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sensibilité

Culture, société, Voix

Un souvenir

C’était il y a des dizaines d’années, en 1978 pour être précise.

Dans un café, assise à côté d’une dame fort chaleureuse, je me rappelle ce bref échange que nous avions eu tandis qu’elle me voyait ouvrir la boîte d’un médicament que je venais de me procurer sur ordonnance dans la pharmacie d’en face.

J’avais alors 24 ans et j’étais atteinte d’un ulcère à l’estomac, mal plutôt rare pour une jeune fille, selon mon médecin de l’époque qui l’estimait davantage réservé aux hommes et plus âgés, avait-il ajouté.

« Je suis trop sensible », dis-je à cette sympathique voisine de table qui m’observait avaler un premier comprimé aux effets révolutionnaires – qui l’ont en effet été- pour le problème dont je souffrais.

-Non, me rétorque-t-elle, vous n’êtes pas « trop sensible ». La sensibilité est une richesse.

Sa réaction m’a autant surprise que plu, je l’ai retenue. Du moins ai-je sans cesse tenté de m’en rappeler lorsque l’entourage, toujours bienveillant, me conseillait de me « durcir ».

Et puis, le propos de cette femme rejoignait la merveilleuse citation de Charles Baudelaire, faite mienne de longue date, « Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie ».

Pourquoi raconter ce souvenir aujourd’hui?

Parce qu’il s’inscrit dans le contexte des trois précédents sujets de ce blog où dominent l’étrange ou l’ordinaire selon le regard qu’on porte à ce genre d’événements que je pense, pour ma part, insolites.

Culture, Politique, société

Ecrire, encore et encore

Tenir un blog n’équivaut pas à y partager des sujets auxquels on est sensible et pour lesquels on échange, ensuite, avec qui les conçoit de telle ou telle manière.
Tenir un blog est un bel apprentissage.
On y découvre comment les un(e)s et les autres perçoivent vos propos, votre personne tandis que vous leur soumettez un sujet à discuter.
Parce qu’en réalité, au-delà d’une actualité à débattre, il y a toutes sortes d’autres paramètres qui entrent en ligne de compte.
Et ce sont de ces paramètres, du grec παρα (para) et μετρο (metro), que l’on apprend. Car ils révèlent des comportements.
En tenir compte lorsqu’on écrit un sujet peut être recommandé. Passer outre, tout autant.
Raison pour laquelle tenir un blog tient de l’aventure humaine. Je l’ai menée avec vous, elle se poursuivra ou non, je l’ignore toujours à l’heure qu’il est.
Quoi qu’il en soit, les messages que je ne cesse de recevoir, au-delà de ceux que vous avez pu lire ici, me touchent au plus profond de moi-même.
Car je vous l’ai dit, écrire est l’essentiel de ma vie.

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Trame

La poésie?
 
Effleure la réalité.
L’effeuille et la déflore.
 
Qui a dit qu’elle n’était pas sa vérité, elle aussi?