Browsing Category

Culture

Culture, Politique

Je t’aime, moi non plus

Philippe de Villiers, personnalité française controversée, comme tant d’autres et pour diverses raisons toujours valables pour qui les énonce, a livré une interview à Jean-Jacques Bourdin en ce 12 novembre*.
Que l’on partage ou non le point de vue du créateur du Puy Du Fou, le mettre en relation avec celui du journaliste qui l’interroge permet d’en saisir le sens.
Jean-Jacques Bourdin avait accepté avec son épouse Anne Nivat, l’invitation de Darius Rochebin dans le cadre de son émission Pardonnez-moi du 2 février 2012.**
Au-delà des divergences de points de vue des uns et des autres, observer comment ces trois personnalités parlent d’elles est loin d’être inintéressant.
Certes, l’émission Pardonnez-moi pousse plus à la confidence que d’autres.
Mais justement, une telle approche invite d’autant à mettre en perspective les propos tenus par Philippe de Villiers.

*    https://www.youtube.com/watch?v=KLqerKwzyOY
* * https://www.youtube.com/watch?v=mMKZq4elgck

Culture, société

Tree,des goûts et des couleurs…

Au coeur de Paris, trône un objet d’art depuis le 16 octobre.
En soi, rien à dire.
Sauf que si, justement, on en parle un peu partout dans la presse internationale.
Intitulé Tree par son créateur, il est vert et il a été érigé Place Vendôme.
Quand on sait que, lors d’une interview qu’il avait accordée en 1972, Dali avait dit de Van Gogh qu’il était « la honte de la peinture française et de la peinture universelle »* , on comprend bien que des goûts et des couleurs, il est vain de discuter.
La question ne semble toutefois pas là.C’est l’identification de l’objet qui est source de polémique.
 
Car Tree -l’arbre- ne cacherait pas la forêt mais un sex toy.
 
* http://www.ina.fr/video/I00008651/salvador-dali-les-portes-de-metro-guimard-video.html

Culture, Politique

France, sanctions

Faut-il en rire, faut-il en sourire ou faut-il s’en inquiéter?
En janvier de cette année, un débat sinon une polémique avait  eu lieu à l’Assemblée Nationale entre deux députés, Julien Aubert et Sandrine Mazetier sur la question du genre à employer pour s’adresser à une femme ministre, députée ou présidente.
http://www.mediaterranee.com/content/querelle-de-genre-lassemblee-madame-le-president-contre-monsieur-la-deputee
Or ce 6 octobre dernier, les mêmes se sont retrouvés confrontés au même sujet mais cette fois-ci, il n’a plus été question de discuter ni même de (se) disputer.
La députée de Paris, Sandrine Mazetier a fait notifier dans le procès-verbal de l’Assemblée, un rappel à l’ordre du député Julien Aubert et des sanctions financières ont été prises à son encontre.
Cette affaire en est arrivée au point qu’une pétition a été lancée en soutien au député.
 http://www.theoriedugenre.fr/?Sanctionne-pour-avoir-respecte-la

Culture, Histoire, Politique

Payerne, la Suisse et la Russie

Payerne, ce 20 septembre, a rendu hommage à l’un de ses plus célèbres natifs, le Général Antoine de Jomini.
Ce théoricien de la stratégie militaire a d’abord fait partie de l’état-major de Napoléon avant de rejoindre celui du tsar Alexandre Ier et de jeter les fondements de l’Académie militaire de Saint-Pétersbourg.
C’est dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie que Payerne a ainsi honoré la mémoire de ce citoyen dont le parcours peu banal unit les deux pays.
Une place a ainsi été inaugurée au nom d’Antoine de Jomini où a également été déposée sa statue.
L’événement a eu lieu en présence d’autorités politiques, diplomatiques, militaires et ecclésiastiques.
En ces temps où des pressions de toutes sortes s’exercent à l’encontre de qui ose encore ne pas diaboliser la Russie, honneur soit rendu ici à la municipalité de Payerne et à sa Syndique qui ont su ne pas brader l’Histoire qui unit la Suisse à la Russie.

Culture, Politique

La culture des uns et des autres

Encore un qui sait de quoi il parle…  » L’actuel tsar », ainsi a-t-il évoqué le président russe.

Il souriait, certain de se faire comprendre. Il semblait par ailleurs ravi de sa formulation. Il faut dire qu’elle est particulièrement originale. Et surtout, qu’elle témoigne d’une indéniable culture politique et historique de la Russie.

Car il ne plaisantait pas, non, il était très fier de figurer parmi ceux qui ne s’en laissent pas conter…

Lui, c’est François Busnel, journaliste qui interviewait Emmanuel Carrère et Paul Veyne.

Culture, Histoire, Politique

Si le Tsar…

Dans la légende du « Grand Inquisiteur » -célèbre chapitre du non moins célèbre roman de Dostoievski, « Les frères Karamazov » – Ivan Karamazov lit à son frère Aliocha un poème qu’il a imaginé.

Celui-ci met en scène le retour du Christ sur Terre au plus fort du temps de l’Inquisition en Espagne.

A l’instar d’Ivan Karamazov, aucun personnage d’aucun roman ne semble avoir imaginé le Tsar Alexandre Ier revenir deux siècles après avoir signé, à Vienne, le traité par lequel il s’est porté garant de la souveraineté de la Suisse.

