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Gainsbourg intéresse l’Ukraine

Le Monde publie un article intitulé En Ukraine, la mémoire engloutie des Gainsbourg. On y lit une histoire, celle que nous raconte Ariane Chemin.

Comme vous le savez, toute personne qui traite de la la Russie sans la stigmatiser reprend son « narratif ». Et « narratif » ou « propagande » c’est du pareil au même, la personne est un relai du Kremlin.

Bref, sujet connu et archi-connu.

Ce qui, en revanche, passe sans problème est le narratif nationaliste de Kiev. Parce que l’Ukraine aspire à des idéaux totalement étrangers à ceux que véhicule son grand voisin russe.

L’Ukraine lutte au nom de la démocratie.

Raison pour laquelle elle se démène pour effacer toute trace de son passé non seulement soviétique mais russe. Dans ce sens, Ariane Chemin nous apprend que la famille Gainsbourg plonge ses racines au plus profond de l’Ukraine.

Et que, la nation milite pour écrire « artiste ukrainien » sur les cartons des expositions ou les biographies des peintres ou des écrivains venus de la région, et rendre leurs racines à ceux dont on dit qu’ils sont « nés en Russie » ou « fils d’immigrés russes », comme Serge Gainsbourg.

Nombre de commentaires qui suivent l’article démontrent que le sens critique s’exerce malgré tout. Cette récupération idéologique nationaliste ukrainienne relayée par Le Monde n’échappe pas.

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Rencontre entre chef de la diplomatie russe et « ami » du président ukrainien

La Tribune de Genève regorge de trésors rhétoriques, il faut le dire!

Dans l’article qu’elle publie sur le déplacement d’Ignazio Cassis à Kiev et à Moscou en tant que président de l’OSCE, Sergueï Lavrov y est qualifié de « vieux crocodile de la diplomatie russe ».

Quant à notre Ignazio Cassis, conseiller fédéral d’un pays neutre, il y est présenté comme « ami » du président ukrainien Volodymyr Zelenski.

Rien à dire, l’un est un « vieux » reptile, l’autre un homme, un vrai, un « ami ».

Plusieurs commentaires qui suivent l’article relèvent la manière désinvolte -et c’est très peu dire- de présenter Sergueï Lavrov. Sens critique et lucidité n’ont pas encore disparu, heureusement!

Quant à notre Ignazio Cassis, son amitié avec l’Ukrainien le regarde. Mais son déplacement à Kiev et à Moscou n’avait pas vocation à la lui témoigner, semble-t-il.

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De Gisèle Pélicot à « l’affaire Pélicot » et au Nobel de la paix

Hier 11 février, Gisèle Pélicot et la journaliste Judith Perrignon étaient les invitées d’Augustin Trappenard, l’animateur de l’émission littéraire La grande librairie diffusée par France 5.

Toutes deux y présentaient le livre qu’elles ont co-écrit: Et la joie de vivre paraîtra le 17 février prochain aux éditions Flammarion.

On y découvre une Gisèle Pélicot qui se dit « discrète et pudique ».

On mesure d’autant combien l’emballement médiatique qui a entouré « l’affaire Pélicot » l’a propulsée sur le devant de la scène féministe.

C’est son refus du huis-clos qui l’a voulu et qu’elle a voulu.

La femme qui se dit « discrète et pudique » a donc fait le choix d’exposer au monde entier son corps abusé neuf ans durant à son insu. Elle estime que sa décision n’a pas relevé du courage.

Elle affirme aussi ne pas être une « icône » mais une femme ordinaire. Elle déclare, par ailleurs, ne pas souhaiter monter les femmes contre les hommes. Très bien.

Et heureusement parce que l’homme dont elle précise être tombée amoureuse à dix-neuf ans et avoir épousé et sans cesse soutenu représente une catégorie d’hommes particulièrement problématiques.

C’est peu dire. Ce qui reste discutable est d’en faire une récupération féministe et politique.

Car Gisèle Pélicot s’est trouvée face à un être profondément abîmé. Il ne s’agit en rien de disculper l’homme mais de faire la part des choses entre un cas pathologique lourd et d’autres qui ne le sont tout simplement pas.

