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Culture, Politique, société

Greta et la santé de la planète, Vanessa et la perversité du désir

Plus un jour ne passe sans que nous ne soyons rappelés à l’ordre du climat qui se dérègle et des alertes lancées par autant de jeunes en grève ou, de manière plus radicale, en rébellion.
Plus un jour ne passe non plus sans que nous ne soyons rappelés à l’ordre des abus commis envers les jeunes à mieux protéger des pervers auxquels ils sont exposés.
Luttes contres les dérèglements climatiques et contre les dérives sexuelles ponctuent les informations diffusées par autant de nos médias soucieux de nous informer.
Egérie du combat mené en faveur de notre planète, l’adolescente qui irrite autant qu’elle suscite d’enthousiasme, Greta Thunberg pour ne pas la nommer, ne ménage pas sa peine pour nous mettre en garde.
Elle a, avec elle, des personnalités du monde scientifique parmi lesquelles le récent Prix Nobel de chimie, Jacques Dubochet qui a eu diverses occasions de s’exprimer à ses côtés en Suisse. 
D’aucuns estiment sa jeunesse quand d’autres la fustigent au prétexte qu’elle serait sujette à manipulations.
Mais comment expliquer que tant de celles et de ceux qui soutiennent le combat mené par l’activiste suédoise soient les mêmes qui estiment qu’une adolescente n’a pas encore la pleine conscience de ses actes en matière sexuelle?
Serait-ce à dire qu’en termes de réchauffement climatique, on puisse être plus au fait qu’en termes de relations humaines?
Aurait-on, adolescent, une meilleure perception de la planète et des enjeux qui l’entourent que du sexe et des plaisirs qu’ils procurent?
Car si l’on songe à l’adolescente que fut l’auteure du livre « Le Consentement », on y lit qu’elle n’a écouté qu’elle seule, en dépit des avertissements de sa mère qui s’est ensuite résignée à inviter le couple que sa fille formait avec son amant quinquagénaire pédophile.
Le résultat a été l’histoire qu’elle raconte dans son livre et l’écho international qu’il rencontre. On réalise, on s’interroge, comment a-t-on pu? La laisser se jeter dans la gueule du loup tandis que l’on estime l’adolescence être un âge où l’on n’a pas encore pleine conscience de ce qui se passe autour de soi?
Dans ce cas, comment vouloir protéger une adolescence et plaider la cause d’une autre?
Greta Thunberg me touche, j’en ai parlé ici à plusieurs reprises. Je n’ai toutefois pas caché le souci que m’inspire son engagement. Car si sa détermination est manifeste, sa fragilité ne l’est pas moins.
Puisse-t-elle ne pas faire les frais d’un volontarisme largement encouragé par des adultes, c’est tout ce qu’on lui souhaite sachant le prix qu’a payé pour le sien l’adolescente que fut Vanessa Springora, elle aussi entourée d’adultes dont on pointe le comportement désormais.

Culture, Politique, société

Matzneff-Springora

Déclenchée par un livre dont je ne puis que vous recommander la lecture, la mal nommée « affaire Matzneff » ne peut être traitée à la légère.
« Mal nommée », oui.
Car c’est bien plus qu’un homme qui est mis en cause. Ce sont bien davantage que ses écrits qui sont conspués. C’est la sublimation par la création artistique qui est mise à mal.
La littérature sulfureuse n’a pas attendu Gabriel Matzneff pour trouver son public duquel je n’ai jamais été, dois-je le préciser encore.
Pourquoi je ne cesse de revenir à cette actualité? Parce qu’elle révèle comment un livre, en l’occurrence celui de Vanessa Springora est instrumentalisé.
L’auteure elle-même ne cache pas sa surprise face à l’écho largement international remporté par son ouvrage.
Un grand titre de la presse états-uniennes en parle dans ses colonnes, un autre, en Allemagne pour ne citer que ces deux pays.
La pédophilie reconsidérée en pédo-criminalité est un mal avéré. Ses traitements existent mais leurs résultats demeurent aléatoires.
Nombre d’hommes de tous les milieux sociaux-éocnomiques, de toutes les professions souffrent de cette inclination sexuelle. Et parmi eux, de grands artistes dont on continue d’admirer les oeuvres.
A quand leur interdiction? A quand la censure de films de Pasolini? De romans d’André Gide? De toiles du Caravage?
Foin d’hypocrisie et d’inculture, soyons cohérents et liquidons autant de créateurs dont on regarde, lit et contemple toujours les oeuvres!

