Aujourd’hui, on le sait, il est russe.
Pour qui ne l’a pas encore compris, les preuves sont là, irréfutables, chaque jour qui passe ou presque nous les rappelle par le biais de relais divers.
Volontés hégémoniques, agissements contrevenant aux droits en tous genres, autant de comportements parfaitement étrangers, bien sûr, aux bonnes manières et aux principes de nos démocraties.
Soit.
Il est certain que les regards critiques ne manquent pas pour nuancer ou refuser de telles visions réductrices et heureusement!
Mais leur écho reste limité quand il n’est pas rejeté.
Force est de le constater, toute prise de position susceptible d’enrayer la mécanique d’information dominant l’Occident, court le risque d’être confinée au secret sinon aux oubliettes.
L’Histoire l’a souvent démontré, le document ci-dessous le confirme:
Medias
Ici et là et en particulier pour ce qui concerne la situation en Ukraine, on a pu lire ce rappel concernant le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
La formule aidant, on y recourt dans le sens qui arrange les intérêts à défendre.
Combien de fois, en effet, personnalités politiques, journalistes, commentateurs ou autres spécialistes et analystes occidentaux, n’ont-il répété en boucle et en choeur que la Russie avait bafoué ce « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »?
Est-ce au nom de ce même « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » que nombre d’entre elles et eux se sont hâtés de rejoindre le Maïdan envahi de snipers* et autres membres de partis néo-nazis plus que prêts à en découdre avec le pouvoir encore en place?
Il est bienvenu de le rappeler ce « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
Il l’est d’autant en toutes circonstances et en tous lieux.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/06/ukraine-snipers-et-vacarme-russophobe.html
A l’issue du scrutin des élections qui ont eu lieu dans l’est de l’Ukraine, les réactions ne se sont pas fait attendre.Rien de plus normal quand on sait les tensions et les intérêts encore en jeu.
Que chacune et chacun ait son idée à cet égard est dans l’ordre des choses.
Mais qu’un débat reste possible est capital. Or comment l’entretenir et l’encourager quand tant de mauvaise foi entoure la situation en Ukraine?
Depuis près d’un an bientôt, j’ai écrit à ce sujet. Je n’ai eu de cesse d’appeler à modérer les points de vue plutôt que de stigmatiser la Russie.
En dépit de certains procès d’intention qui ont pu m’être dressés ici ou là, je maintiens que la Russie est loin d’être ce pays dont on rend le président responsable de tous les maux possibles et imaginables.
En dépit des interprétations que d’aucuns livrent de mes démarches, aucune ne vise à rendre un camp ou une autre plus blanc que l’autre.
Enfin et en dépit de tout, il apparaît indispensable de lutter contre la manière sans cesse orientée d’informer de situations qui méritent mieux que des propos réducteurs auxquels on a le plus souvent droit en Occident sur la Russie.
Demain, dans l’est de l’Ukraine, auront lieu des élections.
La population appelée aux urnes est considérée par une bonne partie de l’Occident, comme rebelle, séparatiste, quand ce n’est pas carrément terroriste.
Pour le seul fait d’avoir défendu ses terres aussi âprement qu’elles ont été convoitées par des intérêts qu’elle a considérés étrangers aux siens, cette partie de l’Ukraine a été mise au ban des accusés sans autre procès.
Car enfin, qui ose encore croire à l’idéal tant évoqué de démocratie pour destituer Viktor Ianoukovich?
Lequel de nos médias a contribué à dénoncer les méthodes et les moyens qui ont permis de renverser ce président légitimement élu?
Il ne s’agit pas ici de prendre parti pour les uns et contre les autres.
Il s’agit d’appeler à une réflexion un peu moins orientée.
Car l’Occident, qu’il le veuille ou non, n’a pas la panacée de l’honnêteté et son obstination à démontrer le contraire dessert la démocratie qu’il se targue d’incarner.
http://www.hebdo.ch/news/société/ukraine-à-donetsk-des-élections-rebelles-indispensables
Coupe du monde de football 2018, Mistral, qui ose encore ne pas céder aux pressions états-uniennes?
Alors que Joseph Blatter a reconnu avoir été invité à annuler l’organisation de la Coupe du Monde de football 2018 en Russie*, voici que la France est mise au défi de renoncer à la livraison annoncée de son navire de guerre à la Russie.
On l’a bien compris, la Russie est l’ennemie de la démocratie et sème le chaos en Ukraine sinon dans le monde entier.
Fort de son titre de nobélisé de la paix, Obama sait de quoi il parle.
Jusqu’où ira cette tartufferie?
S’il existe des esprits critiques pour ne pas s’y laisser prendre, force est de constater que leur marge de manoeuvre apparaît vite réduite.
Alors que tant de voies s’ouvraient pour négocier, l’administration d’Obama a persisté à imposer ses vues à un Occident, qui de frileux, risque bel et bien d’avoir froid cet hiver.
http://www.lenouvelliste.ch/fr/nosdossiers/crise-en-ukraine/articles/pas-d-accord-entre-kiev-et-moscou-sur-le-gaz-2884-1366257
* http://www.24heures.ch/sports/actu/fifa-soutient-inconditionnellement-russie/story/26163888?track
Près de 4.000 morts, plus de 8.000 blessés, bientôt 900.000 réfugiés, la guerre qui déchire encore l’Ukraine n’empêche pas l’Occident de se réjouir des élections législatives qui s’y sont déroulées ce 26 octobre.
