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La Sibérie… une vie, une expérience

Sur un réseau social, je trouve cet article de Franceinfo. Il évoque une femme de 79 ans qui vit en Sibérie, au bord du lac Baïkal. Une vidéo la montre, en quelques mots, elle parle de sa vie.

Je me rappelle alors la lecture du livre de Sylvian Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Paru en 2010, l’ouvrage a été salué par la critique et primé.

Cette vidéo donne un aperçu de ce qu’a vécu l’écrivain durant les six mois qu’a duré son séjour. Rien à voir, bien sûr, avec une vie permanente menée en pareilles contrées.

Mais les images, les réflexions que suggère à Sylvain Tesson le cadre qui l’entoure, son expérience, vous toucheront peut-être.

Culture, Economie, Politique, société, Voix

Dérive assassine…

Le parcours de cet homme fait froid dans le dos. Dire qu’il est celui d’un tueur déterminé, dire qu’il est celui d’un dépressif suicidaire, le résultat, hélas est là.

Il est celui d’un homme reconnu brillant ingénieur, il est celui d’un homme qui a vécu plusieurs licenciements, il est celui d’un homme qui a réagi par l’extrême violence.

Désormais aux mains de la médecine et de la justice, son sort en dépend.

Il a plongé des familles dans le deuil, il a ajouté la douleur à la douleur, d’aucuns ne discuteront pas, d’autres tenteront de comprendre.

Ce qui est certain est qu’avec le contexte actuel, la pression qui s’exerce sur chacune et chacun de nous toutes et tous, ce genre de dérive assassine est à considérer de la manière la plus sérieuse qui soit.

Pointer des coupables? Il appartient aux tribunaux d’y procéder.

Ce qui n’empêche pas de s’interroger en amont et de mesurer combien de gens vivent en permanence sur un fil plus que rouge, un fil qui vire soudain au noir.

Et surtout de se dire que personne n’est à l’abri d’un coup de folie. Il est écrit de cet homme qu’il est « inconnu de la justice et sans antécédents psychiatriques ».

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Spoutnik V, courage, fuyons!

Quand la RTS, ou du moins l’un de ses journalistes, tellement conditionné par le point de vue à faire passer à tout prix sur la Russie se révèle, c’en devient pathétique.

Hier 2 février, le présentateur du téléjournal de 19:30 parle du vaccin russe Spoutnik V. Comment le présente-t-il?

En n’omettant surtout pas de rappeler le sort qui attend celui dont on va encore longtemps entendre parler tant le feuilleton est lancé sur toutes les radios, les télévisions, les journaux, les magazines, Alexeï Navalny.

Ainsi a-t-on droit à ceci, « cette  même Russie qui envoie Alexeï Navalny en colonie pénitentiaire fait aujourd’hui un succès scientifique majeur avec son vaccin Sputnik… »

Et dans la foulée, le journaliste suisse commet ce lapsus si révélateur tandis qu’il interroge son invité sur le vaccin russe : « Bertrand Kiefer, comment a-t-on pu mépriser à tort, ce virus russe… »

Quand l’esprit est à ce point possédé par la vision négative de la Russie, on s’étonne, ensuite, de voir réagir celles et ceux que l’on qualifie de « russophiles » quand ce n’est pas directement de « suppôts du Kremlin »?

La Russie, pour qui sait échapper au prisme des rédactions de tant de nos médias mainstream occidentaux, est connue pour sa médecine de pointe. Et pas que pour elle, pour bien d’autres disciplines où elle excelle.

Mais on préfère la présenter sans cesse sous un angle politique, le plus souvent orienté par le regard des mêmes spécialistes, expert(e)s et autres défenseurs ou défenderesses de droits humains.

Réalisent-ils, réalisent-elles qu’en fin de compte, c’est un pays qui est insulté quand il ne cesse d’être ramené à sa seule dimension politique à l’exclusion de toute autre?

Ont-ils, ont-elles conscience, ces grands connaisseurs, ces grandes connaisseuses de la Russie, de l’arrogance et du mépris qui entourent pareille déconsidération de l’ensemble des activités qui s’y déploient avec succès et brio?

Mais tout cela ne date pas d’hier, hélas. Cela dure depuis des décennies tant on cherche à ramener « la Russie de Poutine » à l’ex-URSS dont on sait comment elle a été utilisée comme épouvantail…

Culture, Politique, société, Voix

Nouvelle sortie éditoriale en France, nouvelle levée d’omerta…

La littérature a-t-elle vocation à se muer en espace de règlements de compte d’ordre familial quand ce n’est pas en cour de justice fictive?

