturica, s’intéresserait à la biographie du correspondant de guerre dans le Donbass qu’a été Iouri Iourchenko et aurait conclu avec lui un accord relatif à un script. Le poète, scénariste et acteur Iourchenko l’a lui-même confirmé au journaliste russe qui l’indique sur son site:
http://blog.beinenson.news/2016/01/29/kusturitsa-yurchenko/
On sait qu’Emir Kusturica, deux fois lauréat de la Palme d’Or du Festival de Cannes, a apporté son soutien aux populations du Donbass. Pour rappel aussi, le cinéaste, musicien a été interdit de concert, en juillet 2015, par les autorités démocratiques de Kiev.
https://francais.rt.com/international/4422-kusturica-concert-kiev-interdit
On se réjouit, dès lors, de savoir quelle sera la réaction du nouvel intronisé de l’Académie française qui n’avait pas eu de mots assez doux envers le réalisateur serbe, primé pour son film Underground.
Alain Finkielkraut avait, en effet, publié une tribune au vitriol dans Le Monde du 2 juin 1995.
Aussitôt suivi dans sa diatribe par l’incontournable BHL, autant dire que le tandem a eu de quoi s’illustrer quand on sait combien de guerre démocratiques le philosophe à la chemise blanche a cautionnées.

Culture, Histoire, Politique

BHL bis?

Se mettre dans la tête de quelqu’un relève, a priori, davantage de la tentative que de la certitude d’y réussir.

On peut s’y risquer pour diverses raisons, Michel Eltchaninoff, l’auteur d’un ouvrage intitulé Dans la tête de Vladimir Poutine, avait sans doute les siennes.

Paru en février de l’an dernier, cet opus a eu l’heur de plaire à qui de droit. L’écho médiatique qu’il a reçu a permis ainsi de diffuser l’image du président russe qu’un certain Occident aime à entretenir.

Et en Michel Eltchaninoff, autant dire qu’on détient l’homme de la situation.

Apprécier ou ne pas apprécier Vladimir Poutine est une chose, discuter sa politique, une autre. Mais énoncer une somme de contre-vérités pour discréditer un homme est un procédé dont on se demande bien ce qu’il a à voir avec la philosophie, discipline dont se réclame celui qui a risqué ce Dans la tête de Vladimir Poutine.

Invité de Mediapart, Michel Eltchaninoff excelle en magicien-contorsionniste-illusioniste. Au cours d’un débat qu’il mène avec Juliette Cadiot, historienne, il parvient, en effet, à nous présenter un Vladimir Poutine metteur en scène de son absence aux cérémonies d’Auschwitz et brandir à l’appui de sa thèse, la sémantique.

Oui, Monsieur le philosophe, journaliste et essayiste français nous explique l’usage que fait du terme fasciste, le chef du Kremlin, balayant sans vergogne l’impact qu’implique cet adjectif dans la mémoire collective russe.

Par un tour de passe-passe magistral et pour d’autant mieux passer sous silence -sinon nier- l’existence de néo-nazis installés au pouvoir à Kiev, Monsieur Eltchaninoff mène une attaque en règle contre le président d’un peuple qui a sacrifié par millions ses citoyens pour sauver l’Europe du nazisme.

On n’est plus dans la désinformation, avec ce journaliste, philosophe, essayiste. On est dans la plus pure révision de l’Histoire et sa totale falsification.

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

« Leurs enfants resteront dans les caves du sous-sol »

Ces propos sont ceux de Petro Poroshenko que je relayais, le 8 septembre dernier, dans un sujet consacré au Donbass, cette région de l’est de l’Ukraine dont on ne parle plus beaucoup.

Alors que le monde entier -ou peu s’en faut- avait découvert la photo d’Aylan, gisant sur une plage turque, je rappelais le sort réservé aux populations du Donbass et le destin que le président ukrainien réservait à leurs enfants.

La question de savoir si les médias ne s’intéressaient pas assez aux conditions de vie des populations civiles du Donbass et plus précisément à celles de leurs enfants a enfin été posée.

C’était hier soir, dans le cadre du téléjournal de Léman Bleu qui a porté son attention à la soirée caritative organisée en faveur des enfants du Donbass, ce 23 janvier à Genève.

Culture, Histoire, Politique, société

Merci!

Je tiens à remercier les journalistes qui ont su prêter attention à la soirée caritative en faveur des enfants du Donbass qui aura lieu ce 23 janvier à Genève.

Il m’importe, ici, de signaler l’intérêt qu’ils ont montré à cet événement alors que souvent j’ai partagé avec eux les points de vue exposés sur ce blog.

Leur réaction indique, non seulement que le dialogue reste possible mais surtout, que l’intelligence et le coeur y ont leur place.

Merci à eux.

