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Russie

Politique

L’après-Palmyre, c’est maintenant!

Le Caucase connaît une nouvelle flambée de violence.
A lire les médias inspirés par l’Agence France Presse (AFP), autrement dit, la plus grande partie de nos sites d’information occidentaux, la Russie, bien sûr, serait en cause de par ses tensions avec la Turquie.
Or, ni l’Occident ni la Russie n’ont intérêt à voir s’enflammer cette partie hautement sensible du Caucase qu’est le Haut-Karabagh.
C’est pourquoi, aussi bien Paris que Washington et Moscou ont appelé au cessez-le-feu.
Mais comme le relève l’auteur de l’article ci-dessous, le Président Erdogan ne ménage pas sa peine pour se faire entendre.
Et de rappeler les déclarations du Roi Abdallah de Jordanie, selon lesquelles la Turquie serait à l’origine des attentats de Paris, le 13 novembre 2015 et de ceux de Bruxelles, le 22 mars dernier:
http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/04/ca-chauffe-au-caucase.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
Palmyre reprise, reprise de la violence…

Culture, Histoire, Politique

Après Palmyre …

Ce besoin de prendre des gants pour évoquer, soit le président syrien, soit le président russe est assez récurrent chez les éditorialistes ou autres chroniqueurs qui se risquent à ne pas suivre la doxa ambiante.
Voici qu’on parle de Vladimir Poutine comme de quelqu’un de brutal.
Cette façon de présenter un chef d’Etat semble vouloir amender le fait d’en dire malgré tout du bien.
Ce genre d’énoncé révèle l’approche feutrée de journalistes qui, certes, ont envie de se distinguer de la pensée dominante.
Cependant, comme soucieux de ne pas trop s’engager à défendre un homme qui inspire autant de spécialistes, les voici qui naviguent entre le besoin d’exposer leur point de vue tout en affichant bien le cadre moral à l’aune duquel ils le situent.
Cela se conçoit et on ne va pas se plaindre d’entendre, ci-après, un éditorialiste s’exprimer dans ce sens.
La question reste, néanmoins, de savoir si la brutalité est vraiment toujours là où on voudrait la situer.
A écouter ci-après:
http://www.rts.ch/play/radio/six-heures-neuf-heures-le-samedi/audio/ledito-poutine-fait-le-job-?id=7584388

Politique

La Russie « menace », les Etats-Unis réagissent…

Aïe, voici que la Russie menacerait…
Il est vrai qu’à la suite des attentats qui ont frappé en France, en Belgique mais aussi dans tant d’autres pays du monde, un déploiement de brigade américaine s’impose.
A en croire L’Express, et BFMTV, les Etats-Unis auraient donc pris les mesures ad hoc:
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/face-a-la-menace-russe-des-blindes-americains-vont-etre-deployes-en-europe_1778341.html
http://www.bfmtv.com/international/europe-une-brigade-americaine-bientot-deployee-en-permanence-963093.html
Ouf!
Nous voici enfin protégés des agressions russes.
Pour Palmyre, on oublie, les Russes n’y sont pour rien. 
Ni l’un des leurs qui y a sacrifié sa vie et permis la libération de ce joyau de la culture.
Honneur à lui qui a rejoint pour l’éternité Khaled al Assaad, mort décapité.
C’était en août 2015:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/19/khaled-al-assaad-decapite.html

Politique

Encore un expert, c’est le printemps!

Notre pain quotidien n’a rien à envier à celui que vend Le Temps à ses abonnés.
Sauf que la fabrication du pain quotidien destiné au citoyen lambda, est financée par ses propres deniers.
Voici une chaîne d’information qui nourrit de sa bonne parole le public qui la soutient et lui fait confiance. 
Hier, pas moins de deux émissions nous ont livré leur production. Dans l’une, s’y exprime un auteur qui connaît bien la Russie et dans l’autre, une professeur qui nous parle des réseaux du Kremlin en France.
Depuis la reprise de Palmyre par l’armée syrienne, on observe une immense reconnaissance de la part de l’Occident à la Russie.
Mais on a l’habitude! Nos spécialistes nous ont déjà mille fois raconté comment et par qui la deuxième guerre mondiale avait été gagnée.
Preuve en est l’incontournable Michel Eltchaninoff qui nous a expliqué comment Vladimir Poutine avait mis en scène son absence aux commémorations d’Auschwitz.
Par respect envers les dizaines de millions de victimes soviétiques, je n’indiquerai pas le lien à l’émission dans laquelle est intervenu ce grand connaisseur de la Russie.

