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Histoire

Culture, Histoire, Politique

La mémoire d’un écrivain et d’un peuple honorée

La France, par la voix de son Président, honore Maurice Genevoix.

Emmanuel Macron vient d’annoncer, en effet, l’entrée de l’écrivain au Panthéon l’an prochain mais, avec lui, l’entrée collective de « Ceux de 14 ».

Je vous invite à lire cet article et à découvrir en quels termes s’exprime le Président de la République.

Tout autant y trouverez-vous une interview de Maurice Genevoix réalisée en 1978, soit deux ans avant sa mort.

Avec cette reconnaissance accordée et à l’écrivain et à l’ensemble de celles et de ceux qui se sont battus pour la France, Emmanuel Macron honore une mémoire vive et sensible.

La cultiver n’est pas entretenir la haine de l’ennemi. C’est l’oublier qui heurterait.

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

Ombres sur la ville …

Chaque premier dimanche de novembre, à Genève, se tient une cérémonie face au Mur des Réformateurs. On y célèbre la mémoire de la Réforme dont on a fêté le 500e anniversaire l’an dernier.
Quelle que soit la relation qu’on entretienne à l’Eglise, quelque soit la confession des un(e)s et des autres, nier l’Histoire ou tenter de la reformuler reste, on le sait, une pratique à laquelle d’aucuns s’adonnent sans scrupules.
De fait, chacune et chacun y va de son regard sur celle que l’on appelle aussi la Cité de Calvin.
Au moment où les agissements de ses autorités municipales révèlent toute leur dimension, comment dire, humaine? Trop humaine? Très humaine, toutes sortes de réactions se font entendre, ce qui, en soi, n’a rien de très surprenant.
C’est pour l’estime que leur portent encore les citoyen(ne)s lambda que nombre d’entre elles et eux expriment leur amertume. C’est pour ne pas s’être encore totalement détourné(e)s de la chose politique que certain(e)s citoyen(ne)s réagissent.
Certes, nos élu(e)s ne sont pas des dieux ni même des demi-dieux et on n’attend pas qu’elles ou ils le soient!
Autant de projections sur la personne humaine s’observe pourtant encore et toujours. Or, on le sait bien, un(e) élu(e) agit en fonction de contraintes mais aussi, s’il ou elle en est doué(e), avec talent et charisme.
Mais à se livrer à pareilles pratiques telles que celles qui ont été visées par le rapport de la Cour des Comptes de Genève, l’Exécutif de sa Ville a montré qu’il en était loin.
Et surtout, qu’il avait bien peu d’estime pour tant de celles et de ceux qui contribuent à s’acquitter de l’impôt alors que leurs fins de mois sont difficiles.
Pareil mépris affiché blesse celle et celui qui a encore quelque respect pour la fonction exercée par les autorités auxquelles il a accordé sa confiance.
Quant à celui qui présidait jusqu’il y a peu le Conseil d’Etat de Genève, autant éviter d’en parler à lire comment  cette journaliste a été traitée par quelques fanatiques, bien sûr…

Histoire, Politique, société

Petites trahisons entre démocrates…

Retour sur une élection qui avait vu une femme, pour la première fois de l’Histoire de la France, accéder à la possible Présidence du pays.
Quelles qu’aient été les circonstances qui l’avaient propulsée jusqu’au second tour de la présidentielle de 2007, Ségolène Royale avait affronté Nicolas Sarkozy dans un débat d’une autre tenue que celui qui a mis l’un en face de l’autre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en mai 2017.
La colère de la candidate socialiste face à son rival a été abondamment commentée.
Or celle-ci n’a pas été feinte. Elle résultait d’un mensonge. Résultat, le candidat de l’ex-UMP a tout de même réussi à retourner la situation en sa faveur et obtenir le soutien des handicapés alors que sa rivale en bénéficiait jusque là pour s’être beaucoup mobilisée en leur faveur.
Cependant voilà, ce monde, qu’il soit politique ou autre, est tissé de trahisons et de pièges tout autant que de surprises un peu plus heureuses, car oui, ne désespérons pas, elles existent.
Cela dit, à en croire cet extrait du livre tout récemment paru de Ségolène Royal, on mesure le degré d’amabilité de l’homme qui l’a emporté sur sa candidature à elle.
Pour le reste, on sait aussi comment ce même Nicolas Sarkozy avait soutenu Bruno Julliard, devenu adjoint et désormais ex-1er adjoint à la Mairie de Paris, pour manifester contre le CPE et nuire à son rival de l’époque, Dominique de Villepin. 
Mais si la démocratie offre de pratiquer ce genre d’élégances que l’on ne manque pourtant pas une occasion de pointer lorsqu’elles concernent d’autres régimes politiques, dans ce cas, oublions la morale, on s’en portera d’autant mieux!

