http://www.geopolintel.fr/article1008.html
Lors de la table ronde sur la désinformation qui s’était tenue au Club suisse de la presse, le 2 mars dernier*, il avait été question de ce qu’on appelle éléments de langage.
Voici un article, ci-après, que je prie chacune et chacun de lire avec la plus grande attention tant il montre comment se fabrique la réalité que l’on souhaite transmettre à un public grâce à cesdits éléments de langage
Quand on énonce, ici, que l’information est orientée, les réactions sont diverses. Rien de plus normal si et quand on a fait le choix d’une ligne à suivre que l’on n’est pas forcément enclin à remettre en cause.
Dans ce sens, nul(le) n’est obligé(e) d’adhérer aux propos tenus sur ce blog. Mais contester que l’information se fabrique selon certains intérêts et non selon la réalité de faits reste discutable.
Dès lors, quand un autre point de vue est livré, ici ou ailleurs, qui entre en contradiction partielle ou totale avec celui que la majorité de nos médias relaie, lui refuser tout crédit relève d’appréciations ou de choix personnels à défaut de quête d’objectivité.
C’est pourquoi, s’intéresser à des sources divergentes maintient l’esprit en alerte et favorise la nuance et la réflexion.
La version originale de l’approche proposée ci-après a été publiée en anglais sur le site indiqué au bas de l’article dont voici la traduction en français:
http://lavoixdelalibye.com/2016/04/28/comment-le-discours-mediatique-a-mis-a-mort-le-peuple-syrien/
* http://livestream.com/GvaPressClub/desinformation2016
avril 2016
Certaines et certains d’entre vous l’auront donc appris, une résolution proposant la levée des sanctions imposées par l’Union Européenne envers la Russie a été votée par l’Assemblée nationale française.
Thierry Mariani est l’auteur du texte déposé et soumis au parlement.
Député des Français de l’étranger pour l’Asie, l’Océanie et l’Europe de l’Est, il a de quoi être fier de son succès.
Engagé de longue date en faveur de la Russie, il n’a eu de cesse de combattre la politique qui lui a été imposée par Bruxelles.
Son combat est récompensé mais cette résolution n’a pas de valeur coercitive, explique-t-il dans Le Figaro:
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/04/28/25001-20160428ARTFIG00178-l-assemblee-vote-par-surprise-une-resolution-pour-la-levee-des-sanctions-contre-la-russie.php
Voici son intervention à l’Assemblée nationale, en ce matin du 28 avril 2016:
Retrouvez mon intervention ce matin lors de l'examen de ma proposition de résolution pour la levée des sanctions contre la Russie
Publiée par Thierry Mariani sur Jeudi 28 avril 2016
En ces temps où le multiculturalisme est prôné comme valeur à respecter, voici de quoi méditer:
Cet article, paru sur le blog de Guillaume Faye*, met en cause le Pape François.
A lire le propos et les arguments exposés par l’auteur, c’est la question de l’appartenance religieuse qui interpelle.
Si, comme le déclare le Pape, tous les êtres sont des enfants de Dieu, en quoi, alors, les spécificités religieuses devraient-elles se maintenir?
Car l’oecuménisme, certes, oeuvre dans le sens d’un meilleure entente entre confessions mais n’abolit pas leur différences.
Selon le Saint Père, les clivages entre religions favorisent les conflits.
L’auteur de l’article, au contraire, prétend que ce sont les mélanges de populations qui génèrent les conflits et ce sont les frontières étanches et les homogénéités ethniques qui garantissent la paix.
Deux conceptions socio-cultuelles, sinon socio-culturelles, qui se discutent, tant les mélanges sont omniprésents et se plus en plus constitutifs d’identités.
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Faye
On sait la propension qu’ont certains à s’en prendre à la personne qui s’exprime, faute de savoir comment argumenter.
On va même jusqu’à diagnostiquer l’état mental de tel ou tel, à l’instar de ces experts qui parviennent à se glisser dans la tête de présidents.
Dans ce sens, et pour qui aurait encore quelques doutes quant aux méthodes utilisées dans nos contrées pour dire tout le bien que l’on pense de la Russie, voici.
Comme dans les années précédentes, les Etats-Unis s’attendent à ce que la Suisse déconseille à ses entreprises d’envoyer des membres de la direction générale au Saint Pétersbourg International Forum, la plus grande réunion des acteurs économiques et politiques nationaux et internationaux de Russie qui aura lieu du 16 au 17 juin prochains.
Et le diplomate précise encore que les Etats-Unis veulent donner un signal clair qu’aucun « business as usual » n’est possible avec la Russie.
A bon entendeur!
Que d’aucuns n’aiment pas la Russie en général ou la Russie de Poutine, en particulier, soit. Et en ce sens, suivre tout ce qui s’énonce ici ou là sur ce pays sinon sur son président, on comprend que les affinités soient électives.
Mais est-ce bien nécessaire, pour autant, de s’employer de manière assidue et quasi systématique à disqualifier un pays et celui qui le gouverne?
S’il était encore besoin de le rappeler, je trouve semblable acharnement particulièrement regrettable et surtout dommageable pour tout le monde.
Nos pays partagent une Histoire! Complexe, certes, mais bien réelle. Or l’oublier et privilégier je ne sais trop quelle lutte menée au nom de toutes sortes de prétextes revient à se couper d’un héritage commun.
