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Politique

Politique, société

France, la loi et la fête

Etonnant ou normal l’important dispositif de forces de l’ordre déployées devant la Conseil Constitutionnel en ce 17 mai?
Certes on y rendait le verdict sur le mariage ouvert aux couples homosexuels.
Mais la question se pose justement de comprendre le sens de telles mesures de protection en démocratie.
Quand on songe au peu de présence policière lors de la manifestation du PSG, doit-on se dire que l’on avait toute confiance ou du moins rien à craindre de débordements de ce côté-là?
Doit-on penser que l’anticipation de violences s’imposait pour la validation d’une loi et pas pour une victoire de football?
Dans les deux cas, on savait que des mécontents de tous bords surgiraient.
Se résigner à l’idée que les valeurs des uns méritent plus d’attention que celles des autres n’apparaît pas a priori très démocratique.
Car il n’est pas attendu d’une loi d’exiger tant d’encadrement policier, ni d’une fête, de déboucher sur tant de désastres.

Politique, Religions, société

Attali, l’appel aux Eglises et aux laïcs.

Le mal nommé mariage pour tous serait pour Jacques Attali une anecdote sans importance.
Pour celles et ceux qui y verraient au contraire un changement de civilisation, qu’on se le dise, il n’en est rien.
Parce que selon l’économiste, cette réforme s’inscrit dans une évolution qui ne date pas d’hier.
On se dirige, d’après lui,  vers une humanité unisexe.
Après avoir énuméré les diverses raisons qui l’amènent à cette conclusion, Jacques Attali y va de ses conseils.
Ainsi exorte-t-il à l’altruisme et à l’amour quand il n’invite  pas chacune et chacun à se pencher sur de vraies questions telles que la définition et la protection du sanctuaire de son identité.
Comprenne qui pourra.
Car pour le reste, se marier entre hommes, se marier entre femmes, se marier entre hommes et femmes et avoir des enfants entre hommes ou entre femmes plutôt qu’entre hommes et femmes, peu importe.
Parce qu’au nom du principe d’égalité, la procréation ne sera plus le privilège ou le fardeau des femmes.
http://www.slate.fr/story/67709/humanite-unisexe-biologie-immortalite

Politique, société

La stérilité des uns n’est pas celle des autres

La biologie et la politique viennent de s’entendre en France pour accorder aux couples homosexuels les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels. 
Ainsi, face à la loi, rien ne distinguera plus un couple de même sexe d’un couple de sexes opposés.

On l’a compris, c’est au nom du principe d’égalité que cette loi a été promulguée.
Voici donc dépassée, désuète et caduque, toute différence de morphologie entre les couples face à la filiation.
Doit-on pour autant considérer la stérilité des uns et des autres de la même manière?
Rien n’est moins sûr car la stérilité d’un couple homosexuel est une réalité morphologique.
Ce qui n’est pas le cas de la stérilité d’un couple hétérosexuel qui elle, relève de la pathologie.
En effet, c’est parce que la stérilité d’un couple hétérosexuel est reconnue comme maladie qu’elle permet l’accès à la procréation médicalement assistée.
Si donc la stérilité des couples hétérosexuels est envisagée au regard de la médecine, la stérilité des couples homosexuels  l’est au regard du droit.
Car si la PMA ne figure pas de manière explicite dans la loi qui octroie à tous le droit d’avoir des enfants, elle reste en ligne de mire.
Elle déjà est ouverte à tous en Belgique.

Politique, Religions, société

Le genre et l’enfant

Que penser d’une théorie des genres de laquelle on ne semble pas mesurer les enjeux tandis qu’une loi vient  d’accorder aux couples homosexuels les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels?
On évoque un changement de civilisation. Soit.  
Mais doit-on, sans être forcément ringard, croyant, conservateur ou que sais-je encore, se réjouir d’un tel changement de civilisation?
Doit-on obligatoirement être taxé d’homophobe si l’on demeure réservé par rapport à ce qu’ouvre comme droits aux couples homosexuels cette loi sur le bien mal nommé mariage pour tous?
Où est l’intérêt supérieur de l’enfant dont il est question dans le cadre de l’adoption?
Où est le bien de l’enfant tant revendiqué ici ou là?  
On peut s’interroger et il le faut sur cette ouverture de droits aux couples homosexuels.
Car il met en jeu l’adoption en général et l’adoption internationale qui implique des pays et des citoyens qui ne visent qu’à se lancer dans ce parcours courageux.
Pour accéder au droit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels de facto stériles puisque jusqu’à nouvel ordre, la conception d’un enfant exige la participation d’un homme et d’une femme et non celle de deux femmes ou de deux hommes, pour accéder donc à ce droit à l’enfant, c’est toute la société sinon la civilisation qui doit se remettre en cause.
 A chacune et à chacun de se demander si un tel droit à l’enfant relève du bien de l’enfant et de son intérêt supérieur!
 
