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Impasse

Parmi l’ensemble des réactions que soulève ce qui semble désormais s’appeler « l’affaire Jacques Baud », il y a celles d’ordre humain et celles d’ordre médiatique, diplomatique et politique.

Les premières sont spontanées et proviennent de multiples horizons. Les autres, émises en fonction d’intérêts, sont frileuses, opportunistes ou à charge.

Le contexte dans lequel sont tombées les sanctions à l’encontre de notre compatriote est d’ordre politique. Tout le monde doué d’un peu de bon sens l’a compris.

Est-ce à dire que le combat à mener contre des mesures prises par un aréopage de ministres d’affaires étrangères réunis en « conseil » doive obligatoirement être politique?

Poser la question n’est pas y répondre.

Poser la question, c’est se demander comment défendre encore notre liberté d’expression alors que l’on ne cesse de nous vanter les « valeurs » sur lesquelles reposeraient les fondations de nos pays.

S’entendre sur le sens des termes serait déjà un bon début.

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Rêvons beaucoup et imaginons 2026!

Passer le cap d’une année à l’autre, on le sait bien, ne va pas fondamentalement modifier le cours de nos vies. Et pourtant, on se souhaite le meilleur pour l’an nouveau.

On s’adresse des vœux.

On y exprime des espoirs, on y formule des désirs, on y glisse même des attentes. Que le meilleur se réalise reste toujours préférable au contraire!

Dans ce cas, rêvons beaucoup et imaginons 2026 illuminer cœurs et esprits! On en a tellement besoin!

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En ce jour gris de décembre 2025

Ce 28 décembre, Brigitte Bardot est morte et moi, au petit matin, j’ai terminé la lecture de La maison vide de Laurent Mauvignier.

Il n’y a strictement rien à voir entre ces deux annonces. L’une a déjà fait le tour du monde quand l’autre n’atteindra que les personnes qui la liront ici ou sur un réseau social bien connu.

Rien de commun donc à ces deux faits sinon leur date.

Brigitte Bardot a marqué mon enfance, la lecture aussi. De manière évidemment très différente, inutile de le préciser. L’actrice française était un modèle pour nombre de jeunes filles et de jeunes femmes des années 1960. La lecture, non.

C’est son plaisir et plus encore que j’ai retrouvé dans le roman de Laurent Mauvignier.

La maison vide est de la grande littérature. Le talent du lauréat du Prix Goncourt de cette année 2025 est inouï. À son style singulier, on s’habitue. Et sa manière de décrire, de créer une ambiance, force l’admiration.

Tel est mon point de vue et le partager ici relève de la nécessité. Oui, carrément. Ce qui ne m’empêche pas, bien sûr, de saluer la mémoire de « la plus belle femme du monde ».

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Noël

Ce 24 au soir, veille de Noël, j’aimerais vous le souhaiter joyeux.

Qu’il le soit, ne le soit pas, ce ne sera ni le premier ni le dernier à être célébré entre chaos et tristesse pour les uns, harmonie et bonheur pour les autres ou pourquoi pas même, indifférence.

Je songe à tant d’êtres que le froid, la faim, la désolation agresse. Mais je songe aussi aux yeux émerveillés des enfants.

Noël, fête à la charge symbolique et sociale si lourde, reste un incontournable moment de partage. Pour le meilleur et pour le pire aussi, on le sait bien.

Quoi qu’il en soit, joyeux Noël à vous et aux vôtres!

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Lettre ouverte

Monsieur le Conseiller fédéral et futur Président,

Dans une allocution prononcée lors de votre venue à Genève à l’occasion de la célébration de l’Escalade, vous avez déclaré que « pour la santé du monde » et si d’aventure une rencontre entre les Présidents états-unien et russe était envisageable comme elle a pu l’être le 16 juin 2021 à Genève en votre présence, vous seriez « heureux de pouvoir remettre le couvert l’an prochain ».

Dans cette attente, Monsieur le Conseiller fédéral, et avant de vous pencher avec vos collègues sur un éventuel plan de table, je me prends à rêver et à imaginer un simple apéritif organisé en l’honneur de notre compatriote désormais sous sanction, je veux parler ici du colonel d’État-major général Jacques Baud, ancien du renseignement suisse et dont la carrière force le respect.

Dans une série d’entretiens que nous avions menés sur mon blog, il avait rappelé son parcours que, bien sûr, vous devez connaître. Vous savez aussi qu’il est l’auteur de nombreux livres à succès. Vous n’ignorez pas non plus l’important public qui le suit un peu partout dans le monde. Et vous êtes conscient que ses prises de position résultent d’analyses aussi bien saluées que contestées.

