Dans le monde, un enfant meurt toutes les cinq secondes. Peut-être qu’une tombe l’attend dans la commune où il a résidé.
Qui peut le certifier?
En France, une enfant rom est morte au lendemain de Noël et n’a pas été enterrée dans la commune où elle vivait.
C’est un tollé, le Premier Ministre en personne, Manuel Valls dénonce une affaire nationale.
Informer et mobiliser la France entière pour une enfant rom enterrée dans la commune voisine de la sienne tandis que la Terre avale des millions d’enfants avec ou sans sépulture?
Mais où a-t-on la tête sinon à la pure politique d’information?
Hélène Richard-Favre
VOEUX
En pensée avec celles et ceux que la violence a privés de foyer, je tiens
à remercier toutes celles et ceux qui suivent ce blog et y interviennent.
Bonne Année à vous toutes et tous et meilleurs voeux à vous et aux vôtres!
Voici un exemple d’article* dont la teneur et ses conséquences ne manquent pas d’intérêt.
Il suffit de lire les commentaires qui le suivent pour mesurer comment l’information se conçoit et se reçoit dans ce media français qui s’appelle Le Point.
Loin d’être unique en son genre, il offre, ici, une démonstration de ce qui est porté à la connaissance des citoyens.
Leurs réactions sont éloquentes.
Elles indiquent qu’ils sont de plus en plus nombreux à ne pas s’en laisser conter et c’est tant mieux.
L’esprit critique est un devoir.
Le publier comme l’a fait Le Point l’honore.
Reste à savoir dans quelle mesure les points de vue exprimés par les commentateurs infléchiront la ligne éditoriale de ce magazine.
* http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-porochenko-annonce-une-rencontre-avec-poutine-hollande-et-merkel-29-12-2014-1892883_24.php
didier95
le 29/12/2014 à 23:52 Signaler un contenu abusif
Candide… Qui s’interroge
Aujourd’hui j’ai lu 2 nouvelles concernant le conflit en Ukraine : 1. La Russie va livrer 500 000 T de charbon a l’Ukraine en signe de bonne volonté pour permettre aux Ukrainiens de se chauffer. 2. L’Ukraine a décidé d’augmenter son budget militaire a 5% du PIB (sachant que c’est nous européens qui payons les achats d’armes américaines). Questions : Qui veut la paix, qui veut la guerre ?
Eric Kle 29/12/2014 à 21:54 Signaler un contenu abusif
Pour ne prendre que les trois derniers bulletins de l’OSCE mis en ligne et que tout un chacun peut en effet consulter directement (21, 23 et 27 décembre) il n’y a pas UNE SEULE mention de blindés ou de troupes russes en Ukraine de l’est. (…) Ceci s’accorde du reste parfaitement avec les conclusions de l’institut de recherches stratégiques ARES (Armament Research), institut indépendant basé au R. U. Dont le rapport daté de novembre (100 pages) sur le type d’armes utilisé dans le conflit du Donbass souligne que l’armement des indépendantistes est assez hétéroclite et a été dans sa grande majorité repris des stocks ukrainiens ou capturés sur l’armée régulière. Les auteurs du rapport écrivent tout à fait clairement qu’il n’y a aucune preuve d’une complicité étatique dans la fourniture d’armes aux rebelles depuis l’étranger. Vous pensez bien que s’il y avait un quelconque soutien aérien russe ou même deux chars et demi russes sur le terrain, il y a belle lurette que l’aéroport de Donetsk aurait été repris aux forces de Kiev…
Ceci n’est pas un conte de Noël, avec tout le respect que l’on peut avoir pour ces récits.
Ceci est une histoire vraie, rapportée par différents grands quotidiens britanniques et largement relayée ensuite.
La scène se passe de nuit.
Une étudiante de 22 ans s’apprêtait à rentrer chez elle en taxi et constate qu’elle a perdu sa carte bancaire.
Pour lui venir en aide et lui assurer un retour sans risque, un SDF lui a offert les 3 livres sterling qui lui restaient.
Elle a refusé.
