C’est ainsi, du moins, qu’une journaliste de la Radio Télévision Suisse a commenté le résultat de l’un des objets soumis au vote à Neuchâtel.
Ses habitants auraient-ils été forcés et contraints par quelques petits hommes verts?
Non, bien sûr que non.
La commentatrice, comme nombre de ses confrères, connaît ses classiques.
Même si la métaphore est usée et à usage variable selon les contrées et les circonstances.
Pour le reste, des trois sujets soumis à l’ensemble des Suisses, le non l’a emporté.
Non à l’abolition des forfaits fiscaux, non à la limitation de la surpopulation et à la préservation durable des ressources naturelles, non à l’initiative visant à sauvegarder l’or de la Suisse.
Russie
http://www.interpol.int/fr/Internet
Ce matin, sur Espace 2, chaîne radiophonique publique suisse, il est fait mention de l’arrestation demandée par la Russie à Interpol, du milliardaire russe Sergueï Pougatchev.
Le journaliste énonce la peine encourue par l’oligarque, soit dix ans de prison.
Or, plutôt que de rester dans le contexte juridique, le journaliste pense utile de recourir à la rhétorique et de préciser que la peine s’appliquera au pays de Vladimir Poutine.
Certes, Espace 2 n’en est pas à son premier coup d’essai pour user d’un lexique choisi.
Lors du massacre de la maison des syndicats à Odessa qui a vu périr des dénommés pro-Russes dans d’indicibles souffrances, cette chaîne de la RTS évoquait le mort de 38 personnes, sans, bien sûr, mentionner de quelles personnes il s’agissait ni, surtout, les circonstances dans lesquelles lesdites personnes avaient péri.
Pour rappel:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html
User de rhétorique pour informer répond à quelle déontologie?
La Russie, c’est aussi cela
Igarka est une ville de quelques cinq à six mille habitants.
Située à un peu plus de cent cinquante kilomètres au nord du cercle polaire arctique, elle connaît des étés où pendant près de deux mois, le soleil ne s’y couche pas.
Inutile de dire qu’en hiver, trente jours durant ou presque, le soleil, à l’inverse, ne s’y lève pas non plus.
Igarka est avant tout un port fluvial qui se trouve au bord de l’Ienisseï mais qui dispose aussi d’un aéroport. Situé sur l’autre rive du fleuve, il vient de connaître un événement insolite.
Alors que les températures glaciales règnent en ce moment à Igarka, le train d’atterrissage d’un avion prêt au décollage a gelé.
Qu’à cela ne tienne, les passagers russes en sont descendus, ont uni leurs efforts et ont poussé l’avion qui a ainsi pu rejoindre sa destination sans même trop de retard.
A voir ici:
http://www.20minutes.fr/insolite/1488491-20141126-video-russie-passagers-poussent-avion-gele-aider-decoller
Dans le cadre de son émission Pardonnez-moi de ce 23 novembre, Darius Rochebin a invité Christine Ockrent pour son dernier ouvrage, Les Oligarques, le système Poutine et Myret Zaki pour sa nomination à la tête de la rédaction du magazine Bilan.
On y a entendu parler de la Russie qui, selon Christine Ockrent a annexé la Crimée par la force.
Celle qu’on a surnommée la reine Christine ne s’est sans doute pas rendue sur place pour observer les effets de cette force.
En voici quelques échos ici:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/27/он-не-сможет-il-ne-pourra-pas-258268.html
Cela dit, que chacune et chacun ait la parole sur une chaîne publique relève de la démocratie et bien s’en faut.
Dans ce sens et au cas où elle aurait échappé à la RTS, à moins que je n’en ai manqué sa diffusion, voici une information qui mériterait toute son attention.
Le 21 novembre dernier à l’ONU, un texte condamnant la glorification du nazisme et du néo-nazisme a été soumis au vote.
Les résultats sont sans appel.*
115 pays du monde ont approuvé ce texte et parmi eux, la Russie.
3 pays ont rejeté ce texte dont les Etats-Unis, le Canada et l’Ukraine.
55 pays se sont abstenus, parmi eux, les pays de l’Union Européenne.
* http://www.un.org/en/ga/third/69/docs/voting_sheets/L56.Rev1.pdf
Une approche de la mort accidentelle de Christophe de Margerie met en relation différentes personnalités ou autres actuels ou anciens chefs de gouvernements.
D’aucuns y verront à l’oeuvre une théorie du complot quand d’autres y liront, au contraire, le jeu d’intérêts que certains iraient même jusqu’à qualifier de normal.
On sait l’actuel Président de la France s’être défini et présenté comme normal. On ne l’a que top entendu et vu repris par toutes sortes de commentateurs.
De là à dire que les agissements issus du cynisme qui les commande seraient, eux aussi, normaux, il y a un pas que d’aucuns auraient franchi sans tourment particulier
Pour qui songerait tout de même aux victimes collatérales d’une telle normalité, autant s’abstenir.
Et pourtant, si ce qui est énoncé dans l’article ci-dessous se vérifiait, autant dire que les proches concernés par la perte d’un être cher lors d’un quelconque accident d’avion en resteront pour leur compte.
http://www.vigile.net/Un-embarras-TOTAL
Dans sa page consacrée au courrier de lecteurs, La Tribune de Genève d’hier, 17 novembre, a réalisé un beau travail journalistique en publiant deux points de vue opposés sur la Russie.
