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Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Staline, Dzerzhinski, une autre lecture de l’Histoire

Suite à la publication du précédent sujet de ce blog sur Twitter et aux réponses qui y ont été apportées, entre autre par Darius Rochebin que je remercie, au passage, de l’attention qu’il a portée à mon message, force est, malgré tout de constater que son sens a été détourné sinon ignoré.

En effet, tout de suite, il a été question du communisme et de ses conséquences alors que mon propos visait le choix rédactionnel opéré par la RTS pour évoquer le centenaire de la Révolution russe.

Car la résumer à des images de goulag, c’est orienter de facto le téléspectateur tandis que l’ensemble de ce qu’elle a généré mériterait mieux que ce seul rappel. Mais non, on préfère revenir sans cesse à ces images terribles sans autre références.

Or qu’on rappelle, par exemple, comment certains dont le très vénéré Jean d’Ormesson et la très charismatique Svetlana Alexievitch se sont exprimés sur Staline, pour le premier, sur Dzerzhinski pour la seconde.

Alors on comprendra d’autant comment l’une a si bien su tourner sa veste, et l’autre, eu le courage de reconnaître un choix.

On réalisera ainsi,  peut-être, que ces temps passés communistes et soviétiques ne peuvent être évoqués de manière aussi réductrice sinon orientée.

Culture, Histoire, Politique, société

La Russie n’est pas l’ennemie que trop d’intérêts en jeu nous présentent

Alors que tant de fois nous sommes exhortés au respect d’autres cultures, l’impression que toutes ne retiennent pas la même attention a souvent motivé nombre de sujets publiés sur ce blog.

Pour qui le suit, il est sans doute devenu évident que celle que j’ai tant de fois souhaité voir prise en considération, je veux parler de la culture russe, y tient une place non négligeable.

Nul n’est obligé d’en partager le goût mais au moins la prise en compte dans l’intérêt général de l’entente entre les peuples.

Sans quoi et à cautionner d’une quelconque manière autant d’attitudes et de propos hostiles envers un pays qu’on résume à quelques images caricaturales, abusives ou mensongères, on court le risque d’encourager une entreprise de destruction susceptible, à terme, de devenir massive.

Jamais, il n’a été question, ici, de porter la Russie aux nues mais de refuser l’absence de nuance et le jugement hâtif qui la réduisent à quantité négligeable.

Car tandis qu’il est souvent rappelé sinon prêché urbi et orbi qu’échanges et dialogues sont à privilégier, on cherche trop souvent où le seraient ceux menés avec la Russie.

Mais  si la volonté d’en découdre avec elle est ce que cet Occident suffisant et arrogant privilégie, dans ce cas, le monde a du souci à se faire.

Loin de moi de présager du pire, comment donc?

Mais réagir à ce jeu d’intérêts qui trouve appui sur une division à entretenir entre des peuples qui n’aspirent qu’à voir leur destin se poursuivre loin d’autant de cynisme, tel est ce qui motive autant de prises de position ici.

Culture, Histoire, société

D’un fait l’autre…

capture d’écran: https://www.rtbf.be/info/monde/detail_crash-d-un-avion-russe-deux-nouveaux-corps-retrouves-dans-la-mer-noire?id=9490015
Alors que nombre de mes compatriotes semblent se passionner pour une affaire en voie de devenir d’Etat au rythme où va leur mobilisation, j’ose, pour ma part, penser encore et encore au crash qui a blessé la Russie au coeur.
Certes, la mort brutale de l’ensemble des passagers et de l’équipage du Tupolev Tu-154 peut laisser aussi indifférent ou presque que le taux d’alcoolémie dans le sang de cette élue fédérale qui retient l’attention d’autant de Suisses.
Nul doute que conduire en état d’ébriété met en danger la vie d’autrui et que la loi est là pour sanctionner ce comportement. Mais le reste qui alimente tant de commentaires, relève de discussions de comptoir tant on semble ignorer ce qui s’est passé exactement.
Cela dit, il ne s’agit pas, ici, de minimiser les intérêts sinon de les hiérarchiser, il est juste question de constater que des goûts et des couleurs, comme dit le proverbe, on ne discute pas.
Même parmi les  grands de ce monde, certains n’ont pas estimé bon de s’exprimer. Le Président d’encore tous les Français, par exemple, a pris comme porte-parole son ambassadeur à Moscou quand la Chancelière allemande en personne a adressé ses condoléances à la Russie.
Pour ma part, si j’y reviens encore, c’est pour ce qui m’unit à ce pays et qu’une journaliste a bien voulu comprendre. Qu’elle en soit remerciée, je veux parler, ici, d’Anne Pitteloud du journal Le Courrier:
http://www.lecourrier.ch/136498/les_voix_d_helene_richard_favre

Culture, Histoire, Politique, société

Lettre ouverte à Raphaël Glucksmann

Monsieur,

Sur votre compte Twitter, vous avez appelé à un rassemblement, ce 19 décembre 2016, Place Igor Stravinsky à Paris.