Si ce couple de Français a su le mettre à l’honneur par son geste envers le militaire russe sacrifié à Palmyre, c’est dire combien il reste vivace encore.*
Et cette femme et cet homme sont loin d’être des cas uniques, en France. Pas davantage ne le sont-ils dans d’autres pays occidentaux.
Il ne s’agit pas, ici, de glorifier ou de mettre quiconque au pilori.
Il est juste question de refuser cette entreprise de démolition à laquelle participent de manière active tant de personnalités issues de milieux politiques et médiatiques influents.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/04/21/la-france-du-coeur-et-de-la-memoire.html
Il n’y a rien d’interdit à déplorer que le regard de nombre de médias occidentaux se porte de manière orientée sur la Russie et son président.
Il est bien plutôt navrant de constater les clivages que certains journalistes cultivent à souhait au nom d’intérêts précis.
Car s’en prendre à une personnalité au nom de valeurs qu’elle ne respecterait pas ne relève pas toujours des meilleures intentions.
Ainsi, n’est-ce pas forcément en faveur de telle ou telle politique menée que réagir s’impose. Mais tout simplement contre le parti pris inavoué qui se drape d’humanisme ou autres droits humains à rappeler.
Un exemple éloquent à cet égard apparaît dans le cadre de la procédure de destitution entamée contre Dilma Rousseff en 2015.
Sans considérer l’encore actuelle présidente du Brésil comme innocente ou blanche colombe, il vaut toutefois la peine de s’arrêter sur l’intérêt qu’ont certains à l’attaquer:
http://www.itele.fr/monde/video/dilma-rousseff-une-destitution-programmee-162181
Dans ce sens, réaliser que toute lutte menée contre une personnalité en vue ne s’inspire pas toujours de valeurs dignes de ce nom, rendrait certains moins prompts à hurler avec les loups.
Certains d’entre vous ont sans doute déjà entendu parler de cet animal auquel d’aucuns prêtent une origine extraterrestre.
Il faut dire que les propriétés dont dispose le tardigrade sont telles que le besoin d’expliquer devance, parfois, la réserve à observer avant de disposer de preuves quelconques.
Le fait est que le phénomène intrigue et suscite déjà toutes sortes d’exploitations dans divers domaines.
La santé en est, tout comme le sport.
Divers articles existent sur le sujet et, comme il se doit, les points de vue qui en traitent varient.
Ainsi, dans la video indiquée en lien ci-après, les commentaires sont-ils sans doute discutables. Mais il vaut la peine de découvrir cet animal:
http://www.out-the-box.fr/tardigrade-animal-extraterrestre-aux-incroyables-capacites-survie/
Dans cette soupe médiatique que nous servent tant de journalistes occidentaux pour nous expliquer ce qu’est la Russie et ce qu’elle devrait viser à être, il existe quelques résistants qui refusent d’avaler ce plat quasi quotidien.
En voici un bel exemple, donné par un couple français.
Puisse son geste être relayé par le plus grand nombre tant il sort du cadre fixé par la politique des uns et des autres.
De tels cas ne sont pas uniques.
Nombre de personnes savent faire la part des choses entre ce qu’on leur impose comme regard et celui qu’elles privilégient au fond de leur coeur et de leur mémoire.
Une action telle que celle qui est à découvrir dans l’article ci-après en est une des plus belles preuves:
https://fr.sputniknews.com/international/201604201024407027-heros-russe-palmyre-legion-honneur/
Elles nous manquaient ces émissions consacrées aux riches Russes qui viennent placer leur argent en Occident.
En voici une qui a plutôt pour habitude de traiter de sujets locaux. Or voici qu’elle délègue un de ses reporters à Londres!
http://www.rts.ch/play/tv/toutes-taxes-comprises/video/klepto-tour?id=7658204
Déduction aura sans doute été faite d’estimer très utile pour le téléspectateur suisse de savoir ce qui se passe dans la capitale du Royaume Uni.
Il est vrai que les citoyens qui financent cette chaîne publique sont sans doute passionnés par le fait de savoir comment vivent de riches Russes ou autres Ukrainiens proches des séparatistes du Donbass!
Il faut bien admettre que le crime organisé et soutenu par l’Occident au nom de la démocratie est sans doute moins porteur à l’écran. En tous les cas moins flatteur à montrer pour cette chaîne publique qui s’est tant réjouie de voir tomber le président Ianoukovich!
La suite, on ne la connaît que trop. En voici un des aspects:
A suivre cet interview de l’auteur d’un ouvrage sur la désinformation, la question se pose de savoir jusqu’où on peut évoquer un sujet sans prendre parti.
A plusieurs reprises, François-Bernard Huyghe accompagne son propos de petites remarques ou autres gestes et expressions du visage qui témoignent de prises de position:
https://youtu.be/mFj0FXpDoq
Sauf à idéaliser la démarche intellectuelle, rien n’oblige ni n’interdit qu’elle s’ancre dans un terreau éthique, idéologique, économique ou politique quelconque.
Dans ce cas, elle est dite située ou orientée et appelle à être contredite ou contestée.
Cependant, tout se passe comme si nombre d’intellectuels ou autres savants et spécialistes, forts de leur excellence, s’estimaient en droit de porter tel ou tel jugement sur des faits.
A défaut d’avouer d’où il parle, il est attendu d’un expert qu’il respecte une distance pour s’exprimer plutôt que de ponctuer son analyse de considérations d’ordre personnel.
Sans quoi, même à parler de désinformation, il s’expose à faire partie du sujet.