Culture, Histoire, Politique

Stéphane Hessel a prôné l’indignation. Mais la contemplation?

Une histoire m’accompagne de longue date déjà. Je la tiens d’un être très cher qui a connu de près la deuxième guerre mondiale en France occupée.
Sur ordre de leur hiérarchie, des soldats nazis s’étaient rendus chez une veuve pour lui annoncer que sa maison allait être incendiée. Ils lui laissaient une heure pour en sortir ce qu’elle avait de plus précieux.
Une heure plus tard, les hommes reviennent et découvrent la femme dans son jardin, sur une chaise longue, en train de lire.
Ils cherchent du regard où seraient meubles, affaires ou autres qu’elle aurait retirés de la demeure et, ne trouvant rien, ils l’interpellent alors que le feu va être bouté.
Calme, la dame explique que oui, elle a bien compris ce qui lui avait été dit et qu’elle avait là, en mains, ce qu’elle tenait de plus précieux.
Il s’agissait d’un livre, la Bible.
Interdits, les soldats exécutent l’ordre qui leur a été donné et s’en vont. Or la maison n’a pas brûlé. Non que l’action des nazis ait été vaine mais parce que ses effets n’ont pas eu le résultat escompté.
Ce genre d’histoires, vous en auriez peut-être, vous aussi à raconter, où la force de la contemplation surpasse celle de l’indignation…

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

A l’attention de la Conférence des Présidents du Parlement européen

Par son vote final, la Conférence des Présidents du Parlement européen a annoncé, ce 25 octobre, avoir décerné le prestigieux Prix Sakharov au cinéaste ukrainien Oleg Senstsov.

Cette distinction honore un engagement pris au regard de la « liberté d’esprit »  et du combat mené en faveur des « droits humains » .

Selon le cinéaste Laurent Cantet, le principal témoin en défaveur d’Oleg Sentsov -accusé d’avoir préparé un attentat-  aurait reconnu s’être exprimé sous la torture.

Si ce « principal témoin » est le militaire ukrainien qui a parlé dans le cadre d’une conférence organisée par l’OSCE, dans ce cas, l’accès à autant de sources estimées fiables aura été réservé.

Nul doute, alors, que c’est en toute connaissance de cause qu’il aura été choisi d’élever Oleg Sentsov au rang de lauréat du Prix Sakharov. A l’opinion publique d’en prendre acte.

Pourtant, si l’on se rappelle ce qu’a vécu Andreï Sakharov, la question se pose de savoir quelle « liberté d’esprit »  vient d’être reconnue au cinéaste distingué.

Car la Conférence des Présidents du Parlement européen a agi, forte de certitudes que rien ne confirme, sauf à ce que preuve ait été fournie des tortures qu’aurait subies le militaire ukrainien qui déclare son compatriote cinéaste responsable d’avoir projeté un acte terroriste.

Les critères d’attribution de ce Prix, créé en 1988 avec l’accord du savant duquel il porte le nom et qui est décédé un an plus tard, ont été élargis en 2003. A ce titre, toutes sortes de personnalités figurent parmi ses bénéficiaires.

Qu’à elles s’ajoute désormais celle d’un homme emprisonné pour avoir projeté de détruire autant de vies humaines que l’aurait permis la charge explosive qu’il est accusé avoir détenue, relève d’un choix qui regarde la seule Conférence des Présidents du Parlement européen.

Aussi bien est-ce sa propre « liberté d’esprit » qu’elle récompense, celle d’avoir consacré une rumeur plutôt qu’une autre. Puisse la mémoire d’Andreï Sakharov ne pas avoir à en souffrir, on le lui souhaite.

