Sur un réseau social bien connu, je lis un post de Bruno Retaillau qui écrit, ce 20 mai à 09:50:
Je refuserai toujours une politique qui laisserait penser que le crime peut être récompensé, que l’agression peut payer, que les frontières ne valent rien, que la mémoire peut être verrouillée. ![]()
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Ce 23 mai, le régime de Kiev a montré à l’Occident comment « le peuple ukrainien combat pour sa souveraineté et sa liberté. » Et comment il « défend nos valeurs communes et nous renvoie à notre propre Histoire » pour reprendre les propos du candidat en campagne Retaillau.
Si tuer des adolescents en plein sommeil est un acte de bravoure, alors le sens de « nos valeurs communes » m’échappe.
De jeunes innocents massacrés, des familles ravagées par la douleur et des mensonges pour couvrir l’innommable qui s’est produit à Starobilsk avec l’attaque d’un collège, c’est ça la démocratie?
Il n’y a aucune installation militaire, de renseignement ou de services à proximité.
Mais on répète et l’on martèle à l’envi que c’est la Russie qui a agressé l’Ukraine. Parce qu’il est impossible d’admettre qu’elle n’a cessé d’être menacée, trompée qu’elle a été par les promesses selon lesquelles l’OTAN ne s’élargirait jamais vers l’Est.
Pensées profondes aux victimes d’actes sauvages dont les Russes seraient soi-disant seuls responsables. Si c’était aussi simple que cela, cela se saurait! Mais justement, on use de tous les moyens pour réduire une situation à ce que des peuples autrefois frères s’entretuent au nom du bien que l’un défendrait et du mal qu’incarnerait l’autre.


1 Comment
B. Retaillau ne fait que se rendre encore un peu plus antipathique (pour moi, tout au moins) avec ce bla-bla politiquement correct débité sans la moindre réflexion sur ce que sont véritablement les événements. Il n’a peut être même pas entendu parler de Starobelsk (je me refuse à écrire Starobilsk, de même que Kyiv, qui sont l’orthographe d’un « dialecte paysan » selon la qualification un peu injuste d’Emanuel Todd). D’ailleurs quand il est question des « valeurs occidentales » il faut toujours s’attendre au pire.