Tout compte fait, les piétons pourraient rejoindre les automobilistes dans leurs revendications de traversée de la rade! Car si aux seconds n’est réservé que le seul pont du Mont-Blanc, le pont de la Machine, qui était l’espace piétonnier par excellence, ne l’est plus! Et non, car aux cyclistes, le pont des Bergues ne suffit plus. Ils ont besoin des trois ponts. Donc si un jour on a dansé ou déjeuné sur le pont de la Machine, désormais on y circule. A vélo, of course! What else?
Genève
A l’heure où piétons et cyclistes partagent les trottoirs du Pont du Mont-Blanc, les rendre au trafic routier, serait-ce une mauvaise bonne idée? Quant au Pont des Bergues, serait-ce inconcevable de le rouvrir à la circulation automobile? Après tout, l’habitude semble bien établie pour les cyclistes de circuler sur le Pont de la Machine. Les piétons partageront volontiers une partie de l’espace avec eux, non? L’essentiel est que des trois ponts à disposition, l’usage soit réparti de manière utile. Qu’en pensent les urbanistes ici présents? Un avis éclairé serait souhaité pour sortir de l’utopie et offrir non pas « la possiblité d’une île » mais un pont pour chacun.
Presque. Car jour de congé, sans doute. En effet, à longer le lac jusqu’au BIT aller et retour, on observait quelques rares cyclistes. Tous circulaient bien sûr en dehors de la piste cyclabe à leur intention, préférant la promenade, plus large. Las. Mais cela n’est rien, car devenu (presque) habituel. Mieux -ou pis-, dans les rues Basses. Deux cyclistes, chacun sur un des larges trottoirs qui se font face et longent les magasins. Sans vergogne, casque sur la tête, sourds aux remarques qui leur sont adressées pour leur signifier que l’espace ne leur est pas vraiment destiné. S’il faut voir là un nouveau mode de lèche-vitrine, qu’on se le dise et chacun appréciera! Non, ceci n’est pas de l’acharnement contre les cyclistes. Ce serait inverser les rôles. Ceci est un constat à prendre en considération avant qu’il ne devienne fatalité. Car une ville est un lieu qui vit avec un tant soit peu de règles. De conduite et de civisme.
Bonneteau-Vélos-Autos
Sur les trottoirs du quai du Mont-Blanc, on savait qu’on prenait des risques à jouer au bonneteau. Mais à marcher? Les trottoirs sont passés de casinos à vélodromes. En fin de compte, marcher sur la chaussée est devenu bien moins dangereux. Aucun automobiliste ne se permet de foncer sur les piétons comme s’y emploient les cyclistes. Sur les trottoirs, les voies du tram, les places piétonnes, les parcs, ils zigzaguent à coups de sonnettes, en toute impunité. En toute légalité?
Il y a une semaine, ici, deux ados se disputaient. Lui, la persuadait de faire la manche, elle, s’y opposait. Il insistait, elle refusait. Il persistait, elle se détournait. Il l’a forcée, elle a pleuré. Il l’a prise dans ses bras. Au même endroit, hier, l’indigence était là. Entre abandon et harmonie.
C’est un de ses anciens collègues* qui signe ce propos et le dessin qui l’accompagne. » Daniel Devaud a enseigné le droit à l’Ecole d’ingénieurs pendant plus de vingt ans. Dès le début des années 80, il a co-dirigé le groupement des professeurs de l’Ecole d’ingénieurs, puis de l’Association des Enseignant-e-s des Ecoles d’Ingénieurs et Techniques (AGEEIT). Il a défendu activement la revalorisation de l’enseignement professionnel. Sa carrière est impressionnante: enseignant EIG pendant 20 ans, ancien président de l’AGEEIT, ancien membre du comité du Cartel Intersyndical, avocat au barreau de Genève, ancien membre du comité CIA, ancien juge d’instruction, et enfin magistrat à la Cour de justice. Ses anciens collègues de l’AGEEIT peuvent affirmer que Daniel Devaud est un homme droit, intègre, fidèle à ses solides valeurs éthiques et à ses convictions sociales. Il a aussi toutes les compétences juridiques et techniques pour assumer la fonction de magistrat à la Cour des comptes. Nous souhaitons pleins succès à notre ancien collègue! » *[Vincent]
Accueillie sur ce site d’abord avec un pseudo, pour y partager une activité littéraire en direct avec des internautes inconnus, a été la raison de ce blog « Voix ». J’y ai publié des textes de forme extrêmement brève, parfois. Hier, dimanche, j’ai eu envie de poster la critique de mon deuxième recueil de nouvelles, écrite par Anne Pitteloud, journaliste au « Courrier », car l’occasion m’était offerte par un media confrère, de remercier « La Tribune de Genève » d’avoir ouvert à l’écrivain un espace au sein d’une blogosphère de « sa » Cité. Il me paraît en effet important qu’un regard venu parfois d’ailleurs, contemplatif et critique à la fois, idéaliste et lucide aussi, c’est-à-dire non forcément identifiable selon des critères standards admis, ait sa place dans le débat d’idées. Tel me paraît être le rôle de l’écrivain ou de l’artiste. Dans ce sens et après l’appel lancé par Jean-François Mabut à ne pas rester coi, il m’a paru nécessaire de sortir d’un certain silence et de prendre position dans le cadre de prochaines campagnes électorales diverses. Ces précisions ne sont pas rhétoriques. Elles relèvent du souci de s’affranchir des cadres récurrents d’étiquetage partisan. Aucune idéologie, aucune religion ne conçoit l’homme tel qu’il est. Toutes le projettent. Or on sait combien sont souvent loin des images, les réalités incarnées par les êtres. L’écrivain tente de les capter, de leur donner de la voix. Les partis, les confessions n’en rendent bien souvent que leurs échos. On comprendra dès lors que si je soutiens ici la candidature de Daniel Devaud à la Cour des comptes, j’agis en tant que femme de lettres et citoyenne genevoise, non sans idées politiques mais sans appartenance partisane, parti pris ou autre cause quelconque à défendre.
On peut le dire! Une page du blog de Jean-Marc Guinchard a dû succomber à quelque tir intempestif car lorsque l’on clique sur le lien qui s’affiche si l’on a demandé le suivi du sujet, on trouve, en guise de réponse: Page Inconnue Il est possible que la page recherchée ait été supprimée, que son nom ait changé ou qu’elle ne soit pas disponible pour le moment. (erreur 404) Not Found Sorry, but the requested URL was not found on this server. Please check the address and try again. (error 404) La réponse appartient à qui connaît la cause de cet encart, toute liberté lui étant bien sûr réservée de communiquer à ce propos.
On aura compris Pascal Descaillet!
A le lire deux fois sur le site, pour le retrouver à nouveau deux fois sinon trois dans la sélection des blogs postés ce jour, nul doute qu’il aura son public!
Pour informer Monsieur Mabut du billet que j’ai posté hier, j’ai cru bon de lui adresser le lien par courriel.
Coup d’épée dans l’eau? Aucun retour en tout cas.
Je poste donc ici ce le lien pour que celles et ceux qui seraient enclins à lire une prose sensiblement différente de celle de Monsieur Descaillet, en aient la possiblité:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/09/01/soutien-a-daniel-devaud.html
Lancer des pavés au nom de « coups de poignards »? Des règlements de comptes à la Cour du même nom, il n’y a pas qu’un pas. Il y a des candidats. Avec ou sans G.-O.S.