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L’Ukraine et le Donbass, regards sur une guerre qui n’en finit pas

capture d’écran de: http://www.investigaction.net/entretien-avec-petro-simonenko-le-processus-de-fascisation-et-de-de-communisation-de-lukraine-1ere-partie/
Voici que l’on reparle du sud-est de l’Ukraine dans quelques médias mainstream.
Il semble que le point de vue soit soudain plus nuancé.
C’est, à en croire Xavier Moreau, analyste français vivant à Moscou, que le narratif occidental qui a dominé jusqu’à maintenant, serait mis à mal.
Le fait est que la libération du journaliste Ruslan Kotsaba qu’il évoque dans cet interview accordée au Think Tank Katehon est révélatrice:


Menacé d’une peine susceptible d’aller jusqu’à 22 ans de prison, le journaliste ukrainien s’était exprimé sur l’image que son pays donnerait de son arrestation. Il en avait été question ici:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/17/la-democratie-des-uns-et-des-autres.html
Sur l’ensemble de la situation, le point de vue de Petro Symonenko indiqué en lien sous l’image qui illustre ce sujet ne manque pas d’intérêt non plus.
L’interview de ce secrétaire général du parti communiste d’Ukraine se déroule en deux parties.
A lire pour comprendre comment l’ensemble des enjeux a été escamoté sinon masqué par nombre de médias occidentaux.
Le rappeler n’est certes qu’un euphémisme.

Politique

Russie-Etats-Unis pour les nuls

capture d’écran de   http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/relations-russie-etats-unis-entretien-avec-david-silvan?id=8066632
 
La Russie est une puissance régionale tandis que les Etats-Unis sont une puissance vraiment globale, rappelle David Silvan, reprenant, il le dit, les propos de l’encore actuel président américain.
Invité à s’exprimer sur la situation en Syrie dans le cadre du téléjournal de la RTS, ce professeur de relations internationales insiste sur les différences entre la Russie et les Etats-Unis, ce qu’on lui accorde volontiers.
Sauf que ces différences, il ne les envisage qu’en termes de puissances: la régionale, russe, la globale, états-uniennes.
Aucune autre différence entre les Etats-Unis et la Russie n’est mentionnée.
Culturelle, par exemple…
Non, la Russie est tout simplement considérée comme puissance régionale.
L’assurance avec laquelle s’exprime ce Professeur est telle qu’elle ne nous laisse aucun doute, c’est l’évidence qu’il nous sert là.

Politique, Religions

Droits humains, la belle affaire

La nouvelle est tombée ce jour, le Pape a donné son accord pour l’ouverture accélérée d’une procédure de béatification du Père Hamel, égorgé alors qu’il célébrait une messe en l’Eglise de Saint-Etienne en Rouvray.

De la cérémonie religieuse qui s’est tenue, ce dimanche 2 octobre suite à la réouverture de l’Eglise, il ne sera pas question ici, les médias en ont rendu compte.

Ce qui motive ce sujet est une pensée pour les Chrétiens d’Orient.

Dans un silence médiatique confondant, un nombre incalculable d’entre eux a été massacré.
Il existe, heureusement, des personnes qui n’ont jamais ménagé leurs efforts pour rappeler le sort d’une communauté en voie de disparition.

Ainsi en est-il, par exemple, de Patrick Karam qui ne cesse d’alerter sur les conditions dans lesquelles se trouvent autant de Chrétiens.

Honneur soit rendu à son combat contre l’indifférence avec laquelle l’Occident laisse mourir des milliers d’être humains.

L’an dernier,  Jean d’Ormesson s’est exprimé, lui aussi, sur ce qu’il n’a pas hésité à appeler génocide.

Pour tant de défenseurs de droits humains qui ne manquent jamais une occasion de s’élever contre qui les bafoue, on admire leur précipitation à dénoncer l’insoutenable.

Politique

Alep autrement

capture d’écran de: http://www.tdg.ch/monde/moyen-orient/Le-principal-hopital-d-Alep-encore-bombarde/story/14299018
 Dans le précédent sujet de ce blog, un extrait de propos tenus par l’islamologue Bassam Tahhan sur Alep a été cité.
En commentaire, a été posté l’ensemble de l’entretien accordé par cet homme de Lettres qui revient, entre autre, sur l’appellation de boucher attribuée au Président syrien.
Il est important de suivre ces quelques vingt minutes que dure l’interview de Bassam Tahhan.
Ne serait-ce que pour saisir la complexité d’enjeux qui obligent à une prise en considération moins partielle et partiale que celle qui est ressassée par les représentants de la communauté internationale:


Dans ce sens, quand nombre de commentateurs dénoncent la propagande qui caractériserait l’information livrée par certains pays, on se demande si la conscience de leurs semi-vérités à eux -sinon de leurs mensonges- les effleure.
Au bénéfice du doute, ils ont droit.
Mais le public auquel ils s’adressent est lui aussi en droit de savoir ce qui se passe et non ce qu’on lui impose de savoir.

