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Sanctionner la Russie, clame  l’Occident. Depuis le temps qu’elle est mise au ban de nos démocraties…

À ce stade de la « communication » sur ce qui se passe, se passerait ou ne se passe ni ne se passerait en Ukraine, qui est en mesure d’affirmer quoi que ce soit sinon à partir de récits de témoins véridiques ou créés de toutes pièces?

Plus rien ne paraît fiable non plus, de ce qu’énoncent spécialistes et experts de tous bords.

À suivre ce qu’on nous rapporte, comment se faire la moindre idée que ce soit quand tant de versions se contredisent les unes les autres et que les souffrances multiples générées par la guerre sont, quoi qu’il en soit, insoutenables?

Sauf à être froid, indifférent ou cynique, aucun d’entre nous ne peut demeurer insensible à ce qui meurtrit. Dans ce sens, que reste-t-il quand tout est si confus, quand tout est si sordide, quand le sang est versé de part et d’autre et que les deux camps opposés se jettent l’opprobre?

Sanctionner la Russie, clame  l’Occident.

Depuis le temps qu’elle est mise au ban de nos démocraties, rien n’est plus aisé! Et cependant, est-ce vraiment ce qui règlera les affaires de ce monde, si juste que l’ennemi serait tout désigné parce qu’il a agressé un pays voisin?

Si seulement c’était aussi simple, cela se saurait!

Mais le seul fait de rappeler que bannir un pays dont on s’ingénie à montrer les noirceurs au profit d’un autre qui serait son innocente victime devient de plus en plus risqué alors que tortures et exactions semblent être le sinistre lot de toute guerre.

Il semble, néanmoins, que non. Que certaines guerres soient « propres » car menées au nom d’idéaux démocratiques…

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Ecrire qu’on ne cédera pas à la haine vouée à un pays serait-il devenu interdit?

Donc la Fédération de Russie est, plus que jamais encore, devenue paria.

Donc lorsqu’on ose ne pas la détester parce que l’on considère l’information qui la concerne comme particulièrement orientée, c’est que l’on cautionne les horreurs d’une guerre qui n’a pourtant rien à envier à d’autres et surtout pas à celle qui a laminé le Donbass huit ans durant.

Donc si l’on s’aventure à ne pas marcher dans le sens obligé, si l’on refuse la haine qui entoure la Fédération de Russie et ses 145 millions d’habitants dont plus de 80% soutiennent leur Président, c’est que l’on est indigne. La belle et sombre affaire que voilà…

Le peuple ukrainien se battrait pour la démocratie, insiste-t-on. Et oui, on le comprend!

Dans ce cas, les civils du Donbass qui ont tant perdu dans une guerre impossible à éradiquer faute d’accords de Minsk I et II respectés, est-ce si impensable de les comprendre eux aussi dans les horreurs qu’ils ont connues et qui ont été si peu relayées par nos médias sinon pour comptabiliser les pertes dites « ukrainiennes »?

Jusqu’à nouvel avis, les habitants du Donbass n’ont jamais été autres qu’Ukrainiens eux aussi!

Mais non, on les a d’emblée appelés « pro-Russes » ou « rebelles ». Or les exactions auxquelles ils ont été soumis par les forces de leur propre pays,  faut-il le rappeler, ont été aussi indignes de cette même humanité qui s’horrifie de massacres commis par l’armée russe!

Mais lequel de nos journalistes nous en aurait informés journée faite comme c’est le cas depuis plus d’un mois que dure la guerre en Ukraine?

Décidément, je ne me ferai jamais à cette sensibilité perverse, à cette information tordue, à cette indignation qui laisse dans le silence et dans l’indifférence, le sang versé d’autant d’êtres innocents en huit ans.

Attachée à mes pays d’origine que sont la France et la Suisse, je le suis. Respectueuse des valeurs que j’y ai acquises, tout autant. Et ce sont elles que je cherche, désespérément semble-t-il, quand domine pareil arbitraire qui juge et condamne.

Pas que la Russie, non, mais toute personne qui en parle autrement que comme elle devrait.

