Echo Moskvy (Echo de Moscou) est une radio russe indépendante créée en août 1990.
Un de ses slogans en donne en tous les cas le ton, Radio libre pour gens libres.
Dans une interview qu’il a accordée à Echo Moskvy, le journaliste-écrivain Serguei CHARGOUNOV livre son point de vue sur la situation dans l’Est de l’Ukraine.
Serguei CHARGOUNOV est libéral.
Son point de vue est de fait d’une importance indéniable, tant on évoque dans les medias occidentaux, la présence russe en Ukraine, la main de Moscou et, bien sûr, la propagande dont la Russie est seule capable alors que l’Occident, pour sa part, livre de l’information.
Les propos du journaliste-écrivain russe, Serguei CHARGOUNOV, ont été traduits en français par Laurence GUILLON.
Je tiens ici à saluer publiquement le travail considérable de traduction et d’information fourni par Laurence GUILLON qui n’est pas une inconnue pour les lectrices et les lecteurs de ce blog.
Merci Laurence, de leur donner ainsi accès à un point de vue dont ils auront tout loisir de mesurer s’il est à la solde du Kremlin.
http://www.echo.msk.ru/programs/personalno/1330134-echo/
http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/05/31/interview-sur-echo-moskva-de-lecrivain-et-journaliste-serguei-chargounov-par-laurent-guillon/
Politique
Les résultats des Européennes de ce dimanche 25 mai alimentent la réflexion si elle en est.
En France, l’émotion a beau jeu de s’exprimer.
On évoque ici ou là un vote contestataire.
Le qualifier ne suffit pas.
En prendre la mesure, par contre, rappellera les conditions qui ont porté l’actuel président français au pouvoir.
C’est élu par défaut* que François Hollande a succédé à Nicolas Sarkozy.
Si ce dernier était loin d’être idéal, à l’évidence, le rejeter n’a répondu qu’à une humeur.
Contestataire.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/06/30/hollande-president-par-defaut-s.html
…Chère Europe, si vous pensez que nous sommes corrompus, n’aimeriez-vous pas savoir qui nous sommes et qui nous paie, ainsi que les faveurs que nous aimerions obtenir de vous? »
C’est Craig Holman qui s’exprime ainsi. Craig Holman a porté la réforme du lobbying aux Etats-Unis.
Celle-ci ne s’est toutefois pas réalisée en deux temps trois mouvements. Elle a nécessité une soixantaine d’années pour parvenir à sa version actuelle.
En 1996, l’Union Européenne a elle aussi adopté des mesures visant à encadrer les activités de lobbying. Cependant, elle y a procédé en s’inspirant du Lobbying Dsiclosure Act mais pas tel que modifié ces dernières années par le Congrès Américain.
C’est ainsi que des études comparatives récentes indiquent que la réglementation européenne est bien moins contraignante que celle des Etats-Unis.
En effet, l’inscription au registre des lobbyistes introduite dans l’UE est volontaire et ne s’applique qu’à la Commission.
Aux Etats-Unis, au contraire, l’inscription des lobbyistes est obligatoire et couvre aussi bien les instances exécutives que législatives.
L’Union Européenne ne dispose dès lors d’aucun mécanisme de mise en force ni de surveillance.
Certes, des associations et autres collectifs se mobilisent pour imposer la transparence dans les activités des lobbyistes.
Y parviendront-elles?
Sur le sujet, à voir ou à revoir ce documentaire qui avait été diffusé en 2012 sur ARTE:
https://www.youtube.com/watch?v=dRgBEyPjzSc
« L’escroc » purgera sa peine.
« L’escroc », c’est Jérôme Kerviel vu par Michel Sapin.
C’est en ces termes que le ministre des Finances s’est exprimé au Grand Juri RTL-Le Figaro-LCI au sujet de l’ancien trader.*
Jérôme Kerviel, interrogé par Laurent Delahousse au 20:00 de France 2 ce 17 mai, a rejeté toute demande de grâce présidentielle.
Ce qu’il a souhaité, par contre, était d’obtenir du Président Hollande l’immunité pour les témoins qui souhaiteraient être entendus pour évoquer, entre autre, les dysfonctionnements de la justice.
L’Elysée n’a pas répondu à cet appel.
Le Président ne parle apparemment pas en direct avec n’importe qui.
Leonarda le valait bien.
* http://www.liberation.fr/economie/2014/05/18/sapin-kerviel-est-un-escroc-qui-doit-bien-entendu-purger-sa-peine_1020529
Et voici que l’ONU se mêle de droits humains. On n’en attendait pas mieux!
Le problème est que lorsque ces mêmes droits humains sont bafoués en son sein même, cette vénérable Organisation semble moins pressée de les condamner.
Il en avait été question dans ce sujet au bas duquel j’indiquais le lien à une video mettant à mal l’ONU:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/10/12/temp-df8885791a964c059f5a266dff49ead5-248398.html
Cependant nos medias occidentaux entonnent en boucle et en choeur la dénonciation que porte cette vénérable Organisation des Nations Unies qui vise, dans son rapport, l’est de l’Ukraine.
Moscou fustige ce double standard, comment autrement alors que l’ONU a si bien su se garder de dénoncer le massacre d’Odessa?
Genève, le 6 mai 2014
Monsieur le Président,
Ce mercredi 7 mai, à la demande qui vous a été adressée par la Russie, vous serez à Moscou.
C’est en tant que président en exercice de l’OSCE que vous rencontrerez le chef du Kremlin, Vladimir Poutine. Les attentes sont nombreuses, qui pèsent sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe que préside cette année la Suisse.
