Un bébé a été retrouvé mort le 15 juillet au matin dans les toilettes d’un avion d’Air France. La nouvelle a été diffusée par de nombreux medias. Et commentée par leurs lecteurs. Ce genre de fait qualifié de « divers », suscite émoi ou indifférence, réflexion ou jugement, c’est selon. A chacun ses critères de valeurs pour évaluer, certes. Nul doute, cependant, que l’abandon d’un nourrisson dans pareilles conditions laisse tout supposer et son contraire. L’annonce de cette découverte macabre par les medias est factuelle. Les commentaires, eux, le sont beaucoup moins: http://topsy.com/www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/15/97001-20120715FILWWW00178-un-bebe-mort-dans-les-toilettes-de-l-avion.php Cependant, on apprend dans la dernière mise à jour de la TdG que « L’autopsie du bébé trouvé mort à l’aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle dans les toilettes d’un avion a révélé qu’il s’agissait d’un foetus d’une vingtaine de semaines. » http://www.tdg.ch/monde/faits-divers/La-mort-du-bebe-dans-l-avion-due-a-une-fausse-couche/story/15455938 De fait, on mesure d’autant mieux l’impact de l’info.
Avaries
L’enfer, les autres? Et si c’était la liberté? Au nom d’aucun paradis.
L’être contemple ce qu’il a cru aimer et partager, la vie. Avec ou sans émoi, c’est selon.
Comment la misère devient une compagne? Par sa ténacité.
Controversés, ils opèrent. Pour la bonne cause. Fausse. Mais juste pour qui y a engagé foi et salut.
Justifie les moyens de qui n’en a plus d’autres qu’elle.
Autour de la mi-novembre, tous les ménages de Suisse ont dû découvrir dans leur boîte aux lettres un envoi assez étonnant. Il s’agissait d’un carton avec, écrit au feutre, un message, «Conservez ce carton précieusement. C’est le seul matelas.Pour vous et votre petite sœur» Ce carton, c’est Terre des hommes qui l’a envoyé. Pour sensibiliser à la traite et à l’abus de millions d’enfants. L’impact de cette communication, Terre des hommes a prévu qu’il serait un succès en Suisse. On le souhaite.
Une video précédée et suivie de pub, normal diront certains. Peut-être. Mais est-il impossible de choisir les publicités diffusées avant ou après un sujet? Car on suit celui sur les nouveaux pauvres, traité par Claire Chazal et puis juste après, on a un spot publicitaire qui met en relief le précédent sujet de manière criante. Alors bien sûr que privilégiés et défavorisés se côtoient dans toute société mais là, les images le démontrent avec une évidence qui bouscule ou renforce ce regard compatissant porté par Claire Chazal sur la pauvreté de nos jours. Et on s’interroge. Car ce sont de telles réalités qu’il ne reste plus qu’à trouver les manières les plus décentes de les traiter, faute de mieux. http://videos.tf1.fr/jt-we/des-nouveaux-pauvres-victimes-de-la-crise-6846463.html?xtor=EPR-1-500217[–4346–%209h00%20L’info%20-%20TF1%20News%2072117]-20111128-[EMV%20LINKNAME]-146285935@1-20111128090000
Qui n’a un jour entendu s’exprimer ainsi une personne au sujet d’une autre? La diable est-il pauvre, allez savoir… Le diable a en tout cas le plus souvent du fil à retordre avec qui se mêle de le confronter. Diable, entend-on aussi s’exclamer qui manifeste sa surprise, son étonnement. Dieu que c’est beau, bon et réconfortant de savoir que le diable est responsable de (tous) nos maux et de ceux de la Terre sinon encore de ceux du Ciel si l’on en croit ceux qui s’en plaignent parfois. Le diable sévit-il que Dieu est invoqué pour qui croit à l’opposition qui les caractérise. Mais qu’en est-il de laïcs ou d’athées, d’agnostiques ou de tout autre qui doute de ces entités? Certains se posent des questions, en posent et cherchent, des solutions, des moyens de régler un mal qui anéantit la vie et le courage de l’affronter encore. La destruction de l’être n’égale pas celle d’avoirs. Est-il nécessaire de les distinguer? La question reste ouverte. Que Dieu soit présent ou absent, que le diable ait une existence ou non, les moyens de savoir comment s’accommoder d’un mal qui saccage le désir de vivre, reste un problème réel constant. Nul n’est à l’abri de ce qui anéantit ou élève. Les exemples ne manquent pas, il serait bon de se les rappeler. Stigmatiser le coupable ou se poser en victime n’est pas résoudre le problème que pose le mal. C’est décider que les bons sont d’un côté et les mauvais de l’autre.
De quoi s’indignent les Indignés? Un jeune Indigné, très motivé, engagé et sincère dans ses idéaux, m’avait dit lors d’un long entretien que nous avions eu aux Bastions début novembre, que certains SDF perturbaient les assemblées. En quoi la réalité des Sans abri est-elle de trop au milieu des propos tenus et affichés par les Indignés? La misère ne se résout pas par des mots seulement. Lutter contre elle, c’est bien. Mais la rejeter hors de la scène qui en parle?
