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Russie

Histoire, Politique

Vaincre. A n’importe quel prix?

Donc, si on comprend bien, les paroles données, les lois instituées ne seraient là que pour d’autant être trahies.
En tant que tel, cela n’est pas une nouveauté et se vérifie à toutes sortes de niveaux et dans toutes sortes de milieux où sévit l’abus de pouvoir.
Que la Russie soit classée parmi les pays qui bafouerait droits en tous genres n’est toutefois qu’un très fallacieux prétexte pour la mettre au ban de l’auto-proclamée communauté internationale.
Car en matière de transgression ou autres abus de droits, elle semble au moins égalée sinon dépassée.
C’est cela qui suscite la contestation, cette manière de déconsidérer un pays au prétexte qu’il ne respecterait pas telle ou telle juridiction quand d’autres ne cessent d’en piétiner en toute impunité.
Les exemples ne se comptent plus sans que la moindre réaction de cette communauté internationale pourtant si vite offusquée ne les aient condamnés ou ne les condamnent.
Du coup, au seul motif de refuser de voir un pays, en l’occurrence la Russie, diabolisée, on est classé groupie ou fan de son Président.
Alors qu’il s’agit d’un tout autre discours tenu par nombre d’entre celles et ceux qui réagissent à ce deux poids deux mesures.
Mais vu que le procédé de noircir l’autre pour d’autant se blanchir soi-même semble si bien rôdé pour fonctionner, le discuter relève presque de l’interdit.
Ainsi naissent les conflits, pis, les guerres, par refus de toute autre alternative.

Histoire, Politique, Religions

Ceci n’est pas un poisson d’avril, Joyeuses Pâques et merci!

capture d’écran youtube, Cathédrale Ste Cécile d’Albi
 
Chères lectrices et chers lecteurs de ce blog,
En ce dimanche pascal et à la lecture de différents articles qui m’ont été signalés dans le cadre de sujets traités ici, il m’importe de vous faire part de toute ma reconnaissance.
En effet, si un blog vit des publications qui l’alimentent, les apports des personnes qui le commentent lui profitent aussi, pour autant, bien sûr, quelles suscitent la controverse utile plutôt que l’attaque en règle qui ne vise qu’à discréditer tel ou telle intervenant(e).
En l’occurrence et pour que chacune et chacun de vous prenne la mesure de ce qui nous est présenté comme information destinée à nous ouvrir les yeux sur ce que serait la Russie avec ses relais de propagande financés par le Kremlin, vous me savez très réactive.
Cependant, je suis loin d’être la seule. Et nombre de celles et de ceux qui refusent de s’en laisser conter par nos médias dits mainstream ne sont pas plus inféodés que je ne le serais à un pouvoir ou à un régime quelconque qui les solliciterait pour diffuser leur bonne parole.
Rien de cela sinon de faire part d’approches qui viennent en contrepoint d’autres, enclines à nourrir des tensions qui, extrémismes à l’appui, seraient susceptibles de dégénérer en conflits irréversibles.
Le dernier fait grave survenu de désinformation caractérisée et dont les conséquences nous demeurent toujours inconnues, est cette affaire d’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille.
A cet égard, je vous invite toutes et tous à découvrir les articles indiqués en liens par Silvia et Daniel qui ont commenté le précédent sujet de ce blog.
Ce qui se passe ne peut être pris à la légère. Et si ce blog et vous toutes et tous qui lui donnez vie peut être au moins un espace de réflexion et de prise de conscience, il n’aura pas été vain.
Et même, le serait-il qu’il a au moins le mérite d’exister en marge de ce choeur qui chante à l’unisson la gloire des uns pour mieux vouer les autres aux gémonies.
Merci à toutes et à tous et Joyeuses Pâques à vous et aux vôtres!

Politique, société

Skripal, soudain les questions?

