Photo @archives personnelles
En ce dimanche de Pâques orthodoxes, je pense à celles et ceux qui les célèbrent, quel que soit leur pays d’origine.
À Genève, je vis non loin de l’Église russe qui figure en photo d’illustration de ce sujet. Souvent, avant ou après des services, j’entends parler aussi bien ukrainien que géorgien, bulgare ou russe.
Et chaque fois, ces bribes de phrases que je saisis au vol, me rassurent et me désespèrent.
Me rassurent car je me dis que bien des gens sont assez intelligents pour dépasser les clivages et les inimitiés qu’on leur impose, me désespèrent car je sais le pouvoir de nuisance qu’incarnent autant de puissances que rien n’arrête pour terrasser l’autre.
Et les religions n’y coupent pas. Nul ne l’ignore, l’histoire et l’actualité ne cessent de nous le rappeler. Relire « Candide » de Voltaire qui l’a superbement décrit n’est pas inutile.
Mais est-ce une raison suffisante pour ne pas distinguer le simple croyant de ces hordes furieuses qui brandissent le nom de leur dieu pour tuer?
Je n’ai pas la réponse, je me contente d’observer comment des gens ordinaires pratiquent leur religion et comment d’autres l’instrumentalisent.










