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Le commissaire et le handicap: il était une fois…

Le commissaire européen aux Sports n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des jeux paralympiques. Ses raisons? Dénoncer la participation d’athlètes sous drapeau russe.

Bon, on n’ignore plus que l’Union européenne sanctionne ici et là ce qui est de près ou de loin lié à la Russie.

La diaboliser jusqu’à contester la présence de ses athlètes handicapés paraît légitime aux yeux de ce commissaire. Il y aurait définitivement les bons et les mauvais. Les proscrits et les bénis.

Refuser de mêler le sport à la guerre a peut-être incité le Comité international paralympique à réagir et à prendre la décision de laisser participer les athlètes russes et biélorusses sous leur drapeau.

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Gainsbourg intéresse l’Ukraine

Le Monde publie un article intitulé En Ukraine, la mémoire engloutie des Gainsbourg. On y lit une histoire, celle que nous raconte Ariane Chemin.

Comme vous le savez, toute personne qui traite de la la Russie sans la stigmatiser reprend son « narratif ». Et « narratif » ou « propagande » c’est du pareil au même, la personne est un relai du Kremlin.

Bref, sujet connu et archi-connu.

Ce qui, en revanche, passe sans problème est le narratif nationaliste de Kiev. Parce que l’Ukraine aspire à des idéaux totalement étrangers à ceux que véhicule son grand voisin russe.

L’Ukraine lutte au nom de la démocratie.

Raison pour laquelle elle se démène pour effacer toute trace de son passé non seulement soviétique mais russe. Dans ce sens, Ariane Chemin nous apprend que la famille Gainsbourg plonge ses racines au plus profond de l’Ukraine.

Et que, la nation milite pour écrire « artiste ukrainien » sur les cartons des expositions ou les biographies des peintres ou des écrivains venus de la région, et rendre leurs racines à ceux dont on dit qu’ils sont « nés en Russie » ou « fils d’immigrés russes », comme Serge Gainsbourg.

Nombre de commentaires qui suivent l’article démontrent que le sens critique s’exerce malgré tout. Cette récupération idéologique nationaliste ukrainienne relayée par Le Monde n’échappe pas.

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Optimisme et discours convenu

La Tribune de Genève informe d’une exposition qui apprendrait aux jeunes « à débusquer le faux » selon le titre donné à l’article qui en traite et qui est réservé aux abonnés.

Suit un sous-titre « À Genève, une exposition questionne notre rapport à la vérité ».

L’exposition dont l’intitulé est « À la recherche de la vérité: le journalisme et nous » est destinée aux jeunes, invités à « plonger dans les coulisses du métier de journaliste ».

Fort bien.

Cela dit, je soumets à votre appréciation non seulement la démarche initiée par l’association Journalistory mais aussi et surtout le commentaire de la responsable du Département de l’instruction publique et de la formation de la jeunesse (DIP) de Genève.

Selon elle, l’esprit critique n’est pas un héritage, c’est une compétence qui se construit.

Pas certaine de lui donner raison à force d’avoir observé comment réagissent les gens aux informations. Leur attitude varie de la crédulité au rejet systématique, en passant par la prudence, la réserve ou la méfiance.

Parce que très souvent l’opinion et nombre d’a priori l’emportent sur l’esprit critique qui me semble véritablement être un trait de caractère à défaut d’être conquis au prix d’efforts auxquels tout le monde n’est pas prêt ou apte à consentir.

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Espoir

Ce 31 décembre dernier au soir, dans mes vœux de Nouvel An, j’enjoignais au rêve et à l’imaginaire pour ne pas renoncer à l’optimisme. Telle a toujours été mon attitude pour contrer une situation adverse.

Risqué, l’espoir porte ou emporte.

L’instant précis où l’ambivalence cesse n’annule pas son effet. Il le circonscrit. L’avoir entretenu n’a donc pas mené à une impasse. L’avoir entretenu a retardé l’apparition d’une réalité.