Culture, société

Oser dire

Oui, ce qui se passe au sein du monde littéraire français me touche, vous l’aurez bien sûr compris au nombre de sujets que j’ai déjà consacrés à ce qui s’appelle de plus en plus « l’affaire Matzneff ».
J’y suis sensible à maints égards.
Dans l’ordre ou le désordre, parce que cet univers parisien lettré, j’ai eu l’occasion de le fréquenter dès 1975 jusque vers les années 1990.
Parce qu’en mai 68, j’ai commencé à écrire, j’avais 14 ans et demi
Parce qu’à cette époque, je me rappelle très bien comment un professeur de l’école où je me trouvais entretenait au vu et au su de tout le monde, une relation avec une des élèves de l’établissement.
Parce qu’à pas même 4 ans, j’ai eu la chance d’être retirée in extremis des mains d’un prédateur, parce que, plus tard, des abuseurs, j’en ai connu et plus d’un seul.
Parce que, des hommes dominés par d’irrépressibles pulsions, j’en ai écouté. Et autant de perceptions du désir et du sentiment amoureux ont inspiré l’ensemble de mes recueils de nouvelles.
Sans prendre parti car pour moi écrire n’équivaut pas à juger.
Ce cadre posé pour dire que oui, j’ai été sensible au récit que nous livre Vanessa Springora dans « Le Consentement » mais tout autant suis-je restée critique.
Non pas qu’au style ou à la construction de son ouvrage mais à l’histoire telle qu’elle nous la rapporte.
Et ce qui m’a frappée avant tout a été ce qu’elle a vécu en famille.
Le manque du père est criant et avoué à de multiples reprises, Tout autant, la souffrance induite par cette absence se lit-elle au fil des pages de l’ouvrage de la désormais directrice des éditions Julliard.
Et tragique concours de circonstances, son père meurt alors qu’elle s’apprêtait à venir parler de son livre dans « La grande Librairie » de François Busnel.
C’est parce que l’émission prévue a dû être annulée que nous avons été prévenus de ce décès.
Il faut lire le livre de Vanessa Springora. Pour mesurer à quel point a fait défaut autour d’elle, l’autorité. Mais demeure la question de savoir si elle l’aurait respectée?
Quand on est amoureuse, amoureux, on ne supporte aucune entrave au désir. Et c’est bien là le début de souffrances qui vont jusqu’au suicide, nul ne l’ignore.
L’auteure du livre l’a tenté, d’ailleurs. Elle raconte comment, de justesse, son amant de l’époque, Gabriel Matzneff l’a retenue de se défenestrer
S’en sont suivies de nouvelles violentes douleurs psychiques et physiques.
Nombre d’entre nous, certainement, savent ce qu’est un chagrin d’amour et jusqu’où il peut mener. Et quand il se superpose à l’effrayant manque de père, il en devient explosif.

Culture, société

L’écrivain Gabriel Matzneff, sacrifice idéal sur l’autel de la pédo-criminalité

Pour qui l’a vécu, Mai 68 et les années qui ont suivi restent dans les mémoires. Pour qui a connu ce temps de révolte, nul n’oublie comment s’y glissaient les courants libertaires.
Or les voici désormais contestés, les exemples ne manquent pas qui le démontrent.
Le dernier en date vise l’écrivain Gabriel Matzneff, plus personne n’y échappe vu le battage médiatique qui entoure la sortie du livre que Vanessa Springora a consacré à sa relation avec lui.
Pourquoi y revenir encore et encore? Parce que cette affaire interpelle à maints et divers égards, en témoigne cet article que je vous invite très vivement à lire.
Rester conscient, toutefois, qu’avec le temps, la perception d’une relation humaine se modifie, qui plus est après une psychanalyse, est essentiel.
Cependant, on nous parle de faits traités de manière « chirurgicale ». A signaler que ce terme apparaît souvent dans des critiques d’ouvrages dont le style est qualifié tel.
Que la jeune fille d’alors qu’était Vanessa Springora ait idéalisé l’écrivain Gabriel Matzneff, nul doute.
Que l’écrivain ait abusé des projections de l’adolescente, sans doute aussi.
Et que la mère de l’adolescente ait été prise entre le fer et l’enclume tandis qu’elle n’avait d’autre choix que de redouter le suicide de sa fille ou de la laisser convoler avec le quinquagénaire lettré, est tout aussi probable.
Le cadre ainsi posé, on mesure le piège dans lequel est alors tombé Vanessa Springora.
La femme qu’elle est devenue dit ne pas avoir voulu se venger ni accuser l’écrivain dans « Le Consentement ».. On la croit.
Il n’en demeure pas moins que d’autres se sont chargés de clouer l’écrivain octogénaire au pilori.
Où est leur victoire quand on sait que ce seul livre, « Le Consentement », ne risque pas de déranger les moeurs de tant de prédateurs sexuels en liberté?
C’est cette condamnation d’un homme dont je n’ai jamais apprécié ni le comportement ni l’oeuvre qui me gêne. Non, il  n’est pas une victime!
Il est un sacrifice tout trouvé déposé sur l’autel de la véritable pédo-criminalité.

