capture d’écran d’un couple gay qui n’est pas celui concerné par le sujet
L’instinct maternel serait-il une invention, la question demeure récurrente, on le sait.
D’aucuns ont tenu à distinguer l’instinct de la pulsion. En d’autres termes, cet état hormonal singulier qui suit l’accouchement et crée un lien particulier entre la mère et le nouveau-né n’exclurait pas d’autres pulsions.
Aussi bien s’en suivraient toutes sortes d’états d’âmes vécus par la mère, en relation avec son enfant. Autant d’arguments pour casser quelques idées fixes qui auraient la vie dure selon toutes celles et ceux qui s’attachent à leur faire un sort.
Dans ce sens, doit-on considérer ce que rapporte cet article du journal DailyMail comme une exception? Mais de quelle règle qu’elle confirmerait? Celle selon laquelle des parents homosexuels ne seraient pas pis que des parents hétérosexuels pour un(e) enfant?
Que rien ne doit empêcher l’accès à l’adoption par un couple LGBT?
Autant de questions qui n’ont pas fini d’agiter les esprits tant la pression s’exerce sur eux et tant, à en croire spécialistes et autres experts, l’instinct maternel ne devrait pas être à ce point mis en avant et en valeur.
Le fait est que la violence qui a été exercée à l’encontre de cette fillette de dix-huit mois, moins de deux semaines après avoir été adoptée par ses parents gays et qui a entraîné la mort, ne peut être occultée.
Hélène Richard-Favre
On a souvent distingué la littérature de la politique en disant de la seconde qu’elle était dans l’action, au contraire de la première.
A tort ou à raison, attribuer à l’une et à l’autre ses caractéristiques propres se défend. Il n’en demeure pas moins vrai d’écrits, qu’ils ont pu agir de manière indéniable dans un cadre socio-politique donné.
Il n’est que de songer, par exemple, à l’ascendant exercé, pour la France, par Jean-Jacques Rousseau, pour la Russie, par Nicolaï Tchernychevski.
On sait le rôle déterminant qu’a exercé sur Lénine l’ouvrage écrit en prison par Nicolaï Tchernychevski, Que faire?
Et pour la France, même si d’aucuns privilégient une certaine réserve à l’égard de Jean-Jacques Rousseau, son influence est admise et reconnue.
Reste alors à discuter la part à accorder au livre, à son auteur et à qui l’a instauré en référence. C’est là tout un autre débat mais qui ne doit pas exclure l’interaction entre l’écrit et l’esprit qui le reçoit.
Un homme en prière dans le cadre d’un service public soulève l’émotion à Genève.
Et c’est reparti pour un tour alors qu’aucun cadre légal n’a encore été posé qui permettrait à la direction dudit service public d’intervenir.
Donc, à nouveau en vue une polémique à l’issue plus qu’incertaine vu l’absence de cadre légal qui entoure le fait qui a troublé la personne qui en témoigne.
Les commentaires déposés sous l’article cité ci-dessus révèlent très bien l’état de la situation.
Alors?
Légiférer mais quand?
Et même, n’est-ce pas déjà trop tard tandis que de plus en plus de fidèles musulmans ont besoin de prier tout en se disant intégrés dans nos sociétés laïques?
Pour le reste et pour rappel, en France, la prière au travail que la loi El Khomri autorisait avait suscité l’émoi aussi.
Et si on proposait à cette jeune femme d’aller faire un tour dans les prisons françaises, elle qui dénonce les conditions pénitentiaires russes?
Comparaison n’étant pas raison, selon le proverbe, on ne va donc pas le lui conseiller.
On pourrait, par contre, inviter ces journalistes qui se penchent sur le sort réservé aux détenues et aux détenus d’autres pays de s’intéresser à ce qui se passe tout près de chez eux.
Certains s’y sont employés et en ont rendu compte. Autant dire qu’il n’y a pas de quoi pavoiser.
Il serait curieux d’imaginer, invités sur les plateaux de télévisions russes, quelques rescapés de geôles françaises qui témoigneraient de ce qu’ils ont subi comme traitement.