Le public est-il sollicité comme lecteur d’une oeuvre, comme jury d’un acte condamnable ou comme voyeur lorsqu’on lui expose les méfaits d’une personnalité publique?

Car enfin, c’est à lui que le livre est soumis, c’est à lui que le livre s’adresse. Et qu’il soit le plus nombreux possible, ce public, est évidemment aussi la raison du moment éditorial retenu.

A propos de son beau-père qui a commis l’inceste non pas sur elle mais sur son frère jumeau, Camille Kouchner déclare vouloir l’« enfermer dans un livre »

On croit lire Vanessa Springora qui a usé de ces termes mêmes lorsqu’elle s’est exprimée au sujet de Gabriel Matzneff.

Deux ouvrages, deux parutions début janvier, à un an d’intervalle.

Résultat?

Certains cercles parisiens en vue sont concernés. L’an dernier, d’ordre littéraire et politique, cette année, d’ordre médiatique et-politique.

Avec, à la clé, l’illusion qu’« enfermer dans un livre »  changera quoi que ce soit?

Culture, Politique, société, Voix

2020-2021!

Qu’un brin d’espoir et qu’un zeste de rêve vous accompagnent vers l’année à venir!

L’espoir ferait vivre, selon le proverbe…

Quant au rêve, le temps qu’il se déroule emporte ailleurs…

Bonne et heureuse année à toutes et à tous!

 

Culture, Religions, société, Voix

En cette veille de Noël

A vous toutes et tous et aux vôtres, Chère lectrices et Chers lecteurs,

je vous souhaite un Joyeux Noël!

Où que vous vous trouviez et entouré(e)s de qui que ce soit de votre entourage proche ou moins proche pour célébrer cette fête,

qu’elle vous soit, à toutes et à tous, heureuse et sereine!

Culture, Economie, Politique, Religions, société, Voix

Bébés à choix, race, sexe, couleurs des yeux, c’est ici!

Bravo aux femmes qui se mobilisent contre ce marché aux bébés!

De quoi saluer leur silence sinon s’en réjouir, peut-être?

Les droits des LGBTQ+ à l’honneur, c’est ici!

L’article publié et indiqué en lien ci-dessus en bleu, le serait sur un site qualifié « d’extrême droite ».

Donc à oublier.

Tout comme l’avenir de la femme?

Celui-ci ressemble-t-il à celui qui faisait d’elle l’avenir, selon le poète?

A chacune et à chacun d’en décider.

Culture, Economie, Histoire, Politique, Religions, société, Voix

Onfray,Haut-Karabagh et Covid-19

Autant le dire d’emblée, je n’apprécie pas particulièrement Michel Onfray.

Mais je souhaite partager avec vous le témoignage qu’il livrait à une journaliste arménienne après s’être rendu dans le Haut-Karabagh en novembre dernier. Sur son compte Twitter où la vidéo de l’interview a aussi été postée, les avis sont partagés.

A part le fait qu’il soit comparé de manière peu flatteuse à son homologue en chemise blanche, l’incontournable BHL, il est reproché à Michel Onfray sa partialité pro-arménienne.

Quoi qu’il en soit, certains points de ce qu’il dit sont à méditer.

Entre autre, lorsqu’il parle de guerre de civilisation, de spiritualité et de gouvernance. Pour ce qui regarde la France, il livre sa vision des Présidents depuis Charles de Gaulle et, de manière volontaire ou non, en omet deux. Il ne cite, en effet ni Georges Pompidou ni Valéry Giscard d’Estaing.

Cela dit, dans un texte que Michel Onfray a écrit ce dimanche 6 décembre aux aurores, il raconte son long combat contre le virus corona. Il y cite le Professeur Raoult, voici ce qu’il écrit:

« Mon premier mouvement consiste à joindre le professeur Raoult. Mon médecin entre en contact avec l’équipe marseillaise. Il a cru à l’hydroxychloroquine, y croit moins, voire n’y croit plus beaucoup, mais m’expose les faits: mon passé de cardiaque m’expose à un risque de mortalité induite par l’usage de ce médicament. «Torsades de pointe» est-il dit pour caractériser la mort qu’on risque en prenant cette thérapie dont on ne sait, finalement, si elle soigne ou non. Pour l’heure, je n’ai pas envie de mourir en martyr de l’hydroxychloroquine! Passer l’arme à gauche non pas à cause du Covid mais à cause du médicament censé le soigner, c’est plus d’ironie que je n’en peux ces temps-ci!

J’entre donc dans la médecine de Molière à laquelle le Covid contraint la totalité du corps médical planétaire: des antibiotiques, du zinc, de la vitamine C… »

A bon entendeur?

Culture, Economie, Histoire, Politique, Religions, société, Voix

La guerre d’influence et la propagande, suite des entretiens avec Jacques BAUD

-Jacques BAUD, vous nous avez proposé de traiter de la guerre d’influence de manière méthodique en nous arrêtant sur ses différents aspects. Pour rappel, ceux-ci sont:

-L’influence
-Les mesures actives
-La propagande et la censure
-La désinformation
-La mésinformation
-La fausse bannière

Aujourd’hui, nous voyons avec vous ce qu’il en est de la propagande.

Jacques BAUD: -En 1923, alors que le terme « propagande » n’avait pas les connotations d’aujourd’hui, le Larousse la définissait comme un « effort pour répandre une opinion ou une doctrine quelconque ». Il se basait alors sur son étymologie latine qui signifie « qui mérite d’être propagé ». Autrement dit, elle a pour objet des aspects que l’on souhaite mettre en évidence. En creux, on comprend que l’on ne diffuse pas ce que l’on cherche à dissimuler.

De nos jours, la définition du Larousse a perdu sa neutralité, a pris une connotation plutôt négative et est devenue : « Action systématique exercée sur l’opinion pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines, notamment dans le domaine politique ou social ».

Techniquement, bien qu’on la confonde avec le concept de « désinformation », la propagande ne vise pas à disséminer de fausses informations, mais à éclairer positivement ou à enjoliver une réalité en diffusant des informations vraies, mais souvent partisanes. Même si l’image qui en résulte peut être faussée, elle se différencie de la désinformation en ce que son contenu est vérifiable. L’exemple des campagnes électorales est caractéristique : on cherche – assez logiquement – a faire apparaitre les candidats sous leur plus beau jour. La publicité est une forme de propagande, mais le terme reste privilégié pour les questions de nature politique.

En Occident, on distingue les propagandes « blanche », « grise » et « noire » en fonction de leur objectif :
– La propagande blanche, est la propagande faite de manière ouverte à travers des publications et dans les médias. Elle vise à appuyer et valoriser une stratégie d’action ou une position politique sur une thématique particulière. Jusqu’à la fin des années 1990, elle est essentiellement menée par des structures financées par les Etats. Il en est ainsi de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), créée par la CIA et le Département d’Etat américain au début de la guerre froide pour cibler l’URSS, qui opère encore de nos jours. Aujourd’hui, les médias se sont diversifiés et sont assez largement aux mains d’intérêts privés. Mais certains pays ont conservé des médias dédiés (comme France 24, TV5 Monde, France 5, Russia Today/RT, Radio-Télévision Suisse, Swissinfo ou la BBC) afin de relayer le message gouvernemental. Aux États-Unis, la propagande est articulée de manière sensiblement différente qu’en Europe, en ce qu’elle sert avant tout des groupes de pression. Dans le domaine du terrorisme, mentionnons ici les publications de l’État islamique, parmi lesquelles Rumiyah et Dabiq, qui – contrairement à ce que l’on lit dans la presse occidentale – sont davantage des organes de propagande, que de désinformation.
– La propagande grise, utilise des intermédiaires qui propagent les idées d’un gouvernement sous le couvert d’une institution ou d’un organe indépendant, sans lien apparent ou explicite avec le bénéficiaire de la propagande, afin de paraître plus acceptable. Elles sont généralement connues sous la désignation d’ « organisations de front ». Ces organisations sont souvent des organismes privés subventionnés de manière discrète (par des mandats de recherche, des publications, etc.) Parmi les dizaines d’exemples connus, mentionnons l’Investigative Project on Terrorism (IPT), basé aux États-Unis et animé par des « sionistes chrétiens » au profit d’Israël, la RAND Corporation, initialement créée et financée par l’US Air Force, ou le Royal United Services Institute (RUSI) en Grande-Bretagne. C’est le domaine des « lobbies ».
– La propagande noire, (« Black propaganda ») désigne les opérations d’influence clandestines dont l’auteur (ou le « sponsor ») ne peut être identifié. Elle est conçue et réalisée de manière délibérée par des officines des services secrets spécialisées dans ce genre de travail. Les actions de propagande noire ont le plus souvent un objectif politique déterminé, souvent très opérationnel. Historiquement, elles se situent dans le prolongement des « Morale Operations » (Opérations sur le moral) réalisées par l’Office des services Stratégiques (OSS) durant la seconde guerre mondiale, comme les opérations CORNFLAKES, PIG IRON ou SHEET IRON.
Durant la seconde guerre mondiale, la plus grande partie de la propagande noire à destination du 3e Reich était produite en Suisse par l’OSS et l’Office of War Information basés à Berne depuis 1942. Dès 1942, l’OSS/OWI a produit près de 400 modèles de tracts différents (imprimés en Suisse avec l’aide de dessinateurs suisses) dont certains exemples sont illustrés ci-dessous (collection de l’auteur). Il étaient ensuite disséminés en Allemagne à travers les réseaux de cheminots et de fonctionnaires postaux, et avec l’aide des services de renseignement suisses. L’avance alliée dans le nord de la France est appuyée de manière extensive avec des opérations psychologiques et, selon le rapport final de la Division de la Guerre Psychologique du commandement allié en Europe, dès la fin 1944, la Suisse fournit quelque 2000 tonnes de matériel de propagande par mois aux Alliés jusqu’à la fin de la guerre. Naturellement, le Rapport Bergier de 1998 – produit sans grande intégrité, mais avec beaucoup de mauvaise foi et d’ignorance – n’en mentionne pas un seul mot…

      

Images: Jacques BAUD, collection personnelle.

Tout cela n’est cependant que la forme la plus triviale de la propagande. Aujourd’hui, elle prend des formes plus subtiles. Par exemple, si l’on va visionner des vidéos sur YouTube, on notera sous les fenêtres de la chaine RT : « RT est financée totalement ou en partie par le gouvernement russe », alors que sous les fenêtres de la BBC ou France 24, on lit : « (BBC ou France 24) est un service public (britannique/français) ». La propagande est devenue aujourd’hui un phénomène complexe où se mêlent des intérêts parfois divergents, mais qui ont le même objet. Par exemple : le journal Haaretz affirme qu’aucun peuple n’a plus d’estime pour Trump que les Israéliens, pourtant, il semble (ce n’est pas confirmé à ce stade) que 2/3 des juifs américains ont voté pour Biden. Comme on le voit, il devient difficile de tirer des conclusions « linéaires » à partir des faits tels qu’on nous les présente. Pourtant, il y a une logique…

Culture, Politique, société, Voix

Joe Biden, Darius Rochebin, le deux poids deux mesures des #metoo

Donc, pour des gestes estimés déplacés, pardon, pour des gestes estimés relever de harcèlement sexuel, on va se plaindre à la direction d’une entreprise qui ferme les yeux.

Et des années plus tard, car à lire les témoignages des victimes de ces « harcèlements sexuels », ils ne dateraient pas d’hier ni d’avant-hier, des années plus tard donc, on trouve le bon journaliste qui en traitera.

Et ce « bon journaliste », après une enquête qu’il aurait menée durant des mois, trouve un bon journal qui la publie.

Ouf, l’honneur de la profession est sauf!

Qui sait, peut-être que, fiers de leur succès, ces bons journalistes se risqueront sur la piste d’un homme « connu pour être tactile avec les femmes » !

Oui, selon cet article dont le lien est indiqué en bleu ci-dessus, Joe Biden aurait aussi été accusé de harcèlement sexuel, tout comme Darius Rochebin.

Alors?

Alors, soit on lutte contre le harcèlement sexuel soit pas.

Car se féliciter de l’élection d’un homme « connu pour être tactile avec les femmes » et se féliciter de la chute d’un autre sans le moindre début de procès, cherchez la logique!

Que Darius Rochebin soit jugé coupable des comportements incriminés par autant de témoins dont on ignore l’identité, est-ce la justice d’aujourd’hui?

Qu’elle s’exerce de manière cohérente, dans ce cas!

Un talentueux journaliste voit sa carrière brisée au nom de #metoo, un nouveau Président des Etats-Unis vient d’être élu dans l’amnésie de #metoo.