La mort récente de ce jeune homme frappé par un autre à Paris a révélé une fois encore la réalité de certaines mouvances extrémistes.
De droite ou de gauche, rien ne les différencie dans le besoin d’en découdre avec cet autre qui dérange. Parce que les uns ne pensent pas comme les autres, voici que cela suffit à menacer et agresser.
On sait qui a provoqué et qui a frappé. On sait quelles étaient les activités de l’un et de l’autre. Il n’en demeure pas moins que la récupération politico-médiatique bat son plein.
Ainsi et au-delà du désastre qu’engendre tout acte de violence, il n’est pas interdit de s’interroger sur la manière avec laquelle a été instrumentalisée la mort de Clément Méric.
De ces deux mouvances d’extrême droite et d’extrême gauche, aucune ne vaut qu’on en loue les actions.
Dans le même sens, aucune non plus ne mérite tant de mobilisation pour une affaire de coups donnés entre deux jeunes provocateurs.
En aucun cas il ne s’agit là de minimiser des faits graves.
Mais de remettre en contexte une violence qui frappe partout, chaque jour sans appeler à son chevet un tel battage médiatique.
Mais quand le cynisme ne recule devant aucun moyen pour renforcer son pouvoir, on privilégie les scènes à médiatiser.
Quelqu’un aurait-il entendu parler de François Noguier, mort de la même manière que Clément Méric mais sous les coups d’un homme de type nord africain et qui a pris la fuite?
Cela s’est passé dans la Marne, le 4 juin dernier:
http://m.lunion.presse.fr/article/region/un-gadzart-meurt-apres-une-bagarre?page=0,0
Justice
Oui, ce sont bien eux qu’on surveille, en France. Les enfants de militaires.
Au nom de la démocratie car elle le vaut bien.
Deux enquêtes auraient ainsi été ouvertes sur les enfants de militaires opposés au « mariage pour tous ».
Il est vrai que certains d’entre eux ont osé manifester par des sit-in non violents.
Mais cela ne passe pas auprès du Ministère de l’Intérieur.
Heureusement que la France socialiste rappelle au reste du monde ses droits à la liberté d’expression.
Car le droit de regard sur les enfants de militaires s’exerce bien sûr au nom du droit aux enfants.
Pour tous.
http://lejournaldusiecle.com/2013/05/23/manuel-valls-a-demande-a-la-dcri-de-surveiller-les-militaires-opposes-au-mariage-gay/
Le mal nommé mariage pour tous serait pour Jacques Attali une anecdote sans importance.
Pour celles et ceux qui y verraient au contraire un changement de civilisation, qu’on se le dise, il n’en est rien.
Parce que selon l’économiste, cette réforme s’inscrit dans une évolution qui ne date pas d’hier.
On se dirige, d’après lui, vers une humanité unisexe.
Après avoir énuméré les diverses raisons qui l’amènent à cette conclusion, Jacques Attali y va de ses conseils.
Ainsi exorte-t-il à l’altruisme et à l’amour quand il n’invite pas chacune et chacun à se pencher sur de vraies questions telles que la définition et la protection du sanctuaire de son identité.
Comprenne qui pourra.
Car pour le reste, se marier entre hommes, se marier entre femmes, se marier entre hommes et femmes et avoir des enfants entre hommes ou entre femmes plutôt qu’entre hommes et femmes, peu importe.
Parce qu’au nom du principe d’égalité, la procréation ne sera plus le privilège ou le fardeau des femmes.
http://www.slate.fr/story/67709/humanite-unisexe-biologie-immortalite
La biologie et la politique viennent de s’entendre en France pour accorder aux couples homosexuels les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels.
Ainsi, face à la loi, rien ne distinguera plus un couple de même sexe d’un couple de sexes opposés.
On l’a compris, c’est au nom du principe d’égalité que cette loi a été promulguée.
Voici donc dépassée, désuète et caduque, toute différence de morphologie entre les couples face à la filiation.
Doit-on pour autant considérer la stérilité des uns et des autres de la même manière?
Rien n’est moins sûr car la stérilité d’un couple homosexuel est une réalité morphologique.
Ce qui n’est pas le cas de la stérilité d’un couple hétérosexuel qui elle, relève de la pathologie.
En effet, c’est parce que la stérilité d’un couple hétérosexuel est reconnue comme maladie qu’elle permet l’accès à la procréation médicalement assistée.
Si donc la stérilité des couples hétérosexuels est envisagée au regard de la médecine, la stérilité des couples homosexuels l’est au regard du droit.
Car si la PMA ne figure pas de manière explicite dans la loi qui octroie à tous le droit d’avoir des enfants, elle reste en ligne de mire.
Elle déjà est ouverte à tous en Belgique.