Avoir des opinions, nourrir des convictions, rien de plus légitime mais les défendre de manière aveugle, c’est prendre le parti d’intérêts et cautionner les non-dits qui les accompagnent.

C’est, dès lors, faire la part belle à la propagande.

Aussi, Monsieur Glucksmann, les criminels que vous dénoncez sont-il vraiment ceux qu’il vous plaît de mettre en avant tandis que de longue date, la menace a plané sur la Syrie?

Près de 400.000 morts plus tard et autant d’actes terroristes et d’assassinats, on préfère persister et signer des actes d’accusation contre ceux que l’Occident bien-pensant a décrétés coupables.

La Russie de Poutine ou de quiconque n’est pas à l’origine de l’horreur qui frappe la Syrie, pas davantage ne l’a-t-elle été de la guerre en Ukraine.

L’installation d’un gazoduc auquel le gouvernement syrien s’est opposé et l’exploitation de gaz de schiste contre lequel s’est levé le Donbass ont eu, en grande partie pour conséquences, les guerres fratricides que l’on sait.

Dénoncées par nombre de personnalités ou autres organisations humanitaires du monde occidental, elles ont été le plus souvent commentées de manière partiale et partielle pour privilégier l’émotion sélective.

Alors, quand prévaut la désinformation relayée au-delà des médias, sur un lieu chargé de mémoire comme l’est la Place Igor Stravinsky à Paris, c’est non seulement l’humanité et l’humanisme que l’on prend en otage mais la culture et l’Histoire.

Merci de votre attention,
Hélène Richard-Favre

Culture, Histoire, Politique

BibliObs:le batracien de La Fontaine

capture d’écran: BibliObs
Un nouvel adjectif est né, à l’Académie française de le valider tandis qu’elle vient d’admettre en son sein, l’écrivain Andreï Makine.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour découvrir une nouvelle fois la qualité de propos émis à l’égard de qui ose parler de la Russie en termes que le très bien-pensant Occident ne se satisfait pas de ne pas goûter mais qu’il se hâte de juger sinon de condamner.
Voici qu’en effet, ce natif de Russie, désormais Immortel, s’est exprimé sur divers sujets qui ont heurté quelques sensibilités hexagonales.
De fait, l’auteur de cet article a trouvé comment rendre au mieux compte du moment académique et historique qui a vu Andreï Makine  être reçu à l’Académie française.
Ce suffisant journaliste s’est fendu du néologisme de poutinien pour signifier toute la finesse de son approche sinon la subtilité de son intelligence.
A l’évidence, son génie créateur rivalise d’excellence face à la culture, à l’humanisme et à l’immense et réel talent d’Andreï Makine.
http://www.academie-francaise.fr/discours-de-reception-de-m-andrei-makine
http://www.academie-francaise.fr/reponse-au-discours-de-reception-de-m-andrei-makine

Culture, Histoire, Politique

La Russie du poète, au-delà de celle de tant d’experts et grands spécialistes…

A suivre, si faire se peut, tout ce qui s’énonce sur Vladimir Poutine, il en ressort autant de curiosité, d’intérêt que de nausée ou d’indigestion.

Parce que parler d’un seul homme tandis qu’il préside un pays de plus de 146 millions d’habitants qui s’étale sur autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9, c’est passer à côté dudit pays, de son Histoire et de sa Culture.

C’est tout simplement évoquer la Russie avec un regard occidental tandis qu’elle ne s’y résume de loin pas. Et occulter ce qui la distingue, c’est passer à côté de ce qui la fonde.

Alors, avant qu’il ne soit trop tard et au-delà des paroles d’experts et autres grands connaisseurs de la Russie, écoutons la voix du poète déjà mentionné ici, Alexandre Blok:

La Russie est un Sphynx, heureuse et attristée à la fois,
Et couverte de son sang noir
Elle regarde, regarde à toi
Avec haine et avec amour
(…)
Nous aimons tout – et l’ardeur des froides mathématiques,
Et l’inspiration des visions divines.
Nous comprenons tout – et la subtile raison gauloise
Et le sombre génie germain.
(…)
Venez à nous! Sortez des horreurs de la guerre
Pour tomber dans nos bras!
Tant qu’il est temps encore – remettez la vieille épée au fourreau,
Camarades, nous serons frères!

Mais si vous refusez, nous n’aurons rien à perdre.
(…)

Poème déjà cité sur ce blog, ici, entre autre.

