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Air du temps

Politique, société

Crime sordide

Et voilà qui risque fort d’être récupéré au plan politique. Un homme de 27 ans, d’origine albanaise, est le meurtrier présumé d’une femme de 55 ans. 
Le témoignage d’un de ses voisins a été recueilli et publié par la Tribune de Genève.
A priori et à l’heure qu’il est, aucun rassemblement de femmes n’a été annoncé qui dénoncerait ce meurtre.
Il semble pourtant entrer dans la catégorie des « féminicides » que tant d’entre elles tiennent à faire reconnaître.
Ce crime s’est déroulé à Genève, dimanche 26 janvier au petit matin. Il semble lié à la drogue.
Quoi qu’il en soit et pour qui a accès à l’article réservé aux abonnés, la description que rend l’ami et voisin de ce qu’il a découvert est dure.
Parmi les commentaires qui suivent l’article, l’un d’eux évoque ce qui se passe en Suède, à Malmö plus particulièrement.
En relation avec cette situation qui concerne les femmes au plus haut point, l’auteur de cet article de Boulevard Voltaire ne mâche pas ses mots.
Il serait bon que des féministes engagées nous livrent leur perception de pareille situation, sensible si elle en est.
Leur parole serait souhaitable, ne serait-ce que par respect envers cette victime et tant d’autres comme elle, qui font confiance.

Culture, société

Les sexes en justice

Comme illustré en capture d’écran ci-dessus, ainsi s’exprime cette femme dans le cadre du procès d’Harvey Weinstein.
La question reste posée de savoir si se mettre à plusieurs pour dénoncer en justice des comportements masculins abusifs y changera quoi que ce soit.
Rien ne l’assure.
Tout simplement parce qu’on se retrouve dans le fameux et sempiternel « parole contre parole ».
Car ce qui est à juger s’est le plus souvent déroulé dans le huis clos d’une intimité. Et le problème est bien là dans la plus grande partie des affaires sexuelles.
Chacun des protagonistes concernés y va de sa version mais surtout de sa manière d’avoir vécu l’acte incriminé.
Aussi, cette confrontation des paroles peut-elle rendre un mal ressenti plus douloureux encore si l’espoir a porté qu’il soit -enfin- reconnu voire guéri.
Et là, c’est vraiment la double peine qui tombe. Que faire, alors? Si la solution existait, cela se saurait depuis que l’homme et la femme existent!

Culture, Politique, société

Greta et la santé de la planète, Vanessa et la perversité du désir

Plus un jour ne passe sans que nous ne soyons rappelés à l’ordre du climat qui se dérègle et des alertes lancées par autant de jeunes en grève ou, de manière plus radicale, en rébellion.
Plus un jour ne passe non plus sans que nous ne soyons rappelés à l’ordre des abus commis envers les jeunes à mieux protéger des pervers auxquels ils sont exposés.
Luttes contres les dérèglements climatiques et contre les dérives sexuelles ponctuent les informations diffusées par autant de nos médias soucieux de nous informer.
Egérie du combat mené en faveur de notre planète, l’adolescente qui irrite autant qu’elle suscite d’enthousiasme, Greta Thunberg pour ne pas la nommer, ne ménage pas sa peine pour nous mettre en garde.
Elle a, avec elle, des personnalités du monde scientifique parmi lesquelles le récent Prix Nobel de chimie, Jacques Dubochet qui a eu diverses occasions de s’exprimer à ses côtés en Suisse. 
D’aucuns estiment sa jeunesse quand d’autres la fustigent au prétexte qu’elle serait sujette à manipulations.
Mais comment expliquer que tant de celles et de ceux qui soutiennent le combat mené par l’activiste suédoise soient les mêmes qui estiment qu’une adolescente n’a pas encore la pleine conscience de ses actes en matière sexuelle?
Serait-ce à dire qu’en termes de réchauffement climatique, on puisse être plus au fait qu’en termes de relations humaines?
Aurait-on, adolescent, une meilleure perception de la planète et des enjeux qui l’entourent que du sexe et des plaisirs qu’ils procurent?
Car si l’on songe à l’adolescente que fut l’auteure du livre « Le Consentement », on y lit qu’elle n’a écouté qu’elle seule, en dépit des avertissements de sa mère qui s’est ensuite résignée à inviter le couple que sa fille formait avec son amant quinquagénaire pédophile.
Le résultat a été l’histoire qu’elle raconte dans son livre et l’écho international qu’il rencontre. On réalise, on s’interroge, comment a-t-on pu? La laisser se jeter dans la gueule du loup tandis que l’on estime l’adolescence être un âge où l’on n’a pas encore pleine conscience de ce qui se passe autour de soi?
Dans ce cas, comment vouloir protéger une adolescence et plaider la cause d’une autre?
Greta Thunberg me touche, j’en ai parlé ici à plusieurs reprises. Je n’ai toutefois pas caché le souci que m’inspire son engagement. Car si sa détermination est manifeste, sa fragilité ne l’est pas moins.
Puisse-t-elle ne pas faire les frais d’un volontarisme largement encouragé par des adultes, c’est tout ce qu’on lui souhaite sachant le prix qu’a payé pour le sien l’adolescente que fut Vanessa Springora, elle aussi entourée d’adultes dont on pointe le comportement désormais.

