Dans leur précipitation à annoncer la découverte d’un homme recherché depuis de longues années, nombre de médias ont révélé leur triste statut.
Celui qui, autrefois, était réservé à ce qu’on appelait « presse à sensation ».
Mais aujourd’hui, le scoop et le nombre de « clics » tenant lieu de référence quasi incontournable, la quasi totalité de nos sources d’informations rivalisent d’audace pour être au top du média le plus réactif.
Le résultat se connaît.
Le cas de ce fait divers publié en une de tant de sites et qui a animé les réseaux sociaux en est un exemple parlant.
On se dépêche de publier, de partager avant même l’information confirmée.
On dit que la condition de journaliste se durcit, que le temps nécessaire pour mener de véritables investigations se restreint comme peau de chagrin, rentabilité oblige.
Si un exemple devait prouver cette réalité, le voici tout trouvé.
Non, Xavier Dupont de-Ligonnès n’est pas l’homme arrêté à Glasgow, avouent nos médias à peine embarrassés ou si peu…
Hélène Richard-Favre
Imaginez, du jour au lendemain, vous apprenez que l’immeuble dans lequel vous vivez, pour certains depuis des dizaines d’années, risque ni plus ni moins de s’effondrer.
Depuis 55 ans qu’existe le bâtiment qui vous abrite, c’est seulement ces jours-ci que vous apprenez être en danger.
Avouez que vous avez eu l’immense chance de ne pas vous retrouver plus tôt au milieu de ruines!
Seulement voilà, vous ne l’entendez soudain plus ainsi lorsqu’on vous dit que vous avez une semaine pour quitter les lieux!
Oui, c’est ce qui a été annoncé aux 75 habitants de 26 appartements de cet immeuble. Sans compter les commerces, les cabinets de médecin, de dentiste et de physio ajoutés au salon de coiffure.
Tout ce monde doit partir et sans délai.
Cette histoire vraie se passe dans la ville internationale de Genève aussi appelée Cité de Calvin. Inutile de dire que le choc est réel et bien présent. Et que les questions affluent.
Car dans la rue circulent piétons, cyclistes, automobilistes et transports en commun qui, semblent-ils, ne seraient pas concernés par un immeuble qui s’écroulerait sur la voie publique.
C’est le cauchemar et l’Etat sommeille
La sidération est une évidence tandis que la France, mais pas qu’elle. découvre qu’au coeur même de son Etat ait pu oeuvrer le radicalisme assassin.
Pleuvent alors les réactions, les « il faut que… » ou autres décisions à prendre comme si tout était aussi simple.
Les responsabilités sont bien au-delà de tel ou tel et peuvent se nicher dans autant d’intérêts de va-t-en guerre qui essaiment de par le monde.
Dans ce cas, est-on face à des complicités, du laxisme, des dépendances en tous genres ou un peu de tout cela ensemble?
En son temps, l’archevêque de Mossoul avait prévenu.
« Ce que nous vivons, vous le vivrez un jour ». Certes, il songeait là au sort réservé aux Chrétiens d’Orient. Or la France se veut laïque et républicaine.
Elle l’est si bien qu’elle voit tomber des têtes au sein même de l’une de ses administrations les plus prestigieuses et sécurisées.
Combien de fois n’avons-nous entendu cette injonction, « Il faut cesser de parler et agir »?
La voici qui figure dans cet article qu’une aimable commentatrice de ce blog a cité en référence dans le précédent sujet partagé ici.
Cette même intervenante lance un cri, on l’a bien compris.
Et ce cri a surgi en premier lieu sur un sujet de blog consacré à une adolescente suédoise, compatriote de feue la jeune Elin Krantz.
Au prétexte que celle-ci aurait dû mériter la même attention que je portais à la première, s’en sont suivis jugements et conclusions aussi hâtives que péremptoires.
Pourquoi revenir à ce cas de figure?
Parce qu’il révèle comment se déroulent nombre d’interactions sur les blogs et autres réseaux sociaux. En l’occurrence, intervenir sur un sujet pour dévier sur un autre et, au passage, accuser.
Quand j’ai écrit de ce blog qu’il m’apportait beaucoup, c’est aussi par ce qu’il révèle de la diversité des comportement face à un propos tenu.
Et tout autant de l’impossible retenue d’en découdre avec qui les énonce.
Non, Chère commentatrice qui m’interpellez, la cause des femmes tombées sous les coups de la folie assassine n’est de loin pas absente de ce blog qui lui a dédié nombre de sujets.
Qu’ils aient échappé à votre vigilance, peut-être. Que celle-ci s’exerce de manière singulière, certainement.
Neuf ans que je tiens ce blog, ouvert un 8 octobre 2010.
Honoré de 24’462 commentaires pour 2’000 sujets publiés, le deux mille et unième étant celui de ce jour, il a connu de vifs échanges entre intervenant(e)s…
Partager un regard sur l’actualité, le confronter à d’autres, ce sont autant de débats qui se développent et ouvrent à de nouvelles réflexions.
Et dans ce sens, ce blog m’apporte beaucoup.
Soyez vivement remercié(e)s, vous toutes et tous qui le suivez, y réagissez et y ajoutez vos approches, votre sensibilité et vos références.
Vous vous rappelez certainement l’affaire du Bugaled Breizh.Vous vous souvenez aussi, sans doute, de zones d’ombre qui lui sont restées associées.
Voici qu’en novembre prochain, une procédure d’enquête sera lancée en Cornouailles anglaises. En attendant que la justice britannique donne sa version des faits, je vous invite à découvrir cette série de vidéos d’environ 5 minutes chacune.