C’est la raison pour laquelle considérer ce qui est arrivé à Gisèle Pélicot sous l’angle du féminisme fait l’impasse d’une réalité susceptible de rendre tout être humain vulnérable. Dominique Pélicot l’est gravement et paie désormais pour ses agissements.

Gisèle Pélicot dit qu’elle ne va pas militer au service de la cause féministe. Que si elle a voulu rendre public le sort que lui a réservé son ex-conjoint, c’est pour renverser la honte. Nul ne lui donnera tort.

De là à la présenter comme candidate au Prix Nobel de la paix, il y a une dimension qui m’échappe.

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Merci à « L’Impertinent » de s’être déplacé à Bruxelles!

L’Impertinent a fait l’effort de se déplacer à Bruxelles pour interroger notre compatriote Jacques Baud. L’interview a remporté un franc succès et tant mieux.

Attendre de nos médias dits mainstream un effort similaire semble devoir être oublié.

Pointer l’indifférence des instances gouvernementales de la Suisse envers le sort qui frappe un homme qui l’a pourtant servie leur serait-il impossible?

Parce qu’il publie des ouvrages qui malmèneraient la doxa en vigueur?

Répéter en boucle que Jacques Baud aurait écrit et dit ce qu’il n’a jamais ni écrit ni dit relève du mensonge.

La méthode est hélas bien connue de déformer des propos pour les faire entrer dans un cadre qui permettra alors de les discréditer.

Je vous recommande donc cet entretien au cas où vous ne l’auriez pas encore découvert. Il vous suffit de cliquer sur ce passage indiqué en bleu.

Et ne manquez pas non plus de lire les commentaires!

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« Qui est vraiment Jacques Baud? » interroge « Le Temps »

Notre autrefois -sinon encore?- estimé « grand quotidien de référence » Le Temps publie un article sur notre compatriote Jacques Baud. Le début ne manque pas de piquant:

Qui est vraiment Jacques Baud? Personnage fantasque et clivant, cet ancien colonel, ex-analyste du renseignement suisse, auteur de plusieurs ouvrages et habitué des controverses, a surtout fait parler de lui ces dernières semaines parce qu’il figure sur une liste de sanctions de l’UE, accusé de propagande en faveur du Kremlin.

En d’autres termes, sa notoriété ne relève pas de ses publications mais des sanctions qu’elles suscitent. L’article est réservé aux abonnés dont je ne suis pas.

Quoi qu’il en soit, le sort de l’un de ses Confédérés ne semble pas trop déranger nos autorités fédérales.

Dormez tranquilles, braves gens, on veille!

Inutile de lire ce qu’a écrit Jacques Baud, inutile de s’arrêter sur ses analyses, inutile de découvrir les nombreuses références sur lesquelles il fonde ses réflexions, on sait qu’il est le porte-voix de « la Russie de Poutine ».

On en détient les preuves. Lesquelles, peu importe. Faites-nous confiance, cet homme est à bâillonner.

Ainsi va l’opinion alimentée à plus soif par de véritables spécialistes, invités sur les plateaux de nos chaînes de télévision, dans les studios de nos radios, dans les colonnes de nos grands quotidiens et de nos magazines.

La preuve, on a récemment eu droit à l’excellent et redoutable ancien espion venu du froid, l’inénarrable Jirnov. Pour le reste, Payerne, après avoir honoré il y a dix ans l’un des siens, le Général Jomini, se réjouit d’abriter de quoi tuer des Russes.

La Suisse, ses médias de référence et sa neutralité, toute une histoire! À suivre…

Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

À la guerre comme à la guerre, vive la Suisse!

  photo@archive personnelle: abbatiale de Payerne, ville où l’on fabrique de quoi frapper la Russie

La neutralité de la Suisse équivaut-elle à laisser au moins deux de ses ressortissants sous sanctions et à accueillir un « ex-Russe » (sic) qui fabrique des drones destinés à tuer les siens?

Poser la question semble y répondre.

La Tribune de Genève nous apprend, en effet, comment le président de la promotion économique vaudoise se réjouit d’avoir pu offrir à cet cet « ex-Russe », tout ce qu’il recherchait: la sécurité, un bassin d’ingénieurs hautement qualifiés, un site où tester ses produits.