Politique, société

Piteuses pitances

La guerre est devenue le pain quotidien des Russes, tel est l’intitulé d’un article de ce journal qui, autrefois, osait s’auto-présenter comme Quotidien suisse de référence.
La disparition de cette estime auto-proclamée par Le Temps -qui publie donc cette appréciation de ce qui nourrirait chaque jour les Russes- ne relativise pas pour autant ce que sont les références publiques suisses en matière d’information.
Car si Le Temps ne se distingue pas par son objectivité, ce media est libre de ses opinions. 
Au contraire, les chaînes publiques d’information, elles, se doivent de ne pas privilégier la partialité des points de vue.
Or il n’en est rien.
Car le quotidien de qui finance les chaînes publiques de télévision et de radio, n’a pour tout écho de la Russie, que celui qui lui est imposé.
Le relever et le signaler aux concernées est suivi, dans le meilleur des cas, d’un accusé de réception, sinon, de silence. 
Si la démocratie et la liberté d’expression se manifestent de cette manière, on comprend d’autant la nécessité de tant de nos zélés journalistes de refuser le débat.

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

« Back in URSS »

Dans cet ouvrage, composé de 28 chapitres qui s’articulent en quatre parties, Ira de Puiff ne vise pas l’exhaustivité. Elle y évoque la Russie des siens, celle de son enfance et de sa jeunesse.

Vu ainsi de l’intérieur, sans prétention ni complaisance, son pays d’origine se révèle bien au-delà des habituels clichés dont ne nous épargnent pas même nombre de spécialistes.

A travers son récit, Ira de Puiff livre un témoignage personnel.

Poignant, parfois, il donne au lecteur de découvrir nombre d’aspects de la vie quotidienne soviétique et postsoviétique.

Le récit du putsch de Moscou, en août 1991 y est raconté tel que l’a connu Ira, de même que les bouleversements qui ont touché ses compatriotes.

Back in URSS a été publié une première fois en France en 2011.

Politique

Nouvelles « révélations »

Une nouvelle publication sur la Russie vient de paraître sous le titre: Les réseaux du Kremlin en France.
Du fait des révélations que contiendrait cet ouvrage, bien des médias ouvrent déjà leurs colonnes à celle qui le signe.
Cécile Vaissié, pour ne pas la nommer, s’était déjà illustrée. Elle qui avait consacré un ouvrage à la liberté, elle avait tout de même réussi à soutenir une initiative qui visait à dénoncer. 
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/03/04/denoncer.html
Après Christine Ockrent et ses Oligarques, paru en octobre 2014 et sous-titré le système Poutine, on a eu, en février 2015, Michel Eltchaninoff et son don d’ubiquité qui l’a propulsé Dans la tête de Vladimir Poutine. 
Récemment, on a découvert Jean-Robert Jouanny qui s’interroge: Que veut Poutine?
Cet intérêt manifeste pour le président russe aurait presque de quoi susciter une étude qui nous expliquerait ce qui se passe dans la tête de ces auteurs, ce qu’ils veulent et quels sont leurs réseaux…

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Crash d’un Boeing de FlyDubaï, Rostov-sur-le-Don en deuil

