L’information qui circule ici et là et dont « Charles » a indiqué le lien en commentaire à un précédent sujet de ce blog vaut son pesant de réflexion.
Selon une source citée sur l’article en question, le Président Erdogan aurait été sauvé par son homologue russe:
http://numidia-liberum.blogspot.ch/2016/07/coup-detat-en-turquie-poutine-sauve-la.html
Vraie ou fausse, l’information est publiée.
Soit elle sera contredite, auquel cas, elle n’aura constitué qu’une intoxe de plus, soit elle sera confirmée.
Le fait est que l’information a été relayée sur différents sites dont celui-ci:
http://www.camerounliberty.com/coup-detat-en-turquie-poutine-a-sauve-la-vie-a-erdogan/
Cela dit, pour le site Agoravox, c’est l’Iphone du Président Erdogan qui l’aurait sauvé:
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/coup-d-etat-rate-en-turquie-182912
Politique
Dans le cadre de la réunion des ministres européens des affaires étrangères agendée, ce jour, à Bruxelles, les déclarations d’intention et autres propos de circonstances se suivent et s’enchaînent:
http://www.boursorama.com/actualites/les-usa-et-l-ue-alertent-la-turquie-contre-la-tentation-d-une-repression-generalisee-55a54706ac9991448c567b11005a338a
Rappeler ce qu’est la démocratie n’est pas nouveau de la part d’autant d’élus ou autres tenants de pouvoirs.
Combien de fois n’a-t-on entendu s’élever telle ou telle autorité instituée au nom de la démocratie?
Il n’est, par exemple, que de songer à l’Ukraine et à autant de personnalités mobilisées pour y installer la démocratie.
Le résultat se connaît.
Avoir cautionné un gouvernement qui évacue toute trace susceptible d’évoquer un passé pour le remplacer par un autre ô combien démocrate ne s’invente pas.
Renommer une avenue de Kiev du nom de celui qui a tué et massacré, sans doute au nom de la démocratie, signe peut-être une ouverture sinon une grandeur d’esprit, allez savoir:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/11/d-un-dimanche-l-autre.html
On a beaucoup commenté le Brexit.
Ce mercredi 13 juillet, David Cameron quitte le 10, Downing Street qui sera désormais occupé par Theresa May et son époux.
La haute finance s’inquiète, les peuples se mobilisent, les souverainistes rêvent, peut-être dune autre Europe que celle proposée sinon imposée par l’Union Européenne.
Publié en 1923, le Pan-Europe de Richard Coudenhove-Kalergi ne manque pas d’intérêt.
Et cet extrait d’article paru en 2007, encore moins:
Pour constituer la Pan Europe, Coudenhove-Kalergi va exclure la Turquie et la Russie à cause de leur situation géographique mais aussi l’Angleterre à cause de son empire colonial présent sur tous les continents et de ses rapports particuliers avec les Etats-Unis:
http://www.nouvelle-europe.eu/richard-de-coudenhove-kalergi-portrait-d-un-visionnaire-paneuropeen
Autre extrait de Pan Europea non dénué d’intérêt, lui non plus:
Comme hier en Chine ou en Turquie, l’Europe sera demain partagée entre sphères d’influence anglaises, russes et américaines.
https://clio-texte.clionautes.org/spip.php?page=article-imprim&id_article=4836
Qu’en pensent les Manuel Barroso et autres Jean-Claude Juncker, ci-dessus en photo tandis qu’il recevait le prix Kalergi-Coudenhove en 2014?
http://www.euractiv.de/section/osterreich/news/juncker-erhalt-coudenhove-kalergi-europapreis/
Ce dimanche a été appelé dimanche sanglant. Non, il ne s’agit pas de ce dimanche 10 juillet 2016.
Ce dimanche 11 juillet 1943 est raconté par l’historien Tadeusz Isakowicz-Zaleski. A partir de la cinquième minute de l’interview, on apprend pourquoi un dimanche a été choisi par ce héros auquel Kiev vient de rendre hommage en lui donnant le nom d’une grande avenue jusque là appelée avenue de Moscou.
Tandis que nombre de nos médias relatent cette consécration de la mémoire de Stepan Bandera, il semble bien que leurs rédactions soient moins tentées de rappeler comment il avait organisé le massacre de civils, tantôt sciés, tantôt coupés à la hache.
Il apparaît bien plus important de montrer comment l’Ukraine se débarrasse de son passé et construit son avenir.
Tandis que l’OTAN renforce ses troupes à l’Est de l’Europe, Kiev donne le nom de Stepan Bandera à une avenue autrefois appelée avenue de Moscou.
A lire la manière dont nombre de médias occidentaux rendent compte de ces deux faits, il apparaît que la langue de bois oeuvre à merveille.
Ainsi, pour autant les commentateurs du sommet de l’OTAN à Varsovie que pour ceux qui expliquent qui était Bandera, découvre-t-on une narrative bien rodée.
Tout cela n’est pas nouveau, certes. Mais s’habituer à ce constat, c’est se rendre complice de duplicité.
Dans une interview, Tadeusz Isakowicz-Zaleski, historien, écrivain et publiciste polonais, livre un point de vue qui doit être entendu.