En d’autres termes, la neutralité de la Confédération helvétique consisterait à accueillir cet homme sympathique à la voix douce dont les activités sont destinées à frapper des cibles au cœur même de la Russie.

Et cette même neutralité de la Confédération helvétique sur le sol de laquelle se développent des activités guerrières laisse livrés à leur sort deux des siens.

Je veux parler ici de Nathalie Yamb et de Jacques Baud sous le coup de sanctions émises par le Conseil de l’Union européenne, sanctions que la Suisse n’a pourtant pas reprises mais qui s’appliquent à deux de ses ressortissants.

Expliquez-moi! Hélas, l’article de la Tribune de Genève est réservé aux abonnés. Mais le début annonce la couleur.

L’homme est présenté comme sympathique à la voix douce. Ouf, un gentil, quoi! Qui va soutenir l’Ukraine aux prises avec le pays qui l’a néanmoins vu naître, grandir et bénéficier d’une formation qui l’a amené à en faire profiter la Suisse.

Car il est bien mentionné dans l’article que selon les experts financiers, la start-up fondée en Suisse par cet « ex-Russe » vaudrait bien plus de 1 milliard de francs. Et qu’elle joue un rôle clé dans la construction du mur de drones sur le flanc est de l’OTAN, destiné à protéger l’Europe des attaques russes.

Nous y voilà donc. Ce monsieur nous protège! Bienvenue à lui et fi de notre légendaire neutralité face à la très vilaine et très méchante Russie!

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« LCI »… on croit avoir tout vu mais non!

Réunies autour d’une table et d’une animatrice qui leur donne la parole, cinq personnes s’expriment, convaincues de traiter d’un sujet essentiel à l’information.

Regardez! Le titre de l’émission parle de lui-même! 

Donc elles se lancent, allèguent et en même temps, admettent n’avoir aucune preuve de ce qu’elles avancent. Dans ce cas, à quoi bon parler puisqu’elles ne sont pas certaines de ce qu’elles disent?

Peu importe, elles le disent. Parce que ce qui compte n’est pas là. Ce qui compte est de mêler la Russie à l’affaire « Epstin » comme con dit.

Le Kremlin associé au nom d’Epstin, ça c’est un scoop! Pour les détails, on n’en sait pas plus que cela mais qu’est-ce que ça peut faire?

Le contexte ne serait pas aussi sordide, on en rirait.

Bon, si le public fait preuve d’un minimum d’esprit critique, il constatera peut-être que là, franchement, on se moque de lui. Mais sait-on toujours ce qui se passe dans la tête des gens?

 

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« L’espoir meurt en dernier »

Ces mots sont ceux d’une femme qui a témoigné de ce qu’elle a vécu aux côtés de tant d’autres habitants de Debaltsevo, ville du sud est de l’Ukraine.

Des mois durant, les forces ukrainiennes l’ont occupée. Quels sont les médias occidentaux qui ont évoqué le sort qui a été réservé à ces citoyens ukrainiens par leur président démocrate?

Pourquoi n’a-t-on commencé à parler d’enfants tués ou autres hôpitaux bombardés que  lorsque l’armée de Kiev s’est trouvée en difficulté, encerclée par les résistants du Donbass?

La couverture médiatique de ce qui a longtemps été évoqué en termes de crise alors que des milliers de morts emplissaient les morgues, est indigne d’un Occident qui ose se présenter comme porteur de valeurs et autres libertés d’expression.

Souvent, ici, il a été question de ce deux poids deux mesures de l’information livrée tandis que d’aucuns ont considéré ce blog comme « pro-russe », incapables de saisir le sens d’une démarche qui n’a visé qu’à réagir à l’orientation donnée à une situation que tout annonçait comme explosive.

Si depuis plus d’un an, j’ai tenu à partager ici un point de vue autre que celui de la plupart de nos médias, c’est précisément parce que la violence s’est profilée dès le Maïdan et les suites que l’on sait.

Sous-estimer sinon ignorer le rapport crucial à la terre dont témoignent ces habitants a été l’erreur de trop. Mais l’espoir les a portés, hommage à eux.