Heureusement qu’existe la France, connue pour sa liberté d’expression et l’indépendance de ses médias!
Rien à voir avec d’autres pays sans cesse dénoncés pour le contrôle qu’exerceraient leurs gouvernants.
Non, en France, on a la chance d’échapper à ces oligarchies sans cesse dénoncées ailleurs et pour cause!
Ici, par exemple, on apprend combien chacune et chacun respecte le conflit d’intérêts:
https://fr.people.yahoo.com/post/139350858598/la-compagne-de-laurent-fabius-reprend-le-job-de?soc_src=social-sh&soc_trk=fb
Certes, la liberté de la presse permet d’en faire part.
Le fait est que cela n’inquiétera sans doute pas les concernés.
A moins que…?
Medias
Vous pensiez la rhétorique réservée à quelques érudits ou autres savants usagers de la langue?
Détrompez-vous, certains la maîtrisent à merveille quand d’autres savent aussi la relever au passage.
En voici une bel exemple, loin d’être unique pour rendre compte d’une personnalité dont on sait la considération que lui porte la plus grande partie de la classe médiatico-politique occidentale.
Cela se passe dans le cadre d’une émission de géopolitique consacrée à l’OTAN et dont l’invité est Arnaud DOTEZAC, directeur des rédactions de Market Magazine.
A voir ici, dès la minute 9′:
http://www.rts.ch/emissions/geopolitis/7388948-otan-a-quoi-sert-l-alliance.html
Le très rhétorique si j’ose dire de Xavier Colin -qui ose donc dire- n’échappe pas à son invité.
Arnaud Dotézac, factuel, recadre.
Souvent -et récemment encore sur ce blog- est évoquée la vérité.
D’aucuns lui ajoutent même une sorte d’absolu en l’affublant d’un L et d’un V majuscules.
Décréter de la vérité, qu’elle existe est une manière générale de l’appréhender.
Car si, en effet, la vérité peut apparaître dans une situation donnée, dans d’autres, elle peut ne rester qu’une vérité, sinon échapper.
Alors, affirmer que La Vérité existe peut, certes, tenir lieu d’assertion. Mais sa quête implique l’absolu.
Or se pose la question de savoir dans quelle mesure un absolu se vit.
Les réactions ne se seront pas fait attendre après la diffusion du documentaire évoqué dans mon précédent sujet:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/02/02/d-aveugle-et-sourd-a-lanceur-d-alerte.html
D’aveugle et sourd à lanceur d’alerte, voici que ce même Obs publie une lettre ouverte à l’adresse du réalisateur du film pour lequel, deux jours plus tôt, il titrait: Ne ratez pas:l’Ukraine, les masques de la révolution.
Ils sont dix-huit journalistes à avoir signé la missive.
Il est précisé qu’ils sont tous connaisseurs du dossier pour avoir travaillé sur place. Comme si le fait d’avoir travaillé sur place était un gage d’honnêteté. Va pour eux et voici leur propos:
http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20160202.OBS3854/lettre-ouverte-a-paul-moreira-apres-ukraine-les-masques-de-la-revolution.html
Cependant, Le Monde ne se veut pas en reste, lui non plus.
Et cette fois, on n’est plus dans le cadre d’un travail sur place à défendre au nom d’une vérité à en déduire de fait. Non, là, on est carrément dans l’explication, logique, fouillée, argumentée, bref infaillible ou peu s’en faut.
Normal, on est dans la tête de Michel Eltchaninoff*, entre autres signataires de ce brûlot.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/03/sur-canal-un-documentaire-diffuse-la-propagande-du-kremlin-contre-l-ukraine_4858723_3232.html#1pgErwfcgMciV6bG.99
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/27/bhl-bis.html
Et voici que L’Obs, pas vraiment connu ni reconnu pour la considération qu’il porte au président russe -sinon à la Russie elle-même- voici donc que ce media joue les révélateurs sinon les lanceurs d’alerte.
Alors que nombre de voix s’étaient élevées dès 2013 contre la désinformation caractérisée qui visait la situation en Ukraine, une valeureuse journaliste vient nous apprendre que le gouvernement ukrainien serait composé de néo-nazis.
Sacrée découverte que relaie là cet Obs soudain miraculé de la cécité médiatique occidentale qui a permis l’embrasement de l’Ukraine.
Quelle que soit la raison de pareil revirement, elle est évidemment à saluer. Sauf que plus de 9.000 morts plus tard et un pays exsangue, on aurait pu espérer mieux.
Mais L’Obs intitule sans problème Ne ratez pas: « Ukraine, les masques de la révolution »:
http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/20160126.OBS3369/ne-ratez-pas-ukraine-les-masques-de-la-revolution.html
Se mettre dans la tête de quelqu’un relève, a priori, davantage de la tentative que de la certitude d’y réussir.
On peut s’y risquer pour diverses raisons, Michel Eltchaninoff, l’auteur d’un ouvrage intitulé Dans la tête de Vladimir Poutine, avait sans doute les siennes.
Paru en février de l’an dernier, cet opus a eu l’heur de plaire à qui de droit. L’écho médiatique qu’il a reçu a permis ainsi de diffuser l’image du président russe qu’un certain Occident aime à entretenir.