Pas plus tard que cette nuit, le précédent sujet de ce blog qui comptabilisait plus de 3’000 vues et de nombreux commentaires et réactions, a disparu mystérieusement durant la nuit du site où je l’avais partagé.

Ecrire qu’on ne cédera pas à la haine vouée à un pays serait-il devenu interdit?

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À vous autres, juges et censeurs!

Donc la Russie est à mettre plus qu’au ban de nos pays très démocratiques, elle est à exclure de tout ce qui fait leur dignité et leur grandeur, le respect de la vie, le respect d’autrui, des autres pays, des autres peuples, bref, de tout ce qu’elle ne cesse de bafouer.

Soit.

Et remettre en cause l’avis autorisé de qui juge et condamne sur la seule foi d’informations livrées par nos vaillants journalistes indépendants, bien sûr, et en rien compromis avec quelque pouvoir que ce soit, ne doit tout simplement pas être à l’ordre du jour.

Ce qui l’est en tout premier lieu est de bannir la Fédération de Russie et ses citoyens qui, désormais, soutiennent à plus de 80 % la politique de leur gouvernement, statistique émise par l’Institut Levada, étranger au Kremlin. Cependant, vous ne l’ignorez plus, le peuple russe est abreuvé de propagande et n’a pas le choix de la contester.

Vous en êtes persuadés, vous autres qui connaissez sur le bout des doigts ce pays, bien vous en prenne, après tout, chacune et chacun est libre de ses opinions si elles en sont. Et même d’imaginer son propre pays respecter la liberté d’expression, combien de vos compatriotes vous rassureront qui ont compris jusqu’où elle allait?

La nature humaine, son angélisme et ses noirceurs ne portent les couleurs d’aucun pays. Elles sont immanentes.

Mais on s’évertue à croire le contraire grâce aux moralistes qui se réfugient derrière les « droits humains » pour légitimer leurs sentences. La belle affaire quand ils écrasent de leur superbe leurs plus proches compatriotes qui ne pensent pas comme eux!

Aimer la Russie? Mais comment pouvez-vous? Et vous, eh bien continuez de la censurer et de la blâmer, si vous avez le sentiment de bien faire! La morale à deux sous se connaît. L’indignation très variable, tout autant.

Alors si, nonobstant ce fait, vous estimez que refuser de cautionner votre haine de la Russie équivaut à accepter l’innommable, libre à vous.  Depuis le temps qu’on vous martèle qu’elle est détestable, haïssable même, vous avez toute latitude d’en être convaincus.

Le mal est de son côté, les victimes d’exactions, elle seule en est responsable. Les milliers de civils tués dans le Donbass, les centaines de milliers de blessés et d’exilés, en aucun cas ne sont à imputer aux gouvernements et aux Présidents qui ont agressé leur propre peuple.

Non, tout cela est bien connu, les huit ans de guerre qu’aucun accord de Minsk n’a réussi à faire cesser ne sont que le fait de celui qui est la cible préférée de nos médias. « L’ancien du KGB », le « nostalgique » de lex-URSS et je vous passe les autres attributs qui lui sont prêtés.

Je vole au secours de ce Kremlin? Bien sûr puisque je serais, avec près de 250 autres personnalités, membre de ses réseaux! C’est une émérite Universitaire qui l’a écrit et publié en 2016, émérite Universitaire de laquelle TF1 et France inter, Francinfo n’hésitent pas à solliciter l’avis.

Une belle référence quand on sait qu’elle a été condamnée en 1ère instance et en appel pour diffamation.

Donc vous avez bien raison de continuer à accorder toute votre confiance à autant de « spécialistes ». Forts de leurs affirmations mensongères, ils vous les transmettent avec l’aplomb qui vous inspire le crédit à leur accorder.

Sentez-vous meilleurs et justes, « vous n’aurez pas ma haine », ce slogan vous rappelle-t-il quelque chose?

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Précisions

Ecrire sur la Russie sans verser dans un camp ou un autre relève de l’acrobatie tant le clivage est marqué.

