Ici et là et en particulier pour ce qui concerne la situation en Ukraine, on a pu lire ce rappel concernant le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
La formule aidant, on y recourt dans le sens qui arrange les intérêts à défendre.
Combien de fois, en effet, personnalités politiques, journalistes, commentateurs ou autres spécialistes et analystes occidentaux, n’ont-il répété en boucle et en choeur que la Russie avait bafoué ce « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »?
Est-ce au nom de ce même « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » que nombre d’entre elles et eux se sont hâtés de rejoindre le Maïdan envahi de snipers* et autres membres de partis néo-nazis plus que prêts à en découdre avec le pouvoir encore en place?
Il est bienvenu de le rappeler ce « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
Il l’est d’autant en toutes circonstances et en tous lieux.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/06/ukraine-snipers-et-vacarme-russophobe.html
Politique
A l’issue du scrutin des élections qui ont eu lieu dans l’est de l’Ukraine, les réactions ne se sont pas fait attendre.Rien de plus normal quand on sait les tensions et les intérêts encore en jeu.
Que chacune et chacun ait son idée à cet égard est dans l’ordre des choses.
Mais qu’un débat reste possible est capital. Or comment l’entretenir et l’encourager quand tant de mauvaise foi entoure la situation en Ukraine?
Depuis près d’un an bientôt, j’ai écrit à ce sujet. Je n’ai eu de cesse d’appeler à modérer les points de vue plutôt que de stigmatiser la Russie.
En dépit de certains procès d’intention qui ont pu m’être dressés ici ou là, je maintiens que la Russie est loin d’être ce pays dont on rend le président responsable de tous les maux possibles et imaginables.
En dépit des interprétations que d’aucuns livrent de mes démarches, aucune ne vise à rendre un camp ou une autre plus blanc que l’autre.
Enfin et en dépit de tout, il apparaît indispensable de lutter contre la manière sans cesse orientée d’informer de situations qui méritent mieux que des propos réducteurs auxquels on a le plus souvent droit en Occident sur la Russie.
Demain, dans l’est de l’Ukraine, auront lieu des élections.
La population appelée aux urnes est considérée par une bonne partie de l’Occident, comme rebelle, séparatiste, quand ce n’est pas carrément terroriste.
Pour le seul fait d’avoir défendu ses terres aussi âprement qu’elles ont été convoitées par des intérêts qu’elle a considérés étrangers aux siens, cette partie de l’Ukraine a été mise au ban des accusés sans autre procès.
Car enfin, qui ose encore croire à l’idéal tant évoqué de démocratie pour destituer Viktor Ianoukovich?
Lequel de nos médias a contribué à dénoncer les méthodes et les moyens qui ont permis de renverser ce président légitimement élu?
Il ne s’agit pas ici de prendre parti pour les uns et contre les autres.
Il s’agit d’appeler à une réflexion un peu moins orientée.
Car l’Occident, qu’il le veuille ou non, n’a pas la panacée de l’honnêteté et son obstination à démontrer le contraire dessert la démocratie qu’il se targue d’incarner.
http://www.hebdo.ch/news/société/ukraine-à-donetsk-des-élections-rebelles-indispensables
Coupe du monde de football 2018, Mistral, qui ose encore ne pas céder aux pressions états-uniennes?
Alors que Joseph Blatter a reconnu avoir été invité à annuler l’organisation de la Coupe du Monde de football 2018 en Russie*, voici que la France est mise au défi de renoncer à la livraison annoncée de son navire de guerre à la Russie.
On l’a bien compris, la Russie est l’ennemie de la démocratie et sème le chaos en Ukraine sinon dans le monde entier.
Fort de son titre de nobélisé de la paix, Obama sait de quoi il parle.
Jusqu’où ira cette tartufferie?
S’il existe des esprits critiques pour ne pas s’y laisser prendre, force est de constater que leur marge de manoeuvre apparaît vite réduite.
Alors que tant de voies s’ouvraient pour négocier, l’administration d’Obama a persisté à imposer ses vues à un Occident, qui de frileux, risque bel et bien d’avoir froid cet hiver.
http://www.lenouvelliste.ch/fr/nosdossiers/crise-en-ukraine/articles/pas-d-accord-entre-kiev-et-moscou-sur-le-gaz-2884-1366257
* http://www.24heures.ch/sports/actu/fifa-soutient-inconditionnellement-russie/story/26163888?track
Près de 4.000 morts, plus de 8.000 blessés, bientôt 900.000 réfugiés, la guerre qui déchire encore l’Ukraine n’empêche pas l’Occident de se réjouir des élections législatives qui s’y sont déroulées ce 26 octobre.
Au sein de ce qui s’appelle la communauté internationale,on n’hésite pas non plus à saluer la victoire de la démocratie.
Certaines voix discordantes existent tout de même parmi les journalistes pour commenter ces élections.
Ainsi, celle de Marcus Papadopoulos, du magazine britannique Politics First.
