Face à l’abondance d’analyses, de commentaires, d’explications qui en sont ou n’en sont parfois pas sur les hostilités déclenchées un peu partout dans le monde, le recul à observer n’est pas signe de désengagement ou de désintérêt. Au contraire, c’est un espace dédié à la réflexion qui retient de se précipiter vers tel ou tel parti à prendre.
Est-ce encore concevable à l’heure où communicants et communicantes, influenceurs et influenceuses envahissent les réseaux sociaux? En pareil contexte, la prise de parole individuelle a toutes les chances de passer soit inaperçue, soit inintelligible pour qui a besoin de schémas de pensée prêts à l’emploi.
Surtout que l’appartenance à un camp ou à un autre semble de plus en plus incontournable. Vous êtes soit « pro », soit « anti ». Et n’essayez surtout pas de vous justifier auprès de ces gens qui vous définissent car ils n’ont aucun temps à perdre avec vous. Dès le moment qu’ils vous ont catégorisé, c’est bon pour eux.
Car il y a les personnes disposées au dialogue et les autres comme le montrent certaines instances de moins en moins sensibles aux échanges mais de plus en plus aux sanctions ou aux oukazes, pour reprendre un terme d’origine russe mais qui déborde largement les frontières de ce pourtant vaste pays.
Les exemples ne manquent pas avec Jacques Baud et Nathalie Yamb pour ne citer que ces deux Suisses auxquels s’ajoutent désormais le Français Adrien Bocquet, le Britannique Graham Phillips et les Allemands Alina Lipp et Thomas Röper comme l’a rappelé le représentant de la Fédération de Russie lors d’une séance du Conseil de sécurité de l’ONU.