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Face au mal

Tous ces jours-ci, les médias ne ménagent pas leur peine pour relater autant d’affaires de pédo-criminalité qui visent divers milieux parmi lesquels ceux du clergé, de la médecine, du cinéma, de la littérature.
Autant de domaines où se déploie l’activité humaine et où dominent, le plus souvent, confiance et estime.
En seraient-ils dénués, tous ces milieux alors que tant de vocations s’y révèlent, tant de réels talents s’y exercent parce que, soudain, on y découvrirait quelques comportements répréhensibles?
Non. Et surtout pas.
Car y ramener les quelques personnes qui les salissent pour d’autant les rejeter, c’est comme le dit si bien l’expression « jeter le bébé avec l’eau du bain ».
Alors, de grâce, ne mélangeons pas tout! 
« Je veux comprendre pourquoi je suis devenu comme ça. » Cette remarque émise par un chirurgien pervers parmi les pervers a été relayée par son avocat.
Le problème, bien sûr, reste de savoir si, au-delà des réponses qui seraient fournies à la question qu’il (se) pose, son mal s’en verrait modifié. Or rien ne l’assure.
Car sauf à ce qu’une démarche intellectuelle ne contribue à mettre en place des garde-fous, ce qui n’est jamais garanti, elle ne satisfait le plus souvent qu’elle seule.
Et c’est la plupart du temps ainsi, qu’au détriment de l’ensemble des compétences et des talents qui signent une personnalité, son mal l’emporte.

Culture, société

Et de ce Prix Sade, encore décerné en 2019, qu’en dit-on en ces temps si moraux?

Dans une tribune publiée par Le Monde, l’Académicien français Dominique Fernandez soulève d’importants aspects en lien avec l’affaire qui vise Gabriel Matzneff.
D’emblée il le précise ce n’est pas la défense de la pédophilie qu’il prend. Pédophilie « moralement condamnable, légalement punissable » et dont les « abus criminels » ne peuvent en rien se justifier.
Non, c’est la défense d’un homme désormais « traîné dans la boue » tandis qu’il y a peu encore, il était loué, « pour les mêmes livres qui le font mettre actuellement au pilori. » 
Et de rappeler comment, « depuis plus de quarante ans, tout le monde était au courant de ses mœurs, dont il ne se cachait pas, puisqu’il en faisait lui-même l’étalage ; et voici que, tout d’un coup, avec une unanimité hypocrite, s’élèvent des clameurs d’indignation. » 
Quant à Marie Darrieussecq, qui se réjouissait, dans le JDD, que cette affaire mette « un terme à la domination masculine sur les femmes. », il signale combien de propos est « déplacé, car ladite domination s’exerce aussi bien sur des garçons que sur des fillettes. C’est la domination de l’adulte sur l’enfant qui est en cause, et la fameuse question du consentement. » 
Vient ensuite le constat selon lequel les « premiers défenseurs de Matzneff se rétractent, ses amis le lâchent un à un. Tous s’achètent une bonne conscience en attaquant un homme à terre. Ceux qui l’avaient encensé en parfaite connaissance de sa vie privée se drapent maintenant dans une vertu opportuniste. (…)Son principal éditeur, Antoine Gallimard, vient de donner le coup de grâce, en annonçant qu’il retire son journal de la vente, ce qui signifie pour un auteur la mort professionnelle, le renvoi dans le néant. (…)
Il en vient alors à rappeler « André Gide, qui allait en Algérie à la chasse des « petits Arabes ». Qu’on lui retire son prix Nobel ! A propos de Gide, l’Etat n’était pas si prude, il y a encore trois ans, puisque le ministre de l’éducation nationale mettait au programme des terminales littéraires Les Faux-Monnayeurs, roman ouvertement pédérastique. Ce ministre va-t-il offrir sa démission, pour une aussi grave atteinte à la moralité de jeunes adolescents ? » 
Puis comment « Pasolini fut renvoyé de l’école où il enseignait en Italie, dans le Frioul, et obligé de s’enfuir à Rome parce qu’il avait entraîné des collégiens derrière des buissons. Va-t-on interdire ses livres et ses films ? Le Caravage a peint dans une pose impudique son amant tout nu de 12 ans : le musée de Berlin, pour contenter les familles, va-t-il mettre au rebut L’Amour victorieux admiré par des millions de visiteurs ? Que la curée n’épargne aucun chef-d’œuvre ! » 
Et si jamais, pour qui l’aurait oublié, ce n’est qu’en 1945 que le seuil de la majorité sexuelle a été fixé, en France, à 15 ans.  Jusque là, il l’avait été à 13 ans et avant cela, par une loi de 1832, à 11 ans. De quoi réfléchir au regard porté sur l’enfant…