Monsieur le Conseiller fédéral, je tenais à vous faire part de la stupéfaction qui s’est emparée de tant de personnes qui suivent et apprécient les analyses de Jacques Baud. Du monde entier sont arrivées les réactions aux sanctions qui le frappent et qui ont été officialisées ce 15 décembre 2025.

Quant à moi, citoyenne suisse soucieuse de droits humains comme tant d’autres, je souhaite porter à votre connaissance les réponses apportées par notre compatriote lorsqu’il a appris le sort qui l’attendait.

Je vous remercie, Monsieur le futur Président Guy Parmelin, de l’attention que vous aurez portée à cette lettre et vous prie de croire à l’expression de ma haute considération.

Hélène Favre

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À Jacques

C’est officiel, notre compatriote Jacques Baud tombe sous le couperet de Bruxelles.

Décision a été prise ce 15 décembre de le sanctionner. Donc un « Conseil » vaut un tribunal. Et s’octroie le droit de publier un « règlement d’exécution ».

Voici le lien en anglais pour qui aurait besoin encore de preuves vu que jusqu’à ce jour, certains pensaient que le site de RadiofreeEurope qui révélait l’info était peu crédible.

Non seulement il l’est, crédible, mais ce qu’il rapportait a été amplement relayé dans nos médias suisses. Dans l’article de la Tribune de Genève que j’avais cité sur ce blog, le nombre de commentaires s’élève désormais à plus de 400. Du rarement vu.

Sur les réseaux sociaux, la stupeur domine largement le plaisir de voir condamné notre ancien espion pas même russe mais bien suisse.

Jacques Baud, je l’ai connu il y a 7 ans. Nous nous sommes rencontrés à Genève, avons mené une série d’entretiens sur ce blog puis il a publié de nombreux livres et a été si sollicité que je l’ai suivi de loin.

Mais lorsque la nouvelle qui le concerne est tombée, je l’ai immédiatement contacté et vous avez pu lire ses réactions à ce qu’avaient publié les journalistes Sylvain Besson et Anielle Peterhans.

Que Jacques -avec lequel nous nous vouvoyons sur le blog mais nous tutoyons en réalité- que Jacques, comme il nous l’a répété ici, ait exposé des points de vue le plus souvent étayés par des sources ukrainiennes et états-uniennes n’y change rien. Il est coupable.

Qu’il ait plu à un très large  public qui a vu en lui un excellent analyste n’y change rien. Il est définitivement considéré comme malveillant sinon dangereux.

– Jacques, nous sommes très nombreux à te soutenir. Sommes-nous des agents conspirationnistes, d’inquiétants complotistes menacés de sanctions nous aussi pour te dire notre sympathie?

Des amies et des amis qui ont vécu en ex-URSS et appris ton sort, Jacques, se sont exclamés à quel point nos contrées devenaient pires encore que ce qu’ils avaient connu.

Jacques, je te souhaite plein de force et de courage et un bon avocat!

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Je vous invite à découvrir…

… Europe-Russie, 1000 ans ensemble, titre de la conférence publique qui a eu lieu le 21 novembre dernier à Paris sous l’égide de plusieurs associations dont les logos sont affichés sur la vidéo de l’événement que je vous recommande.

Annie Lacroix-Riz et Edouard Husson, historiens, Guy Mettan, journaliste et Olga Zinoviev, veuve du célèbre Alexandre Zinoviev interviennent aux côtés de Dimitri de Kochko qui anime la rencontre.

Avec les questions posées par le public, l’événement dure un peu plus de deux heures et vaut la peine d’être vu.

S’agissant de l’intervention de Madame Olga Zinoviev qui, à un moment donné, évoque le prix qui avait été décerné par le ministère de la culture russe au concepteur d’un phallus géant, je précise que cette récompense date de 2011.

J’en avais traité ici-même. Sur l’artiste couronné, Google vous en dira davantage.

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En vrac

                                         Photo: @archives personnelles. Une rue de Saint-Pétersbourg

En 2014 ou 2015, j’avais rencontré un journaliste de la RTS qui, comme moi, attendait son tour pour payer ses courses à la caisse d’un supermarché de Genève. Il avait réalisé un reportage dans le Donbass quelque temps auparavant.

Ce journaliste, je l’appréciais. L’occasion de le lui dire se présentait, je l’ai saisie.

On a parlé de la situation dans le sud-est de l’Ukraine. Je lui ai fait remarquer à quel point je trouvais important de connaître la culture et l’histoire russe pour traiter de ce sujet.

Il m’a écoutée, a paru dubitatif mais m’a donné l’impression d’entendre mon message.