Et voici que l’on se contorsionne pour dire quoi, au juste? Que la Russie ne serait peut-être pas si coupable que cela? Que le Royaume-Uni qui l’a accusée sans le moindre début de commencement de preuve, serait peut-être allé vite en besogne?
Doit-on en rire, se réjouir ou même, se féliciter que quelque esprit critique se réveille soudain et a posteriori? La sagesse proverbiale ne manque, certes, pas de termes pour dire les vertus du retard.
Cependant, à quoi joue-t-on là?
A plus ou moins grande échelle et dans autant de foyers de tensions, ce sont des vies qui sont en jeu et pas seulement celles de cet ex-agent double et de sa fille désormais en état, semble-t-il, de parler.
Des existences bousculées, aussi, celles d’autant de diplomates et des leurs, certainement ravis d’avoir dû plier bagage sur ordre. Ce genre d’aléas fait sans doute partie des fonctions qu’ils occupent. Ce n’est pas ce qui les rend, pour autant, sympathiques.
Mais viendra peut-être le temps où l’on réalisera l’erreur commise d’avoir malmené une Russie qui doit sans cesse endosser ce qu’on lui prête comme agressions et autres crimes tandis qu’elle a toujours prôné le dialogue avec ses partenaires.
Qui l’a souhaité, cependant?

Histoire, Politique

La Suisse résiste aux expulsion de diplomates russes

La Suisse, contrairement à de si nombreux autres pays, n’a pas -encore?- renvoyé de diplomates russes de son territoire.
Comme le rappelle ce député du parlement interrogé par la RTS, la Confédération Helvétique est neutre et tient à le rester. Pour l’instant, en tous les cas et à l’avenir, souhaitons-le!
Ne serait-ce, aussi, qu’en l’honneur de celui auquel elle doit sa neutralité, accordée comme garantie de sa souveraineté par le Tsar Alexandre Ier, l’un des signataires du Traité de Vienne.
Mais cet ancien diplomate qu’interroge encore la RTS, est d’un avis plus tranché.
Ce n’est pas vraiment nouveau, lui qui a déjà a eu l’occasion de s’exprimer sur la Russie et son rôle dans ce qu’on osait encore appeler crise ukrainienne alors qu’il était bel et bien question de guerre, fratricide qui plus est.
Dans ce sens, merci à Olivier Francey, journaliste qui anime le Club Radio Lac, d’avoir invité Eric Hoesli dans le cadre de son émission de ce 27 mars.
Le regard que porte sur la situation, ce grand connaisseur de la Russie, apparaît tout de même moins orienté que celui qu’a exposé l’ancien diplomate, François Nordmann
Avec Marion Garcia-Bedetti et Renaud Gautier, j’ai eu l’honneur de participer à cette émission de Radio Lac dont les parties relatives à la Russie sont à découvrir en deux séquences, la première, ici et la seconde,là.

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

Qui agresse qui?

Qui n’a entendu les revendications de nos pays occidentaux tant attachés à leurs droits dits humains?
Qui n’a assisté à telle ou telle manifestation en faveur de leur défense?
Qui n’a, en outre, lu, entendu ou vu autant de celles et ceux qui se mobilisent pour toutes sortes de causes s’en prendre à la Russie qui malmènerait les droits humains dont notre Occident ose encore se prétendre garant?
A longueur de colonnes de journaux, de magazines, à longueur d’émissions consacrées à telle ou telle défense de droits bafoués, est citée la Russie.
Mais qui égorge qui dans un pays qui déclare, par la voix d’un de ses ministres de l’époque, qu’une organisation terroriste accomplirait du bon boulot?
Qui agresse qui, de ses forces de l’ordre ou de ses femmes, dans un pays qui refuse qu’on stigmatise une communauté?
Autant de droits humains sacrifiés sur l’autel de la plus mauvaise foi qui soit signerait donc l’avenir de nos démocraties? Et à ce titre, justifierait qu’elles s’acharnement contre la Russie?
Lui préférer l’alliance avec autant de pays qui se moquent  sinon piétinent l’ensemble de nos valeurs, c’est cela que visent nos politiques si soucieuses du respect d’autrui?
Cet article, issu d’un site dit de propagande et qui, néanmoins, se réfère à un média digne de crédit, serait-il susceptible d’ouvrir les esprits?