Culture, Politique, société

Matzneff-Springora

Déclenchée par un livre dont je ne puis que vous recommander la lecture, la mal nommée « affaire Matzneff » ne peut être traitée à la légère.
« Mal nommée », oui.
Car c’est bien plus qu’un homme qui est mis en cause. Ce sont bien davantage que ses écrits qui sont conspués. C’est la sublimation par la création artistique qui est mise à mal.
La littérature sulfureuse n’a pas attendu Gabriel Matzneff pour trouver son public duquel je n’ai jamais été, dois-je le préciser encore.
Pourquoi je ne cesse de revenir à cette actualité? Parce qu’elle révèle comment un livre, en l’occurrence celui de Vanessa Springora est instrumentalisé.
L’auteure elle-même ne cache pas sa surprise face à l’écho largement international remporté par son ouvrage.
Un grand titre de la presse états-uniennes en parle dans ses colonnes, un autre, en Allemagne pour ne citer que ces deux pays.
La pédophilie reconsidérée en pédo-criminalité est un mal avéré. Ses traitements existent mais leurs résultats demeurent aléatoires.
Nombre d’hommes de tous les milieux sociaux-éocnomiques, de toutes les professions souffrent de cette inclination sexuelle. Et parmi eux, de grands artistes dont on continue d’admirer les oeuvres.
A quand leur interdiction? A quand la censure de films de Pasolini? De romans d’André Gide? De toiles du Caravage?
Foin d’hypocrisie et d’inculture, soyons cohérents et liquidons autant de créateurs dont on regarde, lit et contemple toujours les oeuvres!

Culture, société

Oser dire

Oui, ce qui se passe au sein du monde littéraire français me touche, vous l’aurez bien sûr compris au nombre de sujets que j’ai déjà consacrés à ce qui s’appelle de plus en plus « l’affaire Matzneff ».
J’y suis sensible à maints égards.
Dans l’ordre ou le désordre, parce que cet univers parisien lettré, j’ai eu l’occasion de le fréquenter dès 1975 jusque vers les années 1990.
Parce qu’en mai 68, j’ai commencé à écrire, j’avais 14 ans et demi
Parce qu’à cette époque, je me rappelle très bien comment un professeur de l’école où je me trouvais entretenait au vu et au su de tout le monde, une relation avec une des élèves de l’établissement.
Parce qu’à pas même 4 ans, j’ai eu la chance d’être retirée in extremis des mains d’un prédateur, parce que, plus tard, des abuseurs, j’en ai connu et plus d’un seul.
Parce que, des hommes dominés par d’irrépressibles pulsions, j’en ai écouté. Et autant de perceptions du désir et du sentiment amoureux ont inspiré l’ensemble de mes recueils de nouvelles.
Sans prendre parti car pour moi écrire n’équivaut pas à juger.
Ce cadre posé pour dire que oui, j’ai été sensible au récit que nous livre Vanessa Springora dans « Le Consentement » mais tout autant suis-je restée critique.
Non pas qu’au style ou à la construction de son ouvrage mais à l’histoire telle qu’elle nous la rapporte.
Et ce qui m’a frappée avant tout a été ce qu’elle a vécu en famille.
Le manque du père est criant et avoué à de multiples reprises, Tout autant, la souffrance induite par cette absence se lit-elle au fil des pages de l’ouvrage de la désormais directrice des éditions Julliard.
Et tragique concours de circonstances, son père meurt alors qu’elle s’apprêtait à venir parler de son livre dans « La grande Librairie » de François Busnel.
C’est parce que l’émission prévue a dû être annulée que nous avons été prévenus de ce décès.
Il faut lire le livre de Vanessa Springora. Pour mesurer à quel point a fait défaut autour d’elle, l’autorité. Mais demeure la question de savoir si elle l’aurait respectée?
Quand on est amoureuse, amoureux, on ne supporte aucune entrave au désir. Et c’est bien là le début de souffrances qui vont jusqu’au suicide, nul ne l’ignore.
L’auteure du livre l’a tenté, d’ailleurs. Elle raconte comment, de justesse, son amant de l’époque, Gabriel Matzneff l’a retenue de se défenestrer
S’en sont suivies de nouvelles violentes douleurs psychiques et physiques.
Nombre d’entre nous, certainement, savent ce qu’est un chagrin d’amour et jusqu’où il peut mener. Et quand il se superpose à l’effrayant manque de père, il en devient explosif.