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Alep, rappel et autres considérations

capture d’écran Twitter #bassamtahha
Certains le connaissent, il est islamologue, politologue et professeur de Lettres arabes.
Bassam Tahhan est Franco-Syrien.
Alors que la situation à Alep alerte tant de médias, voici ce qu’il en dit:
https://twitter.com/hashtag/bassamtahhan?src=hash
Mais qui ignorerait, encore, que l’information, pis, l’émotion soit sélective?
A leur corps défendant ou pas, les journalistes qui contribuent à répercuter des points de vue orientés vont au-delà de l’information. 
Ils jugent et décident qui est victime de qui et comment.
Pendant ce temps-là, la vie s’en va mais comme ils savent à cause de qui et pourquoi, ils continuent de montrer du doigt les mêmes.
Puisse ce sinistre procédé cesser avant qu’il ne soit trop tard, c’est ce qu’il ne reste plus qu’à souhaiter à autant de martyres en Syrie et partout ailleurs où l’innocence est prise en otage.

Politique

Explosion en vue?

L’ouvrage est diversement présenté selon les médias qui en rendent compte. Si  Le Monde estime qu’il est moins cruel qu’on ne pourrait le penser, l’Express, pour sa part, le voit tel un coup de tonnerre:
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/patrick-buisson-sur-nicolas-sarkozy-les-secrets-d-un-livre-explosif_1834660.html
D’explosif qu’il est aussi qualifié, il n’est pas improbable, toutefois, que le livre de Patrick Buisson ne se transforme en pétard mouillé.
Certes, l’auteur de La Cause du peuple, (sic) n’en attend peut-être rien. Le fait est qu’il ne semble pas avoir laissé au hasard, ni le moment ni les circonstances de sa publication.
La politique est une affaire humaine. Tissée de passions, de combats, d’alliances et de contre-alliances, nul ne l’ignore.
Dans ce sens, rien ne garantit l’effet d’un brûlot de plus ou de moins dans le paysage.
Car il n’est pas certain que l’opinion publique réagisse encore à ce qui se présente comme révélateur d’autant de secrets ou autres manoeuvres et intrigues de la part de l’ancien Président français.
Il ne serait, en ce sens, ni le premier, ni le dernier du genre sinon le pis.
De là à admettre que la politique ne se résume plus qu’à quelques stratégies douteuses, il y a un pas qu’on souhaiterait, parfois encore, ne pas avoir à franchir. 
Cependant, chercher de la morale là où elle ne semble pas avoir vocation à se trouver, c’est peut-être comme chercher une aiguille dans une botte de foin.
Alors, à suivre ou à zapper…

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Complicité de crimes de guerre, si…

Le successeur de Laurent Fabius au Quai d’Orsay semble avoir bien appris la leçon.
Il ne souligne, certes pas comme son prédécesseur, la qualité du boulot fait en Syrie par Al Nosra ni d’autres propos concernant la présence sur Terre du Président syrien.
Le fait est que là-contre, plainte a été déposée, en son temps comme l’indique cet article du Figaro daté du 10 décembre 2014:
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/10/97001-20141210FILWWW00263-des-syriens-demandent-reparation-a-fabius.php
Dans le cadre d’une de telles horreurs guerrières dont la Syrie est encore le théâtre, est-il vraiment utile de ne rappeler à leurs responsabilités que deux pays seulement?
Quel intérêt la France trouve-t-elle à prendre à ce point parti?
Certes, il n’est pas attendu d’humanisme au-delà du raisonnable de la part d’un gouvernement quelconque mais tout de même, le début de ce qui s’apparenterait à du bon sens en devrait-il être à ce point absent?
Que reste-t-il au citoyen lambda face à de telles prises de position sinon de les déplorer?
C’est si peu.