Mais la Russie a sans doute mieux à faire que d’entretenir cette guerre de l’image par artiste et militante politique interposée.
Comme si la France, elle aussi, n’avait pas d’autres priorités que d’alimenter ce rejet constant d’un pays qu’on ne cesse de ramener à son passé soviétique alors que son Histoire entière est tissée de tragédies comme le fut, par exemple,la guerre civile qui l’a saignée au début du XXe siècle.
A la paix, on y croit ou pas.
Tout comme à Dieu, invoqué par cette femme qui a marché, avec des milliers d’autres, israéliennes et palestiniennes, à travers Israël et la Cisjordanie occupée.
Le lien à cet article indiqué ci-dessus m’a été envoyé par une personne qui suit ce blog et souhaite rester anonyme.
Certes, aspirer à la paix n’est pas le propre des femmes.
Et le nombre de personnalités de tous horizons qui se sont jointes au mouvement initié par l’association Women Wage Peace le prouve.
Aussi, bien consciente que les intérêts d’autant de puissances font souvent peu cas de pareille mobilisation, il n’est jamais vain de s’en faire le relai.
Et encore moins vain de respecter et d’honorer pareille action.
Elles nous manquaient, celles au secours desquelles ont volé nombre de nos compatriotes qui savent combien la Russie de Poutine tyrannise et malmène les siens. Pas un jour ou presque ne passe sans que cela ne nous soit rappelé dès lors que nous ne soyons tentés de l’oublier.
Donc, dans ce pays tenu par une main de fer, le sort de quelques jeunes filles qui ont eu le malheur de se produire dans une église en toute bonne foi sans doute, à en croire certains, en auront été pour leurs frais.
Ce groupe dit punk -dont il avait été rappelé, ici, le parcours et la qualité des prestations- a rencontré un tel écho médiatique que leur emprisonnement a, bien sûr, été relayé en boucle et plus encore pour dénoncer le système Poutine ou, disons, ce qu’il y aurait dans sa tête vu que certains s’y sont rendus.
Bref, sans dénier la lourdeur de la peine infligée à ces femmes ni se poser en soutien inconditionnel de qui l’a prononcée, il n’est pas interdit de proposer une position médiane et moins clivante.
Il n’est pas non plus interdit de mentionner que tout ce qui pourra être fait, énoncé, dénoncé et plus encore contre cette Russie de Poutine le sera.
On a eu droit à la séquence émotion ici, avec une couverture biaisée de la prestation des Pussy Riot dans l’Eglise du Christ Sauveur de Moscou, on attend la suivante. Angot, dont il est écrit, ici, qui elle serait « vraiment » face à Alekhina?
Avant la diffusion, ce samedi 7 octobre, de la prochaine émission d’On n’est pas couché que d’aucuns ne regardent plus, on le sait et on l’a bien compris, il n’est pas inutile d’y revenir malgré tout.
Parce qu’il n’y a pas que cette émission qui heurte certaines et certains. C’est, en général, la médiatisation de questions et de sujets qui hérisse et, parfois, heurte. Car de quoi bruissent les réseaux sociaux sinon de ce qui a été lu, vu ou entendu ici et là pour y réagir?
Ce qui s’est passé sur le plateau d’ONPC entre Christine Angot et Sandrine Rousseau et l’écho que leur échange a eu en est bien la preuve.
C’est pourquoi je tiens à saluer, ici, le travail accompli tout au long de la semaine par les journalistes qui ont sollicité les deux protagonistes en cause pour interviews et explications.
Il est important de souligner la qualité du travail réalisé tout comme il l’est aussi lorsqu’un sujet est abordé de manière orientée.
Aussi, pour qui veut bien consacrer toute l’attention qui convient à cet article, voici ce que rapporte Christine Angot de ce qui s’est passé et qui mérite qu’on s’y arrête pour éviter autant de jugements hâtifs quand il ne s’agit pas de rejets haineux.
