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Starobilsk et les « valeurs occidentales »

Sur un réseau social bien connu, je lis un post de Bruno Retaillau qui écrit, ce 20 mai à 09:50:

À Kyiv.
J’ai choisi de réserver mon premier déplacement international de campagne à l’Ukraine, qui depuis plus de quatre ans, fait face à l’agression russe.
Parce que cette guerre n’est pas un conflit
régional lointain : c’est le symptôme de la nouvelle donne stratégique qui s’impose à toute l’Europe.
Par sa résistance héroïque et son courage face à un rapport de forces écrasant, le peuple ukrainien combat pour sa souveraineté et sa liberté. Il défend nos valeurs communes et nous renvoie à notre propre Histoire.

Je refuserai toujours une politique qui laisserait penser que le crime peut être récompensé, que l’agression peut payer, que les frontières ne valent rien, que la mémoire peut être verrouillée. 🇫🇷🇺🇦

Ce 23 mai, le régime de Kiev a montré à l’Occident comment « le peuple ukrainien combat pour sa souveraineté et sa liberté. » Et comment il « défend nos valeurs communes et nous renvoie à notre propre Histoire » pour reprendre les propos du candidat en campagne Retaillau.

Si tuer des adolescents en plein sommeil est un acte de bravoure, alors le sens de « nos valeurs communes » m’échappe.

De jeunes innocents massacrés, des familles ravagées par la douleur et des mensonges pour couvrir l’innommable qui s’est produit à Starobilsk avec l’attaque d’un collège, c’est ça la démocratie?

Il n’y a aucune installation militaire, de renseignement ou de services à proximité.

Mais on répète et l’on martèle à l’envi que c’est la Russie qui a agressé l’Ukraine. Parce qu’il est impossible d’admettre qu’elle n’a cessé d’être menacée, trompée qu’elle a été par les promesses selon lesquelles l’OTAN ne s’élargirait jamais vers l’Est.

Pensées profondes aux victimes d’actes sauvages dont les Russes seraient soi-disant seuls responsables. Si c’était aussi simple que cela, cela se saurait! Mais justement, on use de tous les moyens pour réduire une situation à ce que des peuples autrefois frères s’entretuent au nom du bien que l’un défendrait et du mal qu’incarnerait l’autre.

 

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1 Comment

  • Reply Robert Roudet 23 mai 2026 at 17h39

    B. Retaillau ne fait que se rendre encore un peu plus antipathique (pour moi, tout au moins) avec ce bla-bla politiquement correct débité sans la moindre réflexion sur ce que sont véritablement les événements. Il n’a peut être même pas entendu parler de Starobelsk (je me refuse à écrire Starobilsk, de même que Kyiv, qui sont l’orthographe d’un « dialecte paysan » selon la qualification un peu injuste d’Emanuel Todd). D’ailleurs quand il est question des « valeurs occidentales » il faut toujours s’attendre au pire.

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