Que penser d’une théorie des genres de laquelle on ne semble pas mesurer les enjeux tandis qu’une loi vient d’accorder aux couples homosexuels les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels?
On évoque un changement de civilisation. Soit.
Mais doit-on, sans être forcément ringard, croyant, conservateur ou que sais-je encore, se réjouir d’un tel changement de civilisation?
Doit-on obligatoirement être taxé d’homophobe si l’on demeure réservé par rapport à ce qu’ouvre comme droits aux couples homosexuels cette loi sur le bien mal nommé mariage pour tous?
Où est l’intérêt supérieur de l’enfant dont il est question dans le cadre de l’adoption?
Où est le bien de l’enfant tant revendiqué ici ou là?
On peut s’interroger et il le faut sur cette ouverture de droits aux couples homosexuels.
Car il met en jeu l’adoption en général et l’adoption internationale qui implique des pays et des citoyens qui ne visent qu’à se lancer dans ce parcours courageux.
Pour accéder au droit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels de facto stériles puisque jusqu’à nouvel ordre, la conception d’un enfant exige la participation d’un homme et d’une femme et non celle de deux femmes ou de deux hommes, pour accéder donc à ce droit à l’enfant, c’est toute la société sinon la civilisation qui doit se remettre en cause.
A chacune et à chacun de se demander si un tel droit à l’enfant relève du bien de l’enfant et de son intérêt supérieur!
Paru dans Le Temps du 2 mai 2013 en page 11
La Tribune de Genève, partage un lien sur Facebook et demande l’avis de ses internautes-lecteurs.
Le titre de l’article auquel le lien renvoie attire par son aspect insolite sinon incongru.
Champ-Dollon: demandes de mises en liberté pour traitements dégradants.
Or à la lecture de l’article, on apprend une des raison qui expliquerait la surpopulation carcérale.
Pour l’avocate qui dénonce les traitements dégradants, ceux-ci seraient dûs au fait que des prisonniers resteraient en détention préventive alors qu’ils ont déjà effectué leur peine de première instance contre laquelle, toutefois, le Ministère public ferait systématiquement recours.
Alors, guerre de stratégies juridiques alliée à une guerre d’opinions politiques ou réelle vision de la société?
Pris entre feux opposés, les prisonniers autant que les citoyens en font les frais.
Quant au titre de cet article, il est loin d’être neutre alors que le sujet dont il rend compte apparaît de manière plus contrastée.
http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/champdollon-demandes-mises-liberte-traitements-degradants/story/19139576
Dans une video postée sur le site Atlas Info.fr, Edwy Plenel s’explique et se dit avoir des émotions.
Le citoyen que je suis est par moment désolé.
On le comprend, qui ne le serait pas?
Et que propose-t-il pour tenter de surmonter émotions et désolation?Aucune programme politique car il estime qu’un journal n’a pas à élaborer de programme politique.
Soit.
Quant à savoir qui est responsable de la situation qu’il dénonce, il considère François Hollande seul concerné.
Et de préciser que les attaques contre Jean-Marc Ayrault ne sont pas justes.
Edwy Plenel le sait. N’a-t-il pas su pour Jérôme Cahuzac?
L’indéniable brutalité humaine dont fait preuve Edwy Plenel, sa difficulté à fixer lui-même des bornes à son pouvoir sont d’autant plus déroutantes qu’elles s’entremêlent étroitement à une sincère autoreprésentation en victime..
Ces lignes sont de Daniel Schneidermann et sont extraites de son ouvrage paru en 2003 chez Denoël, alors que Pierre Péan et Philippe Cohen venaient de publier La face cachée du Monde et y dénonçaient sa gestion alors aux mains du trio Plenel-Colombani-Minc.
Pour en savoir plus sur Edwy Plenel, le portrait dressé dans cet article est à lire absolument.
La curée a commencé pour Jérôme Cahuzac.
Pas de quoi s’en réjouir.
Mais peut-être pour certains, de réviser le sens de leur vocabulaire.
« Minable », « normal », autant de manière de qualifier autrui ou soi-même que l’usage socialiste aura à revoir.
Qu’il s’agisse du célèbre avocat français Olvier Metzner ou du non moins célèbre homme d’affaires russe Boris Berezovski, comme par hasard, l’annonce de leur suicide est immédiatement discutée.
Comme s’il fallait absolument montrer qu’on ne croira rien des thèses officielles.
Parce qu’on n’est pas dupe?
Certes, le Français et le Russe n’ont rien en commun.
Sinon le fait que leur mort soit contestée parce qu’ils ne peuvent avoir que des ennemis et aucun état d’âmes.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/03/23/007-boris-berezovski-mort.shtml