Dans la légende du « Grand Inquisiteur », l’apparition du Christ est décrite par Ivan Karamazov comme douce et discrète mais précise-t-il « chose étrange, tous le reconnaissent ».

Certes et de manière diverse car ce retour n’est pas du goût de chacun et encore moins de celui de l’Inquisiteur, cela se conçoit.
Aussi bien la réapparition en Suisse du Tsar Alexandre Ier susciterait-elle la controverse quant à l’accueil à lui réserver.

Entre respect,indifférence ou mépris du statut qu’il a accordé à la Suisse, celle-ci lui renverrait-elle l’image d’un pays dont les intérêts ont su -sinon dû- s’accommoder de ceux d’un entourage pressant.

La Suisse résiste à sa manière au courant russophobe qui traverse l’Occident mais non sans mal, il faut le dire.

Pour preuve, les dernières marques d’estime que la Suisse a portées envers la Russie par l’annulation de rencontres prévues dans le cadre du bicentenaire de leurs relations diplomatiques.

Ivan Karamazov n’a, pour l’heure, inspiré aucun personnage romanesque susceptible de rappeler sur Terre Alexandre Ier.

Bien lui en prenne et qu’hommage soit rendu, ici, à ce Tsar qui a pris en considération la Suisse et a su lui donner sa place en Europe.

Culture, Politique, Religions

Irak, Gaza, Libye, Liban, …

C’est à un très mauvais film auquel on assiste en ce moment.
Projeté sur nos écrans multimédias, il offre en gros plan l’image d’une nature humaine déchaînée.
Les rêves pacifistes ont beau animer certains esprits éveillés ou endormis, la violence n’en disparaît pas pour autant.
Difficile à admettre ou non, le fait est que le besoin d’en découdre avec cet autre qui gêne quand il n’est carrément pas de trop, est bien réel.
Et tant que certaines cultures ou autres religions encourageront la vengeance, les cieux ont de quoi s’enflammer encore et encore.
S’indigner n’y changera rien.

Culture, Politique

« Le Monde », l’immonde

A Varsovie, le 14 juillet. Alik Keplicz/AP photo publiée par « Le Monde » de ce 24 juillet 2014
 
L’arrogance de l’Union Européenne vis-à-vis de la Russie aurait pu friser le ridicule si elle n’avait été et n’était encore liée à tant d’événements aussi tragiques que ceux qui se déroulent en Ukraine.
De retour de Simferopol et de Moscou, j’ai mesuré une fois de plus combien l’Occident s’égare dans sa manière de traiter la Russie.
La posture prise par la plus grande partie de la classe politique et médiatique occidentale dénote un ethnocentrisme qui va bien au-delà, désormais, de sa seule inculture.
Sa déconsidération ostensible de la Russie prend, en effet, une dimension criminelle dès lors qu’elle encourage un parti pris mensonger et falsificateur.
Mais que l’Union Européenne poursuive la voie tracée par ses alliés états-uniens et ce n’est plus la Russie de Poutine qui lui répondra.
C’est la Russie elle-même.

Culture

RTS, un Russe en ligne de mire

Ce soir, dans le cadre du téléjournal de la RTS, on s’est intéressé aux fondations d’utilité publique.
On y a appris, entre autre, que depuis 2013, ces fondations étaient en forte expansion.
A l’heure actuelle, la Suisse en compterait près de 13.000.
Soit.
Or voici que sur ces milliers de fondations, une seule retient l’attention des journalistes.
Au hasard, celle d’un Russe.*
La destination humanitaire, culturelle ou pédagogique de ses fonds est avérée, elle n’en convainc pas pour autant la RTS. 
Le fonds de bienfaisance que ce « résident genevois » destinerait volontiers à la construction d’un mur doté de barbelés électrifiés entre l’Ukraine et la Russie rejoindrait-elle davantage les critères de référence de la RTS?
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/15/ce-genevois-qui-gouverne-en-ukraine.html
 
* http://www.rts.ch/info/suisse/5952893-les-fondations-proliferent-en-suisse-mais-sont-tres-peu-controlees.html

Culture, Politique, société

Articles, vers une suppression des commentaires?

Dans son article* paru sur le site Slate.fr, Eric Leser évoque un sentiment « anti commentaire » qui se développerait sur différents sites.
A l’appui de son propos, le journaliste se réfère à différentes sources et prises de position.
Si certaines ne sont pas forcément à remettre en cause, demeure la question de savoir si la suppression des commentaires serait à recommander.
Car le radicalisme de la solution -déjà adoptée par certains sites pour réagir aux désagréments de commentaires-  prête à discussion.
Rien n’indique, en effet, que la qualité des échanges citoyens y gagnera. 
Certes, le phénomène des commentaires discourtois, hors contexte ou agressifs témoigne de réalités avec lesquelles compter.
Mais de la modération à la suppression pour tous il y a une marge.
Et cette marge franchie, c’est l’ensemble des échanges citoyens qui est visé.
Et sanctionné.

* http://www.slate.fr/story/88227/commentaires-articles-ruinent-medias 

A lire aussi: http://www.slate.fr/lien/69227/commentaires-opinion-internautes