Culture, Economie, Politique, société

Yelena et Aliosha, loin des vrais faux ou faux vrais espions russes…

Si la saga des espions venus du froid vous manquait, n’hésitez pas à en lire un nouvel épisode!
L’article est réservé aux abonnés donc pour qui ne le serait pas, vous serez privés ou épargnés d’une narration plutôt savoureuse.
Parce qu’au-delà de la thématique devenue récurrente des espions russes, c’est la manière d’en rendre compte qui est à apprécier.
Car en somme, on comprend que cette nouvelle affaire n’en serait, en réalité aucune mais que, malgré tout, elle pourrait bien en être une quand même.
Bref, de la littérature qui n’a pas grand chose à voir avec celle que cette heureuse initiative propose et dont il est question dans un article, lui aussi réservé aux abonnés.
La Genevoise Yelena, prénom courant à l’Est de l’Europe, a eu l’idée de transformer deux anciennes cabines téléphoniques désormais hors d’usage, en bibliothèques.
Or il se trouve que le fils d’un jeune homme qui se rend souvent sur ce lieu appréciable de culture, s’appelle Aliosha. Et voici que son prénom suscite un curieux échange de commentaires.
Quant à l’article relatif aux espions qui en seraient sans en être, il fait réagir une seule commentatrice d’un simple « N’importe quoi! »

Culture, société

L’écrivain Gabriel Matzneff, sacrifice idéal sur l’autel de la pédo-criminalité

Pour qui l’a vécu, Mai 68 et les années qui ont suivi restent dans les mémoires. Pour qui a connu ce temps de révolte, nul n’oublie comment s’y glissaient les courants libertaires.
Or les voici désormais contestés, les exemples ne manquent pas qui le démontrent.
Le dernier en date vise l’écrivain Gabriel Matzneff, plus personne n’y échappe vu le battage médiatique qui entoure la sortie du livre que Vanessa Springora a consacré à sa relation avec lui.
Pourquoi y revenir encore et encore? Parce que cette affaire interpelle à maints et divers égards, en témoigne cet article que je vous invite très vivement à lire.
Rester conscient, toutefois, qu’avec le temps, la perception d’une relation humaine se modifie, qui plus est après une psychanalyse, est essentiel.
Cependant, on nous parle de faits traités de manière « chirurgicale ». A signaler que ce terme apparaît souvent dans des critiques d’ouvrages dont le style est qualifié tel.
Que la jeune fille d’alors qu’était Vanessa Springora ait idéalisé l’écrivain Gabriel Matzneff, nul doute.
Que l’écrivain ait abusé des projections de l’adolescente, sans doute aussi.
Et que la mère de l’adolescente ait été prise entre le fer et l’enclume tandis qu’elle n’avait d’autre choix que de redouter le suicide de sa fille ou de la laisser convoler avec le quinquagénaire lettré, est tout aussi probable.
Le cadre ainsi posé, on mesure le piège dans lequel est alors tombé Vanessa Springora.
La femme qu’elle est devenue dit ne pas avoir voulu se venger ni accuser l’écrivain dans « Le Consentement ».. On la croit.
Il n’en demeure pas moins que d’autres se sont chargés de clouer l’écrivain octogénaire au pilori.
Où est leur victoire quand on sait que ce seul livre, « Le Consentement », ne risque pas de déranger les moeurs de tant de prédateurs sexuels en liberté?
C’est cette condamnation d’un homme dont je n’ai jamais apprécié ni le comportement ni l’oeuvre qui me gêne. Non, il  n’est pas une victime!
Il est un sacrifice tout trouvé déposé sur l’autel de la véritable pédo-criminalité.