Histoire, Politique

Au-delà de la douleur, le danger

Récemment, j’ai publié sur ce blog un sujet intitulé « J’ai mal à mes valeurs« . Je réitère dans ce sens.

Sauf que désormais, à la douleur de voir ce qui est fait de nos références dites démocratiques, s’ajoute l’inquiétude et c’est très peu dire.

Face à la situation dans laquelle nous nous trouvons tandis que les pressions s’alourdissent envers la Russie, rien ne nous ne sera épargné.

Car pour qui s’imagine encore qu’on traite comme on veut ou comme on pense avec ce pays, c’est plus que mal connaître son Histoire et la culture qui la sous-tend.

Qu’on aime ou non la Russie, le problème n’est plus là.

La fierté de ses citoyens, rappelée par très grand nombre d’entre eux, est d’avoir vaincu Napoléon et Hitler.

Autant dire que les mesures prises par un Conseil européen et par une administration états-uniennes ne vont pas les effrayer.

A nos experts et autres analystes ou spécialistes, je rappelle, tout comme je l’ai fait à l’adresse du Président français, ce poème d’Alexandre Blok dont l’intensité devrait peut-être retenir leur attention.

Politique

La Russie, coupable toute désignée

Sans même attendre aucun résultat d’enquête relative à l’empoisonnement qui a visé l’ex-espion russe et sa fille au Royaume Uni, le Conseil européen est convenu qu’il n’existait pas d’autre explication plausible que celle de la responsabilité de la Fédération de Russie, apprend-on.
Autrement dit, parce que le Conseil européen est convenu que, alors, on décide que. Plus besoin d’investigations, plus besoin de tribunaux, de justice, le Conseil européen assure.
Et sans doute aussi, assume, pour reprendre ce verbe très en vogue chez les personnalités francophones en vue et de tous bords.
Mais dans quel monde vit-on, au juste? On déplore que les réseaux sociaux grouillent de juges en puissance mais que dire de ce Conseil européen qui est convenu que et qui, de fait, tranche?
Et qu’on ne vienne pas dire, ici, que parce que la Russie est concernée, je réagis. Il s’agit tout simplement de s’interroger sur ce que signifie encore une instance juridique digne de ce nom.
Car il semble que désormais, on soit en mesure de s’en passer. Au Conseil européen, donc et toute affaire cessante, d’expédier des diplomates au prétexte qu’ils représenteraient la Fédération de Russie que ledit Conseil européen a de facto désignée coupable.
On a déjà eu l’occasion de constater comment des preuves de culpabilité se fabriquaient de toutes pièces contre un pays pour, ensuite, entendre les mêmes qui avaient accusé admettre avoir menti.
Faut-il que ce même procédé se répète à l’envi sans que rien ne puisse l’enrayer?

Politique, société

Emmanuel Macron à Vladimir Poutine, message et posture

Inutile de rappeler combien chacune et chacun, le plus souvent, interprète une situation, un fait, un événement selon ses préférences, ses tendances ou autres références. C’est bien là ce qui permet le débat pour autant que celui-ci ne dégénère pas en pugilat.
En l’occurrence, il apparaît dans ce communiqué du Pôle presse de l’Elysée, que les voeux adressés à Vladimir Poutine par son homologue français ne se limitent pas à de simples félicitations.
Nombre d’allusions les émaillent de manière tendancieuse.
Par exemple, en quoi Emmanuel Macron est-il habilité à s’exprimer sur la modernisation politique, démocratique, économique et sociale du pays, en l’occurrence, celui de citoyennes et de citoyens russes et non de celles et ceux qui l’ont élu lui-même?
Pour le reste et en conclusion du message adressé au Président russe, le Président français rappelle la base clarifiée qui serait si souhaitable pour la coopération entre l’Europe et la Russie.
Il fallait tout de même y songer sinon oser. En d’autres termes, à la Russie l’opacité, à l’Europe -sinon à la France- la transparence? 
Au-delà du message d’Emmanuel Macron, c’est sa posture qui ouvre au débat.