En ce début d’année furieux et tourmenté, traquer les rais de lumière s’offre en contre-jour au sordide.

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Impasse

Parmi l’ensemble des réactions que soulève ce qui semble désormais s’appeler « l’affaire Jacques Baud », il y a celles d’ordre humain et celles d’ordre médiatique, diplomatique et politique.

Les premières sont spontanées et proviennent de multiples horizons. Les autres, émises en fonction d’intérêts, sont frileuses, opportunistes ou à charge.

Le contexte dans lequel sont tombées les sanctions à l’encontre de notre compatriote est d’ordre politique. Tout le monde doué d’un peu de bon sens l’a compris.

Est-ce à dire que le combat à mener contre des mesures prises par un aréopage de ministres d’affaires étrangères réunis en « conseil » doive obligatoirement être politique?

Poser la question n’est pas y répondre.

Poser la question, c’est se demander comment défendre encore notre liberté d’expression alors que l’on ne cesse de nous vanter les « valeurs » sur lesquelles reposeraient les fondations de nos pays.

S’entendre sur le sens des termes serait déjà un bon début.

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Rêvons beaucoup et imaginons 2026!

Passer le cap d’une année à l’autre, on le sait bien, ne va pas fondamentalement modifier le cours de nos vies. Et pourtant, on se souhaite le meilleur pour l’an nouveau.

On s’adresse des vœux.

On y exprime des espoirs, on y formule des désirs, on y glisse même des attentes. Que le meilleur se réalise reste toujours préférable au contraire!

Dans ce cas, rêvons beaucoup et imaginons 2026 illuminer cœurs et esprits! On en a tellement besoin!

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En ce jour gris de décembre 2025

Ce 28 décembre, Brigitte Bardot est morte et moi, au petit matin, j’ai terminé la lecture de La maison vide de Laurent Mauvignier.

Il n’y a strictement rien à voir entre ces deux annonces. L’une a déjà fait le tour du monde quand l’autre n’atteindra que les personnes qui la liront ici ou sur un réseau social bien connu.

Rien de commun donc à ces deux faits sinon leur date.

Brigitte Bardot a marqué mon enfance, la lecture aussi. De manière évidemment très différente, inutile de le préciser. L’actrice française était un modèle pour nombre de jeunes filles et de jeunes femmes des années 1960. La lecture, non.

C’est son plaisir et plus encore que j’ai retrouvé dans le roman de Laurent Mauvignier.

La maison vide est de la grande littérature. Le talent du lauréat du Prix Goncourt de cette année 2025 est inouï. À son style singulier, on s’habitue. Et sa manière de décrire, de créer une ambiance, force l’admiration.

Tel est mon point de vue et le partager ici relève de la nécessité. Oui, carrément. Ce qui ne m’empêche pas, bien sûr, de saluer la mémoire de « la plus belle femme du monde ».

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Noël

Ce 24 au soir, veille de Noël, j’aimerais vous le souhaiter joyeux.

Qu’il le soit, ne le soit pas, ce ne sera ni le premier ni le dernier à être célébré entre chaos et tristesse pour les uns, harmonie et bonheur pour les autres ou pourquoi pas même, indifférence.

Je songe à tant d’êtres que le froid, la faim, la désolation agresse. Mais je songe aussi aux yeux émerveillés des enfants.

Noël, fête à la charge symbolique et sociale si lourde, reste un incontournable moment de partage. Pour le meilleur et pour le pire aussi, on le sait bien.

Quoi qu’il en soit, joyeux Noël à vous et aux vôtres!

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Lettre ouverte

Monsieur le Conseiller fédéral et futur Président,

Dans une allocution prononcée lors de votre venue à Genève à l’occasion de la célébration de l’Escalade, vous avez déclaré que « pour la santé du monde » et si d’aventure une rencontre entre les Présidents états-unien et russe était envisageable comme elle a pu l’être le 16 juin 2021 à Genève en votre présence, vous seriez « heureux de pouvoir remettre le couvert l’an prochain ».

