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Merci à « L’Impertinent » de s’être déplacé à Bruxelles!

L’Impertinent a fait l’effort de se déplacer à Bruxelles pour interroger notre compatriote Jacques Baud. L’interview a remporté un franc succès et tant mieux.

Attendre de nos médias dits mainstream un effort similaire semble devoir être oublié.

Pointer l’indifférence des instances gouvernementales de la Suisse envers le sort qui frappe un homme qui l’a pourtant servie leur serait-il impossible?

Parce qu’il publie des ouvrages qui malmèneraient la doxa en vigueur?

Répéter en boucle que Jacques Baud aurait écrit et dit ce qu’il n’a jamais ni écrit ni dit relève du mensonge.

La méthode est hélas bien connue de déformer des propos pour les faire entrer dans un cadre qui permettra alors de les discréditer.

Je vous recommande donc cet entretien au cas où vous ne l’auriez pas encore découvert. Il vous suffit de cliquer sur ce passage indiqué en bleu.

Et ne manquez pas non plus de lire les commentaires!

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« Qui est vraiment Jacques Baud? » interroge « Le Temps »

Notre autrefois -sinon encore?- estimé « grand quotidien de référence » Le Temps publie un article sur notre compatriote Jacques Baud. Le début ne manque pas de piquant:

Qui est vraiment Jacques Baud? Personnage fantasque et clivant, cet ancien colonel, ex-analyste du renseignement suisse, auteur de plusieurs ouvrages et habitué des controverses, a surtout fait parler de lui ces dernières semaines parce qu’il figure sur une liste de sanctions de l’UE, accusé de propagande en faveur du Kremlin.

En d’autres termes, sa notoriété ne relève pas de ses publications mais des sanctions qu’elles suscitent. L’article est réservé aux abonnés dont je ne suis pas.

Quoi qu’il en soit, le sort de l’un de ses Confédérés ne semble pas trop déranger nos autorités fédérales.

Dormez tranquilles, braves gens, on veille!

Inutile de lire ce qu’a écrit Jacques Baud, inutile de s’arrêter sur ses analyses, inutile de découvrir les nombreuses références sur lesquelles il fonde ses réflexions, on sait qu’il est le porte-voix de « la Russie de Poutine ».

On en détient les preuves. Lesquelles, peu importe. Faites-nous confiance, cet homme est à bâillonner.

Ainsi va l’opinion alimentée à plus soif par de véritables spécialistes, invités sur les plateaux de nos chaînes de télévision, dans les studios de nos radios, dans les colonnes de nos grands quotidiens et de nos magazines.

La preuve, on a récemment eu droit à l’excellent et redoutable ancien espion venu du froid, l’inénarrable Jirnov. Pour le reste, Payerne, après avoir honoré il y a dix ans l’un des siens, le Général Jomini, se réjouit d’abriter de quoi tuer des Russes.

La Suisse, ses médias de référence et sa neutralité, toute une histoire! À suivre…

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À la guerre comme à la guerre, vive la Suisse!

  photo@archive personnelle: abbatiale de Payerne, ville où l’on fabrique de quoi frapper la Russie

La neutralité de la Suisse équivaut-elle à laisser au moins deux de ses ressortissants sous sanctions et à accueillir un « ex-Russe » (sic) qui fabrique des drones destinés à tuer les siens?

Poser la question semble y répondre.

La Tribune de Genève nous apprend, en effet, comment le président de la promotion économique vaudoise se réjouit d’avoir pu offrir à cet cet « ex-Russe », tout ce qu’il recherchait: la sécurité, un bassin d’ingénieurs hautement qualifiés, un site où tester ses produits.

En d’autres termes, la neutralité de la Confédération helvétique consisterait à accueillir cet homme sympathique à la voix douce dont les activités sont destinées à frapper des cibles au cœur même de la Russie.

Et cette même neutralité de la Confédération helvétique sur le sol de laquelle se développent des activités guerrières laisse livrés à leur sort deux des siens.

Je veux parler ici de Nathalie Yamb et de Jacques Baud sous le coup de sanctions émises par le Conseil de l’Union européenne, sanctions que la Suisse n’a pourtant pas reprises mais qui s’appliquent à deux de ses ressortissants.

Expliquez-moi! Hélas, l’article de la Tribune de Genève est réservé aux abonnés. Mais le début annonce la couleur.

L’homme est présenté comme sympathique à la voix douce. Ouf, un gentil, quoi! Qui va soutenir l’Ukraine aux prises avec le pays qui l’a néanmoins vu naître, grandir et bénéficier d’une formation qui l’a amené à en faire profiter la Suisse.

Car il est bien mentionné dans l’article que selon les experts financiers, la start-up fondée en Suisse par cet « ex-Russe » vaudrait bien plus de 1 milliard de francs. Et qu’elle joue un rôle clé dans la construction du mur de drones sur le flanc est de l’OTAN, destiné à protéger l’Europe des attaques russes.