Parce que les mémoires existent, parce que le destin de chacune et de chacun de nous est concerné:
Tandis que bruissent les certitudes sur les matches truqués de l’Euro 2016, relever le talent avec lequel Didier Deschamps a mené jusque là son équipe ne doit pas être occulté.
Il est souvent aisé de se réfugier derrière des idées fabriquées par telle ou telle source pour refuser, ensuite, d’autres constats.
Nombreuses et nombreux ont été celles et ceux qui ont salué l’esprit d’équipe que l’entraîneur français a réussi à insuffler aux Bleus.
Pourquoi ne pas s’en réjouir?
Au prétexte que le peuple serait abruti de jeux sinon de pain?
Mais qui est ce peuple au secours duquel les mêmes volent tandis qu’on le maltraiterait lorsqu’il s’exprime ici ou là par referendum?
Y aurait-il un peuple à défendre parce que ses choix politiques sont moqués et un autre peuple à conspuer parce qu’il s’abrutirait de matches de football?
Ce mercredi 6 juillet, on apprenait les charges qui pèsent sur Tony Blair:
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/guerre-en-irak-le-rapport-chilcot-charge-tony-blair_1809707.html
Le rapport Chilcot était attendu, il est, certes, de première importance.
Dans un précédent sujet de ce blog, j’avais attiré l’attention sur une video qui montrait comment le mensonge avait été imposé pour partir en guerre contre l’Irak en 2003.
C’est la manière avec laquelle il a été procédé qui y est révélée, le mensonge ayant échappé à qui l’a bien voulu.
Ainsi découvre-t-on comment toutes les instances juridiques, politiques et médiatiques ont été transgressées:
http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/145285-guerre-mensonges-et-video
A part cela, sur le site d’un quotidien français, heureusement qu’un Professeur en Sciences politiques expliquait pourquoi il était impossible de négocier avec un partenaire qui utilise systématiquement le mensonge et la fausseté et dont toute l’entreprise vise à dissimuler le réel, le partenaire étant, au hasard…
http://www.sudouest.fr/2016/02/17/pourquoi-il-ne-faut-pas-negocier-avec-la-russie-de-poutine-2276312-6037.php
Comment parler d’un événement sans rien en dire qui éclaire ses véritables enjeux, l’article indiqué en lien ci-dessous en donne un bon exemple:
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Istanbul-vit-dans-la-peur-de-nouveaux-attentats-29855736
Alors qu’on sait comment la Cour Européenne des Droits de l’Homme et Amnesty International ont permis de soutenir un homme qui a répandu la terreur à Istanbul, on fait se répandre en considération des Stambouliotes sur le régime en place dans leur pays.
Le problème, ici, n’est pas le président Erdogan.
Le problème, ici, est l’Occident.
A avoir si bien voulu éviter au terroriste le sort supposé qui l’attendait en Russie, la Cour Européenne des Droits de l’Homme et Amnesty International ont choisi.
Sans doute que s’adresser à des citoyens turcs plutôt qu’aux soutiens institutionnels qui ont permis à Ahmed Tchataev de semer la mort dans l’aéroport d’Istanbul-Atatürk, le 28 juin dernier, engageait moins la rédaction de 20 minutes.
Condoléances et pensée aux proches des victimes.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/02/terreur-desinformation-et-protections.html
L’article ci-après vaut ce qu’elle vaut mais ne manque pas d’intérêt:
http://www.20minutes.fr/monde/1877591-20160630-attentat-istanbul-turquie-joue-plus-daesh
De même, les commentaires qui le suivent, illustrent-ils non seulement la normale et logique diversité des perceptions mais surtout, l’extrême complexité de la situation.
Car au-delà de Daesh et de ses liens qui ont pu être et sont peut-être encore d’actualité avec la Turquie, il y a l’Arménie et le refus du Président Erdogan de reconnaître le génocide de 1915.
Lors de sa récente visite à Erevan, le Pape François a créé la surprise et l’incident diplomatique.
En effet, alors que dans le discours prévu et écrit qu’il devait tenir, le terme de génocide était absent, voici que le Saint-Père n’a pas hésité à le prononcer:
http://www.slate.fr/story/120163/pape-francois-et-genocide-armenien
Comment ne pas souhaiter voir le monde s’apaiser et la terreur s’estomper?
Voeu pieux ou non, il n’en demeure pas moins le seul à formuler.
http://www.liberation.fr/france/2016/06/29/laurent-wauquiez-renonce-a-financer-un-centre-culturel-musulman-a-lyon_1463007
Le financement, à Lyon, d’un centre culturel musulman crée la polémique.
Il est assez piquant de relever l’argument évoqué par Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon pour commenter la situation.
Il attribue la décision prise par le président du conseil régional, Laurent Wauquiez, à des raisons politiques.
Et d’évoquer, même, qu’on serait en train de faire payer aux musulmans ce qui se passe en France et dans le monde.
Ces propos semblent un peu réducteurs.
Ils positionnent, en effet, la communauté musulmane française en victime.
Si elle peut l’être de certains Français, elle est loin de l’être de tous.
La conclusion de l’article indiqué en lien sous la photo qui illustre le sujet le confirme.