Paru dans Le Temps du 2 mai 2013 en page 11

Politique, société

Adoption internationale menacée

Ce 23 avril 2013, la France est devenue le 14e pays à avoir adopté la loi qui ouvre le mariage aux couples de même sexe.
Des juristes internationaux ont toutefois prévenu des conséquences qu’aurait l’adoption du projet de loi  sur le mariage pour tous.
Selon la Convention de La Haye de 1993 sur la coopération en matière d’adoption internationale, l’intérêt supérieur de l’enfant passe avant tout autre.
Dans ce cas, la France et les 13 autres pays qui ont légalisé le mariage pour les couples de même sexe auront beau avoir décidé de leur aptitude à adopter, si les pays d’origine des enfants adoptés ne reconnaissent pas les couples homosexuels aptes à l’adoption, aucun n’entrera en matière sur les demandes de tels couples.
Se réjouir d’égalités de droits accordés sans se rappeler que tous les pays n’ont pas la même éthique que celle des 14 pays qui ont légalisé le mariage homosexuel, est regrettable pour tous.
Car prétendre au droit à l’enfant vaut pour l’Etat qui le justifie. Mais tous les Etats ne sont pas dans cette logique.
Dans ce cas, lorsque des couples de même sexe se trouveront face à un refus, qu’invoqueront-ils pour le faire tomber?
Leurs revendications ont été entendues par l’autorité de leur Etat mais le monde a ses raisons que celles de 14 pays qui les ont rejetées n’empêchera pas d’imposer.

Paru dans La Tribune de Genève des 11-12 mai 2013 en page 17

Politique, société

La France pour qui?

Monsieur le Président, changez, changez de politique, tout s’effondre, changez de comportement, changez d’attitude ou bien partez avant qu’il ne soit trop tard.
Henri Guaino exhorte, Henri Guaino accuse.
Dans un discours ce dimanche après-midi, il a appelé les Français à descendre dans la rue jusqu’à ce que le président cède. 
Au journaliste de BFMTV qui lui demande s’il s’agit là d’une menace, l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy répond que non, qu’il est question d’un diagnostic.
Le problème pour lui c’est pas le président socialiste, n’est pas le président incompétent,c’est pas qu’on a un président qui est pas courageux, c’est juste qu’on n’a pas de président du tout.
Quoiqu’on pense d’Henri Guaino, il n’en demeure pas moins vrai que le malaise en France est patent.
La cote du Président normal est en chute libre et le fait n’échappe pas à la presse internationale.
Certains, en France, admirent peut-être la ténacité de François Hollande face aux opposants à la loi sur le mariage pour tous.
Mais d’autres mesurent aussi le risque de voir leur pays livré aux groupuscules qui n’ont de but que de radicaliser une situation déjà passablement tendue.
http://www.bfmtv.com/video/bfmtv/bfmtv-2012/bfm-politique-l-interview-d-henri-guaino-jean-francois-achilli-21-04-122296/#comments