Nous y voilà donc. Ce monsieur nous protège! Bienvenue à lui et fi de notre légendaire neutralité face à la très vilaine et très méchante Russie!

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« LCI »… on croit avoir tout vu mais non!

Réunies autour d’une table et d’une animatrice qui leur donne la parole, cinq personnes s’expriment, convaincues de traiter d’un sujet essentiel à l’information.

Regardez! Le titre de l’émission parle de lui-même! 

Donc elles se lancent, allèguent et en même temps, admettent n’avoir aucune preuve de ce qu’elles avancent. Dans ce cas, à quoi bon parler puisqu’elles ne sont pas certaines de ce qu’elles disent?

Peu importe, elles le disent. Parce que ce qui compte n’est pas là. Ce qui compte est de mêler la Russie à l’affaire « Epstin » comme con dit.

Le Kremlin associé au nom d’Epstin, ça c’est un scoop! Pour les détails, on n’en sait pas plus que cela mais qu’est-ce que ça peut faire?

Le contexte ne serait pas aussi sordide, on en rirait.

Bon, si le public fait preuve d’un minimum d’esprit critique, il constatera peut-être que là, franchement, on se moque de lui. Mais sait-on toujours ce qui se passe dans la tête des gens?

 

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Vaincre. À n’importe quel prix?

Donc si l’on comprend bien, les paroles données, les lois instituées ne seraient là que pour d’autant être trahies. Ce n’est là certes pas une nouveauté et se vérifie à toutes sortes de niveaux et dans toutes sortes de milieux où sévit l’abus de pouvoir.

Que la Russie soit classée parmi les pays qui bafouerait droits en tous genres n’est toutefois qu’un très fallacieux prétexte pour la mettre au ban de l’auto-proclamée communauté internationale.

Car en matière de transgression ou autres abus de droits, elle semble au moins égalée sinon dépassée.

C’est cela qui suscite la contestation: cette manière de déconsidérer un pays parce qu’il ne respecterait soi-disant pas telle ou telle juridiction quand d’autres ne cessent d’en piétiner en toute impunité.

Les exemples ne se comptent plus sans que la moindre réaction de cette communauté internationale pourtant si vite offusquée ne les aient condamnés ou ne les condamnent.

De fait et au seul motif de refuser de voir un pays -la Russie en l’occurrence- diabolisé, on est classé groupie ou fan de son Président. Alors qu’il s’agit d’un tout autre discours qui est tenu.

Mais vu que le procédé de noircir l’autre pour d’autant se blanchir soi-même semble si bien rôdé pour fonctionner, le discuter relève presque de l’interdit. Ainsi naissent les conflits, pis, les guerres, par refus de toute alternative.

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Villepin, BFMTV et lui: conspirateur ou soldat en marche?

À lire les appréciations de François Fillon sur les réseaux sociaux ou autres blogs, on conçoit qu’il ne fasse pas l’unanimité.

Libre à chacune et à chacun de défendre la candidate ou le candidat de son choix, la démocratie le veut quand elle ne l’exige pas.
Le problème est ailleurs et nombreux sont celles et ceux qui l’ont compris.

Nous vendre un homme issu du monde de la finance, soutenu par des fonds dont certains n’hésitent pas à en donner l’origine et prétendre qu’il représenterait mieux la France et ses institutions, c’est dire où elle en est!

Et que l’ancien Premier ministre, connu pour avoir laissé en rase campagne et sans la moindre explication, les adhérents du parti qu’il avait fondé, défende le candidat Macron, est éloquent.

Monsieur de Villepin a été empêché sans que personne ne sache jamais ni par qui ni pourquoi.

Il a mobilisé, entraîné dans son sillage toutes celles et ceux qui lui ont fait confiance tandis qu’aucun média ne lui accordait le moindre crédit.

Le voici désormais sans cesse sollicité par autant de plateaux de radio et de télévision ou autres journaux pour y livrer son sentiment de campagne.

En marche avec le candidat de nulle part, Dominique de Villepin est-il conspirateur ou soldat comme le questionnait, le 17 avril 2011, Olivier Mazerolle sur cette même chaîne de télévision, vendeuse de Macron?

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Qui a volé qui et depuis quand?

Le 12 avril 1204, la quatrième croisade en manque de fonds pour rejoindre l’Egypte puis la Palestine et libérer Jérusalem des Musulmans, se dirige vers Constantinople.

Autant les marchands vénitiens -au service desquels se sont mis les Croisés- que ceux-ci, voient l’occasion de briser la puissance commerciale et religieuse de Byzance.

La rivalité entre Latins et Grecs, entre la Rome catholique et la Byzance orthodoxe -qui fut à l’origine du schisme d’Orient- se concrétise là de la manière la plus sinistre qui soit.

À chacune et à chacun d’en tirer les conclusions souhaitées. Le fait est que dans la mémoire grecque, ce passage occidental en leurs terres n’a pas été oublié. Car il a tant affaibli l’empire romain d’Orient qu’il a permis sa chute, en 1453.