Dans un article en italien, ses propos sont repris et commentés par Umberto Mazzantini qui livre une analyse sans complaisance de la situation.
http://www.greenreport.it/news/in-ucraina-vince-destra-democrazia-occidentale-sogno/
chef reliquaire de saint Candide
Au début du mois d’octobre, Vladimir Poutine avait téléphoné à Didier Burkhalter pour aborder différents sujets relatifs à la situation en Ukraine.
La RTS avait alors interviewé le Président suisse suite à cet entretien avec le Président russe.*
Entre autres sujets abordés, il avait été question de renforcer la mission de l’OSCE dont la Suisse a cette année la présidence.
Or voici qu’on apprend que des tirs ont visé les observateurs de l’OSCE dépêchés sur le lieu du crash de l’avion de la Malaysian Airlines survenu le 17 juillet dernier.
Comme il fallait s’y attendre, les compte-rendus de ces attaques divergent.
De là à dénoncer la propagande des uns pour adhérer à celle des autres, il n’y a qu’un pas que d’aucuns n’hésitent pas à franchir.
En mémoire des victimes, souhaitons qu’un jour enfin, la vérité puisse être établie.
Si l’espérer c’est être candide, osons l’être!
http://fr.ria.ru/world/20141014/202701606.html http://www.lematin.ch/monde/neerlandais-reviennent-site-crash/story/12199492 * http://www.rts.ch/info/suisse/6201131-l-osce-veut-elargir-sa-mission-en-ukraine-annonce-didier-burkhalter.html
Quand un représentant de la droite souverainiste polonaise s’en prend à un représentant de la droite souverainiste française, on découvre combien les valeurs dites partagées s’offrent soudain opportunes à rappeler.
Dans un contexte international tendu, la lettre ouverte adressée par Marek Jurek à Philippe de Villiers n’a d’autre intérêt que la démarche.
Car c’est l’usage fait par le député polonais de références communes qui apparaît avant tout.
Ainsi est-ce un rapport de force que tient à instaurer le député polonais et non un rappel de valeurs.
Au nom du rassemblement prôné, c’est l’affirmation d’un pouvoir qui s’affiche.
On sait l’amour que voue la Pologne à la Russie, on comprend le rappel à l’ordre lancé à Philippe de Villiers par Marek Jurek.
Les commentaires qui suivent la publication de cette lettre ouverte sur le site des Nouvelles de France sont à lire, eux aussi:
http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/11-10-2014/ukraine-lettre-ouverte-du-depute-souverainiste-et-pro-vie-polonais-marek-jurek-a-philippe-de-villiers#.VDpQrr4fXe0
Il en faut peu à ce magazine pour exprimer toute l’estime qu’il voue à la Suisse et à son Président.
Il suffit d’une mise à jour de site non effectuée pour qu’un journaliste s’engouffre dans la brèche.
Cela s’appelle de l’information.
Alors que la presse internationale a été témoin de la présence du Président Didier Burkhlater à l’investiture du Président Petro Poroshenko, on lit dans cette publication du Point l’amnésie ou la mauvaise foi.
Mais si discréditer le Président suisse sert à d’autant créditer le Président ukrainien, on conçoit le niveau du choix éditorial opéré.
Car faille informatique ou non, c’est bel et bien la légitimité du Président ukrainien qui serait en cause selon le droit international.
Alors pour le chocolat et la comparaison évoquée dans l’article, reste à savoir qui sera chocolat ou pas au regard de l’Histoire.
http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-la-gaffe-de-la-diplomatie-suisse-09-10-2014-1870649_24.php
Aymeric Caron n’est-il pas la preuve vivante que tout se casse la gueule en France?
C’est Charles Consigy, du magazine français Le Point, qui écrit cela dans un article* consacré au dernier ouvrage d’Eric Zemmour, Le suicide français.
Aymeric Caron ne fait certes pas l’unanimité, loin s’en faut.
Eric Zemmour, pas davantage.
Tous deux incarnent une vision de la France que tout oppose ou presque.
Mais au-delà de leur confrontation lors de l’émission de Laurent Ruquier de ce samedi 4 octobre, demeure la question de la mise en scène médiatique.
Car l’impact est réel.
Mais qu’apporte-t-il vraiment à la France?
* http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/consigny-eric-zemmour-le-meilleur-d-entre-nous-09-10-2014-1870648_1449.php
Faut-il en rire, faut-il en sourire ou faut-il s’en inquiéter?
En janvier de cette année, un débat sinon une polémique avait eu lieu à l’Assemblée Nationale entre deux députés, Julien Aubert et Sandrine Mazetier sur la question du genre à employer pour s’adresser à une femme ministre, députée ou présidente.
http://www.mediaterranee.com/content/querelle-de-genre-lassemblee-madame-le-president-contre-monsieur-la-deputee
Or ce 6 octobre dernier, les mêmes se sont retrouvés confrontés au même sujet mais cette fois-ci, il n’a plus été question de discuter ni même de (se) disputer.
La députée de Paris, Sandrine Mazetier a fait notifier dans le procès-verbal de l’Assemblée, un rappel à l’ordre du député Julien Aubert et des sanctions financières ont été prises à son encontre.
Cette affaire en est arrivée au point qu’une pétition a été lancée en soutien au député.
http://www.theoriedugenre.fr/?Sanctionne-pour-avoir-respecte-la
