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France-Russie, la fleur au fusil

Donc la France va passablement augmenter son budget pour l’armée. Soit.

Considérer que la défense nationale mérite investissement se conçoit. Considérer la Russie comme principale ennemie est une autre affaire.

C’est estimer que ce pays tant de fois intervenu en faveur de la France s’est retourné contre elle.

L’Histoire a une mémoire.

Hélas, si elle est rappelée par l’ancien porte-parole de l’ambassade de Russie en France désormais considéré comme persona non grata, celle-ci n’a plus aucune valeur aux yeux de qui doit lui tordre le cou.

À l’évidence, aucun de ces courageux défenseurs de « valeurs » qui nous rappellent autant de fois que possible les distorsions que la Russie inflige à l’Histoire, aucun de ces vaillants émissaires de la morale ne s’indigne!

Que l’arbitraire soit la norme n’échappe à personne.

Ne jamais l’oublier est une exigence face à l’âpre combat mené contre un pays qui doit absolument être diabolisé pour sauver de très vils intérêts.

Car sous couvert de combat mené au nom de la « démocratie », d’énormes investissements financiers sont en jeu dont on a hâte de voir quelles miettes tomberont dans l’escarcelle du bon peuple crédule et confiant.

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La guerre à tout prix

Que veut l’Union Européenne, que veut l’Ukraine, que veut l’OTAN, que veut la Russie, on peut gloser à l’infini sauf à se limiter au constat que les conditions émises par les forces en présence sont telles que la guerre se poursuit.

La vie humaine n’a de valeur que pour qui la lui accorde.

Après la diplomatie bafouée par le non-respect des accords de Minsk I et II pour permettre à l’Ukraine de s’armer, après l’indifférence de nos médias aux neuf ans qui ont précédé février 2022 et ravagé le Donbass, on ne peut que se rendre à l’évidence: les cerveaux occidentaux étaient à laver.

Les voici rincés et essorés.

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Veiller

Près d’un mois s’est écoulé depuis le dernier sujet publié sur ce blog.

L’actualité ne m’inspire plus de quoi me mobiliser comme autrefois. Non que j’aie renoncé à la penser, surtout pas! Mais en traiter comme je m’y suis employée des années durant, je n’y parviens plus.

Des camps se sont formés, certains se sont radicalisés quand d’autres tentent encore de ménager la chèvre et le chou.

Nombre d’analystes compétents existent qui s’ingénient à éclairer des situations de manière telle que l’on ne soit pas obligé de se placer d’un côté ou de l’autre. Mais ils demeurent hélas très peu influents. Ou sont marginalisés.

Comme si, en définitive, les forces en présence un peu partout dans le monde avaient besoin de s’affronter sans concession. Quelle importance a la vie humaine aux yeux de telles engeances, on ne se le demande même plus, on le constate.

Donc me tourner vers des horizons moins funestes explique les plages de silence de ce blog. Je n’oublie pas ses lectrices et ses lecteurs que je remercie.

L’espoir ferait vivre, selon l’adage bien connu. Le cultiver est à double tranchant. Car on serait tenté par l’attentisme alors que ne pas renoncer à la vigilance s’impose.

Est-ce suffisant n’est même plus la question. Parce que veiller est toujours préférable.

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Quelque part loin de l’actualité

Chères lectrices et Chers lecteurs de ce blog,

D’abord, merci de le suivre, merci de l’intérêt que vous y portez. Les sujets y sont moins fréquents depuis quelque temps car je me suis livrée à un exercice inédit, très prenant et qui m’a plu.

J’ai aimé, en effet, me confronter à l’écriture d’un texte personnel qui ne soit pas de la fiction. L’ensemble de mes recueils de nouvelles relève de l’imaginaire, pas ce que je viens de terminer.

Deux mois durant, j’ai été comme en immersion.

Cela dit et s’agissant de récits personnels, je pense que n’importe qui aurait de quoi en écrire. La question est de savoir si l’envie de parler de soi est là et surtout, comment.

Car, pour moi, il ne s’agissait pas de « me raconter ».

J’ai été littéralement emportée par une force qui m’a entraînée vers toutes sortes de recoins de mon passé. Et à ma grande joie, la langue a suivi.

Ce qui ne va pas de soi.

Car entre les impressions, la fidélité avec laquelle on aimerait les relater, les liens à établir entre telle ou telle période, tel ou tel fait, événement ou moment marquant, l’embrouille guette.

Et quand des ombres flottent en pleine lumière, sans forcément l’obscurcir, elles lui donnent un autre éclat.

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Quand l’UE découvre ce qu’est une démocratie

Un article de Swissinfo m’a été transmis à l’instant et je remercie l’ami qui l’a porté à ma connaissance. Le sujet traité est très intéressant. Je vous en recommande vivement la lecture.

On y apprend, entre autres, ce qu’est une démocratie pour qui aurait pensé de l’Ukraine qu’elle en était. À ce titre, on dirait que l’Union Européenne le découvre.

Cette UE dont tant de ses représentants se trouvaient sur le Maïdan en 2013 pour soutenir le peuple ukrainien qui aspirait à la liberté. Ce peuple sur lequel le grand voisin russe ne cessait ses pressions.

Ce peuple qui considérait que l’Ukraine devait s’affranchir. Ce peuple à qui on vendait l’Union Européenne. Mais attention, celle-ci posait quelques conditions.

Bien sûr qu’on s’engageait à les respecter.

