Hier en fin d’après-midi, je passais devant l’église orthodoxe russe de Genève -je vis à deux pas de là où elle se trouve- et je constate que, contrairement à son habitude le vendredi, elle est fermée.
Le soir, j’apprends qu’elle a été vandalisée.
Elle l’a déjà été en 2012 en soutien au groupe punk Pussy Riot, nos médias en avaient parlé. Était-ce dû à la célébrité de ces jeunes qui n’hésitaient pas à s’exprimer de toutes sortes de manières jusqu’à organiser une orgie dans un musée d’histoire naturelle pour dire ce qu’elles pensaient du pouvoir en place, seuls nos vaillants journalistes sauraient répondre eux qui prisent tant leur « pipi ».
À l’heure qu’il est, aucun ne semble s’intéresser à l’acte sauvage et sacrilège qui a frappé ce lieu prisé de tant de fidèles qui s’y rassemblent pour dépasser ce que la politique a créé de divisions entre leurs peuples.
Heureusement que, sans cesse, on nous rappelle le « vivre ensemble »!
Parce que « vivre ensemble », ce n’est pas profaner. Ce n’est pas décider que les uns sont les méchants et pas les autres. Vivre ensemble, c’est s’intéresser à l’autre. Or qui porte encore le moindre intérêt aux Russes sinon pour les reléguer aux oubliettes de l’histoire?
Les Russes ont récemment célébré le 9 mai, Jour de la Victoire, День Победы en russe et en caractères cyrilliques.
Et qu’a-t-on lu et entendu à ce sujet chez nous? Encore moins que les années précédentes qui rendaient les États-Unis d’Amérique seuls vainqueurs de l’Allemagne nazie. Ce sont juste 25 millions de Soviétiques qui sont morts pour nous.
Mais cela ne compte plus.









