Face à l’information qui se prétend telle, nous sommes nombreux à exercer notre sens critique. Nous en faisons part de toutes sortes de manières.
Mettre en avant certains propos tenus par nos journalistes pour les discuter, vise à y apporter un autre angle de vue, une autre manière de considérer une actualité qu’ils ont retenue et commentée.
Il s’agit, dès lors, d’envisager un apport, aussi minime soit-il et d’alimenter un échange en vue de nuancer et de prendre en compte une sensibilité autre que celle diffusée.
Dans ce sens, il m’importe de ne pas laisser passer ce qu’a déclaré notre présentateur vedette Darius Rochebin dans le tééjournal de 19:30 de la RTS.
A la minute 19, il interroge un Professeur sur la question des pensions versées aux anciens collaborateurs nazis et voici qu’il nous parle d’un « état nazi » qui « s’écroule sous les bombes alliées ».
Non, Darius Rochebin, ce n’est pas « sous les bombes alliées » que « l’état nazi s’écroule ». Et vous devez certainement le savoir ou alors, vous avez si bien appris la leçon que vous la répétez.
Dans ce cas, vous n’informez pas. Vous relayez une propagande qui ne dit pas son nom. Mais voici de quoi vous rassurer si besoin était …
Histoire
Le christianisme, religion la plus persécutée au monde. Lequel de nos médias en informe?
Vous êtes peut-être athée, agnostique, chrétien, juif, musulman, hindouiste, bouddhiste, shintoïste, que sais-je encore et peu importe car il s’agit là d’information susceptible de vous intéresser.
Voici, en effet, un article qui traite de christianophobie et qui remet quelques points sur les i.
Bien des idées préconçues tombent lorsque l’on apprend que la religion qui est la plus persécutée dans le monde est la religion chrétienne.
Lequel de nos journalistes le dirait?
La classe médiatique semble bien plus affairée à commenter les actes pédophiles qui entachent l’Eglise catholique!
Il ne s’agit pas de les cautionner mais de rappeler des choix éditoriaux.
Les persécutions qui visent les chrétiens ne mobilisent pas nos élites pourtant si promptes à rappeler les droits humains bafoués ici et là.
De fait, tout se passe comme si nos racines, notre culture et les valeurs, certes discutables et parfois contestables, qui nous ont été transmises ne tenaient plus aucune place et n’avaient plus aucune raison d’être défendues.
Preuve en avait d’ailleurs été donnée ici.
Comment la RTS informe du 5e anniversaire de la destitution du Président Viktor Ianoukovitch
Hier 22 février, dans le cadre de son journal télévisé de 19:30, la RTS a rappelé les cinq ans, jour pour jour, du coup d’Etat qui a causé le départ du Président ukrainien Victor Ianoukovitch.
Il est certain que les termes de « coup d’Etat » n’ont pas été prononcés par les journalistes de la chaîne publique suisse. Ils n’en sont pas moins ceux de nombreuses personnalités de tous bords qui ont contesté la position imposée par l’Occident.
Car pour cette partie du monde, bien sûr, le Président déchu Victor Ianoukovitch l’a été selon les règles les plus démocratiques qui soient.
Tant est si bien que désormais, on parle du désenchantement qui habite nombre de celles et de ceux qui l’avaient conçu comme bouffée d’oxygène et d’espoir.
Dans ce même téléjournal du 19:30 de la RTS, il a aussi été fait mention de rues qui étaient rebaptisées car les Ukrainiens voulaient se démarquer du passé partagé avec leur « grand voisin », russe, faut-le préciser.
Mais de quelles rues voulait parlait le journaliste, cela, les téléspectatrices et les téléspectateurs de la RTS n’auront pas pu l’apprendre.
Je les invite, dès lors et qui le souhaite, à lire ce sujet que j’avais précisément consacré à ce changement de nom de rues avec, en référence, le regard édifiant que porte un historien polonais.
Les signes néo-nazis, que tous les Ukrainiens ne partagent pas, je tiens à le souligner, s’affichent néanmoins sans honte, à Kiev. Preuve en a été donnée ici à de multiples reprises et tout récemment encore.