Dans cette attente, Monsieur le Conseiller fédéral, et avant de vous pencher avec vos collègues sur un éventuel plan de table, je me prends à rêver et à imaginer un simple apéritif organisé en l’honneur de notre compatriote désormais sous sanction, je veux parler ici du colonel d’État-major général Jacques Baud, ancien du renseignement suisse et dont la carrière force le respect.

Dans une série d’entretiens que nous avions menés sur mon blog, il avait rappelé son parcours que, bien sûr, vous devez connaître. Vous savez aussi qu’il est l’auteur de nombreux livres à succès. Vous n’ignorez pas non plus l’important public qui le suit un peu partout dans le monde. Et vous êtes conscient que ses prises de position résultent d’analyses aussi bien saluées que contestées.

Monsieur le Conseiller fédéral, je tenais à vous faire part de la stupéfaction qui s’est emparée de tant de personnes qui suivent et apprécient les analyses de Jacques Baud. Du monde entier sont arrivées les réactions aux sanctions qui le frappent et qui ont été officialisées ce 15 décembre 2025.

Quant à moi, citoyenne suisse soucieuse de droits humains comme tant d’autres, je souhaite porter à votre connaissance les réponses apportées par notre compatriote lorsqu’il a appris le sort qui l’attendait.

Je vous remercie, Monsieur le futur Président Guy Parmelin, de l’attention que vous aurez portée à cette lettre et vous prie de croire à l’expression de ma haute considération.

Hélène Favre

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À Jacques

C’est officiel, notre compatriote Jacques Baud tombe sous le couperet de Bruxelles.

Décision a été prise ce 15 décembre de le sanctionner. Donc un « Conseil » vaut un tribunal. Et s’octroie le droit de publier un « règlement d’exécution ».

Voici le lien en anglais pour qui aurait besoin encore de preuves vu que jusqu’à ce jour, certains pensaient que le site de RadiofreeEurope qui révélait l’info était peu crédible.

Non seulement il l’est, crédible, mais ce qu’il rapportait a été amplement relayé dans nos médias suisses. Dans l’article de la Tribune de Genève que j’avais cité sur ce blog, le nombre de commentaires s’élève désormais à plus de 400. Du rarement vu.

Sur les réseaux sociaux, la stupeur domine largement le plaisir de voir condamné notre ancien espion pas même russe mais bien suisse.

Jacques Baud, je l’ai connu il y a 7 ans. Nous nous sommes rencontrés à Genève, avons mené une série d’entretiens sur ce blog puis il a publié de nombreux livres et a été si sollicité que je l’ai suivi de loin.

Mais lorsque la nouvelle qui le concerne est tombée, je l’ai immédiatement contacté et vous avez pu lire ses réactions à ce qu’avaient publié les journalistes Sylvain Besson et Anielle Peterhans.

Que Jacques -avec lequel nous nous vouvoyons sur le blog mais nous tutoyons en réalité- que Jacques, comme il nous l’a répété ici, ait exposé des points de vue le plus souvent étayés par des sources ukrainiennes et états-uniennes n’y change rien. Il est coupable.

Qu’il ait plu à un très large  public qui a vu en lui un excellent analyste n’y change rien. Il est définitivement considéré comme malveillant sinon dangereux.

– Jacques, nous sommes très nombreux à te soutenir. Sommes-nous des agents conspirationnistes, d’inquiétants complotistes menacés de sanctions nous aussi pour te dire notre sympathie?

Des amies et des amis qui ont vécu en ex-URSS et appris ton sort, Jacques, se sont exclamés à quel point nos contrées devenaient pires encore que ce qu’ils avaient connu.

Jacques, je te souhaite plein de force et de courage et un bon avocat!