Culture, Politique, Religions, société

Le livre, de la voirie à la bibliothèque

A l’heure où, dans nos contrées, le livre est loué pour sa puissance d’en faire disparaître d’autres, saluons cette initiative turque!
A Ankara, en effet, une bibliothèque d’un genre singulier s’est constituée peu à peu jusqu’à devenir désormais reconnue d’intérêt public.
Et l’origine de cette entrepris, c’est à des éboueurs qu’elle est due.
Comme le rapporte cet article, c’est à force de ramasser des livres dans les rues que ces employés de la voirie ont choisi de leur accorder une autre issue que celle vers laquelle ils devaient été dirigés.
Ainsi se sont-ils mis à récolter ces ouvrages condamnés à leur triste fin qu’ils ont rassemblés sur des rayonnages dont l’accès a d’abord été réservé à leurs proches.
Et c’est par l’ampleur qu’a peu à peu connue leur collection que les soutiens se sont manifestés et que, désormais, leur bibliothèque est devenue ouverte au public.
Dans un livre, chacune et chacun y trouve de quoi se projeter, de quoi s’identifier, de quoi rêver mais tout autant de quoi se révolter, de quoi être dégoûté.
L’humanité abrite en elle autant de grandeur que de bassesse, on l’a rappelé ici.
A cet égard, on ignore bien sûr, les critères selon lesquels les oeuvres que propose cette bibliothèque sont sélectionnés. Est-ce de première importance?
A chacune et à chacun y répondre selon son propre rapport au livre.

Culture, Politique, société

Etre humain

Et si l’on s’entendait sur ce qui est conçu comme création culturelle?
Car l’arbitraire agit partout. Et ce qui est estimé relever de l’art l’est souvent par qui a le pouvoir de le décréter et de l’imposer tel.
Et c’est alors que ce qui a pu être porté au pinacle un temps, est descendu en flèche dans un autre temps.
On est là au coeur des liens établis entre art, idéologie et politique. Ce qui doit être montré l’est, le reste, aux oubliettes pour autant que la censure ne s’en mêle.
Quand l’oeuvre rend de l’être humain, ce mélange de grâce et de brutalité, de bonté et de cruauté, de grandeur et de petitesse qui le constitue, oui, cela peut déplaire, déranger, heurter. 
Mais qui, de celles et ceux qui se drapent de la vertu qu’accorde, par exemple leur fonction, ne recèle au fond d’elles et d’eux-mêmes, l’une des dimensions de l’être que dévoile l’oeuvre jetée au rebut?
S’en détourner n’est que mieux sauter un obstacle et condamner qui l’a placé sur un chemin qui ne doit mener que là où le panneau de la fausse morale l’indique.

Culture, Religions, société

Face au mal

Tous ces jours-ci, les médias ne ménagent pas leur peine pour relater autant d’affaires de pédo-criminalité qui visent divers milieux parmi lesquels ceux du clergé, de la médecine, du cinéma, de la littérature.
Autant de domaines où se déploie l’activité humaine et où dominent, le plus souvent, confiance et estime.
En seraient-ils dénués, tous ces milieux alors que tant de vocations s’y révèlent, tant de réels talents s’y exercent parce que, soudain, on y découvrirait quelques comportements répréhensibles?
Non. Et surtout pas.
Car y ramener les quelques personnes qui les salissent pour d’autant les rejeter, c’est comme le dit si bien l’expression « jeter le bébé avec l’eau du bain ».
Alors, de grâce, ne mélangeons pas tout!
« Je veux comprendre pourquoi je suis devenu comme ça. » Cette remarque émise par un chirurgien pervers parmi les pervers a été relayée par son avocat.
Le problème, bien sûr, reste de savoir si, au-delà des réponses qui seraient fournies à la question qu’il (se) pose, son mal s’en verrait modifié. Or rien ne l’assure.
Car sauf à ce qu’une démarche intellectuelle ne contribue à mettre en place des garde-fous, ce qui n’est jamais garanti, elle ne satisfait le plus souvent qu’elle seule.
Et c’est la plupart du temps ainsi, qu’au détriment de l’ensemble des compétences et des talents qui signent une personnalité, son mal l’emporte.