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

J’ai mal à mes valeurs

Depuis le temps que je m’exprime, ici, sur la Russie, depuis le temps que dure cette mauvaise propagande que nos médias mainstream ne cessent de diffuser sans la moindre idée de sa nocivité, j’ai mal à mes valeurs.

Née dans un pays dit démocratique, reconnu dans le monde entier pour sa neutralité, sa tradition d’accueil, du moins est-ce là encore ce qui domine d’elle comme perception hormis l’image qui lui est tout autant collée de coffre-fort ou autre refuge douteux, la Suisse reste mon pays d’origine, tout comme l’est la France.

C’est pour leur être profondément attachée que je réagis lorsque tant de leurs médias évoquent la Russie et imposent leur vision orientée quand elle n’est carrément pas malveillante et mensongère.

Tant de fois, ici, ai-je tenté de donner un autre éclairage sur ce pays que j’aime pour ce qu’il est et combien de fois n’ai-je pas été traitée de suppôt du Kremlin ou autre fanatique poutinienne?

Est-il donc impossible et impensable de parler de la Russie sans qu’elle ne soit immédiatement assimilée à son pouvoir politique?

Doit-on réduire au silence toute personne qui veut apporter autre chose que des considérations réductrices et révélatrices avant tout d’ignorance et d’inculture?

J’ai mal à mes valeurs, oui, quand j’observe la condescendance avec laquelle on traite nombre de personnalités reconnues, aimablement invitées à donner leur point de vue sur la Russie pour aussitôt l’oublier et marteler celui qui doit dominer.

Je ne suis ni journaliste, ni politicienne. Jamais non plus, je ne me suis posée en experte de la Russie. J’ai assez parlé de ce qui me lie à ce vaste pays et dont il a été rendu compte dans le seul journal suisse qui a eu la curiosité de s’informer avant de juger.

Alors si ce combat mené contre autant de préjugés émis envers la Russie a encore une chance, puisse-t-il être mené!

Merci à toutes celles et à tous ceux qui s’y associent sans pour autant verser dans l’exaltation mais au moins pour éviter le pire, à savoir nous couper d’un peuple qui, par son Histoire, par sa culture et par la dignité qu’il oppose à tant de misérables préjugés émis à son encontre par un Occident qu’il ose encore aimer, a beaucoup à nous apprendre.

Politique, société

La narrative bien rodée de nos médias sur la Russie, démocratie en marche, bien sûr…

capture d’écran Huffpost
Toutes chaînes médiatiques confondues, la narrative sur la Russie bat son plein pour commenter l’élection présidentielle qui va porter au pouvoir Vladimir Poutine, sans surprise, comme aiment à le répéter nos journalistes de la manière la plus subtile qui soit.
Cependant voilà, la décision du Président français de ne pas avoir honoré de sa présence le Pavillon russe de Livre Paris a sans doute dessillé quelques regards.
Car aussi bien la France que la Russie sont des pays où la littérature occupe encore une place privilégiée dans les esprits et dans les coeurs.
Or l’avoir rendue tributaire de conflits qui n’impliquent pas même de manière directe les relations qu’entretiennent le pays à la tête duquel a été élu Emmanuel Macron et celui qui élira ce 18 mars son prochain président, est une erreur que nombre de personnalités ont su relever.
Par l’absence de toute considération portée à la délégation d’écrivains russes invités à venir parler de leur oeuvre en France, c’est l’humanisme qui paie le tribut le plus lourd à cette gouvernance si soucieuse de droits humains.
Et cela, nombre de celles et ceux qui, de Russie, projetaient le meilleur sur notre Occident si respectueux du droit de parole de chacune et de chacun, l’apprendront à leurs dépens.
Sauf, bien sûr, à estimer que le Président Macron a bien fait de considérer leur pays comme hostile et de le leur faire savoir de manière aussi manifeste.