Monsieur le Conseiller national,
Nous ne nous connaissons pas. En marge de mes activités littéraires, je tiens ce blog. Ouvert en 2010 sur la plateforme qu’offrait autrefois Tamedia, il aborde différents sujets d’actualité.
En 2012, j’ai commencé à y traiter de la Russie. Ce pays, je l’ai découvert comme étudiante du temps de l’ex-URSS.
Comme écrivain, ensuite, j’ai vu se développer la Fédération de Russie avec mes recueils de nouvelles traduits en russe que le soutien financier de notre Département fédéral des affaires étrangères m’a permis d’y présenter.
Depuis 2022, vous le savez, la situation a complètement changé.
Doit-on pour autant œuvrer à rendre notre pays hostile à celui dont le tsar Alexandre Ier s’est porté garant de la neutralité lors du Congrès de Vienne en 2015?
À l’évidence, je ne vous apprends rien. Mais vous préférez recourir à l’intelligence artificielle pour nous concocter un baiser entre le président russe et une statue représentant la Confédération helvétique.
Vous êtes un homme politique, je suis une femme de lettres.
Nos regards sur la Suisse et sur la Russie peuvent diverger, quelle importance? C’est de goût dont il s’agit ici. Celui qui a animé votre approche du scrutin du 27 septembre prochain et qui déshonore votre fonction.
Bien à vous,
Hélène Richard-Favre
Genève, le 6 août 2026





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