capture d’écran youtube, émission diffusée le 16.11.2009
Le choc subi par la victime d’un abus sexuel, quelque soit l’identité de son agresseur, marque à jamais pour autant que la personne ne se soit pas, entretemps, pris la vie comme cela peut se produire alors même qu’on l’avait incitée à parler.
On l’a évoqué ici, le cas de cette jeune fille, encouragée à porter plainte contre son abuseur et qui, faute d’avoir pu le supporter, a mis fin à ses jours.
Autant d’affaires intimes livrées sur la place publique suscite nombre de débats, comme si nos considérations allaient modifier le cours de ce genre d’histoires, malheureusement inscrites au patrimoine de l’humanité.
Combien de viols compte l’Histoire avec ses guerres et ses victoires à inscrire sur le corps ennemi? Combien de viols sont-ils chaque jour perpétrés, sur des hommes tout autant?
Le saccage du corps d’autrui demeure la triste constante d’une expression de puissance.
Au même titre et dans l’hypothèse où les femmes appelées à témoigner à charge contre le célèbre islamologue seraient utilisées pour briser son image, alors, ces affaires pénales ne constitueraient que la pointe d’un iceberg autrement plus glaçant encore.
Histoire
Le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges était décapitée.
Arrêtée par les Montagnards le 6 août 1793 pour ses prises de position, elle est exécutée à l’âge de quarante-cinq ans.
Les violentes inimitiés qui l’ont visée ne sont pas le seul fait des hommes alors qu’elle défendait des idées féministes.
Et de cela, Marie-Olympe de Gouges n’a jamais été dupe tant elle estimait que les femmes n’avaient de plus grandes ennemies qu’elles-mêmes.
Ainsi explique-t-elle comment tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.
A l’heure où tant de femmes sont appelées à balancer tel ou tel abuseur, harceleur sexuel ou violeur, ces mots résonnent d’un écho singulier.
Décapitée par l’ardeur républicaine d’autant d’esprits se réclamant des Lumières, c’est la Terreur qui a eu raison d’Olympe de Gouges.
On nous explique dans tel ou tel article, que les croix qui ont été posées avant 1905 ne seraient pas concernées par ladite loi sur la laïcité et, de fait, pas touchées par une quelconque suppression.
Que penser, alors, de celle qui a été enlevée récemment à Poitiers alors même que, selon ce rappel publié en guise d’explication et de justificatif, elle n’aurait pas dû être concernée?
Il ne s’agit pas, ici, de se porter au secours de signes religieux quelconques mais de tenter de saisir la cohérence d’actions menées au nom de la loi.
Pour le reste, voici sur le sculpteur russe, créateur de la statue qui fait polémique. Il en a été question ici.
Cela dit et en matière de croix supprimée, on se rappellera aussi comment certaines grandes marques n’ont pas hésité à les faire disparaître pour, sans doute, ne pas heurter quelques grands esprits ou autres sensibilités dites laïques.
Pour qui a suivi l’affaire qui vise une croix, symbole religieux à bannir, voici qui va la rendre d’autant plus complexe sinon intéressante.
A Ploemerl, en effet, la croix qui surplombe un monument dédié au Pape Jean-Paul II doit être supprimée sur ordre du Conseil d’Etat. Pour les détails de cette affaire qui dure depuis plusieurs années, la lecture de cet article est assez explicite.
Or voici que la Première Ministre de Pologne s’en mêle et propose que l’on transfère la statue dans son pays. Car elle refuse la mutilation de cette oeuvre dont le créateur serait le seul à devoir donner son accord pour toute modification.
En arriver à pareil rejet de symboles au nom d’un principe qui s’applique de manière plus qu’aléatoire, c’est vraiment vouloir renier ce qui a façonné l’Histoire de la France, sa culture et ses valeurs.
Le christianisme semble décidément de moins en moins bienvenu en terres pourtant familières. Car enfin, la France peut bien lui tourner le dos, dans ce cas, c’est d’elle-même qu’elle se détourne.
La Russie vue autrement que par ses sempiternels mêmes pourfendeurs, merci Telerama!
Oui, la France russophile existe et c’est à signaler.
Voici une interview à lire! Elle a été accordée à Telerama par le célèbre écrivain russe Zahar Prilepine.
En lice pour le Prix Médicis étranger avec son roman Dans l’Archipel des Solovki,il ne manque pas de faire remarquer l’inadéquation de la perception de la Russie dont il est parfaitement conscient qu’elle revient en boucle chez autant de grands esprits et connaisseurs de son pays.
Il s’explique aussi sur sa présence dans le Donbass que j’avais signalée dans un précédent sujet de ce blog tandis que les commentaires émis par autant de personnalités de référence de nos médias allaient bon train pour dire tout le bien qu’ils pensaient de cet engagement de l’écrivain.
Il évoque aussi la popularité de celui que tant de ces mêmes spécialistes ne cessent de nous présenter comme le grand rival de Vladimir Poutine alors que, comme cela a souvent été rappelé ici aussi, le pourcentage de voix qu’il rassemble n’a vraiment pas de quoi faire trembler les murs du Kremlin.
Il parle de Staline, de Lénine, il parle de la Russie telle qu’il la vit.
On a souvent distingué la littérature de la politique en disant de la seconde qu’elle était dans l’action, au contraire de la première.