Nouvelle catastrophe aérienne, nouveau deuil pour autant de proches et de familles de victimes.
L’accident s’est produit tôt, ce 19 mars, dans le sud de la Russie.
L’avion, en provenance de Dubaï, transportait cinquante-cinq passagers et sept membres d’équipage.
Tous de nationalités diverses, on compte quarante-cinq Russes, huit Ukrainiens, deux Indiens et un Ouzbek, deux Espagnols, un Colombien, un Chypriote, un Kirghiz et un citoyen des Seychelles.
Une enquête criminelle a été ouverte.
https://francais.rt.com/international/17504-crash-avion-russie-victimes-details
Rostov-sur-le-Don se situe non loin de la frontière entre la Russie et l’Ukraine.
Au vu du contexte international, puisse tout doute être levé quant aux circonstances qui ont ôté la vie à ces soixante-deux personnes.
Puissent les leurs trouver soutien et réconfort.

Culture, Histoire, Politique

Vladimir Poutine « mais »…

Hier, suite à un échange avec Darius Rochebin sur Twitter, j’ai acheté l’ouvrage de Jean-Robert Jouanny.
Animée par le besoin de débattre de la Russie et de tout ce qui s’en dit et s’écrit, je me suis donc consacrée à la lecture de Que veut Poutine?
Pour notre présentateur-vedette de la chaîne d’information publique suisse, Jean-Robert Jouanny serait fort bon connaisseur de la Russie et très nuancé.
La question à discuter -si discussion il y avait avec Darius Rochebin- serait celle de savoir ce qu’il entend par très nuancé.
Car si nombre d’éléments énoncés dans son ouvrage par Jean-Robert Jouanny se vérifient, ils sont le plus souvent suivis d’un mais.
Autrement dit, reste à savoir si l’appréciation émise par le journaliste suisse relève de ce mais. Car ce mais est le seul fait du regard porté par l’auteur du livre Que veut Poutine?
Dans ce cas, citer des éléments conformes à la réalité pour aussitôt les éclairer selon un prisme orienté par l’auteur fait de son livre une approche qui n’a rien d’objectif.
Un tel titre, Que veut Poutine? range Jean-Robert Jouanny aux côtés d’un Michel Eltchaninoff, qu’il cite d’ailleurs pour son inestimable travail de philosophe.
Nous voici sauvés!
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/27/bhl-bis.html

Politique

« L’un des meilleurs connaisseurs de la Russie »

Ce 15 mars 2016, notre chaîne publique suisse Radio Télévision SuisseRTS a commenté le retrait partiel des forces armées russes. Après un bref rappel des faits, Darius Rochebin a sollicité l’avis de l’un des meilleurs connaisseurs de la Russie. L’homme interrogé par le présentateur vedette du téléjournal suisse est l’auteur d’un ouvrage formulé sous forme de question, Que veut Poutine?

Paru le 3 mars aux éditions du Seuil, l’ouvrage est ainsi présenté:

La politique étrangère de Vladimir Poutine est interprétée à tort comme celle d’un pouvoir sûr de lui-même. En réalité, elle ne fait que refléter les fragilités de la Russie depuis l’effondrement de l’Union soviétique. C’est la thèse de ce brillant essai : bien que conscient de ses faiblesses, le pays ne parvient pas à dépasser les complexes qui le hantent.

Sur la scène internationale, Vladimir Poutine a certes rendu la Russie incontournable. Secrètement, sa force et son insolence séduisent. Mais que cherche-t-il au juste ? Restaurer l’empire déchu ? Disputer aux autres civilisations le contrôle du monde ? Quelles sont les vulnérabilités qu’il essaie de masquer ? Comment déchiffrer l’idéologie et les principes directeurs de sa politique étrangère ?

Les réponses à ces questions permettent à l’auteur de donner un nouvel éclairage au positionnement de Moscou sur les grands dossiers d’aujourd’hui : la bataille pour l’« étranger proche », la rivalité avec le monde occidental ou encore la lutte d’influence dans « l’étranger lointain ».

Une synthèse indispensable pour comprendre les ressorts de la politique étrangère russe contemporaine.

Nul doute que le regard porté par Jean Robert Jouanny soit idéal pour un Occident friand de publications qui apportent les réponses attendues.