Ne pas s’habituer à ce qu’informer, pour une chaîne publique, revienne à passer comme chat sur braises sur ce qui gênerait sa bonne parole, c’est exercer son sens critique et citoyen.
Par centaines et centaines, tant sur Facebook que sur LinkedIn, vous avez cliqué sur « J’aime » en réaction au précédent sujet de ce blog.
Autant dire que la problématique qui y est soulevée vous a parlé. Parce que, lequel de nos médias a traité de ces mouvements néo-nazis qui s’affichent sans complexe en Ukraine?
Lesquels de nos députés et autres représentants politiques européens ont osé le dénoncer? Il en est, oui, qui ont su faire la part des choses. Mais pour aussitôt être catalogués « pro-Russes ».
Or pointer ceux qui, soi-disant allaient envahir l’Ukraine, les Russes donc, dominait et domine encore le champ médicatico-politique.
Et maintenant, pour qui souhaite ne pas céder à la confusion sémantique à laquelle donnent lieu certaines actualités, voici une vidéo qui devrait leur permettre de rester vigilant.
Merci à Daniel, habitué de ce blog, de nous en avoir indiqué la référence, précisément sous le précédent sujet de blog auquel je vous remercie toutes et tous d’avoir porté pareille attention.
La France s’émeut de l’antisémitisme et soutient un pays où s’activent les néo-nazis
Un homme, identifié comme ayant évolué dans la mouvance salafiste en 2014 et filmé à visage découvert en train de proférer des propos de haine antisémite à l’égard d’Alain Finkielkraut, émeut à juste titre la France et la mobilise.
Or pendant ce temps-là, à Kiev où se sont précipités nombre d’élu(e)s de l’Hexagone et l’incontournable BHL, à Kiev donc, une immense croix gammée est apparue sur l’escalier d’un centre commercial.
A quoi riment marches et mobilisations contre l’antisémitisme quand on soutient un pays qui n’a jamais caché ses liens au fascisme?
Quel média autorisé par le gouvernement a alerté sur l’activisme néo-nazi ukrainien?
Et comment le philosophe aux chemises immaculées, fervent défenseur du Maïdan, peut-il ignorer cette réalité?
Les images dont l’une illustre ce sujet, sont du journal Times of Israël.
Avant qu’il ne les publie, elles figuraient sur d’autres sites pro-russes comme on dit.
Quel crédit y aurait-il été apporté? Aurait-on parlé de complotisme? De propagande du Kremlin?
Merci au Time of Israël d’avoir affiché cette réalité qui a, entre autre, été évoquée ici.
photo @H.R.-F
En son temps, j’avais estimé nécessaire, une mise au point quant à ce qui motivait les sujets publiés sur ce blog, entre autre en relation avec la Russie.
Depuis lors, d’autres rappels dans ce sens ont été partagés ici. Pourquoi y revenir? Parce qu’il est essentiel de résister aux parasites de l’information.
Pareille activité de veille ne se limite pas aux seuls médias appelés mainstream. Partout où se répandent des contenus dits d’informations, elle a de quoi s’exercer.
Et observer les dérives susceptibles de gagner tout parti pris quel qu’il soit, c’est refuser de se laisser entraîner dans ce qui n’est plus de l’« information ».
On est là dans un champ d’action qui relève du seul esprit critique. Le disqualifier est la stratégie le plus souvent appliquée par qui se sent mis en cause.
Ce constat n’a pas attendu le XXIe siècle pour être dressé. Les exemples foisonnent, dans l’Histoire, qui mettent en évidence la mauvaise foi.
Abdiquer face à la constance de sa récurrence, c’est lui faire la part belle. A chacun ses choix, de lutte ou de résignation.
Depuis 2002, chaque 10 février, la Russie honore ses diplomates. Une journée leur est, en effet dédiée, de même rend-elle hommage aux vétérans qui ont oeuvré pour le pays.
Et si cette date a été retenue, c’est que la plus ancienne mention du premier ministère des Affaires étrangères remonte au 10 février 1549.
Aussi, lors de la Journée des diplomates, honore-t-on la mémoire de ceux qui sont enterrés en Russie et à l’étranger.