A tort ou à raison, attribuer à l’une et à l’autre ses caractéristiques propres se défend. Il n’en demeure pas moins vrai d’écrits, qu’ils ont pu agir de manière indéniable dans un cadre socio-politique donné.
Il n’est que de songer, par exemple, à l’ascendant exercé, pour la France, par Jean-Jacques Rousseau, pour la Russie, par Nicolaï Tchernychevski.
On sait le rôle déterminant qu’a exercé sur Lénine l’ouvrage écrit en prison par Nicolaï Tchernychevski, Que faire?
Et pour la France, même si d’aucuns privilégient une certaine réserve à l’égard de Jean-Jacques Rousseau, son influence est admise et reconnue.
Reste alors à discuter la part à accorder au livre, à son auteur et à qui l’a instauré en référence. C’est là tout un autre débat mais qui ne doit pas exclure l’interaction entre l’écrit et l’esprit qui le reçoit.
A la paix, on y croit ou pas.
Tout comme à Dieu, invoqué par cette femme qui a marché, avec des milliers d’autres, israéliennes et palestiniennes, à travers Israël et la Cisjordanie occupée.
Le lien à cet article indiqué ci-dessus m’a été envoyé par une personne qui suit ce blog et souhaite rester anonyme.
Certes, aspirer à la paix n’est pas le propre des femmes.
Et le nombre de personnalités de tous horizons qui se sont jointes au mouvement initié par l’association Women Wage Peace le prouve.
Aussi, bien consciente que les intérêts d’autant de puissances font souvent peu cas de pareille mobilisation, il n’est jamais vain de s’en faire le relai.
Et encore moins vain de respecter et d’honorer pareille action.
Après le premier discours qu’a tenu Emmanuel Macron à l’ONU, d’aucuns ont osé y voir du Villepin.
On se demande où et en quoi un tel constat a pu être établi. Non seulement le cadre n’était pas le même qu’en février 2003 mais surtout, Emmanuel Macron, s’il est ami et estimé de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, est loin de lui avoir emboîté le pas, ce 19 septembre 2017.
Cependant, nombre d’observateurs ne s’y trompent pas.
Car l’homme des discours aussi passionnés qu’ambigus n’a pas réussi à convaincre de sa différence d’avec son homologue états-uniens.
Emmanuel Macron n’a donc pas fait du Villepin. Emmanuel Macron a fait du Macron sinon du mauvais Trump.
Pour le reste et, entre autre sur la Syrie, en voici un qui ne mâche pas ses mots pour dire tout le bien qu’il pense du Président français.
Emmanuel Macron, la France l’intéresserait davantage qu’elle n’intéresserait les journalistes?
La culture française n’existe pas, la Guyanne serait une île, les Français seraient des fainéants, sans compter ceux qui ne seraient rien, autant de manières d’apprécier le pays qu’Emmanuel Macron a été appelé à présider.
Certes élu a minima, mais élu tout de même, qui représente-t-il tandis qu’il nie la culture de ses citoyens, ignore la géographie et méprise les plus désemparés et démunis?
A Genève, sur la façade d’un grand magasin construit dans les années 1960 à l’emplacement de l’une des maisons où a vécu Jean-Jacques Rousseau, figure en sa mémoire cette citation:
Mon père, en m’embrassant, fut saisi d’un tressaillement que je crois sentir et partager encore: Jean-Jacques, me disait-il, aime ton pays.
On ignore quel amour de son pays a porté Emmanuel Macron à en briguer la fonction suprême tandis qu’il n’en est pas à sa première déclaration pour en déconsidérer le peuple qui, bon an mal an, l’a porté au pouvoir.
Quant à sa relation très particulière aux journalistes, cet article de L’Express nous explique ce qu’il en est.
La crise des Rohingyas, esprit critique et mondialisation obligent.
capture d’écran Le Figaro.fr
Pour tenter de s’y retrouver un peu dans ce qui se passe en Birmanie, voici deux points de vue. Le premier, publié en anglais sur le site de Sputniknews, a été traduit ici en français.
Il en resort une analyse que l’on peut, certes partager ou pas mais qui ne manque pas d’intérêt.
L’autre regard porté sur la situation émane du journaliste français Renaud Girard qui évoque, pour sa part, une guerre de civilisation et relève, entre autre, le fait qu’il y a quarante ans, on parlait moins de l’islam que de nos jours. Son intervention est citée dans cet article paru sur le site du Figaro.
Quoi qu’il en soit et mondialisation oblige, on ne peut désormais plus considérer une situation soi-disant locale comme telle. Et cela ne date pas de la crise qui secoue en ce moment la Birmanie, cela remonte à autant d’autres pays précédemment secoués par de telles problématiques.
Dans l’article cité en référence au début de ce sujet, il est question de l’ex-Yougoslavie, on ne peut, en effet, s’empêcher d’y penser en l’occurrence.
Maintenant, voir la main du diable partout, on le sait, est vite associé à du complotisme. On peut, sans y verser, considérer tout simplement certains éléments et autres rapports de force et d’intérêts en jeu et comprendre que nombre de conflits peuvent être récupérés et instrumentalisés.
Quant aux informations livrées, elles sont le plus souvent à prendre avec recul tant elles sont susceptibles d’accompagner ou de justifier tel ou tel parti pris ou à prendre…
