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Robert Badinter pris à partie

L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter, qui dénonçait hier sur France Inter « une mise à mort médiatique » de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis, a su modifier son jugement le soir-même sur France 2, alors qu’il apprenait en même temps que David Pujadas et ses invités, la nouvelle de la libération sous caution de DSK.

Cette émission, en direct, a néanmoins vu Robert Badinter se faire violemment prendre à partie par Laurent Joffrin, de Libération. Sidéré par les propos du journaliste, Robert Badinter a répondu par un « Je rêve….. » mais non, Laurent Joffrin a martelé ses reproches à l’égard de l’ancien garde des Sceaux qui, d’après lui, n’avait eu aucun mot pour la femme de chambre du Sofitel tandis qu’il ne parlait que de son ami DSK.

Passe d’armes ensuite entre un Badinter aussi ferme qu’ému et tranchant avant que Franz-Olivier Giesbert du Point et Ivan Rioufol du Figaro, n’y ajoutent eux aussi leurs remarques peu complaisantes à l’égard de l’ancien ministre de la Justice.

C’est alors que Manuel Valls s’est imposé dans cet assaut en règle contre Robert Badinter pour laisser exploser une colère que Franz-Olivier Giesbert n’a su que qualifier de fausse.

Moment de télévision haut en couleur tandis qu’en direct de New York, les nouvelles interrompaient les débats pour rendre compte en différé, de l’audience où comparaissait DSK.

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Villepin, de l’UMP, « Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre »

« Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire », répond Dominique de Villepin à Olivier Mazerolle le 17 avril dernier sur BFMTV tandis que le journaliste lui demande s’il n’a pas conscience qu’il peut faire perdre son camp.

« Mon camp », s‘interroge alors le Président de République Solidaire, non sans sourire ni se priver de faire remarquer qu’on le situerait plutôt à gauche, avec le projet qu’il vient de présenter.

Quant à  l’UMP menacée d‘implosion, Dominique de Villepin ne manque pas de rappeler au journaliste qu’il y a plusieurs années déjà, dans une précédente interview, il l’avait prédit.

« Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire! » Cette réponse, même prise hors de son contexte, vaut qu’on s’y arrête.

À chacun de la comprendre comme il l’entend.

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À propos de la traversée de la rade

Il est vrai que le souci esthétique fige une situation mais l’évincer du débat concernant la traversée de la rade est difficile, délicat, voire impossible.

Certes, le but n’est pas de faire de la rade un objet de musée ou de contemplation vu du Salève ou d’ailleurs!

Mais indépendamment des doléances et autres reproches régulièrement exprimés par ceux qui pâtissent d’une circulation devenue de plus en plus dense au fil du temps, il serait judicieux de se demander si l’immobilisme qui entoure les divers projets de traversée de la rade ne signifie pas qu’aucun d’eux n’ait précisément et jusqu’à présent offert de solution adaptée.

Dans ce cas, pourquoi ne pas admettre que sagesse et bon sens soient préférables à toute décision prise à la hâte et au mépris d’un site qui mérite qu’on lui apporte toute la considération qu’il exige?

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Moritz Leuenberger à Genève

Au regret d’avoir été dans l’impossibilité d’assister à la conférence de Moritz Leuenberger, le 13 avril à l’Université de Genève, s’ajoute celui de n’avoir pu l’interroger sur le sens de son libellé: « L’homme politique et la marchande de Plainpalais ont-ils la même éthique? ».

Outre le fait que « personnalité politique et négociant », au lieu d’ « homme politique et marchande », aurait évité la comparaison connotée par les genres attribués à ses termes, il est  surprenant qu’un ancien Conseiller fédéral n’ait pas eu à l’esprit qu’en démocratie, toute marchande puisse en même temps et aussi exercer des fonctions politiques.

Que l’opposition ainsi formulée par Moritz Leueunberger dans le titre de sa conférence, relève d’une hypothétique mauvaise maîtrise du français, apparaît peu probable. Dans ce cas et surtout dans le cadre du cours public où il s’exprimait, « Morale privée – Ethique publique? », ce titre résonne de manière provocante.

Sujet paru également dans Le Temps du 15 avril 2011 en page 15