Quand un représentant de la droite souverainiste polonaise s’en prend à un représentant de la droite souverainiste française, on découvre combien les valeurs dites partagées s’offrent soudain opportunes à rappeler.
Dans un contexte international tendu, la lettre ouverte adressée par Marek Jurek à Philippe de Villiers n’a d’autre intérêt que la démarche.
Car c’est l’usage fait par le député polonais de références communes qui apparaît avant tout.
Ainsi est-ce un rapport de force que tient à instaurer le député polonais et non un rappel de valeurs.
Au nom du rassemblement prôné, c’est l’affirmation d’un pouvoir qui s’affiche.
On sait l’amour que voue la Pologne à la Russie, on comprend le rappel à l’ordre lancé à Philippe de Villiers par Marek Jurek.
Les commentaires qui suivent la publication de cette lettre ouverte sur le site des Nouvelles de France sont à lire, eux aussi:
http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/11-10-2014/ukraine-lettre-ouverte-du-depute-souverainiste-et-pro-vie-polonais-marek-jurek-a-philippe-de-villiers#.VDpQrr4fXe0
Hélène Richard-Favre
Il en faut peu à ce magazine pour exprimer toute l’estime qu’il voue à la Suisse et à son Président.
Il suffit d’une mise à jour de site non effectuée pour qu’un journaliste s’engouffre dans la brèche.
Cela s’appelle de l’information.
Alors que la presse internationale a été témoin de la présence du Président Didier Burkhlater à l’investiture du Président Petro Poroshenko, on lit dans cette publication du Point l’amnésie ou la mauvaise foi.
Mais si discréditer le Président suisse sert à d’autant créditer le Président ukrainien, on conçoit le niveau du choix éditorial opéré.
Car faille informatique ou non, c’est bel et bien la légitimité du Président ukrainien qui serait en cause selon le droit international.
Alors pour le chocolat et la comparaison évoquée dans l’article, reste à savoir qui sera chocolat ou pas au regard de l’Histoire.
http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-la-gaffe-de-la-diplomatie-suisse-09-10-2014-1870649_24.php
Aymeric Caron n’est-il pas la preuve vivante que tout se casse la gueule en France?
C’est Charles Consigy, du magazine français Le Point, qui écrit cela dans un article* consacré au dernier ouvrage d’Eric Zemmour, Le suicide français.
Aymeric Caron ne fait certes pas l’unanimité, loin s’en faut.
Eric Zemmour, pas davantage.
Tous deux incarnent une vision de la France que tout oppose ou presque.
Mais au-delà de leur confrontation lors de l’émission de Laurent Ruquier de ce samedi 4 octobre, demeure la question de la mise en scène médiatique.
Car l’impact est réel.
Mais qu’apporte-t-il vraiment à la France?
* http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/consigny-eric-zemmour-le-meilleur-d-entre-nous-09-10-2014-1870648_1449.php
Oural, expédition russo-suisse
Belle collaboration russo-suisse pour honorer la mémoire et surtout les travaux de minéralogie du Genevois Louis Duparc (1866-1932).
Professeur à l’Université de Genève, ce géologue s’était spécialisé en pétrographie et en chimie analytique.
Dès 1900, il se rendit durant une vingtaine d’années dans l’Oural du Nord, en Russie, pour se consacrer à l’étude des gîtes platinifères.
C’est pour rendre hommage aux travaux du Professeur Louis Duparc, qu’une équipe russo-suisse est allée déposer une plaque commémorative à son nom dans le massif du Konjakovkij Kamen.
A découvrir, ce document en images de l’expédition qui a eu lieu en septembre 2014
http://cms.unige.ch/sciences/terre/research/Groups/mineral_resources/archive/duparc/duparc_sept_2014_fr.pdf
Faut-il en rire, faut-il en sourire ou faut-il s’en inquiéter?
En janvier de cette année, un débat sinon une polémique avait eu lieu à l’Assemblée Nationale entre deux députés, Julien Aubert et Sandrine Mazetier sur la question du genre à employer pour s’adresser à une femme ministre, députée ou présidente.
http://www.mediaterranee.com/content/querelle-de-genre-lassemblee-madame-le-president-contre-monsieur-la-deputee
Or ce 6 octobre dernier, les mêmes se sont retrouvés confrontés au même sujet mais cette fois-ci, il n’a plus été question de discuter ni même de (se) disputer.
La députée de Paris, Sandrine Mazetier a fait notifier dans le procès-verbal de l’Assemblée, un rappel à l’ordre du député Julien Aubert et des sanctions financières ont été prises à son encontre.
Cette affaire en est arrivée au point qu’une pétition a été lancée en soutien au député.
http://www.theoriedugenre.fr/?Sanctionne-pour-avoir-respecte-la
Genève vient de célébrer 150 ans de tradition humanitaire avec la fondation du CICR en 1863 et la première convention de Genève en 1864.