En tant que pays neutre, qui plus est dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques que commémorent cette année la Suisse et la Russie, difficile de ne pas espérer de la présidence suisse de l’OSCE, qu’elle intervienne au mieux dans le cadre de la crise ukrainienne.
Monsieur le Président, Odessa a été frappée, marquée pour toujours par cette nuit où des membres du parti « Pravy Sektor » ont massacré des citoyens qui ont eu le malheur de ne pas penser comme eux, si tant est que ces factions néo-nazies aient une pensée digne de ce nom.
Car pour agir comme les militants d’extrême droite s’y sont employés en cette nuit tragique qui a ensanglanté et durablement déchiré Odessa, poser la question n’est pas un euphémisme.
Des images de ce qui s’est passé dans la maison des syndicats ont été publiées qui témoignent du calvaire qu’ont enduré les victimes. Présentées d’abord comme « personnes » par bien des medias occidentaux, elles ont été identifiées ensuite comme « pro-Russes ».
Monsieur le Président, votre présence ce 7 mai en Russie est un signe fort.
Avec respect et considération,
Hélène Richard-Favre
Alors qu’un dialogue constructif avec certains Atlantistes -même les plus invétérés- eût pu se développer au sujet de la Russie sur la plateforme réservée aux blogs de La Tribune de Genève, force est de constater que certains préfèrent cultiver la déformation de propos pour affirmer d’autant plus haut et fort leur position.
Il est navrant de constater combien cet entêtement à faire de l’Occident le fleuron de la démocratie, domine tout autre débat.
Serait-il donc impossible de considérer la Russie d’aujourd’hui en tant que telle?
Pour cela, certes, il faudrait que l’on en parle autrement qu’à travers les seuls prismes tenus pour références universelles par bien des « penseurs » et autres « analystes » en tous genres.
Mais on sait la propension d’un certain Occident féru de ses valeurs humanistes, à rappeler combien il en est seul porteur sinon garant.
Tant d’ignorance affichée et de mépris pour la Russie d’aujourd’hui, sans cesse ramenée à quelques années de son passé est une insulte à son avenir.
Une horreur après l’autre semble désormais constituer le menu de l’information qui se déroule dans le cadre de la crise ukrainienne.
L’Occident y jouant le plus souvent le rôle de sauveur ou de justicier, il va de soi que les jeux sont faits.
Les cerveaux sont bien préparés à la rhétorique de la plupart des medias et en mesure d’accueillir les sempiternels et mêmes clichés pour qualifier le président russe.
Combien de fois, en effet, ne l’a-t-on évoqué sous les traits d’un dictateur pour aller jusqu’à le comparer à Hitler?
Comme insulte à la mémoire du peuple qui a versé sans compter son sang pour vaincre le nazisme, on ne peut mieux.
La video d’une pendaison, postée par ANNA en avant-dernier commentaire à mon précédent sujet de blog*, illustre le cynisme de la mise en scène des amis de Bruxelles et de Washington.
Ames sensibles s’abstenir, aurait-on envie de prévenir. Et cependant, il serait bon que l’on réalise enfin qui est qui, avant que l’erreur sur la personne ne devienne irréparable.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/04/24/j-accuse.html
A suivre l’actualité liée à l’Ukraine, sans surprise, la Russie est dans le viseur de la plupart des grands medias occidentaux.
Et si d’aventure on se risque à remettre en cause certaines de leurs informations, voici qu’on verse dans la propagande, celle-ci ne pouvant et ne sachant bien sûr être que le fait de la Russie.
Pourtant, à observer les réactions qui suivent émissions ou articles consacrés à la crise ukrainienne, force est de constater que nombre de commentaires n’abondent pas dans le sens voulu par les relais de la doxa états-unienne et de son inféodée Union Européenne.
Qui a raison, qui a tort n’est pas la seule question à se poser ici. Une autre mériterait autant d’intérêt sinon plus encore, celle de comprendre comment ces détracteurs avérés de la Russie de Poutine peuvent à ce point se barder de certitudes accusatrices.
Qui ose prétendre que Washington et Bruxelles mènent une politique angélique, pétrie de bonnes intentions? Qui peut avancer que le sang ne tacherait aucune des mains de leurs dirigeants?
Il faut être bien naïf ou de la plus mauvaise foi pour estimer le mal ne résider que d’un côté.
Car si pour certains, la Russie doit être noircie, tous ne sont pas de cet avis et pensent qu’au contraire, il est impératif qu’on reste à son écoute.
A défaut, le pire est à redouter.
A signaler, sur le lien ci-dessous à la minute 37, ce reportage d’Alban Mikoczy, correspondant de France 2 à Moscou:
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/13-heures/jt-de-13h-du-lundi-21-avril-2014_576675.html
On y découvre le sens d’une tradition.
Qu’on partage ou non la valeur d’actions qui traversent les âges n’est pas le propos ici.
Il est plutôt question de relever la qualité de l’information qui tranche dans le contexte ambiant.
A l’heure où la mort a frappé les rangs des séparatistes pro-russes et que l’accent, en Occident, reste mis sur leur détermination à ne pas se ranger au diktat imposé par le pouvoir autoproclamé de Kiev, il est important de souligner l’intérêt porté par la rédaction d’une chaîne de télévision française à un aspect de la culture russe orthodoxe.
La Russie, certes ne se résume pas à une seule tradition pascale mais pas davantage non plus à tout ce qui s’énonce sur elle dans le contexte tendu qui règne en Ukraine.