Et en Michel Eltchaninoff, autant dire qu’on détient l’homme de la situation.
Apprécier ou ne pas apprécier Vladimir Poutine est une chose, discuter sa politique, une autre. Mais énoncer une somme de contre-vérités pour discréditer un homme est un procédé dont on se demande bien ce qu’il a à voir avec la philosophie, discipline dont se réclame celui qui a risqué ce Dans la tête de Vladimir Poutine.
Invité de Mediapart, Michel Eltchaninoff excelle en magicien-contorsionniste-illusioniste. Au cours d’un débat qu’il mène avec Juliette Cadiot, historienne, il parvient, en effet, à nous présenter un Vladimir Poutine metteur en scène de son absence aux cérémonies d’Auschwitz et brandir à l’appui de sa thèse, la sémantique.
Oui, Monsieur le philosophe, journaliste et essayiste français nous explique l’usage que fait du terme fasciste, le chef du Kremlin, balayant sans vergogne l’impact qu’implique cet adjectif dans la mémoire collective russe.
Par un tour de passe-passe magistral et pour d’autant mieux passer sous silence -sinon nier- l’existence de néo-nazis installés au pouvoir à Kiev, Monsieur Eltchaninoff mène une attaque en règle contre le président d’un peuple qui a sacrifié par millions ses citoyens pour sauver l’Europe du nazisme.
On n’est plus dans la désinformation, avec ce journaliste, philosophe, essayiste. On est dans la plus pure révision de l’Histoire et sa totale falsification.
Et puisque nos médias se soucient tant de nous rappeler les droits humains, le sort d’enfants ou autres victimes de guerres, pour rappel, ce sujet écrit il y a un an, à quelques jours près:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/28/poroshenko-et-c-est-comme-ca-et-precisement-comme-ca-que-nous-gagnerons-cet.html
Cette manière du journaliste de stigmatiser le président russe dans la séquence indiquée en début de sujet, illustrerait-elle une information distincte de celle délivrée par d’autres pays accusés de s’adonner à de la propagande?
Car la propagande dont nos valeureux commentateurs et autres spécialistes du genre créditent, entre autre la Russie, vaudrait bien qu’ils s’interrogent sur celle qui ne dit pas son nom.
S’exprimer en termes convenables n’a jamais impliqué que la réalité à laquelle renvoient lesdits termes corresponde au sens convenu par l’usage de la langue.
En pays dit neutre et démocratique, s’inquiéter d’objectivé ne semble pas être prioritaire.
« Leurs enfants resteront dans les caves du sous-sol »
Ces propos sont ceux de Petro Poroshenko que je relayais, le 8 septembre dernier, dans un sujet consacré au Donbass, cette région de l’est de l’Ukraine dont on ne parle plus beaucoup.
Alors que le monde entier -ou peu s’en faut- avait découvert la photo d’Aylan, gisant sur une plage turque, je rappelais le sort réservé aux populations du Donbass et le destin que le président ukrainien réservait à leurs enfants.
La question de savoir si les médias ne s’intéressaient pas assez aux conditions de vie des populations civiles du Donbass et plus précisément à celles de leurs enfants a enfin été posée.
C’était hier soir, dans le cadre du téléjournal de Léman Bleu qui a porté son attention à la soirée caritative organisée en faveur des enfants du Donbass, ce 23 janvier à Genève.
Je tiens à remercier les journalistes qui ont su prêter attention à la soirée caritative en faveur des enfants du Donbass qui aura lieu ce 23 janvier à Genève.
Il m’importe, ici, de signaler l’intérêt qu’ils ont montré à cet événement alors que souvent j’ai partagé avec eux les points de vue exposés sur ce blog.
Leur réaction indique, non seulement que le dialogue reste possible mais surtout, que l’intelligence et le coeur y ont leur place.
Merci à eux.
La Syrie, comparée à Stalingrad, telle est la vision d’Andre Vltchek.
Certes, son point de vue n’est pas celui qui domine nos médias. Quoi qu’on en pense, il vaut la peine d’être lu:
http://lesakerfrancophone.fr/la-syrie-est-le-stalingrad-du-moyen-orient
Dans un article paru en janvier 2014, ce journaliste d’investigation s’exprimait aussi sur l’islam et les pratiques terroristes de certains de ses courants les plus radicaux.
Qu’on partage ou non cette approche, elle offre un éclairage non dénué d’intérêt.
A lire, toutefois, la haine qui s’étale contre telle ou telle religion sinon toutes, il va de soi que la nuance n’accède plus à certains esprits échauffés.
L’aveuglement des uns comme celui des autres est des plus préjudiciables pour le monde entier.
Cependant, la naïveté n’est pas non plus à entretenir.
Dans ce sens, reconnaître la voracité et la cupidité dénuées de toute humanité de nombre de nos compatriotes occidentaux serait tout aussi judicieux.
C’est ainsi que, selon Andre Vltchek, prêts à tout pour arriver à leurs fins, ils n’hésitent pas à recourir aux services d’extrémismes religieux, laissant impuissants tout autre courant de pensée:
http://www.legrandsoir.info/terrorisme-musulman-a-qui-la-faute-counterpunch.html
