Quel déballage et quel étalage au nom de la femme ou du féminisme, on s’y perd.
En arriver à de tels échanges au nom de revendications de quoi, au juste? Celle de ne plus avoir à subir de tutelle machiste? De désirs masculins inconvenants? Celle de se libérer de mémoires encombrées d’actes sexuels imposés? De rendre public le cri de corps abusés?
Pour autant qu’on ait déjà sensibilisé à cette problématique les nouveaux arrivés de pays dévastés par guerres et autres fléaux, il serait bienvenu et intéressant de recueillir leurs sentiments à cet égard.
Alors qu’ils ont franchi nombre d’épreuves au péril de leur vie et, le plus souvent, à grands frais de passeurs, ils devront, quoi qu’il en soit, se hâter de retenir la leçon d’autant de femmes.
Eux qui ont manqué de tout, souhaitons-leur d’apprendre au plus tôt les bonnes manières et le comportement adéquat à adopter pour trouver bon accueil auprès d’une femme.
Faute de quoi, ils seront mis au pilori et n’auront plus que leur bonne foi pour se défendre. Celle d’avoir désiré une femme.
Politique
Et voilà, la réponse de bergères à d’autres ne s’est pas fait attendre. Des femmes répondent à d’autres.
Mais que ces actives militantes se souviennent de ce que subissent autant de femmes enfermées sous la chape de doctrines qui les plombent, pis, qui les lapident et les tuent!
Que ces femmes, si sensibles aux victimes d’hommes qui les agressent, se mobilisent contre tous ceux qui cloîtrent leurs épouses, leurs filles et toute autre de leurs proches au nom de telle ou telle credo!
Que ces revendicatrices de droits leur expriment, au moins, leur soutien d’une manière ou d’une autre! Nous aurait-il échappé, que nous ne l’ayons lu ou entendu nulle part?
Et sinon, combien d’hommes ne sont-ils pas tout simplement anéantis par la vindicte d’autant de bonnes âmes féminines qui se rebellent contre eux ou les exploitent?
Etre victime ou se poser en victime ne revient pas au même.
Le statut de victime, en droit, existe. Qu’il soit reconnu pour chaque action qui le confirme et alors, la justice aura oeuvré aussi bien sinon mieux que ces revendications qui ne profitent en rien aux relations entre hommes et femmes.
Voici une comédienne qui tient un discours qui émeut et fait se lever un parterre pour l’applaudir, en voici une autre qui signe une tribune collective pour dénoncer ce qui, précisément, enthousiasme ce public.
Dans son discours, Oprah Winfrey a évoqué le cas d’une femme dont les violeurs n’ont jamais été condamnés et s’est réjouie d’annoncer que ce temps était révolu.
Soit. Et autant s’en féliciter quand on sait combien de viols demeurent impunis encore. Et surtout, combien de viols sont commis sans même qu’on en ait connaissance.
Mais quel rapport un viol a-t-il avec un geste déplacé? Quel lien peut-il être établi entre un viol et une main trop baladeuse?
Sans doute que nombre de personnes ne s’y retrouvent plus pour que les parlementaires suisses aient dû recevoir un guide de bonne manière sinon de bonne conduite.
Pour la spontanéité d’un élan, d’une sympathie, d’un désir à exprimer, on repassera.
On sait le rapport complexe qui existe entre politique et culture.
On peut observer, parfois, comment la première agit sur la seconde ou alors, comment la seconde se met au service de la première.
Or voici que tout se passe dans le seul univers de la culture au sein duquel on décide de s’en prendre à une oeuvre pour en modifier la tournure et la rendre politiquement conforme à la doxa du temps.
L’opéra de Georges Bizet, Carmen, inspiré de la nouvelle homonyme de Prosper Mérimée, est entré sous le contrôle d’un metteur en scène qui a décidé d’en changer la fin.
Les justifications qu’apporte celui qui s’est donné toute liberté d’intervenir sur une création, aussi bien celle de l’écrivain que celle du compositeur qui s’en est inspiré, sont révélatrices de la considération qu’il apporte à une oeuvre.
Nulle.
Lors de ce Nouvel An à Berlin, il s’agirait de réserver une zone spéciale aux femmes pour parer comme possible aux scènes d’agressions sexuelles qui avaient entaché le Nouvel An 2016 à Cologne mais en même temps, justifier ce dispositif dans le cadre des suites de l’affaire Weinstein.
Cela signifierait, en somme, qu’on reconnaît le comportement à risque de personnes invitées à se joindre à la fête mais qu’on a de quoi y faire face par des espaces réservés à leurs potentielles victimes.
Il est certain que nombre de femmes apprécieront de se savoir moins exposées si elles ont connaissance de ce lieu qui leur est dédié. Mais tout cela laisse malgré tout bien perplexe.
D’abord parce que des cas à la Weinstein n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé lors du Nouvel An 2016.
Ensuite, parce qu’à lutter contre le sexisme, à revendiquer l’égalitarisme et à prôner le multi-culturalisme, on est en train de tout mélanger et de contribuer à brouiller les pistes et les repères.
Dans le contexte actuel où féminisme, sexisme et laïcité sont des termes récurrents à défaut d’être des valeurs bien définies, il est particulièrement intéressant de s’arrêter à cet article pour saisir la pensée de son auteure.
Féministe musulmane, elle explique en quoi le port du voile est, pour elle, non seulement une fierté et un signe d’appartenance mais surtout, une manière d’afficher un féminisme qui résiste à celui que d’aucunes ou d’aucuns veulent imposer.
En effet, selon elle, obliger la femme musulmane à retirer son voile au prétexte qu’elle serait soumise à des valeurs patriarcales est une forme d’oppression sinon et même, d’islamophobie. Aussi, développe-t-elle une argumentation pour défendre sa position et la revendiquer.