Cependant, si émue par le geste de cet homme, la jeune fille s’est mobilisée pour le retrouver et en même temps, a organisé une levée de fonds pour le remercier.
Elle a demandé à chacun de verser les mêmes 3 livres sterling que lui avait offertes le SDF et a récolté plus de 30.000 livres sterling.
http://gogetfunding.com/project/help-robbie-preston-s-homeless-hero
Voici une histoire qui tranche avec celle qui a mobilisé l’actualité des ces derniers jours à Angoulême.
Il a suffi d’un terme que, pourtant, le journaliste n’a pas employé, pour déclencher une tempête.
Comme le relève cet article* paru dans Le Courrier International, la France reste la France si elle n’a d’autre sujet de discussion que de s’échiner autour d’un terme qui n’a pas été employé.
La polémique autour d’Eric Zemmour est due essentiellement à la reprise déformée par Jean-Luc Mélenchon, de propos tenus par l’auteur du Suicide français dans le cadre d’une interview accordée au Corriere della Serra.
C’est en effet le terme de déportation qui a soulevé l’ire de certains alors que Zemmour n’a jamais évoqué ce mot lourd de sens, on le sait.
La lutte pour rien a de beaux jours devant elle tandis que d’autres se battent même plus pour leur vie mais pour leur survie.
http://www.courrierinternational.com/article/2014/12/22/l-affaire-zemmour-une-polemique-typiquement-francaise
On a pu lire, ici ou là, certains commentateurs occidentaux comparer la guerre en Ukraine à celle qui a opposé la Géorgie à la Russie en 2008.
Outre le fait qu »il n’y avait rien de comparable entre ces deux situations, relevons que désormais, Tbilissi réagit à la nomination par Kiev de l’un de ses anciens ministres.
Il se trouve, en effet, qu’Irakli Garibachvili, Premier Ministre géorgien, déplore le fait que l’ancien ministre de la Justice de son pays, poursuivi par Interpol pour, entre autre, abus de pouvoir et mauvais traitements infligés à des centaines de milliers de prisonniers, que cet ancien ministre de la Justice, donc, ait été naturalisé ukrainien pour accéder à un poste au nouveau gouvernement démocratique d’Ukraine.
Le premier ministre géorgien, en effet, se demande comment il pourra expliquer à son peuple qu’un ancien ministre de la Justice, principal représentant d’un gouvernement criminel qui a condamné 300.000 personnes, soit désormais candidat au poste de président du Conseil ukrainien pour la lutter contre la corruption.
Tant de personnalités politiques et médiatiques se sont félicitées de l’avènement de la démocratie en Ukraine qu’elles parviendront sans doute à expliquer à qui voudra bien les croire, que la justice des uns n’a absolument rien à voir avec celle des autres.
http://fr.ria.ru/presse_russe/20141223/203291708.html
Entre héroïsme et férocité
La nature, ses végétaux, ses animaux, sont souvent présentés par opposition à une humanité qui en serait peu soucieuse et les malmènerait.
Concevoir la nature et ses espèces tels des idéaux que saccagerait l’homme, équivaut à trop de noirceur pour celui-ci et de candeur pour celle-ci.
Quatre documentaires ont été réalisés en Arctique et en Antarctique.
On y observe s’y dérouler la vie de diverses espèces animales.
Face à des conditions extrêmes et peu clémentes, on constate autant de tendresse, de solidarité et de prévoyance que d’instincts primaires et brutaux.
Un oisillon, par exemple, est piétiné à mort au sein même d’un rassemblement d’oiselles adultes.
D’autres comportements cruels sont filmés entre animaux.
La nature est belle, dans ces contrées.
Autant que la lutte pour la vie y est féroce.
A voir ici:
http://www.dailymotion.com/video/x8g7ub_planete-terre-les-monde-de-glace-1_animals?start=7
Il n’est pas inintéressant de lire différents compte-rendus de l’exposition qui vient de s’ouvrir au Château de Penthes, La Suisse par les Russes, regards artistiques et historiques, 1814-2014.*
Le rappel du rôle déterminant joué par le Tsar Alexandre Ier pour garantir à la Suisse sa souveraineté est le plus souvent relevé par les journalistes, bien s’en faut.
