J’avais plus ou moins décidé de ne plus parler de la guerre en Ukraine tant cette tragédie me touche.
Car on a beau penser ce qu’on veut des Ukrainiens ou des Russes, des gens sont blessés, mutilés et meurent par centaines de milliers, des familles sont décimées, l’exil s’offre aux plus aisés quand les plus démunis sont laissés pour solde de tout compte.
Et pendant que pareille souffrance se vit au quotidien par tant de monde, nos spécialistes pérorent.
On oublie complètement le champ de bataille, le sang, la mort, les conditions de recrutement de soldats par les deux camps contrairement à ce que nos médias nous rapportent d’un seul, devinez lequel.
Si je reviens sur le sujet, c’est parce que je viens de lire qu’un membre de l’UDC -qui s’oppose à l’initiative sur la neutralité lancée par son parti- affirme qu’elle «reviendrait à privilégier et à soutenir la Russie de Poutine et sa guerre d’extermination contre l’Ukraine».
Mais jusqu’où ira la surenchère verbale?
N’est-on donc plus capable de considérer une situation telle qu’elle est? Une guerre est par définition sale. Mais faire de celle qui met l’Ukraine et ses alliés occidentaux aux prises avec la Russie une « guerre d’extermination »?
Non, là, ça dépasse l’entendement. Sauf à se demander qui veut « exterminer » qui.



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