Histoire, Politique

Prochain Secrétaire d’Etat américain aux Affaires étrangères, ambiance…

capture d’écran de: http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mardi-13-decembre-2016_1956441.html
 
Tous ceux qui sont amis avec Vladimir Poutine oublient qu’il est un meurtrier, un voyou, un agent du KGB.
C’est ainsi que John McCain s’est exprimé au sujet du Président de la Fédération de Russie.
Et de ses propos, tout téléspectateur du 20 heures de France2 de ce 13 décembre aura pu en prendre connaissance.
Comme rhétorique, rien à dire, elle est tout en nuance et en finesse.
Quant à l’Histoire de la Russie, le Sénateur américain ne semble pas en faire grand cas. A tout hasard, le KGB n’existe plus. Pas davantage l’URSS au service de laquelle il a fonctionné de 1954 à 1991.
Mais bon, l’usage -ou l’inculture- veulent que l’amalgame prévale entre ex-URSS et Russie…
John McCain a utilisé ces termes au sujet du Président russe pour commenter la nomination du nouveau Secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires étrangères.
De par les bonnes relations qu’il entretient avec Vladimir Poutine, celui-ci a donc été remis au pas.
Pour quel résultat?
Depuis le temps que sont diffusés documentaire sur documentaire et que paraissent ouvrage sur ouvrage pour nous révéler qui préside au destin de la Russie, comment et avec qui!
Las!

Culture, Economie, Histoire, Politique, société

Discours de campagnes, entre réalisme et séduction

La question a souvent été posée de savoir si le besoin de croire serait un rempart à l’absurde. Pour que tout ne soit pas dépourvu de sens ou de fin, on serait prêt à rejoindre n’importe quelle chimère.

Or dans la lutte menée par qui brigue un pouvoir, au-delà de constats dressés, la séduction le dispute souvent au mensonge, par omission ou par nécessité, c’est selon.

Voici alors des candidat(e)s, en campagne, rivaliser de solutions à mettre en oeuvre pour projeter vers un avenir envisagé selon leur prisme.

En conséquence de quoi, les comportements citoyens oscillent entre examen attentif de ce qui leur est proposé ou crédulité sinon foi aveugle.

Analyser les discours ou les avaler comme du bon pain relève de dispositions aux conséquences non négligeables. Face à autant de postures électoralistes, la rupture et le renoncement à tout crédit menacent, dès lors que la confiance n’est plus toujours prête à se renouveler.

Ainsi fait-on le lit d’extrémismes.  A la faveur d’une liberté d’expression qui risque fort d’être aussitôt confisquée. Mécanique bien connue dont l’Histoire n’est pas à cours d’exemples.

Histoire, Politique

Fourest-Shevchenko, même inculture assassine de mémoires.

Quand Caroline Fourest s’exprime, c’est tout en finesse et en doigté.
La voici qui monte au créneau de la laïcité pour tacler la porte-parole de François Fillon.
Il est vrai qu’en tant qu’ancienne compagne de la scieuse de croix, devenue Marianne du Président encore en place en 2013, Caroline Fourest supporte mal ce signe:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/07/14/temp-e02b65eb6ae24e9fd693e7ef1958a20c-244423.html
Or si elle avait, au préalable, pris la peine de s’entretenir avec Valérie Boyer, celle-ci aurait sans doute pu lui expliquer le sens de cette croix qui renvoie à un pan d’Histoire.
Cette croix, Valérie Boyer la porte en mémoire du génocide des Arméniens que la Turquie s’obstine à ne pas reconnaître.
Alors Madame Fourest, grande défenderesse de droits d’humaines personnes, devrait se réjouir de trouver en Valérie Boyer une femme du même bord.
Au lieu de quoi, comme son ancienne compagne qui avait scié la croix érigée en mémoire des victimes torturées et assassinées par la TCHEKA-NKVD entre 1920 et 1930,  Caroline Fourest vilipende celle qui tient à la mémoire du peuple arménien.
Triste inculture ou triste femme ou les deux ensemble.

Culture, Histoire

Quand les Russes étaient en Californie…

capture d’écran de l’article indiqué en lien au bas du sujet
Un pan d’Histoire de la Californie et de la Russie est évoqué dans un article du grand quotidien suisse Le Temps.
Suivi de trois questions, pour la deuxième, à peine orientée, la réponse qu’y apporte le Professeur Liebich est bienvenue.
On peut toujours s’interroger sur l’opportunité de tels rappels historiques tandis que le sujet traité concerne deux  grandes puissances dont les relations restent tendues.
N’est-il pas sans cesse martelé le désir d’hégémonie russe sur l’Occident sinon le reste du monde menacé d’être envahi sans la vigilances de nos édiles et autres élus ou relais médiatiques?
Se montrer critique n’équivaut pas à rejoindre le rang des complotistes de service. 
C’est demeurer conscient de forces à l’oeuvre pour orienter et influencer un public qui cherche ses repères dans la saga mondiale mondialisante.
L’Histoire est un passé construit et rapporté selon toutes sortes de critères et de références. En faire part à tel ou tel moment peut être ou ne pas être anodin.
A chacune et à chacun d’apprécier et de comparer les deux versions ci-dessous de la Californie russe:
https://www.letemps.ch/culture/2016/09/02/un-mariage-pres-silicon-valley-aurait-russe
 
http://www.america-dreamz.com/info/empire_russe_californie.php