Culture, société

Silence éditorial et nausée

Quand j’estimais que l’époque portait, à tous les sens du terme… L’époque et le milieu tout autant!
Quand j’évoquais un règlement de compte, justement au sein de ce milieu littéraire et éditorial parisien sinon germano-pratin!
Quand je soulignais combien de victimes de pratiques pédo-criminelles n’avaient que le silence comme réponse à leur maux!
Avant Vanessa Springora dont le livre atteint des records de vente en France, un autre texte jamais édité mais qui portait sur le même mal avait été écrit.
Et ce texte jamais édité a été, lui aussi, soumis à Grasset.
Accepté par une des ses collaboratrices, il a été refusé par son patron et par ses cadres dirigeants de l’époque.
Or il se trouve que l’auteure de l’ouvrage jamais édité ne s’est jamais remise non plus. Qui va s’en soucier? La justice? Vanessa Springora? Grasset désormais ou une autre maison d’édition?
La vie comme elle va, avec ses unes médiatiques, ses unes littéraires et ses tristes silences.

Culture, société

Culture et aura

Suite aux riches échanges que mon précédent sujet de blog a générés sur un réseau social bien connu, plusieurs constats s’imposent.
Tout d’abord, le flou qui entoure le terme de culture, flou souvent relevé dans différents sujets de ce blog consacrés à ce terme un peu devenu fourre-tout de ce fait.
Et je ne suis pas la seule à l’avoir relevé. Je vous invite à lire cet article que Wikipedia consacre au terme de culture, vous prendrez la mesure et du flou et des nombreuses acceptions du terme.
Et puis et sans doute en lien avec ce premier constat, celui de l’aura qui entoure « la culture ». 
Ensuite, l’identification des personnes qui entretiennent un rapport quelconque à « la culture » avec ce que ce terme véhicule de représentations et de valeurs.
Mais, faut-il le préciser, toutes ne sont pas forcément positives.
Car le comportement d’autant de ce monde de près ou de loin lié à « la culture » apparaît aux yeux qui l’observent, souvent auto-doté d’une sorte d’immunité voire même, d’impunité.
Les récentes affaires qui ont touché le cinéma et la littérature en témoignent.
Or c’est précisément ce qui dérange, gêne, voire choque. Que, soudain, des univers le plus souvent idéalisés, soient entachés par le comportement de tel ou tel réalisateur, de tel ou tel écrivain.
Car s’il est admis d’un écrivain, d’un compositeur, d’un réalisateur, d’un sculpteur etc, qu’il jouit d’un talent créatif indéniable, que par ailleurs sa « culture » est vaste, il n’en demeure pas moins ce qu’il est. 
Si j’ai cité Sartre dans ce précédent sujet qui, justement, a suscité autant de réactions intéressantes, c’est parce que lorsqu’il considère que la culture « ne sauve rien ni personne », il ajoute encore, toujours dans Les Mots, que « l’on se défait d’une névrose, on ne guérit pas de soi ».
Aussi et quel que soit le rapport que l’on entretient à « la culture », reste-t-on ce qu’on est. Et « ce qu’on est », varie. Il arrive que « ce qu’on est » ne soit pas forcément reluisant.
C’est précisément ce qui a été porté au grand jour dans certains cas qui ont défrayé l’actualité.
A savoir, comment des personnes entourées de considération ont abusé de leur pouvoir et, par leurs agissements, perverti l’aura qui profite (encore) à ce milieu qu’est celui de « la culture ».