Des cérémonies solennelles ont aussi lieu dans le bâtiment du ministère des Affaires étrangères à Moscou et dans des institutions russes à l’étranger.
Cette année, j’ai été invitée par le Consulat Général de Russie à participer aux célébrations qui se sont tenues au cimetière de Vevey où reposent V.R Bacheracht, P.K. Kotzebu et P.S. Botkin et à Lausanne, où a été érigé un monument dédié à Ioannis Kapodistrias, ministre des affaires étrangères du Tsar Alexandre Ier.
Participer à ces hommages rendus à autant de personnalités qui ont consacré leur énergie à favoriser les relations entre les pays s’inscrit dans le sens même de ce qui m’anime toutes les fois que je parle, ici, de la Russie.
Voici une interview accordée à Martial Bild durant l’automne 2017 par S.A.R. alors Prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme.
Vous le savez sans doute, depuis le décès, survenu le 21 janvier dernier, de son père, le Comte de Paris, il est devenu le Chef de la Maison France.
Ce qu’il dit sur la plateau de TV Libertés ne manque pas d’intérêt.
Tout d’abord parce que, souvent, il est énoncé de la France qu’elle serait restée une monarchie, ensuite, pour les diverses manières d’évoquer le comportement de quelques uns de ses anciens ou actuel Présidents.
A préciser que l’idée d’une restauration de la monarchie en France n’est a priori pas à l’ordre du jour. Mais discuter de ce qu’elle pourrait impliquer n’est pas inintéressant au regard, déjà, de ce qu’il en est dans d’autres pays d’Europe.
Dans ce sens, je vous recommande ce Figarolive qui a réuni, ce 23 janvier dernier, trois personnalités qui s’expriment sur l’héritage monarchiste et qui répondent aux questions d’internautes.
Les interventions de chacune d’elles sont riches d’informations et de rappels historiques.
Et pour qui souhaiterait se rafraîchir la mémoire, je vous suggère cette émission qui avait été consacrée à l’héritage du Comte de Paris et cette autre dans laquelle apparaît feu son fils, Henri d’Orléans, Comte de Paris.
image @wikipedia
Peut-être avez-vous vu cette émission de la Radio Télévision suisse (RTS) qui a invité Bernard-Henri Lévy sur son plateau?
D’abord seul, ce qui est inhabituel dans cette émission de débat, il a ensuite été rejoint par trois autres invités et la correspondante de la RTS à Bruxelles.
Le débat a été nourri.
Le vibrant plaidoyer de Pierre-Yves Maillard en faveur d’une Europe plus sociale a dû être nuancé sinon refroidi par les précisions d’Isabelle Ory, journaliste à Bruxelles.
Pour le reste, les échanges entre Slobodan Despot et le philosophe à la chemise blanche auront donné droit à quelques escarmouches sinon plus encore, en fin d’émission.
Un internaute a, pour sa part, relevé la part belle que le service public suisse a faite à Bernard-Henri Lévy, connu pour ses plagiats et ses impostures intellectuelles.
Saluons toutefois le fait que l’émission ait été diffusée en direct…
Il a souvent été énoncé de ce blog qu’il était « politique ». Or, il semble plutôt que le fait d’évoquer et de proposer des sujets d’actualité relève d’un simple sens civique.
Par ailleurs, que d’aucuns considèrent ce qui s’énonce ici de la Russie comme relai d’une propagande, les regarde.
Ils sont néanmoins loin du compte.
Qu’à cela ne tienne, ce qui me tient à coeur reste, avant tout, de rejeter les a priori qui excluent tout autre éclairage que celui qui doit prévaloir quoi qu’il en soit sur ce vaste pays.
C’est cela qui, souvent, m’a fait réagir.
Car ce n’est tout simplement dans l’intérêt d’aucun de nos peuples de cultiver pareille hostilité envers un pays frère.
Oui, la Russie est un pays frère.
Et la guerre qui se poursuit en Ukraine a été et reste fratricide. Qu’on écoute cette jeune femme se mobiliser pour la paix!
Elle qui a subi la guerre de plein fouet en dépit des accords de Minsk II, devrait ne pas laisser insensible autant de défenseurs des droits humains!