Cela me renvoie au temps de mes études de russe où j’étais entourée de personnes qui militaient, qui pour Trotzky, qui pour Marx, qui pour Lénine ou pour les deux et s’époumonaient à défendre leur idole quand pour ma part, je me référais aux grands poètes et romanciers russes.

C’est dans la littérature, je l’ai partagé ici, que se trouve ma patrie.

Pourquoi? Mais parce que je rejoins Marcel Proust qui, dans Le Temps retrouvé, écrit que « la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c’est la littérature ».

Pour vous dire, il y a 50 ans, le 28 février 1972, je dissertais sur cette citation. C’était au Collège Calvin.

Et si j’aime la Russie, c’est parce que sa littérature rend compte de cette « vraie vie », de cette « vie enfin découverte et éclaircie », de cette « seule vie par conséquent réellement vécue » que décrit Marcel Proust.

Mais depuis le temps que je partage, sur ce blog, des sujets consacrés à la Russie, je sais devoir faire face aux raccourcis qui, en définitive, ne révèlent que le goût des limites de celles et de ceux qui les empruntent.

Que ce soit par commodité, par stupidité, par ignorance ou autre, le résultat est le même.

J’ai espéré contribuer à des échanges dignes de ce nom. Ils ont été nombreux à pouvoir être menés en toute intelligence. Et j’en suis très reconnaissante à celles et ceux qui y ont participé.

Car je sais le point de vue que je propose inhabituel ou parfois, insolite.

Parce que je suis consciente que, le plus souvent, on préfère pouvoir se ranger derrière un avis tranché, sans ombrage, sans équivoque. Or rien n’est jamais limpide. Dans quelque situation que ce soit.

Et surtout pas lorsque la mauvaise foi et le mensonge s’en mêlent, s’emmêlent et emmêlent.

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Ceux « qui savent » et les autres, les « pro-Poutine », les « pro-Russes », les « russophiles » et quoi encore?

En gros, vous l’aurez compris, il y a ceux « qui savent » ce qu’il en est de la situation en Ukraine et les autres, les « pro-Poutine », les « pro-Russes » ou « russophiles », interpelés pour leur caution apportée à un « dictateur ». Comment peuvent-ils soutenir un pareil inique et sinistre personnage, tel est à peu près ce que déduisent ces savants experts de propos tenus qui ne rejoignent pas les leurs.

Parce qu’eux, ceux « qui savent », c’est le bon sens, qu’ils défendent. Ce sont les droits humains, bafoués par le despote sanguinaire, le tyran, à choix, les termes ne manquent plus pour désigner le Président d’un pays au sujet duquel on est si informé qu’on peut sans autre le définir.

Ainsi donc se forment les camps, depuis le temps, le principe est connu. Mais s’y résoudre?

Non. Parce que nous sommes tous concernés. Nous sommes tous confrontés à la bêtise et à la mauvaise foi ou aux deux ensemble. Nous sommes tous soumis au matraquage médiatique. Et tant qu’on y résiste, c’est la sensibilité à la nuance qui l’emporte.

Elle a certes fort à faire pour repousser les limites d’autant d’esprits suffisants!

Mais au moins ne s’y laisse-t-elle pas soumettre. Et ouvre-t-elle, pour qui le souhaite, un espace à la réflexion, au véritable échange et à la discussion autrement plus constructive que celle qu’offrent ces « tables rondes » autour desquelles on a toutes les chances d’être dores et déjà d’accord avant même de s’y asseoir.

Combien de ces soi-disants débats ne sont-ils pas, en effet, noyautés par le postulat de départ qui consiste à diaboliser le même? En l’occurrence et pour ce qui concerne la tragédie qui se joue depuis 8 ans à nos portes, en rendre seule responsable la Fédération de Russie.

C’est si simple que nos valeureux défenseurs de droits humains ne s’interrogent pas davantage. « Le maître du Kremlin » est … Tant de termes le désignent, du pire au meilleur pour qui défend sa politique que je vous laisse compléter.