Dans l’un d’eux, il était question d’une Ukraine dont Vladimir Poutine aurait l’intention de détruire le peuple.
Soit.
Dans l’autre, le mien, il s’agissait de souligner le soutien apporté par Mikhaïl Gorbachev à ce même Vladimir Poutine.
Qu’un Président, célébré par l’Occident pour avoir concouru à rapprocher les peuples, se range désormais aux côtés de celui qui viserait à en détruire un, est un signe fort qu’a donné l’ancien et dernier président de l’ex-Union Soviétique.
Il serait dès lors grand temps de raison garder et de considérer la situation de manière objective avant que la passion, alimentée par un manichéisme outrancier, ne vire au cauchemar.
Non, la Russie n’est pas l’ennemie de l’Occident, pas moins de l’Ukraine et ne doit en aucun cas l’être.
Sans quoi, la guerre totale envisagée par son actuel président, Petro Poroshenko, risque bel et bien d’avoir lieu.
https://fr.news.yahoo.com/lukraine-préparée-à-scénario-guerre-totale-selon-président-171433757.html
A l’heure où tant de pressions s’exercent sur la question du Mistral que la France devait livrer à la Russie, évoquer Renaud projette dans un autre monde.
Sa chanson Mistral gagnant concerne une ancienne confiserie et ouvre un espace poétique, celui du passé, de l’enfance.
Dans la situation de tensions qui prévaut autour du navire Mistral, il incombe désormais au Président Hollande de savoir ce que gagnera la France dans la décision qu’il prendra.
Quelqu’elle soit, toutefois, le risque de perdre sur un plan ou un autre semble bel et bien réel.
Mistral gagnant, il semble donc bien qu’il n’appartienne qu’à Renaud de pouvoir le chanter…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mistral_gagnant_(confiserie)
Philippe de Villiers, personnalité française controversée, comme tant d’autres et pour diverses raisons toujours valables pour qui les énonce, a livré une interview à Jean-Jacques Bourdin en ce 12 novembre*.
Que l’on partage ou non le point de vue du créateur du Puy Du Fou, le mettre en relation avec celui du journaliste qui l’interroge permet d’en saisir le sens.
Jean-Jacques Bourdin avait accepté avec son épouse Anne Nivat, l’invitation de Darius Rochebin dans le cadre de son émission Pardonnez-moi du 2 février 2012.**
Au-delà des divergences de points de vue des uns et des autres, observer comment ces trois personnalités parlent d’elles est loin d’être inintéressant.
Certes, l’émission Pardonnez-moi pousse plus à la confidence que d’autres.
Mais justement, une telle approche invite d’autant à mettre en perspective les propos tenus par Philippe de Villiers.
* https://www.youtube.com/watch?v=KLqerKwzyOY
* * https://www.youtube.com/watch?v=mMKZq4elgck
Dans le cadre des célébrations qui entourent la chute du mur de Berlin, il y a vint-cinq ans, comment ne pas se rappeler l’événement majeur que ce 9 novembre 1989 a représenté?
Que chacune et chacun ait vécu ce moment historique à sa manière, rien de plus normal.
Que les conséquences géopolitiques que cette chute a entraînées créent des divergences de points de vue, rien de plus normal encore. Preuve en est l’organisation de ce colloque intitulé: » 25 ans après la chute du mur de Berlin-nouvelles crises, nouveaux doutes, nouveaux murs. »
Mikhaïl Gorbachev a été invité à y prendre part et a exprimé son intention d’y rencontrer Angela Merkel.
Cela dit, l’ancien et dernier président de l’ex-URSS ne demeure pas moins déterminé à soutenir l’actuel président de la Fédération de Russie. S’en étonnera qui veut.
Mais il n’y a rien de surprenant à une telle prise de position sinon pour un certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d’analyse.
Que cette Russie sans cesse présentée par nombre de férus commentateurs comme celle de Poutine s’avère soudain aussi être celle de Gorbachev est à inscrire dans les mémoires.
L’état du monde actuel et les tensions multiples qui le fragilisent le valent bien.
Sujet publié en page 23 de l’édition papier de « La Tribune de Genève » du 17 novembre 2014
Sujet également publié en page 13 par « Le Temps » du 13 novembre 2014 sous le titre « Vingt-cinq ans après »
Aujourd’hui, on le sait, il est russe.
Pour qui ne l’a pas encore compris, les preuves sont là, irréfutables, chaque jour qui passe ou presque nous les rappelle par le biais de relais divers.
Volontés hégémoniques, agissements contrevenant aux droits en tous genres, autant de comportements parfaitement étrangers, bien sûr, aux bonnes manières et aux principes de nos démocraties.
Soit.
Il est certain que les regards critiques ne manquent pas pour nuancer ou refuser de telles visions réductrices et heureusement!
Mais leur écho reste limité quand il n’est pas rejeté.
Force est de le constater, toute prise de position susceptible d’enrayer la mécanique d’information dominant l’Occident, court le risque d’être confinée au secret sinon aux oubliettes.
L’Histoire l’a souvent démontré, le document ci-dessous le confirme:
