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Idéale parenthèse covidienne…

Récemment, dans le contexte pesant du virus qui a obligé une grande partie du monde à se confiner, deux événements pour lesquels j’ai été sollicitée l’ont allégé.

Le premier a été la proposition qui m’a été faite de devenir membre du jury de Concours de l’Espoir francophone organisé par l’Institut Tchobanian avec l’Université Française d’Arménie (UFAR), les Editions SIGEST et différents partenaires institutionnels et privés.

Le second a été l’invitation qui m’a été adressée par l’Ambassade de Russie à Berne d’honorer l’anniversaire de la naissance d’Alexandre Pouchkine, institutionnalisé en jour de la langue russe.

Ces deux manières de participer et d’honorer les activités culturelles de l’Arménie et de la Russie m’ont émue. Car c’est ce souci permanent de lien et d’amitié entre les pays et les peuples qui ne cesse de m’animer.

Le lauréat du Concours de l’Espoir francophone a été désigné, c’est celui dont le texte m’avait le plus touchée. Quant à la célébration de l’anniversaire de Pouchkine, c’est un passage du tout début de « La Dame de pique » que j’ai choisi de lire.

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Covid-19, essai de première synthèse

A parler avec autant de personnes de ce qu’on a appelé crise, épidémie, pandémie, même sans qu’elles ne portent de jugement quelconque sur quiconque, domine un réel sentiment d’incertitude.

Parce qu’on aura tout lu, tout entendu, tout vu ou peut-être pas.

Le fait est que les témoignages qui ont été rendus publics de soignants, de patients qui ont vaincu le virus, de proches d’autres qui, au contraire, y ont succombé n’auront pas toujours permis d’y voir clair.

Certes, on peut apprécier le fait que la communauté scientifique et médicale elle-même n’ait pas été unanime sur le sujet.

Preuve en est la polémique qui se poursuit autour de l’usage controversé de l’hydroxychloroquine.

Jusqu’à découvrir, ce jour, les réserves émises par The Lancet au sujet de l’étude que la prestigieuse revue a pourtant publiée.

Même si on peut saluer cette réaction, elle risque bien d’alimenter d’autant les « complotistes »…

Admettre que l’on est exposé à la maladie et à la mort paraît de plus en plus difficile dans nos sociétés qui privilégient tellement la santé et la vie.

Sans parler du « jeunisme » qui encourage tant de monde à se refaire à peu près tout ce qui va exclure d’un âge physiquement révolu.

En l’occurrence et d’après ce qui l’emporte comme explication des mesures sanitaires prises, ce serait la surcharge des milieux hospitaliers qu’on aura voulu éviter.

L’argument a tellement été entendu que nombre de personnes ont préféré ne pas « déranger » les urgences.

Au point qu’après avoir recommandé aux populations de ne pas se déplacer à l’hôpital pour « rien », on les a ensuite appelées à s’y rendre plutôt que de courir le risque de rester sans soins.

Aléas de mesures prises et si bien comprises que d’aucun(e)s en seront mort(e)s

Paix à celles et ceux qui ont perdu la vie à cause de ce virus et/ou de sa gestion et que soient reconnu le courage de qui a lutté, de qui va lutter encore envers et contre tout ce qui s’est abattu sur sa route.

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L’effroi médiatisé

Encore à peine sortis si nous le sommes, de la crise due à un méchant virus que déjà nous voici jetés au coeur d’un événement dont le récit médiatique tient en haleine son public.

Une ville des Etats-Unis -sinon le pays entier- est à feu et à sang, les opinions se déversent sur les réseaux sociaux, mêlant émotions et explications de celles et ceux qui ont dores et déjà tout compris.

Décidément, l’effroi médiatisé offre un terrain idéal aux experts et spécialistes improvisés!

Voici que, déjà, on nous explique qui est à la manette, qui manoeuvre qui et comment. Certes, ce besoin de dire d’emblée qui tire les ficelles d’un sombre jeu n’est pas que celui d’internautes.

Non, des journalistes s’y livrent eux aussi qui nous sortent de leur chapeau le responsable des événements tragiques de Minneapolis. Au hasard, la Russie, voyons!

La ficelle est tellement grosse qu’elle n’échappe même plus à celles et ceux qui n’ont rien de Pro-Kremlin. C’est dire si elle semble bel et bien usée!

Mais bon, ainsi vont les grands connaisseurs en tout qu’ils savent d’emblée qui est derrière quoi.

Les guerres d’intérêts sont sans merci, partout où elles se déroulent. Et il serait intéressant de savoir combien de communicant(e)s sont réellement ému(e)s par les infos dont ils et elles abreuvent le monde.

Mobiliser les sentiments du public par la diffusion d’images de violence et de mort n’est pas forcément la meilleure manière d’honorer les victimes.

C’est, hélas trop souvent se jouer d’elles pour gagner en audience et en influence.

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Le mépris du monde d’avant, de maintenant et d’après

Depuis qu’a sévi ou sévira encore, on n’en sait toujours rien, la Covid-19, oui, il paraît qu’on doit utiliser le féminin, depuis donc que ce virus a confiné la quasi totalité de la planète, on s’ingénie à parler de « monde d’avant » et de « monde d’après ».

Bien sûr que le confinement a créé des conditions de vie et des conséquences dont on n’a pas encore fini de mesurer l’ampleur. Alors oui, il y a un avant et un après confinement.

Mais de « monde d’avant » et de « monde d’après », tout dépend du regard qu’on choisit de porter sur l’un et l’autre. Car si l’on se réfère, par exemple, au comportement des gens, aucun « monde d’avant » n’a été remplacé par un « monde d’après ».

En témoignent la désinvolture avec laquelle masques et gants tant recommandés pour lutter contre le virus sont abandonnés sans scrupules ici et là.

De longue date, on constate les poubelles de nos villes déborder et les déchets joncher les rues et les trottoirs. S’y ajoutent désormais tout l’attirail destiné à protéger autrui et à se protéger soi-même du virus.

Selon cet article, à lire absolument, un masque mettrait 450 ans à se désagréger.

Alors pour les changements, on repassera! La même insolence, le même mépris envers la nature signent la pérennité d’un monde d’égoïsme et qui n’a de considération que pour lui seul.

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Covid-19, une application de traçage et quelques questions

Et voici que le ministre de la santé suisse explique la suite prévue dans le cadre de ce qu’on a appelé crise, épidémie ou pandémie liée au Covid-19.

Il s’agit de suivre à la trace des « volontaires » est-il bien précisé, qui téléchargeraient une application de traçage, dénommée SwissCovid.

Celle-ci a été développée par l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (EPFZ).

Fort bien.

Donc comme l’opération est sensible, nous dit-on encore, on va y mettre des « garde-fous ». Ah la bonne heur, ainsi le Parlement aura-t-il à se prononcer sur une base légale qui repose sur une modification de la loi sur les épidémies. 

Et l’article de nous préciser encore que les deux chambres devraient se pencher sur le projet lors de la session de juin déjà. Ce qui laisse espérer un démarrage de l’application à l’été. «Mais des essais pilotes sont déjà menés», précise Alain Berset.

Notre santé avant tout?

A l’évidence pour qui a mis en place un tel mode d’approche de la maladie. Or entre les personnes qui se montrent favorables au traçage numérique et les autres, n’existent pas que des adeptes de « théories du complot »!

Il se trouve encore des êtres qui se situent entre les extrêmes.

Puissent-ils être entendus tant la question posée au ministre de la santé et la réponse qu’il y apporte laisseraient presque entendre que le téléchargement de l’application devienne, un jour, obligatoire:

Miser sur une base volontaire pour télécharger l’application, n’est-ce pas prendre le risque que trop peu de personnes s’inscrivent et qu’il faille la rendre obligatoire par la suite? Alain Berset ne le pense pas.

A suivre…

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Un monde de prisonniers

Nous vivrions dans des démocraties.

Enfin, c’est ce qui nous est répété tandis que sont pointés du doigt autant de « régimes » qualifiés au mieux d’autoritaires, sinon, de dictatoriaux.

Parmi eux figurent souvent en bonne place, des pays dont on dit que la censure y sévirait.

Et de citer ces personnalités qui, pour avoir osé s’exprimer, se retrouvent aussitôt derrière des barreaux quand leur vie ne leur est pas soudain prise par telle ou telle mort (in)expliquée.

