Heurtés, amers, tapis au fond de leurs corps,
ils se sont rencontrés.
Ensevelis sous mille chaînes,
ils s’en sont déliés.
Ont pleuré et prié.
Jamais clamé leur innocence.
Juste déploré le mal
pour si peu ou pour rien.
Heurtés, amers, tapis au fond de leurs corps,
ils se sont rencontrés.
Ensevelis sous mille chaînes,
ils s’en sont déliés.
Ont pleuré et prié.
Jamais clamé leur innocence.
Juste déploré le mal
pour si peu ou pour rien.
Non, mon ami,
l’amour ne sauvera pas.
Et encore moins le monde.
Celui de nos rêves?
Conserver sa splendeur
apaisera leur candeur.
Je n’ai pas arraché ces femmes à leur film.
Je suis entrée dans l’écran.
J’ai attendu.
Et puis, je les ai suivies,
ces femmes.
Dans le noir de la terre et de la nuit
le pas modéré par la charge
d’un parent, d’un conjoint,
d’un enfant, d’un père,
égarés par la loi,
le désir ou la force.
Elle était appelée à sauver le monde.
Elle en était persuadée.
Projetée au milieu d’autres, sa vie s’est déchiquetée.
On a dit qu’elle avait été inconsciente.
Et puis,
On a dit qu’elle était inconsciente.
Ses nuits égarent.
Leur élan?
Ment.
Et la tourmente ne rassemble pas.
– Que dit l’Etoile?
– L’Etoile est sans voix.
– Et que voit-elle?
– Elle brille.
L’amour ne s’annonce pas.
L’accueillir est un don.
Le vénérer, un culte.
Le partager, un choix.
En lui, se sont fichés nos tourments et nos rêves
Nos batailles, nos secrets.
Je m’appelle Providence.
Et toi?
Mélancolie?
Viens avec moi, voir si la nuit semble moins noire.