Culture

La Suisse en question

Dans sa critique d’une pièce de théâtre de l’écrivain suisse Lukas Bärfuss, récemment jouée à Genève et à Lausanne, Alexandre Demidoff relevait le talent avec lequel était traité le thème du suicide assisté.
A cet égard, le journaliste écrivait de l’homo helveticus, qu’il revendiquait une tolérance en matière d’euthanasie et interrogeait sur ce que celle-ci révélerait de l’identité suisse si elle le devait.
http://www.letemps.ch/culture/2015/10/16/fascinant-voyage-theatral-lukas-barfuss-pays-suicide-assiste
L’appellation d’homo helveticus n’est pas une AOC. On la trouve dans différents articles ou autres interviews comme celle-ci:
http://www.bloglagruyere.ch/2012/09/10/massimo-rocchi-a-la-decouverte-de-lhomo-helveticus/
Quoi qu’il en soit, le tollé qu’a suscité la tribune publiée par Lukas Bärfuss dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung interpelle:
http://www.letemps.ch/suisse/2015/10/17/ecrivain-lukas-barfuss-etrille-suisse-pays-nains-catatoniques
Jean-Jacques, aime ton pays, avait dit son père à Rousseau.
Critiquer son pays ne revient pas à ne pas l’aimer mais jusqu’où sont fondés les propos de l’écrivain suisse, telle est la question.

Culture, Economie, Religions

Abayas, esthétique et divergences

http://www.glamourparis.com/mode/news/articles/dolce-gabbana-du-soutien-gorge-apparent-au-voile-a-porter-1/26453
 
Les grands couturiers italiens Dolce & Gabbana viennent de lancer leur nouvelle collection intitulée Abayas où sont proposés voiles et hidjabs.
Ce qui enchanterait avant tout les créateurs, tiendrait de la vison du désert et des cieux du Moyen-Orient, sans compter la grâce et la beauté des merveilleuses femmes d’Arabie.
Ce regard esthétique n’est, à l’évidence, pas celui qui considère la femme musulmane selon d’autres standards. 
Quoi qu’il en soit, la réflexion qui dépasserait le rejet pur et simple d’une religion que d’aucun(e)s conspuent n’est pas interdite.
Elle engage, certes, à prendre en considération toutes sortes de critères difficiles à nier.
A cet égard, l’article ci-dessous paru dans La Tribune de Genève, est intéressant. Les visées des un(e)s et des autres ont encore de quoi alimenter la polémique.
Petite précision de la maison de couture, la collection sera aussi disponible dans plusieurs villes européennes dont Munich et Paris.
http://www.tdg.ch/monde/hijabs-abayas-luxe-signes-dolce-gabbana/story/22226681

Culture, Politique, Religions, société

De Cologne au reste du monde

Il est beaucoup question, ici et là, des agressions commises la nuit du Nouvel An à Cologne.
Ce qui s’est passé a profondément affecté non seulement les victimes mais bien au-delà et cela se conçoit.
A l’évidence, le sujet est dores et déjà bien politisé.
A lire cette analyse rendue par un ancien correspondant du Figaro en Allemagne, la situation semble, toutefois, plus complexe qu’il n’y paraît:
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/01/07/31002-20160107ARTFIG00400-agressions-a-cologne-le-deni-et-la-colere.php
A cet égard, il serait bon de rappeler que, dans le monde, la violence à l’encontre des femmes en concerne une sur trois.
Physique ou sexuelle, elle s’exerce à tous niveaux, selon toutes religions, cultures ou nationalités. 
Ce rapport de l’ONU, rendu le 6 novembre dernier, est fort instructif et permet de nuancer quelques a priori:
http://www.unwomen.org/fr/digital-library/multimedia/2015/11/infographic-violence-against-women

Culture, Histoire, Politique, société

Vienne, 1er janvier entre traditions et migrants

Histoire et actualité se mêlent du traditionnel concert de l’An donné dans le Goldener Saal du Musikverein de Vienne.
Alors qu’une dépêche de l’AFP reprise en boucle sur de nombreux sites, évoque le fait que comme de tradition, une partie des revenus engendrés par le concert iront à des oeuvres caritatives, notamment au profit des migrants, il est aussi précisé qu’il s’agirait là d’un symbole pour cette manifestation créée sous le nazisme.
Le fait est que Wikipedia reste plus énigmatique dans sa manière de libeller l’origine du concert: https://fr.wikipedia.org/wiki/Concert_du_nouvel_an_à_Vienne
Cela étant, que le plaisir de certains profite à l’adversité d’autres, relève d’un charisme bien ordonné qui n’a rien de nouveau.
Reste à savoir comment sa mise en application conciliera les images diffusées en mondovision, ce jour, par l’ORF avec celles des grandes migrations relayées ces derniers mois par la majorité de nos médias.