Ne serait-elle pas bien inspirée, dès lors, de s’interroger sur l’opportunité d’avoir sur son sol un résident qui ne se cache pas de financer des milices privées dans l’est de l’Ukraine?
De nombreux sujets de ce blog ont été consacrés aux activités hautement philanthropiques de ce bénéficiaire de forfait fiscal.*
L’attention des Autorités Genevoises a aussi été sollicitée par une lettre ouverte. Aucune réaction, aucune réponse n’ont suivi.
Pendant ce temps-là, souffrances, exils et morts ont continué de ravager l’est de l’Ukraine.
C’est pour lutter et oeuvrer contre tant de maux que Laurent Dupasquier, ce délégué suisse du CICR a décidé de s’engager.
Sa vie s’est arrêtée à Donetsk sous les coups d’un obus.
Hommage lui soit rendu ici.
Darius Rochebin a pris l’initiative d’interroger Sergueï Naryshkine, Président de la Douma russe.
Présent à Genève pour participer à l’assemblée parlementaire de l’OSCE qui se tient ce vendredi 3 octobre, ce haut représentant de l’Etat russe a ainsi pu s’exprimer en réponse aux questions que lui a posées le présentateur et journaliste vedette du 19:30 de la RTS.
La qualité et l’importance de cet entretien sont à relever.
Dans un contexte international lourd qui ne cesse de stigmatiser la Russie, la parole que Darius Rochebin a décidé d’accorder à Sergeï Naryshkine est à considérer.
Ces 17 minutes 57 secondes d’interview s’interrompent de manière soudaine mais n’en constituent pas moins un temps fort du journalisme.
En treize minutes et quelques, traiter de L’Etat et la religion dans les temps modernes ne vise aucune exhaustivité, loin s’en faut.
Ainsi, lors de la table ronde dont le lien figure en bleu ci-dessus, a-t-il été tenté d’aborder une thématique dont on ne peut faire l’impasse.
En ces temps où l’on décapite à tout va, où l’on évoque sans vouloir le nommer un « Etat Islamique », bien des questions se posent.
Les réponses à leur donner divergent et restent pour l’heure difficiles à cerner.
Que nous le voulions ou non, nous sommes projetés dans des conflits alimentés par le fanatisme religieux.
Daesh ou pas Daesh, on tue car on s’y déclare autorisé.
Le 30 décembre 2013, sabre en mains, invité en Arabie Saoudite, le président français plaisantait:
http://www.francetvinfo.fr/monde/video-hollande-sabre-a-la-main-en-arabie-saoudite-j-en-aurai-besoin_493562.html
On dira que l’Arabie Saoudite n’a rien à voir avec l’Etat Islamique, soit.
On dira que l’Etat Islamique ne représente pas l’ensemble des Musulmans, soit.
Preuve en serait cette lettre ouverte,adressée par une centaine d’érudits musulmans qui dénoncent l’Etat Islamique:
http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/une-centaine-d-erudits-musulmans-denoncent-l-etat-islamique-dans-une-lettre-ouverte_703731.html
Il n’en demeure pas moins vrai que la décapitation se pratique en Arabie Saoudite
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/03/15/decapites-en-public.html
On peut estimer que les motivations des uns et des autres diffèrent. Tel n’est pas l’avis de l’auteur de cet article:
http://www.express.be/joker/fr/platdujour/il-nya-guere-de-difference-entre-une-execution-en-arabie-saoudite-et-dans-ltat-islamique/208035.htm
Autant de lectures d’exécutions capitales qui obligent à la réflexion sinon à la confusion.
Viols, tortures, abus en tous genres, exécutions, la terreur s’empare de vies ordinaires et les propulse dans l’horreur.
Hier, on a entendu le président français déclarer qu’il ne cèderait pas au chantage des ravisseurs d’Hervé Gourdel.
On pense, bien sûr, à l’otage et à ses proches, on pense aux enjeux de la situation, on pense ou on ne pense pas, on explique comme on veut ou comme on peut la violence qui brise la vie.
Certes, nul n’a vocation à porter le poids de la misère du monde et encore moins à la régler.
Et cependant, c’est bel et bien le comportement face au mal qui est sans cesse mis en question lorsqu’il frappe.
Entre indifférence, cynisme, réalisme, pragmatisme, compassion, prière ou révolte, toutes les attitudes restent possibles sinon permises.
A chacune et à chacun de se situer selon sa conscience, sa sensibilité, sa personnalité.
Une victime, deux victimes, mille ou cent mille victimes, leur nombre ne modifie la souffrance d’aucune d’elles.
Sujet publié en page 19 de l’édition papier de « La Tribune de Genève » du 27-28 septembre 2014