Parce que l’on sait comment il arrive que certains intérêts l’emportent envers et contre tout ce qui pourrait les mettre à mal, on ne peut que saluer l’engagement de qui se bat pour qu’oeuvre la justice.
En l’occurrence, ici, celle de la France et de son honneur face à celle d’un pays voisin qui pourrait la discréditer.
Après les nombreuses personnes et personnalités que cette affaire a mobilisées, en voici une encore:
Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 1 Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 2
Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 3 Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 4
Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 5 Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 6
Vérité pour le Bugaled breizh, épisode 7
Rouen, Paris, ailleurs encore en France, que l’actualité est lourde!
Citoyennes et citoyens inquiets et plus encore après que le feu a ravagé une usine classée « Seveso ».
Familles et proches en deuil après la tuerie qui a ensanglanté la Préfecture de police au coeur de la Cité.
Pendant ce temps-là, on manifeste contre une loi votée à l’Assemblée nationale. Une loi qui vise à rendre les femmes égales par rapport au « droit» à l’enfant.
Tout cela se discute, âprement comme il se doit, vu les opinions et convictions en jeu.
Autant de revendications, de combats et de luttes, qui, pour la vérité si je mens, qui, pour éradiquer telle mouvance assassine du pays, qui, pour la vie à tout prix.
Et au milieu ou en sus de tout cela, la réforme des retraites.
Autant dire que la France est en ébullition. Reste à savoir lequel de ses combats sera entendu en priorité.
La politique à la manoeuvre? C’est maintenant.
Dans un précédent sujet de ce blog, richement agrémenté de quatre vingt-cinq commentaires, j’avais fait part de mon intention de revenir sur cette jeune Suédoise qui suscite tant de passions en tous genres.
Admiration, haine, appel à meurtre même, Greta Thunberg, au-delà de son combat, révèle. Et pas qu’elle ou son entourage, non! Greta Thunberg offre en miroir certains sommets de la nature humaine.
Qu’on rejette celles et ceux qui utiliseraient ou instrumentaliseraient Greta Thunberg est une chose. Qu’on se défoule sur cette jeune-fille, une autre.
Elle est l’illustration d’un phénomène qui heurte les habitudes et dérange les certitudes.
C’est très facile de dire qu’elle serait « manipulée », « instrumentalisée ». Ca l’est beaucoup moins de tenter de cerner comment sa personnalité s’articule autour de ce qui l’affecte et la mobilise.
Quant à celles et ceux qui, s’inspirant des rêves que Greta a estimés lui avoir été volés, renvoient aux enfants de la guerre dont les rêves leur ont, à eux aussi été volés, c’est comme dire à une personne souffrante que d’autres le sont tout autant sinon davantage encore qu’elle.
Ce genre de comparaison est parfaitement gratuit.
Il vise à culpabiliser. Mais aussi à éviter de réfléchir un peu plus loin que ce qui est aussi commode que malvenu. Greta Thunberg oblige. Non pas forcément à la suivre à l’aveugle, non, à bien davantage!
À dépasser les limites d’une pensée confortable.
Vous l’aurez remarqué, le terme de « sociétalisme » figure bel et bien dans les habitudes langagières et pas que dans la rhétorique politico-médiatique.
Que cette apparition lexicale soit le fait de l’influence exercée par l’anglais est possible. Quoi qu’il en soit, « sociétalisme » est entré dans l’usage en un peu plus de dix ans.
Si on peut distinguer « sociétal » de « social » comme en attestent ces échanges sur un forum, on peut aussi se demander si « sociétalisme » n’a pas été introduit dans la langue pour remobiliser.
Lorsqu’un élément de la langue se vide de son sens, une manière de le réactualiser est de créer un nouveau support, quitte à le définir de manière autre. On donne ainsi l’impression de créer alors qu’on transfère.
En l’occurrence, à s’affairer autour de ce qu’implique le « sociétalisme », on fait peu à peu passer aux oubliettes ce qu’impliquait le « socialisme » qui ne trompe plus que ses éléphants s’il en reste.
Alors soyez dans le vent, parlez de sociétalisme et remisez votre socialisme ringard! En vous rangeant aux injonctions du premier, vous aurez le sentiment d’agir pour le bien du monde que le second a laissé quelque part en marge de l’avenir qu’il disait viser…
Ca s’agite autour de l’idole des jeunes mobilisés en faveur de la protection de notre planète. Greta Thunberg fédère et exaspère tout autant.
Entrer dans la polémique n’est pas mon but tant j’ai de sympathie pour cette adolescente et pour les jeunes qui se battent à ses côtés.
Et puis, tout s’énonce de tellement connu que rien n’est à ajouter.
J’aimerais, par contre dire que je suis de loin pas indifférente à ce qui pourrait advenir de cette jeune fille dont l’émotivité l’égale à l’intellect.
Car oui, Greta Thunberg est brillante mais fragile tout autant.
Dans la lettre que je lui adressais et que je publiais sur ce blog le 31 juillet dernier, je faisais part de ce qu’il en était à ce moment-là et de la mêlée qui l’entourait.
Depuis, rien n’a changé.
Greta Thunberg poursuit ce qui l’anime depuis des années et qui a sensibilisé ses parents. Que se discute le choix qu’ils ont opéré de suivre leur fille se conçoit.
Car il l’expose.
Et pour ma part, je serais triste que soudain, sous trop de charges et de pressions en tous genres, cette jeune fille qui me touche ne s’abîme.
Alors oui, le climat vaut qu’on se batte. Reste juste à savoir qui aura raison de qui.

