Après l’annonce de la disparition d’un grand titre de la presse suisse française et de la menace qui pèse sur un de ses quotidiens autrefois de référence, Le Temps pour ne pas le nommer, l’émotion est réelle.
Cela dit et au-delà de l’empathie que l’on ressent pour autant de personnes qui ont oeuvré au plus près de leur conscience, la question des critères de licenciements se pose.
Ici, apparemment, rien de politique dans le choix opéré par le groupe propriétaire des deux titres dont parle cet article
Ce n’est pas comme ailleurs, dans autant de pays dont on ne cesse de nous rappeler combien ils se mêlent de tuer toute liberté d’expression.
Pis et comme le laisse entendre l’image qui illustre ce sujet, quand le gouvernement de tels pays s’ingère dans les affaires d’autres.
Ce dessin, d’une rare doigté, est signé d’un grand nom du journal Le Temps, visé par les mesures de réduction de personnel.
Monsieur Chapatte, si sensible à ce qui se passe sur la scène internationale, saura peut-être donner un même éclat à la fin de partie qui se joue tout près de chez lui pour autant de ses collègues.
Economie
Dans le cadre de son journal quotidien, la chaîne publique suisse a diffusé un reportage réalisé par l’un de ses journalistes. Yves Magat s’est rendu, en effet, à Vorkuta, ville du grand nord de la Russie et y est revenu avec ce document:
http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/syrie–popularite-de-poutine-les-explications-dyves-magat?id=8244027
Tandis que nombre de journalistes ne savent plus qu’inventer pour commenter l’actualité syrienne et, de fait, la Russie sinon son seul président comme cela a été évoqué ici-même, voici qui tranche nettement dans le ton et la manière.
Pour rappel, un autre temps fort du journalisme proposé par la RTS avait été signalé ici alors que le président de la Chambre basse du Parlement suisse avait décidé d’annuler la visite de son homologue russe prévue dans le cadre du bicentenaire des relations entre la Suisse et la Russie*.
La parole avait été alors donnée à Sergueï Naryshkine dans le cadre du téléjournal:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-du-journalisme.html
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/15/suisse-russie-l-insulte.html
La question a souvent été posée de savoir si le besoin de croire serait un rempart à l’absurde. Pour que tout ne soit pas dépourvu de sens ou de fin, on serait prêt à rejoindre n’importe quelle chimère.
Or dans la lutte menée par qui brigue un pouvoir, au-delà de constats dressés, la séduction le dispute souvent au mensonge, par omission ou par nécessité, c’est selon.
Voici alors des candidat(e)s, en campagne, rivaliser de solutions à mettre en oeuvre pour projeter vers un avenir envisagé selon leur prisme.
En conséquence de quoi, les comportements citoyens oscillent entre examen attentif de ce qui leur est proposé ou crédulité sinon foi aveugle.
Analyser les discours ou les avaler comme du bon pain relève de dispositions aux conséquences non négligeables. Face à autant de postures électoralistes, la rupture et le renoncement à tout crédit menacent, dès lors que la confiance n’est plus toujours prête à se renouveler.
Ainsi fait-on le lit d’extrémismes. A la faveur d’une liberté d’expression qui risque fort d’être aussitôt confisquée. Mécanique bien connue dont l’Histoire n’est pas à cours d’exemples.
Emmanuel Macron, Dominique de Villepin: (in)signifiant dénominateur commun
Comparaison n’est pas raison, voici une preuve de plus de ce qu’on appelle non sans condescendance parfois, sagesse populaire.
En France, on ne cesse de vouloir comparer Emmanuel Macron à Dominique de Villepin. Pour différentes raisons fondées ou non, c’est selon, bien sûr.
Cela dit, il y a près d’un an sur BFMTV, le second tenait des propos plutôt élogieux sur le premier en disant qu’il ne fallait pas « se passer d’un talent comme celui d’Emmanuel Macron. »
Le reste de l’émission ne manque pas d’allant non plus et donne le ton.
Néanmoins, l’approche de la langue par algorithmes et autres diagnostics que privilégie Emmanuel Macron est loin de celle que cultive Dominique de Villepin.
Si exploiter des données linguistiques pour séduire un électorat semble être le but visé par le candidat à la prochaine élection présidentielle, on ne se situe à l’évidence pas sur le même plan que celui des grands sentiments évoqués ici.
Mais que vive la démocratie qui confirmera jusqu’où sinon jusqu’à quand le ministre de l’Economie démissionnaire la vaudra bien!
Certaines et certains d’entre vous l’auront donc appris, une résolution proposant la levée des sanctions imposées par l’Union Européenne envers la Russie a été votée par l’Assemblée nationale française.
Thierry Mariani est l’auteur du texte déposé et soumis au parlement.
Député des Français de l’étranger pour l’Asie, l’Océanie et l’Europe de l’Est, il a de quoi être fier de son succès.
Engagé de longue date en faveur de la Russie, il n’a eu de cesse de combattre la politique qui lui a été imposée par Bruxelles.