Il y a sans doute été réceptif mais la chaîne publique d’information suisse romande suit depuis des années une ligne peu russophile. À tel point que lorsque j’y ai été invitée, il a fallu qu’on précise que je l’étais, « russophile » et que je sois présentée telle!

À deux reprises, j’ai été sollicitée pour m’exprimer sur les ondes de la RTS. En 2012, sur le groupe punk Pussy Riot et en 2014, sur la personnalité de Poutine m’avait-il été annoncé. Or l’intitulé de l’émission annonçait la couleur: Vladimir Poutine est-il un dictateur?

Le public, avait-il été dit en cours d’émission, allait dans mon sens. Résultat, je n’ai plus jamais eu les honneurs de la chaîne d’information publique suisse romande. Étonnant, non?

Vous qui me lisez, vous savez ce qui m’anime. L’amour d’un pays, de son peuple, de son histoire, de sa culture dont je maintiens qu’il est essentiel d’en avoir quelques connaissances pour parler de l’actualité.

Qu’on déteste la Russie est une chose. Mais qu’on en dise n’importe quoi au nom d’une ligne rédactionnelle imposée, tout une autre. Car dans ce cas-là, on est dans la propagande sous couvert d’ « information ».

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Nausée

Je vais quand même partager avec vous la surprise qui frappe le monde médiatique dont l’un des fleurons, Le Temps pour ne pas le nommer, titre en gras:

Séisme en Ukraine: démission d’Andriy Yermak, le chef de cabinet de Zelensky, soupçonné de corruption.

Ah bon mais comment cela? En état de choc, comme tant d’autres journaux, radios, chaînes de télévision, notre autrefois « journal dit de référence » n’en revient pas.

Il est vrai qu’en 2013, l’Ukraine s’était soulevée contre la corruption et s’était mobilisée pour chasser celui qui, à ses yeux, l’incarnait en haut lieu. Ses successeurs promettaient un avenir dégagé de ce fléau.

Résultat, une guerre civile dans le Donbass qui a compté près de 15’000 morts, des centaines de milliers d’exilés et de blessés.

Mais l’avenir était toujours prometteur et incarné par l’actuel président, soutenu à coups de milliards pour vaincre « l’ogre » voisin. Les Ukrainiens ne rêvaient que de démocratie, les voici au clair désormais.

Quel saccage! Quel massacre! Tout cela au nom de la démocratie et de la corruption à éradiquer!

J’aime la Russie, je ne l’ai jamais caché. Mais je pense amèrement à tant d’Ukrainiens qui ont cru au « Maïdan » qu’on leur avait servi et qui, s’ils sont encore de ce monde, découvrent ce qu’il en est.

Nos pays qui se sont acharnés à nier la réalité ont contribué à rendre l’Ukraine exsangue et vidée de ses hommes, soit partis à l’étranger, soit morts sur le champ de bataille.

Et pour illustrer ce sujet, je remets une photo de l’église russe de Genève où se rendent indifféremment Ukrainiens, Géorgiens, Russes et autres fidèles, originaires de quelque pays orthodoxe que ce soit.

Je ne suis pas de leur confession mais je pense à tant de victimes et à la tragédie qui s’est nouée il y plus de douze ans déjà sur la place centrale de Kiev, place où l’espoir emplissait les cœurs et les esprits sincères.

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En prison

La photo que j’ai choisie pour illustrer ce sujet lui est étrangère.

Si je l’ai estimée opportune, c’est qu’au point où l’on en est, tout ce qui est lié de près ou de loin à la Russie est devenu suspect et susceptible d’être dénoncé.

L’arrestation évoquée dans les précédents sujets de ce blog alimente les échanges sur les réseaux sociaux et celui qui a déposé plainte contre les membres de l’association humanitaire en faveur du Donbass se réjouit des suites de son action.

TF1 lui a accordé quelques minutes dont il n’est pas peu fier.

Les réactions et les partages de son intervention sont nombreux, la présomption d’innocence des personnes écrouées parfois totalement ignorée, oubliée, occultée ou bafouée.

Une autre voix ukrainienne que celle relayée par tant de médias dénonce, elle, l’instrumentalisation de l’Ukraine par l’UE qui encourage à poursuivre les combats quand son pays est déjà exsangue et que près d’ « un demi-million d’hommes l’ont déserté ».

Pour le reste, je vous invite à découvrir cette interview diffusée ce 27 novembre dans le cadre de l’émission C dans l’air. Vous vous ferez ainsi votre idée de la situation pendant que croupissent en prison des personnes jugées avant même de l’avoir été.