La suite, on la connaît, quatre cents ans de domination ottomane et une guerre pour l’indépendance soutenue par les Puissances dont les intérêts ont été évoqués ici.

Dire que l’Histoire se répète est, pour certains, un euphémisme. Le fait est que le besoin de puissance ne lésine jamais sur les moyens.

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« Pas de testicules, pas de cerveau »

« Pas de testicules, pas de cerveau », tels sont les propos d’Olivier Delamarche au sujet de ce pauvre Tsipras. Michel Onfray, lui, résume Tsipras, « à de la com' ». Mieux, il parle de l’existence, en Grèce, d’un foyer fasciste et s’ébahit qu’en Europe, cela existe encore…

À se demander s’il a suivi l’actualité de l’Ukraine! Sait-il seulement qui a été élu Premier Ministre?

A l’aune de telles appréciations diffusées sur un media de grande audience, on mesure son orientation et les limites de son horizon.

En 1832, la Grèce est transformée en royaume par les grandes puissances qui ont oeuvré à son indépendance. C’est un roi bavarois qui est placé à la tête du pays à peine sorti de quatre siècles de tutelle ottomane. Après le roi de Bavière, c’est un roi du Danemark qui lui succède.

Ensuite, quelques dictatures plus tard, la Grèce devient une démocratie.

Qui a une idée de ce que fut la guerre d’indépendance avec ses 200.000 morts? Qui a une idée de ce que fut la guerre civile qui sévit juste après la deuxième guerre mondiale et qui fit 150.000 morts et une centaine de milliers de réfugiés?

Ceci n’est pas une excuse, diront en choeur les financiers et leurs alliés. Non, c’est de l’Histoire.

Sujet paru en page 19 de l’édition papier de la Tribune de Genève du 23 juillet 2015 sous le titre « Grèce: le poids de l’histoire »

Histoire, Information, Medias, Politique

« L’espoir meurt en dernier »

Ces mots sont ceux d’une femme qui a témoigné de ce qu’elle a vécu aux côtés de tant d’autres habitants de Debaltsevo, ville du sud est de l’Ukraine.

Des mois durant, les forces ukrainiennes l’ont occupée. Quels sont les médias occidentaux qui ont évoqué le sort qui a été réservé à ces citoyens ukrainiens par leur président démocrate?

Pourquoi n’a-t-on commencé à parler d’enfants tués ou autres hôpitaux bombardés que  lorsque l’armée de Kiev s’est trouvée en difficulté, encerclée par les résistants du Donbass?

La couverture médiatique de ce qui a longtemps été évoqué en termes de crise alors que des milliers de morts emplissaient les morgues, est indigne d’un Occident qui ose se présenter comme porteur de valeurs et autres libertés d’expression.

Souvent, ici, il a été question de ce deux poids deux mesures de l’information livrée tandis que d’aucuns ont considéré ce blog comme « pro-russe », incapables de saisir le sens d’une démarche qui n’a visé qu’à réagir à l’orientation donnée à une situation que tout annonçait comme explosive.

Si depuis plus d’un an, j’ai tenu à partager ici un point de vue autre que celui de la plupart de nos médias, c’est précisément parce que la violence s’est profilée dès le Maïdan et les suites que l’on sait.

Sous-estimer sinon ignorer le rapport crucial à la terre dont témoignent ces habitants a été l’erreur de trop. Mais l’espoir les a portés, hommage à eux.

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Villepin-Sarkozy, République solidaire?

Et court la nouvelle info selon laquelle Dominique de Villepin serait prêt à soutenir Nicolas Sarkozy. L’interview accordée par l’ancien Premier ministre hier à la RTS a été reprise entre autre par L’Express.

Si le propos est bien relayé sur le site du magazine qui cite les conditions émises par Dominique de Villepin au soutien qu’il accorderait à l’Ancien Président français, l’information n’en est pas moins considérée comme une surprise comme le titre L’Express.

Cependant, si l’on sait que l’ancien Premier ministre a toujours visé au rassemblement et qu’il le rappelle bien dans l’interview accordée à la RTS, il n’y a rien d’étonnant à cette prise de position.

Dominique de Villepin n’a cessé d’avoir à coeur de rassembler. Dans ce sens, il a fondé son parti République Solidaire dont il a très vite confié la présidence au député UMP Jean-Pierre Grand, pour lui-même se consacrer à la campagne menée en vue des présidentielles 2012.

Après l’échec qui l’a soldée, sa directrice Brigitte Girardin, avait appelé à voter Hollande.

À cet égard et dans une interview au journal Libération, Dominique de Villepin avait considéré que le candidat socialiste avait l’étoffe pour être président de la République. « Je crois que c’est un homme qui est capable de faire des synthèses…Nous avons besoin aujourd’hui d’équilibre dans notre pays. C’est la rude tâche qui est la sienne » avait-il déclaré.

Certes!