Culture, Politique, société

Offense à la mère

On entend souvent prôner le développement de la « culture » par l’allocation de fonds destinés à la soutenir.
Définit-on le terme de « culture », rien n’est moins sûr.
Mais on sous-entend sans doute qu’il est inutile de rappeler ce que signifie « culture ». Pourtant, chacune et chacun en aura sa version qui ne sera pas celle de toutes et tous.
Quoi qu’il en soit, on pense, en général, que de s’adonner à la lecture, à la peinture, à la sculpture, la danse, la musique et j’en passe, sera toujours préférable que d’errer ou de sombrer nulle part.
Parce que développer un art à quelque niveau que ce soit, est le plus souvent considéré comme une pratique louable, voire noble.
De là vient le prestige, l’aura même qui entoure les personnes qui ont réussi à s’imposer dans un domaine quelconque de la « culture ».
On le sait, pourtant, et Jean-Paul Sartre l’a écrit, « la culture ne sauve rien ni personne ». Je l’avais rappelé ici-même, il y a un peu plus d’un an.
Et non seulement la culture ne « sauve rien ni personne » mais, poursuit le philosophe, «  elle ne justifie pas. Mais c’est un produit de l’homme: il s’y projette, s’y reconnaît; seul, ce miroir critique lui offre son image. ».
Cette citation extraite de son livre Les Mots, paru en 1964, résonne d’autant mieux quand on sait comment Jean-Paul Sartre et d’autres personnalités du monde des Lettres entre autre, ont soutenu Gabriel Matzneff.
L’écrivain ne s’est jamais caché de ses pratiques perverses dont il fait étalage avec un narcissisme accompli. 
Or dans le même temps,  il a été reconnu pour sa « culture » . Et c’est dans ce sens que la conception que Sartre en donne prend tout son sens.
En ceci qu’elle renvoie une image qui n’a gêné aucune et aucun de celles et ceux qui ont apprécié l’écrivain désormais mis au ban de la société.
Qu’en est-il, aujourd’hui, de ce « miroir » que serait la « culture »?
Serait-il celui qui avait renvoyé des images qui,  en leur temps pas si lointain, avait défrayé la chronique et desquelles on ne parle plus trop?
Images qui montraient comment la fête de la musique était célébrée à l’Elysée?
On entendait des mots peu flatteurs pour les femmes. Qu’en a-t-on dit? qu’ils relevaient de l’art?

Culture, Politique, société

Pédo-criminalité, ce mal international

De la pédo-criminalité qu’entoure un large silence, un autre « consentement » parce que largement pratiquée sans que les responsables de réseaux qui la favorisent ne paraissent inquiétés, s’en souciera-t-on enfin?
Parce que c’est facile de s’en prendre à un écrivain dont, je ne le répéterai jamais assez, je n’ai jamais lu aucun livre. Dont je ne cautionne en rien les pratiques sexuelles mais au sujet duquel je constate qu’il semble tenir lieu de proie idéale.
Car une hypocrisie manifeste entoure cette mise au pilori d’un homme autrefois encensé.
Condamné avant l’heure, si condamnation par la justice il doit y avoir, il se voit lâché par nombre de celles et de ceux qui ne cachaient pas leur soutien voire leur admiration du temps où il était convié à s’exprimer par tant de médias.
Je vous invite à découvrir cette séquence publiée par « Le Parisien ». 
On s’interroge, on se dit que, vraiment, cette jeune fille qu’était Vanessa Springora à l’époque des faits qu’elle relate dans son livre était bien seule.
Que la racine de ses problèmes est à trouver dans le contexte parental et social. Que c’est, à l’évidence, ce qui a permis à son prédateur d’agir. 
La jeune fille était en quête d’affection, en quête d’amour, en quête d’idéal. Elle a cru le trouver en G.M. 
Combien d’enfants, plus jeunes encore que l’auteure de ce livre restent victimes de criminels en liberté et, pour nombre d’entre eux, en col blanc?
A quand un ouvrage qui les livrera, eux aussi, à la justice? 
Rêvons un peu, après tout, si cet ouvrage de Vanessa Springora pouvait contribuer à une prise de conscience générale et pas qu’en seul lien avec le milieu littéraire germano-pratin, ce serait tout cela de bon!