Politique, société

Dernières volontés de personnalités publiques

Jusqu’où peut-on émettre des volontés à titre privé lorsque l’on est une personnalité publique alors qu’un gouvernement au pouvoir tient aussi à exercer les siennes?
Telle était la question que posait un de mes précédents sujets de manière générale, prenant exemple sur les funérailles controversées de Margaret Thatcher.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/04/11/uk-la-presse-s-enflamme.html *
Seul un commentaire a tenté d’apporter une réponse à ce rapport toujours complexe entre privé et public tandis que dans la trentaine d’autres se développe une polémique relative à une thématique annexe.
Il serait pourtant intéressant de s’interroger sur la réelle marge de manoeuvre d’un pouvoir en place pour honorer des volontés émises à titre privé par une personnalité à l’image controversée.
Car s’il apparait raisonnable d’assurer la sécurité d’un convoi funèbre dont on suppose qu’il serait menacé, il semble tout aussi légitime de veiller au respect de volontés émises par un défunt.
En l’occurrence et comme indiqué par son porte-parole, Margaret Thatcher ne tenait en aucun cas à ce que l’argent public ne finance ses obsèques.
Cohérente avec elle-même et sans doute aussi lucide, tant elle ne devait pas ignorer que sa mort ne tirerait pas les larmes de tout un pays. 
* Courrier paru dans l’édition papier de La Tribune de Genève du 16 avril 2013 et titré par la rédaction, Les dernières volontés de Mme Thatcher

Politique, société

Prison, controverses et quelle vision du citoyen?

La Tribune de Genève, partage un lien sur Facebook et demande l’avis de ses internautes-lecteurs.
Le titre de l’article auquel le lien renvoie attire par son aspect insolite sinon incongru.
Champ-Dollon: demandes de mises en liberté pour traitements dégradants.
Or à la lecture de l’article, on apprend une des raison qui expliquerait la surpopulation carcérale.
Pour l’avocate qui dénonce les traitements dégradants, ceux-ci seraient dûs au  fait que des prisonniers resteraient en détention préventive alors qu’ils ont déjà effectué leur peine de première instance contre laquelle, toutefois, le Ministère public ferait systématiquement recours.  
Alors, guerre de stratégies juridiques alliée à une guerre d’opinions politiques ou réelle vision de la société?
Pris entre feux opposés, les prisonniers autant que les citoyens en font les frais.
Quant au titre de cet article, il est loin d’être neutre alors que le sujet dont il rend compte apparaît de manière plus contrastée.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/champdollon-demandes-mises-liberte-traitements-degradants/story/19139576

Politique, société

UK, la presse s’enflamme

La polémique fait rage au Royaume-Uni.
En cause, le coût des funérailles de Margaret Thatcher.
Si ces funérailles ne seront pas nationales conformément à la demande de la famille, écrit Le Monde, l’hommage exceptionnel rendu à Margaret Thatcher impliquera pourtant bien les services de l’Etat pour un montant évalué entre 9 et 12 millions d’euros par la presse.
Le gouvernement conservateur a immédiatement réagi et a rejeté cette estimation.
Quoiqu’il en soit, la question se pose du respect possible ou non des dernières volontés émises par l’ancienne Première Ministre britannique.
Elle avait en effet bien stipulé qu’elle ne souhaitait en aucun cas être prise en charge par l’Etat, jugeant cela inapproprié, selon les propos de son porte-parole et ami, rapporté par le journal Le Monde.
Le gouvernement conservateur ne le voit pas de cet oeil car il tient à protéger les obsèques de Margaret Thatcher et investir dans la sécurité.
Soit.
Mais cela interroge tout de même sur le détournement ou non de la volonté de Margaret Thatcher de ne pas être enterrée aux frais du contribuable.
Et de manière plus générale, on peut se demander jusqu’où une personnalité publique peut émettre des volontés personnelles alors que le parti qu’elle a représenté est au pouvoir et tient à la défendre.
Telle est là et encore une fois posée, l’éternelle question de la gestion, par un gouvernement, du rapport entre privé et public.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/04/11/margaret-thatcher-l-adieu-a-dix-millions-de-livres-qui-fait-hurler-la-presse_3157596_3214.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20130411-[titres]

Politique

La Dame de Fer et L’Etoile rouge

Parmi les hommages rendus à  Margaret Thatcher, certains rappellent l’origine du surnom qui a contribué à façonner sa réputation.
La Dame de Fer  doit son origine  à  L’Etoile rouge, journal soviétique, qui le lui attribue en janvier 1976.
Le journal ne manque pas de le rappeler dans un de ses articles, mentionnant le fait que le surnom na pas vexé Margaret Thatcher mais qu’elle l’a pris avec le sourire.
 
http://www.redstar.ru/index.php/component/k2/item/8482-britaniya-skorbit