Pour ma part, je me suis attachée, jusque là, à réagir au discours unilatéral qui, d’emblée juge et condamne. Cela a pu être compris par qui l’a bien voulu. Pour les autres, que leurs indécrottables certitudes les habitent, à jamais ou pas, à eux d’en décider.

 

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Cynisme absolu. On appelle cela réalisme, peut-être?

Vous pouvez lire tous les articles que vous voulez, écouter toutes les émissions de radio que vous souhaitez, suivre tous les documentaires ou reportages de télévision que vous estimerez intéressants, je pense qu’une seule séquence vidéo de 11 minutes 19 vous en dira bien davantage sinon tout ou presque de la situation actuelle en Ukraine et ses répercussions non seulement en Europe mais dans le monde.

Cette séquence vidéo, j’y avais déjà renvoyé le 22 septembre 2015 sur mon blog, soit il y a plus de 7 ans et demi. Je ne vous en dis pas davantage, je ne puis qu’instamment vous en recommander le visionnement en cliquant sur ce qui s’affiche en bleu ici.

Peut-être qu’alors, vous comprendrez ce qui se passe et comment deux pays que tant de liens du sang unissent, en sont arrivés à le faire couler à ce point. Surtout, vos idéaux pour certains, vos partis pris pour d’autres, risquent d’en prendre un coup. Mais ne serait-il pas temps de quitter le déni qui protège?

A chacun de vous d’en décider. Hélas, la tragédie est là et la destruction, massive.

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La liberté de publier la haine

On sait que les appels à la haine sont répréhensibles, me semble-t-il. Ou bien me trompé-je?

Car je m’interroge sur ce commentaire publié sous un article du grand quotidien français Le Monde dont on n’ignore pas les sympathies et les antipathies mais cela le regarde et c’est son droit de les afficher.

En revanche, est-ce tolérable de lire qu’il faut affamer la Russie?

L’article commenté est une tribune signée par le Prix Goncourt 2006, Johathan Littell, écrivain et cinéaste franco-américain.

Entendons-nous, chacune et chacun est libre de s’adresser à ses « chers amis russes ». Savoir s’ils le liront est une autre histoire.

Surtout lorsqu’on découvre, en commentaire, pareille injonction à la famine d’un peuple.

La littérature offre un espace où sont susceptibles de se déployer les abysses et les noirceurs de l’être humain, Jonathan Littell s’y est employé, entre autre dans son ouvrage couronné.

Mais qu’un grand quotidien français rende public ce souhait morbide au peuple russe, en réaction à la tribune de l’écrivain, laisse vraiment perplexe.

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Dans quelles démocraties vivons-nous que la mauvaise foi doublée du mensonge y gouvernent?

Un immense élan de solidarité se manifeste envers les victimes d’une guerre qui ne les concerne sans doute pas quand on sait comment tant de civils, en Ukraine, sont pris en otages de forces armées ou, disons-le, de bataillons dont on sait l’affiliation au nazisme.

Une tout aussi immense émotion s’est emparée de nos élites pour déplorer, que dis-je, accuser un pays de toutes les horreurs possibles et imaginables commises envers un voisin, frère même par les liens du sang qui unit leurs citoyens respectifs.

D’emblée, les bons et les méchants ont été définis, on le sait, on l’a compris.

Mais que l’aveuglement atteigne un tel niveau, nombre de spécialistes se gardent de commenter. Alors même que le problème est là, dans cette cécité effarante et impossible à admettre pour qui reste lucide.

Inutile d’aimer la Russie pour constater comment elle est mise au ban de l’auto-proclamée « communauté internationale ». Il suffit d’observer. Et de constater comment la haine se déverse envers un pays dont si souvent on ignore tout.

Il suffit de mesurer le degré d’hypocrisie qui entoure la présence et l’exaltation de mouvances néo-nazies dont on se contorsionne en commentaires pour les relativiser.

Dans quelles démocraties vivons-nous que la mauvaise foi doublée du mensonge y gouvernent? Hélas, poser la question paraît vraiment de plus en plus y répondre.