Tout cela est bien connu, sans cesse rappelé à longueur de colonnes de journaux, d’ondes radiophoniques ou de plateaux de télévisions par les incontournables chantres des « droits humains ».

Mais en quoi consiste donc notre liberté à nous, chérie et tant défendue? D’avoir tout simplement droit à une parole ailleurs interdite?

Non, bien davantage! A vivre comme on l’entend, est-il souvent rétorqué.

En effet, crise du Covid-19 oblige, jamais la dépendance à un pays qualifié de « dictature » n’aura si bien été révélée.

Avec ses carences en matériel apte à permettre de surmonter ce fléau qui a paralysé ce que d’aucuns s’ingénient à appeler « le monde d’avant », c’est un monde de prisonniers qui aura été découvert.

Un univers concentrationnaire dans lequel chacune et chacun était convaincu(e)d’être libre…

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Epidémies: du quasi silence médiatico-politique en 1968-70 au battage cacophonique d’aujourd’hui

Je vous invite très vivement à prendre connaissance de l’article dont l’intitulé illustre ce sujet. Il concerne la grippe de Hong-Kong qui avait fait le tour du monde entre 1968 et 1970.

Publié le 7 décembre 2005 dans le journal Libération, il y a été republié en mars de cette année, nous apprend Le Monde qui le cite.

On y découvre de cette grippe dite de Hong-Kong, qu’elle a tué environ un million de personnes, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé.

Mais surtout, qu’elle n’a intéressé ni le monde médiatique, ni le monde politique apparemment occupés à bien d’autres urgences.

Que penser sinon que, depuis que sévit le Covid-19, nos médias et nos gouvernements se sont eux, au contraire, démenés pour nous dire un peu tout et son contraire?

Tous ont donc, comme on dit de nos jours, « communiqué ».

Ils l’ont fait à leur manière, on l’a vu ici-même, les journalistes surfant le plus souvent sur la peur, les politicien(ne)s naviguant au gré d’avis contradictoires.

A lire, en tous cas, ce qu’a écrit Corinne Bensimon, auteur de l’article du 7 décembre 2005 cité en référence, on mesure la criante différence de traitement d’un virus mortel.

A chacune et à chacun de vous d’en tirer les conclusions qu’elle ou il souhaite, elles existent, c’est indéniable.

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A un ami qui m’associe à un de ses posts sur la prise de Berlin.

Cher ami,

Je te pensais au-dessus de ce genre de posts qui ne font qu’alimenter des polémiques. Mais bon, puisque tu y tiens et mieux, que tu m’identifies à ta nouvelle publication adressée à l’une de tes relations Facebook que tu me prétends « soutenir », voici.

En premier lieu, je constate que tu déformes tes propres propos.  Dans ton post initial, en effet, tu as écrit:

« Plus d’un million de femmes allemandes entre 8 et 68 ans violées sauvagement à la libération, souvent par des groupes entiers de soldats, russes, anglais, américains, français …. » Et voici que dans celui-ci, le « plus d’un million » devient « des millions ».

Ensuite, j’observe la sélection que tu as opérée de nos échanges que tu proposais de poursuivre autour d’un café.

En d’autres termes, je découvre que le seul fait d’avoir cliqué « j’aime » sous le commentaire de ta relation Facebook et de t’avoir informé du sujet de blog que j’ai publié  allant « un peu dans le sens de la remarque faite par » cette dite relation me vaut d’avoir été identifiée dans la réponse que tu lui adresses.

Qu’à cela ne tienne, pour ton information et puisque tu mentionnes le CICR, figure-toi que j’ai parlé de nos échanges précisément avec une personne de cette vénérable institutions. Autant dire qu’elle sait ce qu’est une guerre, non seulement par son travail mais aussi et surtout pour avoir elle-même subi la guerre.

Sa réaction, lorsque je lui ai fait part des échanges qui ont suivi ton post évoquant les viols commis sur les Allemandes va dans le sens exact des commentaires que tu critiques. Donc que des traités soient signés pour condamner le viol comme tu le signales est une très bonne chose.

Hélas, la réalité en est une tout autre et nettement moins réjouissante.