La précision selon laquelle l’exposition a été entièrement prise en charge par la Russie, est elle aussi mentionnée dans la plupart des articles publiés dans les grands quotidiens genevois, Le Temps, La Tribune de Genève et Le Courrier.
Le fait que la Confédération Helvétique n’ait apporté aucun soutien quelconque à cet événement doit sans doute avoir des raisons que la raison ne connaît pas.
Cependant, les conclusions -citées ci-dessous- des articles de nos trois grands quotidiens, donnent quelques pistes sur la perception bien peu neutre de cette non entrée en matière de la Suisse dans le cadre d’une manifestation culturelle qui, pourtant, la met à l’honneur.
L’exposition (…) ne prend guère le risque de l’histoire récente. Célébrer des relations diplomatiques incite sans doute à l’être soi-même. (Le Temps)
Une opération qui redore l’image de ce pays, malmenée par l’actualité internationale.
(La Tribune de Genève)
Le parcours se conclut sur les exilés de l’après-Révolution (…). Pour les exilés de Vladimir Poutine, par contre, il faudra attendre le tricentenaire.
(Le Courrier)
* http://www.penthes.ch/portfolio/la-suisse-par-les-russes-regards-artistiques-et-historiques-1814-2014/
Ces commentaires ci-dessus ont été déposés sous un article intitulé Hallucinant: sur I>Télé, le « spécialiste du terrorisme » Mathieu Guidere (vrai nom Moez Kouider) explique ne pas croire à la piste islamiste et accuse « l’extrême droite » (sic) *
L’article est publié sur le site d’un media de l’Hexagone, Nouvelles de France.
Rien à voir avec la Suisse, argueront certains.
Certes, les deux pays diffèrent sur de nombreux points.
Néanmoins, la réflexion n’est pas interdite, tant ce genre de réactions, figure aussi sous divers articles publiés par les médias helvètes.
Car l’exaspération que traduit le propos de « ladelphinette » n’est pas celle d’une seule.
En faire fi n’entre pas dans les canons de nos démocraties qui ne manquent d’ailleurs jamais de les rappeler.
Dans ce cas, ne serait-ce pas la perception du concept de démocratie qui ferait problème?
A moins que cela ne soit celle de laïcité.
* http://www.ndf.fr/article-2/16-12-2014/hallucinant-sur-itele-le-specialiste-du-terrorisme-mathieu-guidere-vrai-nom-moez-kouider-explique-ne-pas-croire-pas-a-la-piste-islamiste-et-accuse-lextreme-droite-sic#.VJFuPVoc7RY
Le 25 novembre dernier, Eric Zemmour a été présent avec son livre sur le plateau d’Infrarouge.
Il ne s’agit pas, ici, de parler de son dernier ouvrage, Le Suicide français.
Les commentateurs de tous bords s’y emploient depuis sa parution et bien leur en prenne.
Dans ce sens, même la Radio Télévision Suisse (RTS) a cru bon de consacrer une de ses émissions, non seulement au Suicide français mais à son auteur.
Pour lui faire face, sinon débattre avec lui, quatre personnalités ont été invitées.
Jean Ziegler, Benoït Gaillard, Isabelle Falconnier et Stéphanie Pahud.
Au-delà des très nombreuses réactions à cette émission et qui ont été énoncées ici et là, c’est l’opportunité d’un tel choix de sujet et la manière de l’avoir traité qui interroge.
En effet, en quoi cette succession de quatre intervenants pour faire face à Eric Zemmour a-t-elle permis de véritable échange?
On a assisté à un mauvais pugilat et à aucun véritable débat.
Infrarouge a offert de meilleures occasions à ses téléspectateurs que celle de mettre en scène un tel assemblage hétéroclite de personnalités.
http://www.infrarouge.ch/ir/2135-alors-monsieur-zemmour-etait-mieux-avant