Son combat est récompensé mais cette résolution n’a pas de valeur coercitive, explique-t-il dans Le Figaro:
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/04/28/25001-20160428ARTFIG00178-l-assemblee-vote-par-surprise-une-resolution-pour-la-levee-des-sanctions-contre-la-russie.php
Voici son intervention à l’Assemblée nationale, en ce matin du 28 avril 2016:
Retrouvez mon intervention ce matin lors de l'examen de ma proposition de résolution pour la levée des sanctions contre la Russie
Publiée par Thierry Mariani sur Jeudi 28 avril 2016
On sait la propension qu’ont certains à s’en prendre à la personne qui s’exprime, faute de savoir comment argumenter.
On va même jusqu’à diagnostiquer l’état mental de tel ou tel, à l’instar de ces experts qui parviennent à se glisser dans la tête de présidents.
Dans ce sens, et pour qui aurait encore quelques doutes quant aux méthodes utilisées dans nos contrées pour dire tout le bien que l’on pense de la Russie, voici.
Comme dans les années précédentes, les Etats-Unis s’attendent à ce que la Suisse déconseille à ses entreprises d’envoyer des membres de la direction générale au Saint Pétersbourg International Forum, la plus grande réunion des acteurs économiques et politiques nationaux et internationaux de Russie qui aura lieu du 16 au 17 juin prochains.
Et le diplomate précise encore que les Etats-Unis veulent donner un signal clair qu’aucun « business as usual » n’est possible avec la Russie.
A bon entendeur!
Dans cet ouvrage, composé de 28 chapitres qui s’articulent en quatre parties, Ira de Puiff ne vise pas l’exhaustivité. Elle y évoque la Russie des siens, celle de son enfance et de sa jeunesse.
Vu ainsi de l’intérieur, sans prétention ni complaisance, son pays d’origine se révèle bien au-delà des habituels clichés dont ne nous épargnent pas même nombre de spécialistes.
A travers son récit, Ira de Puiff livre un témoignage personnel.
Poignant, parfois, il donne au lecteur de découvrir nombre d’aspects de la vie quotidienne soviétique et postsoviétique.
Le récit du putsch de Moscou, en août 1991 y est raconté tel que l’a connu Ira, de même que les bouleversements qui ont touché ses compatriotes.
Back in URSS a été publié une première fois en France en 2011.
Mercredi 16 mars dernier, Infrarouge, émission de la chaîne publique d’information suisse RTS, s’est penchée sur la question des migrants:
http://www.rts.ch/play/tv/infrarouge/video/migrants-a-quoi-doit-on-se-preparer?id=7578162
Les intervenants ont tous apporté leur point de vue, le débat s’est déroulé de manière sereine.
Il n’en demeure pas moins que le sujet reste brûlant, quelles que soient les décisions qui seront ou qui auraient déjà été prises par les autorités compétentes.
Cet article ci-après, paru dans le magazine français Le Point, donne un éclairage qui met la Suisse en ligne de mire pour nombre de migrants:
http://www.lepoint.fr/monde/la-suisse-se-prepare-a-un-afflux-massif-de-refugies-15-03-2016-2025464_24.php
Rien n’est simple, en la matière, en attestent les diverses prises de position citoyennes -comme on dit- et politiques.
Humain, charismatique, qui ne souhaiterait se montrer tel?
Cependant, entre idéal et pragmatisme, s’immisce la crispation identitaire et culturelle.
« Leurs enfants resteront dans les caves du sous-sol »
Ces propos sont ceux de Petro Poroshenko que je relayais, le 8 septembre dernier, dans un sujet consacré au Donbass, cette région de l’est de l’Ukraine dont on ne parle plus beaucoup.
Alors que le monde entier -ou peu s’en faut- avait découvert la photo d’Aylan, gisant sur une plage turque, je rappelais le sort réservé aux populations du Donbass et le destin que le président ukrainien réservait à leurs enfants.
La question de savoir si les médias ne s’intéressaient pas assez aux conditions de vie des populations civiles du Donbass et plus précisément à celles de leurs enfants a enfin été posée.
C’était hier soir, dans le cadre du téléjournal de Léman Bleu qui a porté son attention à la soirée caritative organisée en faveur des enfants du Donbass, ce 23 janvier à Genève.
http://www.glamourparis.com/mode/news/articles/dolce-gabbana-du-soutien-gorge-apparent-au-voile-a-porter-1/26453
Les grands couturiers italiens Dolce & Gabbana viennent de lancer leur nouvelle collection intitulée Abayas où sont proposés voiles et hidjabs.
Ce qui enchanterait avant tout les créateurs, tiendrait de la vison du désert et des cieux du Moyen-Orient, sans compter la grâce et la beauté des merveilleuses femmes d’Arabie.
Ce regard esthétique n’est, à l’évidence, pas celui qui considère la femme musulmane selon d’autres standards.
Quoi qu’il en soit, la réflexion qui dépasserait le rejet pur et simple d’une religion que d’aucun(e)s conspuent n’est pas interdite.
Elle engage, certes, à prendre en considération toutes sortes de critères difficiles à nier.
A cet égard, l’article ci-dessous paru dans La Tribune de Genève, est intéressant. Les visées des un(e)s et des autres ont encore de quoi alimenter la polémique.
Petite précision de la maison de couture, la collection sera aussi disponible dans plusieurs villes européennes dont Munich et Paris.
http://www.tdg.ch/monde/hijabs-abayas-luxe-signes-dolce-gabbana/story/22226681