Je me suis exprimée sur la violence qui est faite à mes semblables tout comme celle qui vise autant d’hommes, eux aussi violés en temps de guerre, je l’ai aussi mentionné dans un de mes commentaires sous ton post.

Quant à ce qui s’est passé après la prise de Berlin, je ne t’ai pas attendu pour le savoir.

Et je l’ai écrit dans une de mes réponses à ton post en citant cet homme de mes amis qui, comme toi avait vu le documentaire d’ARTE, saluait la prise de Berlin tandis que ma réaction a été de lui rappeler les viols qui y avaient été commis.

Tout cela figure en commentaires sous ton post initial.

Tu as, pour ta part, estimé préférable de m’associer à une démarche qui, de l’ensemble des échanges qui ont suivi ta publication, n’en retient qu’une très infime partie.

C’est ton choix, il est sélectif.

Mais il risque de trouver bon accueil au vu du contexte de #metoo -que tu as aussi cité- et de Russie dont on ne sait plus qu’inventer pour ramener le rôle durant la seconde guerre mondiale à portion congrue sinon négligeable voire encore mieux ici, barbare.

Bien à toi et, comme dirait un habitué de ce blog qui se reconnaîtra, « sans autre ».

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Immunité collective à acquérir bientôt contre nos médias?

Tandis que nombre de pays européens abordent un déconfinement progressif suite à la crise due au Covid-19, nos médias ne ménagent pas leur peine pour continuer d’alimenter la peur.

En voici déjà qui nous prédisent une « nouvelle vague » qui pourrait tout autant tenir du cinéma que de la réalité.

En effet, depuis le début de ce qui s’appelle pandémie pour les uns, épidémie pour d’autres, le sentiment d’être informé le cède peu à peu à celui d’être maintenu dans un état psychologique de type anxiogène.

D’accord, les médias n’ont jamais eu vocation à jouer les humanitaires mais enfin!

Quel but poursuivent-ils tandis que, désormais, ils nous sortent un nouveau virus qui n’a de nouveau que l’inculture de qui le diffuse?

En effet, le VHE brandi telle une menace qui pourrait être égale à celui du Covid-19 est connu au moins depuis 2017.

Quel intérêt donc, à relayer ce que publie CNN qui pense peut-être livrer là un scoop?

On s’étonne, ensuite, que des groupes de résistance se forment. Mais l’immunité collective à acquérir est peut-être bel et bien celle qui devra nous protéger d’autant d’informations détournées sinon abusives.

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Ce 9 mai, mémoire éternelle pour 27 millions de Soviétiques

En ce 9 mai, jour où est célébrée la Victoire en Russie mais aussi dans les anciennes républiques soviétiques, mes pensées vont à autant des leurs disparus.

Ce sont 27 millions de morts qu’a compté l’ex URSS.

Ces millions de morts, au fil du temps et d’une certaine réécriture de l’Histoire, sont de plus en plus négligés.

Et comme désormais la voix des femmes se fait de plus en plus entendre, ce sont autant de viols que les Allemandes ont subis après la prise de Berlin que certains documentaires mettent en avant.

A juste titre, bien sûr.

Mais on apprend, par exemple, que les Soviétiques auraient été plus nombreux que les autres à se jeter sur les femmes allemandes.

C’est le journal « 24 heures », ce même journal dont a été prise en capture d’écran la photo qui illustre ce sujet, qui écrit qu’ une historienne a réussi à tordre le cou à une légende: celle du violeur russe.

«C’est une image véhiculée pendant la guerre froide par la propagande occidentale contre l’Union soviétique», dit-elle. Or, selon elle, sur les 860 000 viols perpétrés par les «libérateurs», 500 000 ont été commis par les soldats de l’Armée rouge mais aussi 190 000 par les Américains, 50 000 par les Français et 30 000 par les Britanniques. «J’ai été surprise par l’ampleur des viols commis par les Occidentaux», lâche-t-elle.

Cela dit, il devient presque impossible de parler des uns et des autres de ces pays dont les soldats se sont entre-tués sans passer pour pro-tel ou anti-tel.

Or ce qu’on commémore avant tout est le sacrifice d’êtres humains desquels l’avis n’avait pas forcément été demandé de se retrouver dans la boucherie qu’est toute guerre. Paix à leur âme.