En ce jeudi de l’Ascension à Genève où nuages, vague pluie et tout aussi vagues percées de soleil se disputent la primauté du ciel, je ne vais pas livrer ici quelque analyse que ce soit de l’état du monde au chevet duquel se penchent tant de « spécialistes ».
Laissons-leur le privilège d’en connaître assez pour en parler si tel est le cas.
Pour ma part, je tente de m’y retrouver. C’est déjà pas mal au vu de la jungle de faits et de commentaires qui les accompagnent aussi vite tandis que le recul indispensable au regard critique serait bien mieux venu.
Mais non, on baigne dans l’immédiateté de la réaction.
Et les réseaux sociaux amplifient ce phénomène qui n’est pas nouveau en soi. La différence est qu’avant l’avènement d’autant de plateformes, les échanges se déroulaient sur la place publique ou dans les cafés de commerce.
Bref, on ne va pas regretter le temps passé. Juste constater les foires d’empoigne tandis que le sentiment d’impuissance gagne les esprits en quête non pas de salut mais de simple humanité si tant est que ce terme ait encore un sens.
Être humain, c’est être faillible. C’est être cabossé par la vie. C’est se battre avec soi-même. C’est penser, se tromper, rectifier. C’est aimer, c’est rêver aussi un peu, espérer, être déçu, peu importe. Ce n’est en tout cas pas se comporter en robot.
Certes, les fanatismes en tous genres se moquent de l’humanité de l’être. L’histoire nous l’a appris, l’actualité nous le démontre. Et l’intelligence artificielle à l’appui de la haine assassine qu’ils véhiculent en décuple les effets dévastateurs.