L’intérêt que présente cet article est, ente autre, de montrer combien le sentiment d’appartenance, en l’occurrence ici, religieuse est fort et prime sur tout autre, au point de lui donner les atours de féminisme au prétexte que celui-ci peut se concevoir de manière variable.
Peut-être mais dans une société dite laïque, le principe veut que tout signe religieux ostensible soit banni. Preuve en sont les multiples destructions de croix ou autres interdictions de crèches ici et là dans l’Hexagone. Cette femme en a-t-elle seulement conscience?
Quand elle argue lutter contre l’isamophobie avant tout, c’est son droit le plus strict de défendre ses valeurs. Mais c’est aussi celui des autorités et autres édiles de faire respecter un principe, qu’elle le veuille ou non.
Pour le reste, son propos permet de mesurer comment le féminisme peut se concevoir par les unes et les autres sinon être utilisé pour d’autant renforcer un combat identitaire.
Le principe de laïcité et le féminisme sinon le sexisme ont encore de quoi faire avec pareils foyers de résistance! Certes, l’article date d’il y a trois ans mais celui-ci, paru dans l’OBS en avril 2016 n’est pas en reste non plus…
Pendant que d’aucunes et d’aucuns se battent pour des droits, voici un aperçu de ce qui se passe tout près de chez nous.
Pour qui suit les informations délivrées par nos médias, la nouvelle relative à l’échange de prisonniers qui a eu lieu entre le gouvernement de Kiev et celui des républiques séparatistes du Donbass n’aura peut-être pas échappé.
Pas échappé non plus le fait que, soudain, nos journalistes se rappellent et rappellent à leur public, cette guerre soi-disant « oubliée ». et qui compte une dizaine de milliers de morts qui s’ajoutent aux innombrables exilés et autres blessés et amputés.
Sans revenir sur la couverture médiatique qui a été accordée à cette guerre dont il a été largement question sur ce blog à travers les centaines de sujets qui y ont été consacrés, s’arrêter sur ce qui se passe, désormais, mérite toute l’attention requise pour qui le souhaite, bien sûr.
Cet article, donc, livre une approche sans doute pas neutre mais autre que celle qui domine nos sites divers d’information qui n’ont pas forcément la palme de l’objectivité.
C’est pourquoi je pense important de partager, ici, ce regard d’une situation aussi douloureuse que tragique, tant elle a mis aux prises des populations que rien ne devait rendre ennemies sinon les promesses de démocraties que l’on a réussi à leur faire passer alors que le seul intérêt était loin d’autant de préoccupations humanistes.
Pour le reste, cette information de dernière minute en dira peut-être davantage sur le respect apporté aux accords de Minsk…
Eh bien, on peut dire que Wikipedia est plus rapide que son ombre pour la jeter sur une carrière brillante.
Après avoir dressé le parcours d’un homme d’exception, l’encyclopédie en ligne ne manque pas de le clore par une rubrique à l’intitulé sans ambages: Scandale sexuel.
Salir, dézinguer telle ou telle personnalité publique et poursuivre sans gêne une guerre après l’autre pour apporter la démocratie à autant de pays brimés, beau programme pour qui défend autant de droits humains bafoués.
Il va de soi que les agissements dont rendent compte les femmes qui ont eu à les subir ne relèvent d’aucun agrément et encore moins du plaisir. Mais de là à en faire un scandale sexuel , il y a un pas qu’on n’hésite plus à franchir tant la parole qui se libère est encouragée et saluée!
Pendant ce temps-là, on apprend comment l’Etat français a communiqué aux parents la mort de leurs enfants tandis que le bus scolaire qui les transportait a été coupé en deux par un train et que les responsabilités des uns et des autres n’ont toujours pas été établies et encore moins confirmées.
Qui est la brute de qui?
La guerre de l’information est ouverte. Ou disons, non, elle se poursuit sur territoire français avec des spécialistes de la Russie.
Ouf, on risquait de les oublier!
Voici qu’une tribune parue dans Le Monde, signée d’autant d’experts et grands connaisseurs de ce pays dont on sait combien il est source de tous les maux et plus encore, appelle a interdire d’antenne la chaîne RT France.
Pas de chance pour ces fins stratèges et surtout défenseurs patentés de la liberté d’expression, la Fédération Internationale des Journalistes a fait savoir qu’elle soutenait les journalistes de la chaîne incriminée.
Cette obsession de la main du Kremlin qui serait omniprésente pour agir, déstabiliser, endoctriner, égarer et on en passe, ressemble de plus en plus à une mauvaise farce.
Un professeur de civilisation russe réagit, lui aussi.
Autant de prises de position qui ne vont sans doute pas intimider ces fervents pourfendeurs d’une Russie si malmenée par son Président…
Rappelez-vous!
Cette femme a été arrêtée par les Montagnards et décapitée le 3 novembre 1793 alors même qu’elle défendait et prônait le droit applicable aux femmes comme aux hommes.
La vaste campagne qui se mène autour du harcèlement sexuel dont tant de femmes se posent en victimes devrait peut-être s’inspirer de l’exemple de l’une d’elles.
Qui l’a exécutée et au nom de quel droit qu’elle aurait bafoué?
Olympe de Gouges était lucide. Selon elle, tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.
Afficher le respect dû aux femmes plutôt que le mépris? Ah la bonne heure!
La rivalité entre elles-mêmes, ajoutée à celle qui oppose nombre d’elles à autant d’hommes n’a as encore fini de faire parler des unes et des autres.
La politique et les médias qui s’en font l’écho tordent la perception de réalités qui s’en passeraient bien.