Pourquoi, ici, tant d’insistance à cet égard? Tout simplement parce qu’il est question d’inceste et de violences sexuelles et qu’on a eu droit à leurs effets ravageurs en dépit de toute manière d’avoir cherché à les surmonter.
C’est cela que d’aucuns refusent de prendre en considération. Que le corps meurtri se trahit. Et c’est ce corps meurtri qui a pris le pas sur la parole ou le discours et toute forme de bienséance d’usage.
Cachez ces maux que l’on ne veut pas voir, ainsi pourrait-on dire de tant de réactions haineuses qui ont suivi le face à face douloureux entre deux femmes qui, par leur intelligence, ont su se retrouver après la violente altercation qui a été diffusée de leur échange.
Il faut aussi le dire, que Christine Angot est allée parler à Sandrine Rousseau! Il faut le savoir, que ces deux femmes ne sont pas adversaires mais toutes deux, dans l’adversité. C’est tout une autre problématique déjà évoquée ici.
Aussi et dans ce sens, le vif échange qu’elles ont eu en public n’est qu’un révélateur de plus des séquelles qu’entraînent inceste ou abus sexuel.
Cette police de la pensée est indécente, qui voudrait qu’après avoir été à ce point meurtrie dans sa chair, on ne s’en ressente pas à vie et que l’émotion irrépressible qui s’empare de l’être en souffrance n’apparaisse pas.
Ces deux femmes ont accepté de se jeter dans l’arène médiatique car elles vivent leur époque qui permet l’exposition d’intimités. Elles ont relevé le défi de briser l’omerta qui règne sur les sévices commises et sur l’enfant et sur la femme, ce que leurs mères ou leurs grand-mères n’ont pas pu ni osé faire.
On peut, dès lors, ne pas être d’accord avec ce que d’aucuns appellent déballage. Ce n’est pas une raison suffisante au déferlement haineux envers l’une des protagonistes de l’émission sinon l’émission elle-même.
La suite de l’altercation entre Christine Angot et Sandrine Rousseau est plutôt encourageante.
En effet, la seconde a révélé, dans le cadre de l’émission Quotidien, que la première, après l’émission, était venue la trouver dans sa loge et qu’ainsi, toutes les deux avaient pu se parler et se quitter en s’embrassant.
Voici donc qui devrait mettre un terme à cette altercation, ce d’autant que l’écrivain restera à son poste de chroniqueuse d’ONPC.
L’actualité de ce dimanche 1er octobre, à l’aube duquel a été diffusée l’émission qui a vu ces deux femmes aux prises l’une avec l’autre, en aura vu deux autres attaquées à l’arme blanche sous les yeux d’autant de témoins qui se trouvaient sur les lieux du crime.
Fait divers ou pas, elles ont péri.
Prétendre que le geste d’un petit délinquant a été bien trop médiatisé, c’est accepter que la violence s’exerce sur la place publique sans mot dire.
Aussi, rien de ces deux événements ne relève-t-il du buzz médiatique. Car si le premier a pu susciter débats et réflexions, le second, pour sa part, ne présage rien qui vaille.
Des experts, les médias en convient souvent pour commenter l’actualité.
On l’a vu, on le verra sans doute encore avec la Russie, en général, ils livrent à peu près tous la même analyse, ce qui fait sans doute d’eux, de véritables connaisseurs de ce pays.
Les autres, autant les ignorer, ils sont dans la propagande sinon payés pour renvoyer l’écho du Kremlin.
Mais que penser de cet expert bien connu des rédactions, qui livre, ici, sa version de l’attaque de la Gare Saint-Charles à Marseille? Le voici qui, en effet, ne voit dans l’attaque de deux femmes, qu’un fait divers.
De la décapitation de cet homme, en Isère, de la décapitation du Père Hamel, rien à dire sans doute non plus sinon que, ma foi, ces choses-là arrivent…
Que ne ferait-on sans autant de spécialistes qui, tel Mathieu Guidère, viennent nous rassurer et nous recommander de ne pas craindre une lame de couteau!