Au sein de ce qui s’appelle la communauté internationale,on n’hésite pas non plus à saluer la victoire de la démocratie.
Certaines voix discordantes existent tout de même parmi les journalistes pour commenter ces élections.
Ainsi, celle de Marcus Papadopoulos, du magazine britannique Politics First.
Dans un article en italien, ses propos sont repris et commentés par Umberto Mazzantini qui livre une analyse sans complaisance de la situation.
http://www.greenreport.it/news/in-ucraina-vince-destra-democrazia-occidentale-sogno/
Christophe de Margerie, un grand patron
Il va falloir se satisfaire des versions officielles selon lesquelles le conducteur de l’engin de déneigeage stationné sur la piste de l’aéroport de Vnukovo à Moscou était ivre.
Il va falloir accepter le fait qu’aucun ordre ne lui ait été donné depuis la tour de contrôle de l’aéroport.
Il va falloir se contenter de trouver des responsables pour expliquer comment, dans la nuit du 20 au 21 octobre 2014, le patron de Total a perdu la vie à bord de son Falcon-50 avec trois membres de son équipage.
Il va bien sûr falloir aussi et surtout ne pas émettre d’hypothèse autre que celles qui seront énoncées dans la plus grande partie sinon l’ensemble des médias.
Mais avant tout, hommage soit rendu, ici, à un patron dont le charisme a été reconnu et salué.
Et souhaitons à sa famille, à ses proches et à tous ses collaborateurs et amis que lumière soit faite sur la perte brutale d’un être qui leur a été cher.
Sujet publié en page 13 de l’édition papier de « La Tribune de Genève » du 22 octobre 2014
Sujet également publié en page 13 par « Le Temps » du 24 octobre 2014 sous le titre « Une mort en point d’interrogation »
Au coeur de Paris, trône un objet d’art depuis le 16 octobre.
En soi, rien à dire.
Sauf que si, justement, on en parle un peu partout dans la presse internationale.
Intitulé Tree par son créateur, il est vert et il a été érigé Place Vendôme.
Quand on sait que, lors d’une interview qu’il avait accordée en 1972, Dali avait dit de Van Gogh qu’il était « la honte de la peinture française et de la peinture universelle »* , on comprend bien que des goûts et des couleurs, il est vain de discuter.
La question ne semble toutefois pas là.C’est l’identification de l’objet qui est source de polémique.
Car Tree -l’arbre- ne cacherait pas la forêt mais un sex toy.
* http://www.ina.fr/video/I00008651/salvador-dali-les-portes-de-metro-guimard-video.html
chef reliquaire de saint Candide
Au début du mois d’octobre, Vladimir Poutine avait téléphoné à Didier Burkhalter pour aborder différents sujets relatifs à la situation en Ukraine.
La RTS avait alors interviewé le Président suisse suite à cet entretien avec le Président russe.*
Entre autres sujets abordés, il avait été question de renforcer la mission de l’OSCE dont la Suisse a cette année la présidence.
Or voici qu’on apprend que des tirs ont visé les observateurs de l’OSCE dépêchés sur le lieu du crash de l’avion de la Malaysian Airlines survenu le 17 juillet dernier.
Comme il fallait s’y attendre, les compte-rendus de ces attaques divergent.
De là à dénoncer la propagande des uns pour adhérer à celle des autres, il n’y a qu’un pas que d’aucuns n’hésitent pas à franchir.
En mémoire des victimes, souhaitons qu’un jour enfin, la vérité puisse être établie.
Si l’espérer c’est être candide, osons l’être!
http://fr.ria.ru/world/20141014/202701606.html http://www.lematin.ch/monde/neerlandais-reviennent-site-crash/story/12199492 * http://www.rts.ch/info/suisse/6201131-l-osce-veut-elargir-sa-mission-en-ukraine-annonce-didier-burkhalter.html
Il en faut peu à ce magazine pour exprimer toute l’estime qu’il voue à la Suisse et à son Président.
Il suffit d’une mise à jour de site non effectuée pour qu’un journaliste s’engouffre dans la brèche.
Cela s’appelle de l’information.
Alors que la presse internationale a été témoin de la présence du Président Didier Burkhlater à l’investiture du Président Petro Poroshenko, on lit dans cette publication du Point l’amnésie ou la mauvaise foi.
Mais si discréditer le Président suisse sert à d’autant créditer le Président ukrainien, on conçoit le niveau du choix éditorial opéré.
Car faille informatique ou non, c’est bel et bien la légitimité du Président ukrainien qui serait en cause selon le droit international.
Alors pour le chocolat et la comparaison évoquée dans l’article, reste à savoir qui sera chocolat ou pas au regard de l’Histoire.
http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-la-gaffe-de-la-diplomatie-suisse-09-10-2014-1870649_24.php