Bien sûr que le Président de cette Ukraine soutenue à bout de bras était un fervent démocrate. Et bien sûr que la corruption au nom de laquelle on avait renversé le Président Ianoukovitch allait être combattue.

Le résultat se connaît et la lecture de l’article vous éclairera sur le sujet.

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Débats à hauts risques

Lorsqu’en 2010 j’ai pris contact avec le responsable de la plateforme – disparue désormais- de la Tribune de Genève, j’ai pensé de cet espace d’échange qu’il était une façon de participer à la vie socio-culturelle et politique de ma ville, de mon canton et plus généralement de mon pays et du monde.

Les sujets et les approches que je proposais attiraient aussi bien les personnes curieuses de découvrir un éclairage auquel elles n’auraient pas songé, que celles qui le rejetaient d’emblée, par mauvaise foi ou incapacité de fournir le moindre effort de réflexion.

Critiquer pour réduire, juger et accuser, telle est souvent l’attitude de qui ne veut pas débattre.

En tant que linguiste, j’ai travaillé sur le discours polémique. J’ai mis au jour différentes stratégies destinées à s’en prendre à la parole adverse. Donc je connais un peu le sujet sinon pas mal.

Force m’a donc été de très vite constater comment un propos peut être tordu, reformulé, déformé et j’en passe dans le seul but de discréditer celle ou celui qui le tient. Autant dire qu’à traiter de la Russie, je n’ai pas été épargnée ni ménagée. Et j’ai eu beau dire ce qui me liait à elle, peu importe.

L’exercice m’a beaucoup appris.

Et comme nombre de personnes aguerries, j’observe que certains sujets n’ont plus aucune chance de pouvoir être discutés. Aussitôt se lève une armée d’hommes et de femmes prêt(e)s à en découdre avec qui n’entre pas dans le rang. On ne débat plus sans risque, en démocratie!

Parce que la morale à quatre sous a pris le relai sur l’argumentation.

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Démocratie quand tu nous tiens

En démocratie, nous est-il souvent répété, le respect de la liberté d’expression est un principe fondamental.

Soit. Donc si, un jour un homme, une femme se dressent au nom d’une cause et rassemblent par leur discours, un parti est susceptible d’être créé.

Soit encore.

Parce que chacune et chacun a sa place et peut tenter sa chance. C’est du moins ce qui est prôné et mis en avant. Fort bien. Donc on y va et que le meilleur gagne!

On serre les rangs, on veille, on surveille, on se montre prêt à en découdre. Pleine d’allant, résolue au combat, la toute fraîche et pimpante formation se dote de moyens pour l’emporter.

Elle doit gagner. Et donc, aucun obstacle ne lui résistera.

La machine est lancée, rien ne l’arrête. Jusqu’à ce que les premières victimes tombent. On minimise. Des sacrifices sont normaux face à un adversaire rebelle. On le vaincra.

Après tout, on se bat pour une bonne cause. L’emporter est légitime.

Ainsi naissent les luttes et les batailles les plus sanglantes. Au nom de la liberté et du meilleur à défendre vaille que vaille. C’est la règle, elle s’applique sans état d’âme.

En démocratie, la liberté de descendre l’autre est une réalité. Au nom d’une concurrence qui serait loyale et autoriserait de fait à se distinguer de régimes autoritaires ou dictatoriaux.

La démocratie est sans doute préférable à d’autres formes de pouvoir. À condition de ne jamais faillir à ce qui la définit.

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14 juillet 2025

De ce 14 juillet 2025 aux accents militaristes, autant retenir le décès du royaliste Thierry Ardisson.

Né un 6 janvier, jour des rois, mort un 14 juillet, que ces dates soient un clin d’œil du destin, celui que nos démocraties ficellent au nom de la menace russe est d’une autre teneur.

Mais bon, on le sait, nos gouvernants ne veulent que le bien de leurs peuples. Donc poursuivons le combat et luttons de toutes nos redoutables forces contre les méchants.

Quelle tristesse et quel gâchis! Et s’en plaindre n’y change hélas rien. La marche forcée contre la Russie s’est mise en branle bien avant février 2022. Mais chut, vous risquez trop à le rappeler.

On a un ennemi, le reste est de la littérature.

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Quel avenir au courage… de dire non?

                                                                   photo @archives personnelles

 

Villepin ici, Villepin là, l’ancien Premier ministre jouit d’une large médiatisation.

Les commentaires qui suivent les articles ou les interviews qu’il accorde à gauche et à droite ne sont certes pas tous enthousiastes, même si l’ancien Premier ministre jouit d’une grande popularité selon les sondages qui le placent en première position de l’opinion publique française.

Je n’ai pas lu son dernier ouvrage. J’en ai parcouru des comptes-rendus et je retrouve les thèmes qui nous avaient tant séduits, nous autres qui avions adhéré à son mouvement devenu parti avant de partir dans les décors.

La déception avait été grande mais elle n’avait pas attendu l’échec de la campagne pour infiltrer les rangs de feue « République Solidaire ».

Dominique de Villepin est un homme de grande culture mais il est diplomate avant d’être politicien.

Et s’il déplore l’inaction sinon l’impuissance de la diplomatie ET de la politique au profit de la force, il est évidemment loin d’être le seul. Hélas, le jour où la solidarité qu’il appelle de ses vœux sera reine, le monde ne sera plus le monde.

Constat pessimiste? Non, réaliste, à mon humble avis.