Hélène Richard-Favre
Genève, ce 26 octobre 2018

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

Postures et danger

capture d’écran: chrétiensaujourdhui.com
Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question de l’Eglise orthodoxe et du schisme qui la menace. Un commentaire déposé par « Charles 05 » résume un point de vue qui vaut d’être débattu.
Il va de soi que nombre d’athées ou autres personnes qui n’ont de regard que critique sur l’Eglise peuvent demeurer totalement indifférents sinon se montrer moqueurs face à la situation décrite dans le sujet.
Or si j’ai tenu à le partager ici, c’est pour prévenir d’un danger bien réel.
Alors, bien sûr, que l’on peut prendre cela de haut en affichant des postures et revendiquer son athéisme ou dénoncer les collusions entre politique et religion.
Si cela conforte, soit.
Mais cela démontre qu’après tout, ce qui se passe chez les autres et, qui plus est, au sein d’une Eglise, favorise l’indifférence ou la raillerie. Or c’est en ceci que, justement, réside le risque.
Car non, ce qui se passe au sein de l’Eglise orthodoxe ne peut être écarté de seul revers de la main.
Pour la simple et bonne raison qu’il s’agit là de faits aux conséquences encore imprévisibles. Aussi bien, peut-on toujours gloser, risque il y a.
Et le seul fait de se décréter athée ou critique pour s’en détourner ne sera d’aucun poids. Tout simplement parce que, qu’on le veuille ou non, on touche là à une sphère extrêmement sensible, aussi absurde peut-elle paraître aux cartésiens.

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

Vers une grave crise en Ukraine …

capture d’écran: stratpol
Ce sujet s’adresse surtout à mes compatriotes qui tentent, peut-être, de s’y retrouver dans ce que plusieurs de leurs médias ont rapporté de la crise qui sévit au sein de l’Eglise orthodoxe russe.
De nombreux articles ont traité le sujet, sans minimiser les risques d’embrasement qu’allait susciter la décision qui serait prise par le Patriarcat de Constantinople de rendre l’Eglise orthodoxe d’Ukraine indépendante du Patriarcat de Moscou.
Voici qui est désormais chose faite.
Le Saint-Synode de Constantinople a déclenché le processus qui permettra d’octroyer l’autocéphalie à l’Eglise d’Ukraine et levé l’anathème dont étaient frappées les deux Eglises autonomes – le Patriarcat de Kiev, autoproclamé par le patriarche Philarète en 1992, et l’Eglise orthodoxe autocéphale ukrainienne, née d’un schisme en 1920.
Tout autant, le décret de 1686 qui plaçait les églises ukrainiennes sous la tutelle de la Russie a-t-il été révoqué.
A lire plusieurs articles de la presse occidentale, on sent que le danger qui couve n’est pas écarté par les rédactions, même si la rhétorique habituelle pour évoquer la Russie et le Kremlin ne disparaissent pas.
Quoi qu’il en soit, je vous propose cet article du journal Le Temps et cette vidéo réalisée par Xavier Moreau que d’aucuns connaissent pour ses diverses interventions, ici à Genève, entre autre lors de la soirée caritative qui avait été organisée en faveur des enfants du Donbass.

Culture, Histoire, Politique, société

De la chasse aux sorcières à la chasse à l’homme

La culture ne sauve rien ni personne, écrivait Jean-Paul Sartre en 1964 dans Les Mots. Et de poursuivre qu’elle ne justifie pas. Mais c’est un produit de l’homme: il s’y projette, s’y reconnaît; seul, ce miroir critique lui offre son image.
Les effets du mouvement #metoo le démontrent, nombre d’hommes du monde de la culture ont été visés, parmi eux, Jean-Claude Arnault dont le comportement aura eu pour conséquence la décision de ne pas décerner de Prix Nobel de littérature cette année. 
Le Français fait appel du jugement qui le condamne à deux ans de prison ferme.
Si, désormais, les attaques dirigées contre des hommes se multiplient, est-ce vraiment par souci de justice, la question se pose. Car face au nombre de comportements déviants qui seraient à juger, les tribunaux devraient engager du nouveau personnel à tour de bras.
Qu’on ne s’y méprenne, ce sujet ne vise en rien à minimiser les atteintes faites à l’honneur des femmes. Il n’a de raison que de mettre en évidence, une fois encore, l’aléatoire d’une fièvre morale qui s’empare d’autant de justiciers pour condamner tel ou tel homme.
Car pendant ce temps-là, de véritables criminels oeuvrent en toute impunité. Mais tuer des civils innocents au nom du bien suffit peut-être à faire croire à qui le veut bien que la morale est sauve, à défaut de la culture…