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1  221  932 vues pour cette chanson qui arme les coeurs des Ukrainiens…

Voici une chanson très populaire en Ukraine. Elle célèbre « le père », Bandera.

Pour qui ignorerait toujours qui est Bandera, ce « père », il s’agit du héros au nom duquel une des grandes avenues de Kiev a été rebaptisée. Il en avait été question à plusieurs reprises, sur ce blog.

Si ces divers sujets vous ont échappé, lisez-les, vous en serez d’autant moins ignorants ensuite et ne pourrez plus dire que vous « ne saviez pas ». Sauf à lire Le Figaro, expert à l’appui, pour banaliser, aseptiser le personnage et le rendre ainsi acceptable.

Extraordinaire comme de ce Nazi avéré mais qui, à l’évidence gêne aux entournures l’image que l’Occident anti-russe voudrait lui donner, on parvient par un tour de passe-passe, à le dissocier de la funeste et criminelle idéologie qu’il incarne.

Référez-vous à Wikipedia, elle vous en dira davantage!

Comme cet extrait, assez éloquent pour qui n’a pas le courage de lire tout ce qui concerne ce personnage: « Du  au  a lieu un important massacre de Juifs à Lviv. Les Einsatzgruppen organisent les attaques avec l’aide des unités paramilitaires ukrainiennes pro-nazies menées par Stepan Bandera. »

Et donc, maintenant, en sons et en images, la chanson qui célèbre ce héros, ce « père », dont voici les paroles traduites en français:

Notre père est Bandera, l’Ukraine est une mère,
Nous nous battrons pour l’Ukraine ! | (2)

Oh, dans les bois, les bois, sous le chêne vert,
Là gît un rebelle grièvement blessé. | (2)

Oh, il est allongé, il est allongé, souffre de grands tourments,
Sans le pied gauche, sans la main droite. | (2)

Quand sa mère est venue vers lui,
Elle pleure et pleure, elle a de la peine pour lui.

Oh, mon fils, mon fils, tu as déjà gagné,
Il s’est retrouvé sans poignet droit, sans jambe.

Nos mères, mères, ne nous pleurez pas,
Ne pleure pas pour nous avec des larmes amères. | (2)

Notre père est Bandera, l’Ukraine est une mère,
Nous nous battrons pour l’Ukraine ! | (2)

Et nous vivions en désaccord avec les Moscovites,
Nous avons rejoint la bataille contre Piter lui-même.

Les Moscovites ont fui jusqu’à ce qu’ils perdent leurs chaussures,
Et nos coups ont été tirés sur eux. | (2)

Notre père est Bandera, l’Ukraine est une mère,
Nous nous battrons pour l’Ukraine ! | (2)

Oh, comment une mère a enterré son fils
Elle a écrit les mots sur sa tombe. | (2)

Sur sa tombe, elle a écrit :
Gloire à l’Ukraine! Gloire à tous les héros ! | (2)

 

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Ma véritable patrie, c’est la littérature

Un jour viendra, je le souhaite et l’espère de tout mon coeur, où les crimes commis en Ukraine et qui, pour l’heure, restent savamment cachés seront exposés.

Bien de ces crimes, depuis huit ans, sont demeurés masqués.

A ces crimes, la riposte russe, plus personne ne peut plus l’ignorer puisqu’elle est exhibée à longueur de colonnes de journaux et de plateaux de radio et de télévision.

Mieux ou pis encore, on sanctionne à l’aveugle la culture, les enfants, les chats, les chiens, les handicapés, bref, tout ce qui de près ou de loin affiche un lien quelconque à la Fédération de Russie.

Juger comme s’y emploient tant de censeurs improvisés ne révèle qu’ignorance et férocité. Pour ma part, je n’ai choisi ni n’ai à choisir aucun « camp ». Occidentale, je le suis et le reste.

Mais ma véritable patrie, c’est la littérature. Elle seule ne me fera jamais renier l’amour profond qui me lie à la Russie. Car c’est en elle que s’est tracé mon destin littéraire.