Politique

Quand des infos sont relayées de source en source

*  http://novorossia.today/une-base-militaire-russe-sera-deployee-pres-des-frontieres-etasuniennes/
Comment les infos et autres intoxes se répandent sur les réseaux sociaux n’est plus à démontrer.
Le fait est qu’il est fréquent de constater que certain(e)s internautes partagent des articles, parfois, sans même regarder la date à laquelle ils ont été publiés, parfois, sans non plus se soucier de la source de laquelle ils proviennent.
Or souvent, elle est indiquée, quitte à renvoyer elle-même à une autre et ainsi de suite.
Tel est le cas de ce qui se trouve en ce moment repris par nombre d’internautes et qui évoque la finalisation projetée pour 2018 d’une base militaire russe à la frontière des Etats-Unis.
L’info est publiée en français sur le site Novorossia today* qui en indique la source russe, un blog qui, lui-même la tient d’un site en langue russe intitulé Novostionline: 
https://novostionline.net/politika/u-granits-ssha-poyavitsya-rossijskaya-voennaya-baza/
Or au bas de l’article figure une nouvelle source, cette fois indiquée sans renvoi automatique au site duquel elle aurait été relayée. Une fois sur le site en question, difficile sinon impossible de dénicher ladite information:
https://inforeactor.ru
Or comme elle ne figure, semble-t-il, sur aucun autre site, sa véracité s’en trouve d’autant prétéritée.
Auquel cas, une fois encore, on aura eu à faire à des relais bien aventureux sinon risqués et surtout inutiles d’informations dont le monde pourrait aussi bien se passer.

Politique

9’640 morts et 22’431 blessés plus tard, la démocratie en Ukraine

Mort à la Russie, entre autres amabilités…
Bien sûr que la violence n’est jamais que d’un seul côté en cas de guerre ou de tout autre situation qui met aux prises deux parties.
Bien sûr que l’on peinera, parfois, à déterminer les circonstances exactes qui ont déclenché un conflit. En l’occurrence et pour celui qui se prolonge dans l’est de l’Ukraine, ses habitants n’ont pas forcément souhaité avoir à se battre.
Mais défendre leur terre et leur langue les a engagés au combat.
Depuis le début de la guerre qui divise un pays au chevet duquel a volé l’Union Européenne pour l’aider à y installer un régime démocratique, ce ne sont pas moins de 9’640 morts et 22’431 blessés que le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a enregistrés au 15 septembre 2016.
On sait comment a été couvert ce conflit par les médias occidentaux, souvent plus prompts à dénoncer l’envahisseur russe et ses victimes que celles d’un pouvoir qui a tout de la démocratie retrouvée grâce au célèbre Maïdan.
Le fait est que certains citoyens de cette récente démocratie font montre de bien étranges pratiques envers les citoyens russes qui se sont rendus aux urnes, ce 18 septembre dernier.
Mais peut-être que nos journalistes et autres droitsdel’hommistes en traiteront dans un article ou communiqué quelconque.
D’ici-là, voici comment les forces de l’ordre ukrainiennes ont -enfin- daigné intervenir pour débloquer l’entrée de l’ambassade de Russie à Kiev:
https://fr.sputniknews.com/international/201609181027803347-kiev-buraux-vote-ukraine/

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La France entre un Président et l’autre

Les réseaux sociaux et autres fils de commentaires déposés sous tel ou tel article reflètent les humeurs et les positionnements d’internautes-citoyens.
De tout horizon, de toute forme de culture, on s’exprime et ce qui s’énonce est observé sinon scruté par toutes sortes d’instances de pouvoir.  Pour quels résultats sinon quelles fins, il paraît souvent difficile de le savoir.
En période de campagne électorale, présidentielle et/ou législative, les rencontres, débats, dossiers médiatiques et autres publications semblent indiquer la (bonne) santé de nos démocraties.
On y expose son point de vue, on y défend sa thèse, on y développe son argumentation, bref, on discute et on donne ainsi l’impression de vivre la liberté de pensée.
Il y a sans doute du vrai à cela. Mais en même temps, se pose toujours la question de savoir jusqu’où les jeux électoraux ne sont pas déjà faits. 
Et si tel ne devait pas être le cas, autrement dit, si rien ne pouvait prédire qui serait élu ou non, alors restera l’épreuve des programmes et autres promesses à tenir, une fois l’élection passée.
En France, une situation unique se présente. Un ancien Président tente de reconquérir sa place perdue pour l’actuel élu contre lui et désormais honni comme jamais aucun de ses prédécesseurs.
De Nicolas Sarkozy ou de François Hollande, la France trouvera-t-elle à dépasser ses rejets, on le lui souhaite. Mais pour quel candidat, c’est là que le bât semble blesser tant aucun ne semble en mesure de rassembler sinon d’incarner la fonction suprême.
Comme l’a dit l’un des invités de France2, ce dimanche à 13 heures15, tout cela est très triste :
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/