Culture, Histoire, Politique, Religions

Encore un expert et grand connaisseur de la Russie et de son Président, donc

Voici un article qui a le mérite d’être clair et net. Cependant, quand l’opinion se mue en propos péremptoire qui ne doit plus laisser place au doute, des preuves à l’appui sont souvent un atout.
En l’occurrence, ici, l’auteur de ce sujet de blog publié sur le site de Mediapart affirme que le Président russe, en toute logique de cause à effet, n’a pu être qu’athée au regard de son passé soviétique et kagébiste. De fait et en conclusion de son propos, il décrète que Personne ne croira que l’ancien membre du parti communiste et toujours actuel agent du KGB croit en Dieu.
Pour qui se soucie de vérité, au sujet de Vladimir Poutine, il est toujours important de rappeler la présence du KGB des fois qu’on l’oublierait…Même si, pour ce qui est de la lauréate 2015 du Prix Nobel de littérature, l’éloge plus qu’enthousiaste qu’elle adresse à Dzerzhinki, fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB, est savamment passé sous silence.
Qu’à cela ne tienne, Poutine est définitivement kagébiste, Alexiévitch, résolument des nôtres.
L’honorable Alma mater de la Cité dite de Calvin en sait quelque chose, qui, pour son courage, l’a gratifiée du titre de Docteure Honoris Causa.
Pour en revenir à ce blogueur, qu’il publie ce qui lui chante et qui n’est pas de la responsabilité du site Mediapart mais, au moins, qu’il s’informe au préalable! Vladimir Poutine a été baptisé en secret, eh oui, il suffit de lire, par exemple, l’ouvrage qu’a consacré Frédéric Pons au Président de la Fédération de Russie pour l’apprendre ou cet article, tout à l’honneur d’Europe1.
Il va de soi que si l’on préfère s’installer dans la tête de Vladimir Poutine avec celui qui s’y est mis et qui s’est, lui aussi épanché sur Mediapart, on risque fort de manquer quelques épisodes de sa biographie.

Histoire, Politique, Religions, société

Ce peuple que l’on n’hésite pas à qualifier de petit

A plusieurs reprises, il a été question du « petit peuple » dans le cadre de l’interview d’un Professeur invité à commenter les événements qui se sont déroulés il y a peu à Chemnitz.

Le journaliste qui l’interviewait, Darius Rochebin pour ne pas le nommer, évoque ce « petit peuple » que reprend alors le Professeur en estimant ce mot  le plus important.

Et le voici qui nous explique la fonction sociale occupée par tel agent de la Stasi à Buchenwald, telle autre encore, assistante sociale et de dire que ce système (nazi) ne pouvait exister que par le « petit peuple».

Mais que veut dire « petit peuple »? Pour l’interviewé sinon pour son intervieweur, on comprend qu’il désigne des personnes simples, de classes dites populaires.

Or à considérer ce que ce Professeur appelle traditions dans cette partie de l’Allemagne en question, la luthérienne, la communiste et la nazie, serait-il encore à démontrer qu’elles ont rassemblé autant d’élites que de ce qui constitue le « petit peuple »?

La culture n’était pas en reste non plus ni chez les nazis, ni chez les communistes ou les luthériens.

Cette manière de faire endosser des courants idéologiques ou religieux à des classes sociales, en l’occurrence, le communisme, le nazisme et le luthéranisme au « petit peuple »  est plutôt réductrice, voire particulièrement orientée.

Sans compter le mépris affiché pour ce « petit peuple » tout juste bon à exécuter ce qu’on lui demande sans le moindre esprit critique.

Pour le reste, pas un mot de tant de ces personnes, issues du « petit peuple » ou pas, qui n’avaient d’autre choix que celui de se plier au régime sinon d’être envoyées purger une peine quelque part dans un camp.

Mais l’essentiel semble être de désigner qui a fait quel mal et qui est dans le droit et bon chemin. Ainsi se diffuse ce qui s’appelle information.